dimanche 19 juin 2022

 

Voyage été 2022

destination : les îles des Açores

enfin nous pouvons mettre à exécution ce projet d'aller voir les Açores !

Ces 2 dernières années avec le Covid nous avait quelque peu bloqué au Portugal ; nous n'avons remis notre Romico à l'eau, après 2 ans de durs travaux, qu'en juin 2020.

Nous aurions préféré une remise à l'eau plus tôt en saison mais avec les restrictions et les frontières plus ou moins fermées, on a pris l'option de rester dans le sud du Portugal et de l'Espagne....

Et nous sommes revenus au chantier à Seixal parce que c'était un lieu sûr mais hors d'eau...

L'année passée il ne nous a pas été possible de revenir au bateau avant fin juin et une nouvelle remise à l'eau le 18 juillet...

Nous n'avons donc navigué que 2 mois sans quitter le territoire Portugais....

Cette année, plus de restrictions ! Le Covid courre toujours mais la guerre en Ukraine a fait oublier tout le reste ; malgré tout on entend régulièrement des gens qui disent qu'avec le tourisme qui remonte en flèche, le Covid se répand beaucoup....

Et puis notre Romico a passé l'hiver à l'eau ce qui lui a fait le plus grand bien.

Nous aurions aimer revenir début avril mais mais notre voyage à Québec pour voir nos petits-enfants et aider notre fille dans ses travaux de leur nouvelle maison nous a retardé.

Nous ne sommes descendus au Portugal que le 30 avril....

2 semaines pour préparer le bateau à Vila Franca de Xira .

Quand je dis « préparer » c'est commencer par enlever les bâches de protection d'hiver (elles ont bien résistées aux intempéries cette fois, je n'ai pas travaillé pour rien...) Ensuite il a fallu nettoyer partout à l'extérieur avec le jet d'eau la lessive et la brosse, puis profiter de chaque matin où il n'y avait pas de vent pour remettre les voiles en place ainsi que tous les accessoires qui avaient été enlevés parce que pas indispensables quand on ne navigue pas ; ensuite prévoir de sortir du trou où nous nous trouvions pour l'hiver et il fallait pour cela que la marée soit à l'étal, donc sans courant, sans vent et rameuter un peu tous les copains qui étaient sur leur bateau pour nous aider.

Notre Romico est lourd et les déplacements comme çà ne sont pas toujours faciles à faire....

Et aller au chantier réserver notre sortie d'eau parce que personne là-bas ne réponds au tel comme d'hab !


Là nous avons eu très chaud pendant ces 2 semaines.Malgré tout cela nous avons pris le temps un jour d'aller essayer notre nouvelle acquisition du bord : 2 vélos pliants à assistance électrique qui nous ont permis d'aller visiter une réserve d'oiseaux qui se trouve à une quinzaine de kms du port.

Nous sommes enchantés de nos vélos, cela va nous changer la vie !

Quand aux oiseaux nous en avions vu beaucoup plus l'année dernière sur la rivière Sado....

Notre sortie de l'eau n'a pas pu se faire avant le 15 parce qu'ils étaient débordés...mais je vous rassure il ne leur faut pas grand chose pour être débordés ! Heureusement notre Romico et nous avons quelques priorités dans ce chantier et on a obtenu d'être face à la lagune comme d'hab.

Mais pour tout vous dire nous avons eu du mal à quitter Vila Franca, nous y étions très bien  et avions un entourage vraiment sympa....


Pour notre descente du Taje jusqu'à la lagune de Seixal nous avions invité Alex et Catarina ainsi que Hugo le cousin (qui trouve notre bateau très romantique) ; ce sont les jeunes qui ont veillés tout l'hiver sur notre Romico. Ceci étant nous avons appris pendant ces 2 semaines là-bas que tous ceux qui habitaient sur leur bateau ainsi que ceux qui y venaient toutes les semaines venaient jeter un œil sur notre Romico ! Il était bien gardé !

Les 2 semaines au chantier ont été hard : la peinture bitumineuse dont la coque est enduite sous l'eau n'avait pas été faite dans de bonnes conditions et par conséquent elle ne tenait pas ; il a fallu la poncer et cela n'a pas été une petite affaire ! Heureusement Bernard a été beaucoup aidé par un ami français qui se trouvait sur le chantier, William, sinon nous aurions galéré ….

Évidemment rien n'a été simple au chantier et les imprévus n'ont pas manqué !

Après examen du prix du gazoil (2 euros le litre globalement ) à la pompe en ville et le prix du camion citerne, Bernard a opté pour aller en ville tous les jours avec 3 bidons de 20 L en cherchant les promo ; çà a bien marché pour çà mais quand il a commencé à remplir la deuxième cuve j'ai trouvé que cela sentait fort....mon petit mari chéri m'a répondu que c'était normal en faisant le plein...Cela n'avait pas senti aussi fort pour l'autre cuve, alors j'ai soulevé le plancher de notre cabine...

Tout se qui s'y trouvait baignait dans le gazoil !

Les 120 L qu'il venait de mettre étaient partis direct dans la cale !!!

Le tuyau de liaison entre la trappe de visite sur le pont et la cuve a rétrécie au lavage et c'est donc démanché ; ce tuyau s'est rétracté de 10 bons centimètres en 20 ans !

Résultat Bernard a passé 3 jours à pomper ce mélange de fond de cale, eau +gazoil, les pomper dans des bouteilles plastiques transparentes récupérées dans les poubelles puis il les a débarquées pour laisser le temps à ce mélange de se décanter ; l'eau reste au fond et le gazoil reste au-dessus.

Après cela il repompait le gazoil pour le remettre dans les bidons ; il a ainsi récupérer 110 L, ouf !

Pour les cordages qui ont baignés dans ce gazoil il m'a fallu beaucoup de patience pour les faire tremper dans différents lessives et si ils ne sont plus totalement imprégnés ils en ont cependant gardé l'odeur...

Beaucoup de bateaux étrangers ont quitté le chantier cette année pour remonter vers leurs pays respectifs....

La météo a été assez médiocre , très nuageux, beaucoup de vent et des températures assez basses pour la saison ici mais c'était parfait pour nous.

Pour notre remise à l'eau nous avons invité tout le personnel de la direction parce que c'était la dernière fois que nous venions ; les 4 sont venus avec plaisir même Carla qui pourtant n'est pas très communicative et qui ne parle que Portugais cela nous a beaucoup touchés que tous viennent....

Le lendemain nous partions au mouillage dans la lagune à 5 mn de là pour finir de ranger tout le matos qui avait été sorti et nous préparer à partir dès que la météo le permettra.

Et il a fallu s'occuper de la voiture : nous avions demandé à un copain de bateau à Vila Franca si on pouvait la laisser chez lui dans son jardin et il avait dit oui. Il a fallu trouvé un accord avec lui pour qu'il soit présent quand nous viendrions et il a même proposé de nous ramener au chantier.

On a fait çà le samedi matin avant notre départ ( nous sommes partis le mardi 7 juin ). Nous avons déjeuner chez eux avec sa femme et son gamin et repartis avec au moins 5ks de citrons...

Comme il n'était pas pressé à notre arrivée au chantier il est venu à bord boire quelque chose en prime...

Un jour de beau temps au mouillage nous avons essayé la nouvelle voile de notre petite annexe que j'ai faite cet hiver ; il y a encore un peu d'amélioration à y faire mais Bernard est enchanté, l'annexe avance bien avec sa voile même contre le courant et la barre réagit bien aussi et ça aussi c'est une belle amélioration !

La Traversée vers les Açores

Nous avions prévu entre 7 et 10 jours pour cette traversée vers les Açores et attendu pour avoir une météo sympa avec vents favorables , donc tout sauf du vent d'ouest, et pas trop de calme plat ni de dépressions....

Les prévisions n'étant que des prévisions n'est-ce pas ?!

Déjà il n'y avait pas une demie-heure que nous étions partis qu'une alarme de chauffe du moteur s'est mise à hurler ! Çà commençait bien....l'eau de mer n'arrivait pas trop bien et Bernard a pensé qu'il n'avait pas nettoyé les filtres avant de partir mais en forçant un peu tout est rentré dans l'ordre.

La vue de Lisbonne sous un beau ciel bleu est totalement splendide décidément....

Et plus nous approchions de la mer plus le vent venait.....de l'ouest ! Grrrrr....

Les 2 premiers jours ont été pénibles : ce très beau vent de nord dénommé « alizé Portugais » qui vient du nord et qui faisait parti de nos prévisions a joué aux abonnés absents...à la place nous avons eu du vent dans le nez, donc moteur avec une mer très mouvementée due probablement à une dépression au nord.

Avec çà un bon mal de mer pour tous les 2 ; chez moi c'est récurrent mais j'avais rarement vu Bernard malade comme çà....

Après çà nos intestins se sont habitués mais pendant 3 jours nous n'avons que grignoter des petites choses de temps en temps.

Le vent a fini par tourner et nous avons pu faire de la voile pure pendant les 3 jours suivants en faisant 5nds de moyenne et de longues pointes à 6,7 nds ce qui est formidable pour un bateau comme le nôtre....

Nous avons repris un rythme de vie à peu près normal au bout de 4 jours.

Pour ceux qui sont habitués aux navigations longue durée, ils s'organisent pour faire des quarts de 4h mais pour nous qui somment peu habitués nous avons fait comme nous le pouvions ; nous restions en veille 2h et nous allions nous reposer mais petit à petit nous avons fini par faire des quarts de 4h.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un « quart » je vais donc essayer d'expliquer : en principe sur tout navire qui fait un long voyage , qu'il soit professionnel ou plaisancier, il faut qu'il y ait en permanence quelqu'un qui veille, principalement pour éviter les collisions entre bateaux et les échouages ; sur un voilier il faut aussi surveiller la direction du vent et les voiles.



Pour une personne seule c'est plus compliqué car il faut qu'il s'adapte à de très courts moments de sommeil.

C'est la nuit que c'est le plus dur bien sûr mais j'ai remarqué qu'en faisant des petits sommes de 20mn , au bout de quelques uns je n'ai plus sommeil ; pour cela j'utilise un minuteur de cuisine et je le règle sur 30mn et comme il fait un bip 10mn avant la fin je suis donc réveillée à 20mn. Par contre je dors comme une souche pendant ce temps là ; pourquoi 20mn ? Tout simplement parce qu'à la vitesse où l'on va il y a peu de chances de rentrer en collision avec un autre navire même s'il fait 15-20 nds....

Après nos 3 jours et 3 nuits à naviguer ainsi le vent est tombé mais pas la mer....

Alors quand on se traîne à 1,5nds et que l'on est secoués dans tous les sens on remet le moteur....

Le sixième jour le vent est venu de l'Est donc de l'arrière ; là non plus pas facile à gérer, nous avons donc un peu dévié de notre route d'origine pour que nous ayons ce vent un peu plus de côté.

La mer s'est creusée un peu plus mais toujours avec des houles croisées....

Le septième jour, comme nous commencions à en avoir plein le dos de se faire remuer nous avons fait voile-moteur, donc 7nds.

Nous avions visé l'île principale « Sao Miguel » et la capitale des Açores « Ponta Delgada ». Comme nous longions la côte sud de cette île tranquillement, Bernard très inquiet me dit : on a perdu l'hélice on n'avance plus !

Autant dire que j'ai fait un bond !

Parce que l'hélice il l'avait démontée au chantier....

En fait cela faisait un moment que l'on entendait un bruit bizarre par intermittence du côté du moteur...

On a stoppé le bateau et remis en route doucement : nous avions toujours un sillage...donc une hélice ! Ouf !!!

Reste à savoir ce qui n'allait pas : à tout hasard il remet de l'huile hydraulique dans l'inverseur....qui n'en n'avait plus ! Voilà notre bruit bizarre....

Quand à dire pourquoi il n'y avait plus d'huile....une fuite ? Mais où...

Bref nous étions à 2 MN du port fort heureusement et nous avons pu aller prendre une place facilement heureusement !

Mais quelle peur !

Il était 18h30 heure locale ; nous avons maintenant 2h de décalage avec la France mais plus que 4 avec Québec.

Nous avons quitté Seixal le mardi 7 juin pour arriver le lundi 13 juin.

Les 2 jours suivants ont été employés à se reposer, beaucoup dormir, aller faire nos formalités au port ainsi qu'aux autorités douanières ( les Portugais sont très à cheval là-dessus surtout ici dans les îles, nous sommes d'ailleurs priés instamment de le dire quand nous partons et vers quelle destination ) repérer les commerces et voir dans quelles conditions nous pouvons aller visiter cette île ; il n'y a ,bien sûr, que l'embarras du choix : nos vélos, les bus de ville qui sillonnent l'île, les circuits touristiques qui sillonnent également l'île, la location de voiture ou de scooter ou de quad et j'en passe.....

le port est pas mal plein parce que beaucoup de bateaux qui étaient aux Antilles pendant le Covid ne rentrent que maintenant puisque toutes les restrictions sont désormais levées ; les Açores sont un passage quelque peu « obligé » sur la route du retour en partant du continent Américain.

Nous avons un ami de Toulon (que nous allons retrouver dans quelques jours) qui nous racontait que sur une des autres îles, à Faial en l’occurrence, il y avait eu un gros arrivage de ces bateaux ce qui avait provoqué des problèmes dans le port....

Là au port on est au milieu de gros bateaux ; nous sommes des petits joueurs là...

Il est bien connu qu'il faut , au bas mot, un bateau d'au moins 15m et de préférence un cata pour affronter l'océan et vivre aux Antilles.....

La mentalité de ces « marins » n'est pas la même que nous....

Majoritairement ce sont les bateaux Français qui sont les plus nombreux, ensuite tous les pays Nordiques, Norvège, Suède, Danemark mais aussi beaucoup de Hollandais, de Belges et d'Allemands.

Pour une fois nous avons aussi beaucoup d'Américains.

Nous pensions laisser le bateau ici pour l'hiver mais il est impossible de le mettre à terre et le laisser dans l'eau....c'est un mauvais plan....sauf si nous n'avons pas le choix bien sûr....

Nous avons une alternative pour le moment mais nous devons attendre pour savoir...

Jeudi 16 juin ; Ile de Sao Miguel

nous avons pris l'option sortie en vélo aujourd'hui.

Le temps de nous préparer, sortir les vélos de leur cachette et de leur housse, sortir les casques, les gilets fluos, préparer un sac avec le nécessaire pour la journée ce qui va du coupe-vent au maillot de bains et casquette en passant par les bouteilles d'eau et les barres de céréales....

Déjà mon vélo ne veut pas fonctionner à l'électricité ; la batterie est pleine mais il doit y avoir un faux contact ; comme Bernard se sert peu du courant il prend mon vélo et on part pour une petite promenade.

Essayer de trouver les petits chemins à la sortie de la ville grâce à une application sur le téléphone et nous voilà au calme dans la campagne sauf qu'à certains endroits on a fait du tout terrain....

On n'a pas des vélos pour çà....

En cours de route pendant que je prends des photos depuis un parking Bernard ausculte ce vélo...et trouve la panne....et çà marche, magique !

On longe la côte : la vue est grandiose !

Arrivés au village de Feteiras on cherche un resto ou un bar mais rien...

On est bien contents d'avoir nos barres de céréales !

Pour rentrer nous reprenons la route côtière et non plus les petits sentiers ; la route est belle , bordée de massifs de fleurs tels que des hortensias, des lys, des agapanthes et autres plantes, le tout en fleurs, sans compter les platanes ou autres arbres qui ont l'air de pousser ici sans problèmes....

Cette route qui fait le tour de l'île a 2 voies mais s'il y a un bus....la voie restante est nettement restreinte !

Et finalement nous avons fait 36kms....

Arrivés au bateau nous déjeunons ; il est 16h 30 mais qu'à cela ne tienne !

Vendredi 17 juin ; ïle de Sao Miguel

Branle-bas le combat de bonne heure pour attraper le bus de ville qui monte à Sete Cidades, ville qui se trouve dans le cratère d'un volcan et au bord de 2 lacs.

Comme c'est un bus de ville , il s'arrête dans tous les villages et on met 1h pour y aller.

A notre arrivée le haut du cratère est un peu dans les nuages mais ceux-ci se dégagent très vite et nous aurons une journée magnifique et chaude.

Heureusement il ne fait pas 40°C comme chez nous ! Juste 22 ou 23°C et c'est parfait pour marcher...

En traversant le village pour aller au bord des lacs nous longeons des petites maisons avec de petits jardins remplis de fleurs, il y en a même tellement qu'il n'y a pas de place pour de l'herbe....

J'en connaît un qui serait content si on faisait çà à la maison ! Il n'aurait plus à s'inquiéter de tondre !

Cet endroit respire le calme surtout à cette heure où les touristes qui viennent avec les circuits ne sont pas encore arrivés.

Les pentes du cratère sont très boisées avec des variétés de pins que nous voyons peu chez nous avec des fûts bien droits et très longs ; la végétation est abondante et pratiquement tropicale. Cette terre volcanique est très riche et tout à l'air d'y pousser à profusion.


On commence par longer le plus petit des 2 lacs, le Vert, par le sentier qui longe l'eau puis nous montons rejoindre l'autre sentier qui monte jusqu'en haut de la bordure du volcan : 370m de dénivelé ! Le premier sentier qui rejoint l'autre est particulièrement raide mais l'autre va bien car il monte doucement en faisant des lacets assez longs.

Je connais certains de nos amis qui vont être ravis que je puisse faire de la marche en montagne maintenant n'est-ce pas ???

A la fin de ce sentier, avant d'arriver à la route, qui fait le tour des lacs par la cime, le chemin est totalement raviné et dangereux par endroits mais comme ce chemin est large il reste praticable malgré tout et les quelques trouées dans la végétation nous montrent un tel panorama !

La vue d'en haut est évidemment à couper le souffle !

Nous restons sur la crête un moment mais comme finalement il faut marcher sur une route très empruntée nous cherchons un chemin pour redescendre sur l'autre versant du lac.

Ce chemin est très raviné lui aussi, il ne doit pas faire bon se promener ici en cas de pluie...

En passant nous prendrons un autre petit chemin pendant quelque temps qui serpente sur une crête qui va nous permettre de voir également un autre petit lac , le lac Santiago, en contre -bas dans un trou qui se trouve à l'opposé des 2 autres lacs,c'est à dire sur notre droite alors que les autres sont sur notre gauche ; celui-ci est inaccessible.

Finalement nous croiserons peu de monde sur les chemins que nous avons pris....Les gens qui prennent un circuit n'ont pas le temps de faire un grand tour et ceux qui louent une voiture ne prennent pas le temps...

La fin du trajet se fait par la route qui redescend du haut du cratère et est très empruntée et si ses bordures sont magnifiquement fleuries, cela n'en reste pas moins dangereux d'y marcher en bordure, les voitures roulent vite et les locaux ont une tendance à raser les bordures dans les virages ce qui nous oblige à sauter sur les bas-côtés à chaque virage...Mais il n'y a pas d'autres chemins alors ...

Nous sommes revenus à l'arrêt du bus vers 15h en ayant traîné pas mal en route .

Au bar à l'arrêt du bus nous avons manger avec plaisir un bon sandwich...

Le bus de retour prend une autre route qu'à l'aller, c'est à dire qu'il passe par la côte Nord de l'île mais les villages traversés sont encore plus difficiles d'accès et le bus passe difficilement dans ces bourgades où le passage se fait sur une voie...

Ces villages ont l'air assez pauvres mais un peu partout on fleuri des maisons ultra neuves et modernes qui doivent valoir des millions d'euros....

Du coup nous y passons 1h30 mais comme çà nous avons une idée de la côte de l'autre côté de l'île.
























































jeudi 2 septembre 2021

 







Lundi 16 août ; premier mouillage dans la lagune de Sétubal à Soltroia

A 7h du matin tout le monde tous ceux qui partaient étaient déjà dehors : Miké et André sont partis du côté de la gare dans un bar-pâtisserie (avec d'excellentes pâtisseries que nous avons déjà testées )pour y rendre leur petit déjeuner avant de revenir prendre leurs bagages et partir vers l'aéroport.

Quand à nos amis et nous nous sommes en plein dernier rangement avant le départ.

Le départ était prévu pour 10h en fin de courant montant, quand celui-ci n'est plus trop violent pour nous empêcher d'avancer.

La bonne surprise un quart d'heure avant notre départ a été l'arrivée d'Alex et Catarina ; ils avaient eu peur de nous manquer et sont arrivés presque en courant !

Ils avaient un cadeau pour nous : une belle boîte de biscuits faits maison dans une pâtisserie de leur ville.....vraiment très délicat de leur part !

Nous étions prêts avant nos amis nous sommes donc partis les premiers et c'était mieux ainsi à cause du courant.

Nous ne manquions pas d'aide pour les amarres....

La météo annoncée était du vent cet aprem : nord-ouest 15-17nds avec des rafales à 25 ,voire plus...

Après 30mn de descente, une petite brise est venue nous aider à descendre ce qui nous a permis d'établir le génois ( à l'avant ) tout en laissant le moteur et nous avons avancé bon train.

En arrivant sur Lisbonne , les collines de la ville nous ont bien déventé et cela se reproduisait trop souvent pour que nous laissions notre génois.

Nous sommes passés très près de la rive, ce qui était globalement notre route puisque le Taje fait un virage à ce moment là, et la vue de la ville avec ce beau ciel bleu et le soleil qui l'éclairait pleinement de face était vraiment magnifique !!!

On ne se lasse décidément pas des belles vues même quand c'est une grande ville....

En arrivant à l'embouchure du Taje, la température extérieure a beaucoup baissée et la brise de la rivière c'est transformée en vent beaucoup plus soutenu....

Nous avons donc virés vers le sud avec la belle et longue houle de l'Atlantique ….

Mais cela n'a pas duré : le vent a fraîchi et la mer s'est formée de façon assez anarchique ; nous avons continués avec notre moteur et notre génois mais celui-ci claquait beaucoup quand on gîtait dans les vagues.

La mise en place de la grand-voile devait aider à nous stabiliser mais cela n'a pas été le cas nous ne l'avons donc pas beaucoup laissée car le vent fraîchissait trop vite et la mer devenait assez mouvementée....

Avant le cap Espichel, nous avons perdu notre grosse défense bleue qui était amarrée à l'extérieur ; comme j'ai toujours eu une bonne vue de loin et l'habitude de voir les choses sur l'eau (la pêche est une bonne formation pour çà ) je la voyais bien mais le temps que nous affalions le génois et fassions demi-tour nous l'avions perdue de vue....

nous sommes remontés contre le vent pendant 15-20mn et nous avons laissé tomber en maugréant...

Décidément nous n'avons pas de chances avec nos grosses défenses car l'année dernière on nous a volé la précédente que nous trimballions depuis 10 ans ; nous l'avions trouvée en Ecosse échouée sur des rochers et celle d'aujourd'hui nous l'avions trouvée sur le chantier....

Nous avons donc repris notre route vers le sud et oh surprise ! Une bonne demie-heure après nous avons revu notre défense ! Là nous avons réussi à la rattraper, ce qui n'a pas été une mince affaire croyez-moi, car elle est très lourde cette défense !

Une fois passé le cap les choses se sont gâtées encore plus : le vent est monté rapidement à 25nds établis puis au faire et à mesure que nous longions la côte vers l'Est il montait pour passer à …..42nds !

Il a fallu affaler le génois que nous avions remis, puisque le vent venait de terre, et aurait dû nous aidés....mais, là, même en le réduisant, le bateau gîtait beaucoup trop....

L'enrouler a été sport !

A sec de toile nous partions à la gîte abominablement et des trombes d'eau de mer nous passaient dessus !

La côte n'est pourtant pas aussi haute ici, pas comme en Ecosse ou en Norvège où justement on peut avoir des vents dits « catabatiques » c'est à dire qui dévalent la falaise en prenant de la vitesse.

Comme elle nous a paru loin l'entrée de la lagune !

En arrivant vers l'entrée de la dite lagune, les choses se sont enfin un peu calmées, heureusement.

Nous sommes retournés jeter l'ancre où nous étions l'année dernière comme ça on n'a pas eu à réfléchir ; il commençait à être tard et nous étions assez fatigués....

Enfin à 8h30 nous étions ancrés relativement au calme, du moins sans la houle....

mardi 17 août ; mouillage de Setubal ; Soltroia

on a dormi comme des souches ! Il y avait longtemps que nous nous étions pas levés aussi tard....

Cela fait un bien fou mais nous sommes tout ramollo du coup....

Et pourtant il a bien fallu ranger le bateau car hier beaucoup de choses se sont un peu promenées....

On a perdu une partie de nos réflexes pour la question du rangement.....

Et voir pourquoi nous avons quand même eu des entrées d'eau de mer à certains endroits...grrrrrr !

Mais d'abord on s'est reposés.

Nos amis nous ont envoyé un message pour nous dire qu'ils avaient eu beaucoup de mal à aller jusqu'à Sines car le vent avait été violent pour eux aussi après le cap Espichel ; ils y sont arrivés à 23h30...

Mercredi 18 août ; premier mouillage à Setubal

Cette lagune de Setubal, comme vous pouvez le voir sur la photo est très grande et longue avec plusieurs ramifications.

Elle est traversée en permanence par des ferrys de couleurs très voyante, ce qui se comprend quand on voit le brouillard qu'il peut y avoir ici et les cargos qui rentrent et qui sortent de jour comme de nuit , qui amènent les gens et les voitures sur la langue de sable sur laquelle une ville de béton s'est bâtie ces dernières années ; ce n'est pas beau du tout....côté terre la vue n'est pas belle belle non plus à cause des usines et des diverses activités industrielles....

Le problème dans cette lagune c'est que toutes les cartes montrent une très grande zone dite « zone de restrictions » . Vaste sujet , s'il en est, des restrictions....Mais quelles sont-elles au juste ????

Rien ne mentionne une interdiction d'y mouiller et d'ailleurs nous en sommes à la limite et quelques bateaux viennent d'y aller mouiller, donc....

Cette restriction là n'y est pas....peut-être la pêche ? Bon on finira bien par savoir.....

Ce matin on a profité de l'accalmie matinale du vent pour descendre à terre et aller marcher pendant 2h le long de la plage de sable.

Nous sommes mouillés devant cette plage de Soltroia, c'est à dire le long de la bande de terre qui protège cette lagune ; de l'autre côté, c'est à dire côté terre,avec les industries et des docks pour les cargos c'est totalement illusoire de penser y mouiller....

C'est vilain, polluant et bruyant en plus !

En fin de soirée l'un des Kitesurfer sur foil, un débutant, est tombé à l'eau pas très loin de nous mais le courant l'a fait dériver jusqu'à nous et comme il n'arrivait pas à remonter sur sa planche à foil ( ce qui en soi est assez difficile ) il jurait et tapait l'eau de ses poings en nous jetant des regards noirs....c'est sûrement plus facile d'accuser un bateau d'être sur son passage que reconnaître son incapacité à se remettre hors d'eau.....

Il tenait son aile mais pas sa planche qui est partie dériver ; Bernard a commencé à mettre l'annexe à l'eau mais un autre, très doué celui-là , est allé la chercher en restant dans l'eau tout en s'aidant de sa voile pour avancer.....très fort celui-là !

Jeudi 19 août ; deuxième mouillage près de Pinheiro,dans la lagune de Setubal

Cette nuit un cargo s'est préparé à sortir et à corné n'en plus finir mais la marée ne devait pas être au top si bien qu'il a mouillé au milieu du chenal . 200M de long c'est un peu encombrant....çà et le bruit des usines et le vent la nuit....

on est partis ce matin avec la marée qui montait vers la branche de la lagune qui part vers l'Est.

Nous irons dans l'autre , vers le sud, la semaine prochaine pour aller faire des provisions à Alcacer si c'est possible..

Ne sachant pas réellement si nous pouvions aller loin même si nos cartes disent que oui, on a mouillé devant les usines....

Vendredi 20 août ; troisième mouillage, plus à l'Est de Pinheiro

Se mettre ici était une mauvaise idée : le bruit des usines est encore plus fort ici et quand le vent tombe c'est pire : on dirait le bruit d'un 747 qui n'en finirait plus d'atterrir ….

mauvais plan....

On est allés faire un tour plus loin avec l'annexe pour voir si c'était possible de mouiller plus loin ; le vent s'est levé quand nous revenions et nous sommes rentrés mouillés et congelés tellement la température avait baissée (le vent venait de la mer )

Nous avons donc déjeuner dedans pour nous réchauffer puis nous nous sommes déplacés pendant l'étal de haute mer.

Cette fois nous sommes au milieu de nulle part, au milieu de cette grande étendue d'eau, et loin des usines et de tout d'ailleurs.

Maintenant nous pensons savoir pourquoi il y a des restrictions !

il y a des pars à huîtres partout ! Impossible de s'approcher de la côte sauf peut-être avec l'annexe.

Samedi 21 août ; troisième mouillage

Il n'y a que le matin où tout est calme : il n'y a pas de vent, pas de bruit et la lagune est un lac....

Nous en profitons pour aller voir un peu les îlots (la marée est basse le matin en ce moment ) où finalement il n'y a rien à voir, toujours peu d'oiseaux ce qui nous surprend pas mal dans un endroit pareil....

Même pas un coquillage à ramasser....la misère pour nous....

Ensuite nous avons réussi à accoster à la longue plage de sable au sud de cet endroit mais cela a été compliqué parce qu'entre les perches qui signalent « on ne sait pas quoi » et la vase, il faut bien viser sinon on s'enfonce jusqu'au genou !

Du coup on a fait une belle petite promenade sur cette plage histoire de marcher un peu et on s'est baigné ou plutôt fait trempette car s'éloigner veut dire s'enfoncer....

Lundi 23 août ; troisième mouillage

n'allez surtout pas vous imaginer que l'on peut s'ennuyer à bord d'un bateau....

Pour le moment on ne voit pas passer le temps....

ce matin nous nous sommes décidés à installer la voile, et donc tout le gréement, de l'annexe : eh oui, elle a été prévue pour çà mais nous ne l'avons pas encore essayé.

La voile et tout le gréement y compris la dérive et le safran (la barre de direction en quelque sorte ) vient de notre ancienne annexe mais il est vrai que nous ne nous en étions guère servi ; tout cela nous avait été donné par un ami de Marseille, qui avait eu la même annexe que nous mais on l'a lui avait volée du coup son gréement ne lui servait plus à rien....

Bernard a fait un essai très concluant mais il faut maintenant faire quelques petites modifications pour que cette voile soit bien adaptée à notre nouvelle annexe et surtout il faudrait que la voile soit facile à manipuler ou à affaler, ce qui n'est pas le cas pour le moment....

Mais c'est prometteur et on est bien contents !

Impossible de continuer cet aprem à cause du gros clapot, du vent et du courant, donc à suivre.

Demain il est indispensable que nous allions faire quelques courses ; finalement c'est impossible d'aller à Acacer car il nous faudrait faire 10MN avec l'annexe, dommage....

La météo change on dirait ce soir, le ciel est obscurci du côté du soleil couchant.

Mardi 24 août ; mouillage de Soltroia

Effectivement le temps a changé : il fait très gris et frais et la brume voir brouillard assez dense voile tout.

Nous avions le choix ce matin en quittant notre mouillage : soit aller à Soltroia et prendre le ferry pour Setubal, comme nous l'avions fait l'année dernière pour aller à Olhao, soit aller directement essayer de mouiller devant la vieille ville pour être proches des commerces et du marché.

Nous avons opté pour la seconde solution.....mais ce n'était pas la bonne !

Aucun moyen d'accoster même avec une annexe tout le long de la ville car il y a des quais d'embarquement pour les ferrys ( il y a 2 points d'arrivées à Troia et Soltroia ) et des quais d'embarquement pour gros ferrys qui vont on ne sait pas où, peut-être Madère ou les Açores...

Quand à la plage à l'entrée de la lagune , après la ville , il y a 15m d'eau à marée basse à toucher le sable. Nous avons donc fait demi-tour pour retourner à Soltroia où nous sommes arrivés à midi.

Trop tard bien sûr pour prendre le ferry et aller au marché, nous avons pris l'option aller au village au Minimercado prendre au moins du pain.

Mais comme aujourd'hui rien ne va on n'a pas été déçus : les infos que Bernard avait réussi à avoir sur internet disait que le personnel était particulièrement désagréable....

Eh bien on confirme ! Et le mot est faible !

Pour commencer il y avait la queue dehors parce que, Covid oblige, il ne faut pas plus de 6 personnes dedans. Nous étions au moins au vingtième rang et une grosse demie-heure plus tard nous pouvions enfin y rentrer : mais quand on voit l’exiguïté des lieux on se demande comment ça se passe en temps normal ! On ne peut pas passer à 2 entre les rayons et pour faire une miniature de supermarché, ils ont mis 2 caisses, ce qui réduit d'autant l'espace qui doit être irrespirable avec du monde.

Quand je suis allée au rayon frais il était visible que la femme derrière faisait tout pour ne pas me servir ; dès mon premier achat elle s'est retournée pour vaquer à affaires sans me demander si je voulais autre chose et quand j'ai voulu du jambon à la coupe alors là je la faisais carrément suée !

En plus ici ils coupent tout très très fin et je voulais 2 tranches un peu épaisses, j'ai donc eu 2 tranches de 1cm, ça m'apprendra à l'ennuyer cette dame, non mais !

Normalement le Minimercado faisait aussi buvette où l'on pouvait se restaurer ; à l'entrée il y avait un panneau disant que faute de personnel, ce n'était pas possible ! Tu parles , avec le Covid ils devaient imposer des horaires à la noix au personnel intéressé...

Ce quartier de Soltroia est très très Huppé. On n'habite pas du tout sur la même planète là !

Hoosegor en pire !

La presqu'île fait entre 800m et 1km de large et est couverte de maisons et d'hôtels de luxe, chacune ayant sa piscine....c'est un minimum voyez-vous quand on habite entre lagune et mer !!!

Jeudi 26 août ; Soltrioa

Nous avons joué les fainéants hier matin : nous ne sommes pas descendus à Setubal.....parce qu'il bruinait....

Nous y sommes donc allés ce matin.

C'est un peu une expédition de faire çà ; il a fallu chercher un endroit où débarquer avec l'annexe pas trop loin de l'embarcadère du ferry car au retour nous aurions le chariot plein de courses et ce n'est pas très facile à faire rouler sur du sable....

En faite le seul accès de plage, hormis celui qui est devant nous, est à mi-chemin entre notre mouillage et le ferry et c'est l'accès au club de voile, qui d'ailleurs fait aussi resto de plage.

Peu de gens doivent aller à l'embarcadère à pied car rien n'était prévu pour marcher le long de la route sauf sur un petit tronçon de piste cyclable.

Comme rien ne mentionnait les horaires du ferry sur internet, nous y sommes allés au pif ….et nous l'avons attrapé à la course !

Que dire de Setubal....

C'est une ville à l'image de beaucoup de villes Portugaises (sauf celles du nord) : un centre bien retapé avec restaurants chics et belles terrasses et pratiquement tout le restant dans un état pitoyable et de très nombreuses ruines.

Énormément de petits commerces qui ont mis la clé sous le paillasson et des ruelles piétonnes dont les petits carreaux de pierre se sont disjoints à la longue.....

En revanche il y a un très très beau marché, très spacieux et aéré toutefois un peu cher, à l'image de ceux du sud.

Un vrai plaisir ce marché !!!

Avant de nous y rendre nous avons fait un tour dans les ruelles en regardant en passant où nous pourrions aller déjeuner ensuite.

A côté du marché se trouve un grand « Pingo Doce » l'enseigne des supermarchés Portugais.

Chargés à bloc nous avons repris le chemin des petites rues pour aller déjeuner : 2 se présentaient à nous presque mitoyens et nous l'avons fait au filling.

La ruelle était en pente et pas très horizontale dans l'autre sens ce qui fait que leurs petites tables étaient quelque peu bancales....

Mais nous avions bien choisi : nous avons manger de la viande qui avait marinée dans des épices assez douces avant d'être cuite et qui était délicieuse et leurs frites légères.

Le patron qui faisait la cuisine est venu à peu près toutes les 5mn pour voir si tout allait bien et si on en voulait plus.....Il parlait pas mal le français et il a fini par nous faire cadeau du dessert et de la liqueur tout en restant discuter avec nous ! Trop sympa le gars !

Nous y retournerons sûrement avant de revenir à Vila Franca !

Vendredi 27 août ; quatrième mouillage à l'entrée de la rivière Sado, qui va vers le sud-est vers Alcacer

On s'est dépêchés de partir avec la marée montante en fin de matinée pour ne pas être au milieu de la foule des petits bateaux du week-end.

Nous sommes descendus le plus au sud que nous pouvions au dire de notre carte Navionnix car sur toutes les autres il n'y a aucune indication de profondeur ! Un comble d'être obligés d'utiliser la tablette ou le téléphone pour avoir une bonne carte !

Bref là on est tranquilles et on ira voir après avec l'annexe et le sondeur ( petit sondeur monté sur la batterie de la perçeuse...) pour décider si on continuait à descendre.

Quand on regarde vers le nord et l'embouchure de la lagune on s'aperçoit que tous les matins jusqu'à tard dans la matinée, voire dans l'après-midi, il y a des bancs de brouillard qui recouvrent la péninsule de Troia, Setubal, Sessimbra et probablement jusqu'au Cap Espichel.

Samedi 28 août ; rivière Sado

Nous avons fait 6MN avec notre annexe en sondant tout du long.....pour constater que c'est tout à fait possible de descendre plus avant mais personne n'en parle parce que peu de gens prennent le temps de rester dans cette lagune sauf les locaux bien sûr et nous nous avions oublié de demander justement à tous les locaux que nous avons rencontrés si c'était possible....

Le vent s'est levé pour notre retour à bord et nous sommes rentrés trempés !

Dimanche 29 août ; sixième mouillage sur la rivière Sado, près du village de Montevil avant le pont du chemin de fer.

Avant de quitter notre mouillage vers 14h avec la marée montante nous sommes allés faire une petite virée à terre : de chaque côté de la rivière il y a un petit canal, sûrement pour irriguer les cultures riveraines que l'on a du mal à voir parce qu'avec la vase molle partout on ne peut pas débarquer n'importe où.

Il y a beaucoup plus d'oiseaux quand on descend : des flamands-roses, des cigognes, des guifettes (petites sternes du sud) et plein d'autres dont on ignore encore le nom....

Le clapot dû au vent est beaucoup moins sensible ici et c'est bien agréable ; on ne voit plus les usines, enfin !

Il y a un pêcheur local qui met des nasses pour les anguilles pas très loin et tous les jours un zodiac rouge avec 3 gars vient sous le pont pour pêcher, le grand calme quoi et cela fait du bien .

Mardi31 août ; sixième mouillage ; rivière Sado

Cette fois notre petit sondeur a rendu l'âme.....

Bernard l'avait déjà démonté et ausculté mais il marchait à cloche-pied.....

Il l'a donc réouvert mais cette fois il a fait la sourde oreille ; il a plus de 10 ans et a été soumis à rude épreuve sur l'annexe , la moindre étant d'avoir été constamment à l'humidité et les composants électroniques n'aiment guère çà....

Quoi qu'il en soit nous sommes quand même allés voir avec l'annexe si nous pouvions déterminer la hauteur sous le pont c'est à dire son « tirant d'air ». Après de nombreux calculs et mesures faites par Bernard à bord du Romico et depuis l'annexe, on peut dire entre 17m et 20m .

Sous le pont il y avait des locaux en train de pêcher depuis un zodiac et eux ont dit 30m mais ils nous ont cela comme ils auraient dit 50, donc pas fiable....

Nous avons aussi estimé la hauteur de chaque plaque de béton dont sont fait les poteaux de soutènement et multiplié par le nombre et cela nous donne 18m au mini....

Donc assez pour passer puisque nous avons un tirant d'air de 14,50m.

La météo est toujours automnale ; pas de grandes chaleurs sauf à terre et du vent tous les après-midi mais on sent que l'automne est là....

L'air est saturé d'humidité, qui ne descend qu'avec le vent mais le matin il est à 98%. Il ne faut pas avoir envie de faire sécher quoi que ce soit dehors la nuit !

Mercredi 1 septembre ; septième mouillage ; rivière Sado à 3MN d'Alcacer

Le brouillard a fini par arriver jusqu'à nous ce matin, ce qui n'était pas encore arrivé....

Nous n'avons pu lever l'ancre que vers 10h ?

Pour le fond nous y allons à l'estime ; nous avons un excellent sondeur à bord mais nous avançons au filling : au milieu quand la rivière nous semble aller tout droit et vers les bords extérieurs dans les courbes et nous avons mouillé quand nous avons commencé à trop chercher le fond.

Dans 3m d'eau nous sommes à toucher la rive !

Là maintenant il y a des oiseaux, tous ceux dont parlait ce grand panneau publicitaire de l'embarcadère des ferrys à Setubal ; avant ils n'y étaient pas : trop de bruit, d'industries et donc de pollution et trop habité.....

Ils ont eu beau mettre des zones à restrictions cela ne suffit pas pour que les oiseaux reviennent apparemment....mais c'est mieux c'est sûr que de laisser faire n'importe quoi !

En plus des flamands-roses, qui eux sont présents partout dans toutes les lagunes du Portugal, et les cigognes, qui sont partout elles aussi, ici il y a des Spatules, des Ibis, de grands Hérons et de tous petits oiseaux comme des Échasses blanches et d'autres habitants des marais et lagunes.

Quand il n'y a pas de vent on est bercés par leurs cris...

Il a fait beaucoup plus chaud aujourd'hui, après le brouillard, le vent s'est levé brutalement fort mais tard et est retombé vers 18h.

Ils annoncent des orages violents un eu partout dans le pays et en Espagne ; celui qui se formait ici à eu la bonne idée d'aller exploser ailleurs vers l'Est....