dimanche 17 juillet 2016


Jeudi 7 juillet ; îles des Shetland- Mainland / Sumburgh

Mainland c'est toujours l'île principale d'un archipel pour les Anglais ; c'est ainsi aux Orcades et même la terre d'Ecosse s'appelle « Mainland » c'est vous dire !

Notre mouillage tout au sud est bien protégé des vents de secteur sud sauf que......nous avons mouillé sous l'aéroport principal des Shetland ; nous avions pensé, dans notre candeur habituelle, que ce n'était pas celui d'Orly ou même celui de Bordeaux....ce qui est vrai pour les avions : ceux-ci sont en effet de petits modèles, mais nous n'avions pas pensé aux hélicoptères, qui eux, sont de grands modèles ! Eh oui cet aéroport est le principal de l'île (avant celui de la capitale Lerwick) pour desservir les plates-formes pétrolières qui se trouvent à l'ouest et au sud-ouest des Shetland et il a même été construit pour çà....et comme ils mettent en route dès 8h du matin, pour des rotations d'à peu près 50mn mais en continu jusqu'à 20h etqu'ils sont plusieurs à tourner...c'est raté pour le calme de la campagne, nous devrons faire avec !

Un repos bien mérité après la journée d'hier puis nous nous décidons à descendre pour nous rendre à l'aéroport prendre de la documentation sur ce qui est à voir aux Shetland et ensuite aller visiter l'un des nombreux « broch » des Shetland .

Je pense vous avoir dit ce que c'était qu'un « broch » : ce sont des tours de 13 à 15m de haut et parfois de 15 à 20m de diamètre extérieur. Ils ont la particularité d'être construits avec 2 murs extérieurs avec un passage d'environ 80cm au milieu dans lequel on peut circuler sur plusieurs niveaux ; Ils ont une forme légèrement conique avec des murs et un passage plus larges en bas. Ils sont souvent entourés d'un véritable village et on ne sait pas si c'était la maison d'un chef, ou d'un religieux ou......Leur construction date entre 400 ans av JC et 100 ans après et ils ont servis au moins pendant 800 ans, voire 1000 ans. On ne sait pas pourquoi ils ont été abandonnés : raisons climatiques ? Désertion devant des envahisseurs? nul ne le saura jamais...Beaucoup sont en ruines parce que les uns et les autres de leurs successeurs se sont servis des pierres pour construire leurs propres maisons ; il n'en reste qu'un entièrement debout, sur une île un peu plus au nord , que nous irons voir bien sûr ;

et ces « broch » n'existent qu'en Ecosse, surtout dans les Highland et les Hébrides, les Orcades et les Shetland !

Leur découverte est toujours dû au hasard des tempêtes d'hiver : le vent peut souffler si fort l'hiver qu'il en arrive à déplacer les dunes, comme chez nous mais en pire, découvrant ainsi des vestiges du passé que les archéologues se précipitent d'aller examiner....mais il y en a une centaine qui sont visibles, certainement autant de recouverts et non visibles il est totalement impossible de tous les dégager......

Donc après cette parenthèse historique, nous allons visiter le site de Jarlshof qui a été découvert dans les années 75 ; le broch ainsi qu'une partie du village autour ont été emportés par la mer au fil des siècles mais il en reste une bonne moitié qu'ils ont consolidée en construisant une digue de soutient. A côté de ce village il y en avait un autre encore plus ancien, vieux de 5000ans ; un autre a été découvert construit par les Vikings, qui eux, construisait des maisons tout en longueur (et qui ont moins bien supporter les siècles), puis les restes d'une ferme du Moyen-Age et ce qui est toujours visible, les ruines du château du 17e.

Les Orcades et les Shetland ont été longtemps sous domination Norvégienne et l'arrivée des Ecossais n'a pas été apprécié de tout le monde ici....les Lairds (équivalent de Lord) étaient souvent des rustres qui employaient la manière forte....

Ce site est gigantesque ! Et considérable pour ce qui est de l'Histoire !

À l'accueil ils montraient une très belle vidéo qui montrait une vue d'avion du site animée en reconstruisant les bâtiments au faire et à mesure de leur utilisation : c'était absolument passionnant !

Les ruines du broch et de son village sont les ruines les mieux conservées, c'est à dire qu'il en restait des pans de murs encore assez hauts.....

nous avons eu de la chance avec la météo parce que nous avons eu du soleil ; la grisaille est retombée dès notre retour à bord.

Cette journée a été vraiment riche en Histoire et nous avons beaucoup apprécié.

En rentrant Bernard est allé relever ces nasses : enfin quelque chose de sérieux cette fois : dans une nous avions un petit homard qui faisait « la maille » ( le minimum en taille) et un énorme congre qui était probablement rentré se faire le homard et dans l'autre il y avait un tout petit tourteau que nous avons rejeter.

Le homard était en train de cuire quand un petit pêcheur particulier local est passé demander à Bernard s'il avait pris quelque chose : Bernard a parlé du congre et ces bons messieurs (ils étaient 2 à bord) ont été surpris en apprenant que nous allions manger cette bête là alors ils nous ont proposé du crabe....

on ne dit jamais non à ce genre de proposition et nous nous sommes retrouvés avec un énorme tourteau, mais vraiment énorme, + un gros et le panier en plastique en prime....

tout est passé à la casserole après le homard et on a de quoi manger pendant au moins 3 jours midi et soir !

Ce soir nous n'avons mangé que le homard : que c'était bon …....

vendredi 8 juillet ; îles des Shetland- Sumburgh

bans de brouillard et petites averses de crachin, pas terrible mais le ciel redevient bleu en début d'après-midi et nous retournons à terre visiter l'autre site du Néolithique qui se trouve à une demie-heure de marche de là.

J'opte pour le bermuda mais en prenant les vestes étanches et le pantalon de Kway au cas où....Et grand bien nous a pris : sitôt fini notre visite, les averses ont recommencées ; oh juste une petite pluie fine....qui ne mouille pas vraiment mais pas très agréable....

Visite très intéressante également car le site, découvert en construisant la route vers le premier aérogare et la tour de contrôle de l'aéroport, est encore plus vaste que Jarlshof pour ce qui est du Néolithique ; mais en plus mauvais état : les ruines ne dépassent pas les 2m de haut, on ne visite pas tout, on ne peut pas du tout non plus aller dans le broch. Les archéologues y travaillent encore et ils pensent que le site est aussi grand et diversifié en époques que l'autre (Jarlshof est à côté puisqu'il faut 15mn pour aller de l'un à l'autre) mais avec l'aéroport qui s'agrandit de toutes parts ils ont peu de chances d'avoir gain de causes pour fouiller où ils le voudraient....

en revanche nous ne pouvions aller sur le site comme ça sans le guide, qui ne parlait pas français de toute façon....on a eu l'impression de rester sur notre faim...

en compensation, ils ont reconstruit une des maisons dans laquelle ils entretiennent un feu de tourbe pour essayer d'imaginer ce que c'était la vie à l'époque......

Samedi 9 et dimanche 10 juillet ; îles des Shetland- île de Bressay

la météo va se dégrader très vite et en partant aujourd'hui nous avions l'occasion assurée de voir ce broch pratiquement intact sur l'île de Mousa en mouillant devant ; comme c'est un endroit exposé avec beaucoup de fond, c'est le jour. Dans les doc que nous avons, ils disent en plus que le bateau de passagers qui vient là, ne travaille pas le samedi ( il amène 60 personnes d'un coup...); c'était parfait pour nous car nous avons pu mouiller à leur place et laisser l'annexe le long du tout petit quai bétonné qu'ils se sont fait.

Il y a une grille à l'entrée et nous avons craint un moment de ne pas pouvoir rentrer ; mais elle est là uniquement pour empêcher les animaux de rentrer ; sur le côté dans l'épaisseur du mur ils ont mis un boîtier style EDF avec des lampes torches dedans pour leurs passagers. Cela nous a bien arrangés car nous n'avions rien emporté, bien sûr.

Que vous dire quand nous sommes arrivés au milieu si ce n'est que c'est grandiose......

on a du mal à imaginer que des gens il y a 2000 ans aient construit un pareil bâtiment, rien à redire, c'est parfait et leurs instruments étaient pour le moins rudimentaires.....mais leurs connaissances pas tant que çà !!!

un escalier, tout en pierres, à été installé ultérieurement pour monter jusqu'en haut où il y a comme un chemin de ronde tout autour entre les 2 murs ; le toit, que les archéologues pensent avoir été en herbe sur une charpente probablement et en partie en bois flotté n'existe plus bien sûr mais ils ont mis un grillage pour que les oiseaux n'y rentrent pas et qu'ils n'y nichent pas non plus.

Bernard , qui est un chimpanzé a réussi à sauter sur une dalle qui permettait de faire le tour entre les 2 murs sur un niveau mais il n'a pas pu changer de niveau ; en construisant l'escalier, ils ont dû murer une partie de l'espace.....

nous nous sommes promenés un peu sur l'île et nous sommes rentrés déjeuner à bord.

Le vent devait virer à l'Est et comme le fond de houle que nous avions au mouillage précédent venait du nord, nous sommes donc allés mouiller au fond d'un loch ouvert au sud.

Mais les lochs ici, qui ne s'appellent pas loch mais Voe (sûrement un nom Viking) ne sont pas ceux de l'Ecosse et la mer est l'Atlantique Nord est en direct tout autour : le fameux fond de houle qui nous berçait à Sumburgh rentrait par le sud ici et nous avons donc installé notre mouillage arrière pour éviter de trop bouger.

Notre mouillage arrière consiste en une ancre plus petite que celle de l'avant que nous amarrons sur une sangle prévue à cet effet sur un enrouleur à l'arrière du pont : quand l'ancre à l'avant est en place, Bernard prend cette petite ancre sur l'annexe et va la mettre loin derrière nous ; cela évite au bateau de se mettre en travers des vagues. En revanche il ne faut pas faire cela par mauvais temps car l'ancre est trop petite pour tenir la masse du bateau.

Nous prenons le temps d'aller faire un petit tour à terre avant l'arrivée de la pluie qui menace ; il y a une plage au fond de l'anse et un hameau mais sur la carte on voit un village un peu plus loin. Tout est fleuri le long de la route et très joli ; on voit bien l'influence Norvégienne ici sur les Shetland : l'architecture est un doux mélange de l'austérité des Highlands, des bow-windows anglais mais surtout on voit maintenant çà et là des maisons en bois peintes comme en Norvège, ce qui donne une allure complètement différente aux villages, qui deviennent du coup moins austères eux aussi.

On remonte à bord quand la pluie arrive gâchant tout...

Et en plus le vent n'est pas resté uniquement à l'Est.....

22h : on se couche mais le bateau bouge pas mal et je m'en vais dormir devant pour moins bouger ; mais maintenant le bateau fait de tels bonds que c'est impossible de tenir, je monte donc dans le carré ; Bernard qui se ventouse habituellement à la couchette n'arrive pas à dormir non plus.

23h : Bernard se lève d'un coup en disant que ce n'était pas possible de rester là dans ces conditions et que cela pouvait devenir dangereux ; on enfile nos vêtements par dessus le pyjama pour faire vite, Bernard met le moteur en route et on se met d'accord pour remonter notre mouillage arrière sans encombre et vite : mettre l'annexe à l'eau est devenu sportif mais ça on avait déjà fait, je suis prête à donner du mou dans la sangle pour qu'il puisse l'attraper (pour pouvoir la prendre on lui a fixé un cordage de 7m avec une petite bouée rouge qui flotte à la surface de l'eau) et la remonter sur l'annexe.

Heureusement les nuits sont très claires à cette latitude, c'est comme si c'était pleine lune tout le temps, juste une pénombre ; cela permet à Bernard de retrouver rapidement la bouée malgré la houle. Pour le moment celle-ci est encore assez longue et ne déferle pas encore ; c'est là qu'il faut faire vite et que l'on prie pour que l'ancre ne soit pas trop crochée dans des cailloux sinon le Romico, qui n'est plus tenu par l'arrière, peut se mettre en travers et retirer sur la sangle ; avec le mou que je lui ai donnée, nous sommes au bout de la-dite sangle qui est fixée (et enroulée )sur un touret ; si cela c'était produit il aurait fallu couper la sangle mais tout a bien fonctionné, heureusement....dès que l'ancre a été sur l'annexe, il a libéré la sangle que j'ai vite remontée.

Remonter l'annexe a été aussi compliqué que la descendre car elle venait taper sur l'arrière du Romico et quand elle tirait et prenait de l'élan, elle revenait au galop sous le régulateur d'allure ; on avait tout le temps l'impression qu'elle allait se fracasser derrière....

23h30 : tout çà n'a duré qu'une petite demie-heure mais Dieu que c'est long ! Je n'ose imaginer que ce devait endurer les pêcheurs dans le froid et sur des bateaux sans moteurs !!!

et nous quittons cet endroit devenu dangereux : et là j'ai compris que j'allais être malade le restant du trajet....Passé la pointe nous avons pris les vagues et le vent en plein travers : ce n'est pas que le vent était si fort, 30nds dans les rafales, mais c'était la mer qui était un véritable chaudron de sorcière...on nous avait prévenus pourtant que la mer du Nord ce n'était pas pareil....

3h30 : Bernard est resté à la barre tout le temps et moi.....recroquevillée dans la salle de bains ; j'ai passé 4h à vomir. Nous venons d'arriver à l'abri de l'île Bresay, qui se trouve en face de Lerwick car le bateau bouge beaucoup moins maintenant. Je suis tellement abrutie que je ne sais absolument pas où nous sommes quand Bernard annonce que l'on peut mouiller là, que c'est bien protégé.

Je m'extirpe de mon coin et vais reprendre la barre le temps de mouiller ; par habitude mes gestes sont automatiques, fort heureusement....

La chose la plus drôle que j'ai entendue alors, c'est quand Bernard est revenu à l'intérieur après avoir mis l'ancre : il a dit « ah ben çà c'était une sacrée expérience ! ».......

Mais là je crois que je me serais bien passée de la sacrée expérience !!!

4h : on peut enfin retourner se coucher au calme....

conclusion, les 5 ans que nous venons de passer dans les Highlands où les mouillages sont hyper protégés et calmes nous ont fait oublier nos bonnes habitudes....nous ne nous sommes même pas méfiés, rien n'était rangé convenablement pour affronter de la houle et çà a été un vrai carnage ; vous allez me dire avec tout le bazar que vous avez dans le carré, pas étonnant ! Et bien ,non, peu de choses ont bougé en haut mais dans notre cabine....même 2 ordinateurs qui étaient sur anti-dérapant sont tombés....ils s'en sont remis sans mal heureusement ! Il fallait faire attention où on marchait !

A 8h on est réveillés comme d'hab mais après le petit déjeuner je retourne dans ma couchette pendant que Bernard, lui, opte pour regarder les infos sur internet.

Journée à glandouiller......il n'y a même pas de photos à faire tant le ciel est bas et gris.....

Lundi 11 juillet ; port de Lerwick

au vu du vent annoncé qui va passer au nord-ouest, il était plus prudent de rentrer dans le port ; on savait que cela allait être un peu compliqué parce qu'il n'y a que 2 pontons flottants le long de 2 quais en pierres et qu'il faut souvent se mettre à couple d'un autre. Vous allez me dire que c'est facile à faire ; certes, mais le problème c'est que le Romico est lourd par rapport aux bateaux modernes et nous dépassons beaucoup devant et derrière.

Nous allions nous mettre à couple d'un autre bateau français quand un anglophone nous a fait signe de nous approcher de l'autre ponton pour savoir quelle longueur nous faisions hors-tout car il pensait que nous pouvions rentrer devant lui : effectivement nous sommes rentrés mais au chausse-pied ! Nous devons avoir 50 cm devant et guère plus derrière mais sans vent et très très au ralenti cela a été facile !

Ceci dit sans cet homme nous n'aurions pas osé !

Ce monsieur naviguait avec un copain (notre génération), ils étaient anglais et en était désolés ; leur bateau, un Westerly, était aussi bien éclairé que le nôtre, version plus petit et en plastique. On a fini par leur faire visiter Romico, qu'ils ont adoré, et on est passés sur le leur boire un coup....

Puis nous sommes allés faire nos civilités au bureau du port , qui n'est pas cher au demeurant : 1£ /m c'est simple ! Vous en connaissez en France à ce prix-là ?

Et pour clôturer le tout nous sommes allés voir les Français, avec qui nous avons discuter un bon moment parce que ce sont des constructeurs amateurs comme nous : c'était leur 4e bateau (ils les ont tous construits) et voyageaient énormément. A 20 ans en se mariant, ils se sont promis de se donner les moyens de pouvoir s'arrêter de travailler à 50 ans, ce qu'ils ont réussi à faire, chapeau !

Ils revenaient de Norvège et avaient eu une mer très mauvaise et à leur dire, celle-ci n'était jamais bonne et Marie-Hélène n'avait pas été bien ; Patrice a dit que lui-aussi il avait quelque fois le mal de mer, cela me rassure et que cela arrivait même aux meilleurs....

Nous avons glané beaucoup de bons renseignements pour un voyage que nous aimerions faire vers le Québec....mais .ce ne sera pas par l'Islande et le Groënland mais par les Açorres à cause des glaces au printemps ; par contre ce genre de route via le Nord est plus praticable au retour vers l'Europe...

nous avons aussi parlé travaux de bateaux : ils ont proposé de nous prêter une armature de serre (il faut changer la bâche) pour faire nos travaux si toutefois nous trouvions un terrain pour nous y installer, en bord de mer ou de rivière bien entendu....cela nous ouvre encore d'autres horizons pour nos travaux qui deviennent urgents ! Çà c'était la bonne nouvelle de la journée !

De retour à bord, un autre bateau français arrivait et se mettait à couple de nous : un gros bateau en alu, plutôt sportif avec un couple peut-être plus âgé que nous....ils arrivaient de Norvège également et elle avait été malade tout du long....

Mardi 12 juillet ; port de Lerwick

la météo ne veut décidément pas s'arranger : crachin intermittent et quelques brèves éclaircies qui n'incitent pas à faire de belles balades lointaines ; quand à louer une voiture, s'il ne fait pas beau....

mon mal de mer a laissé des séquelles et j'ai du mal à me nourrir ; une diète comme dirait notre ami Christian....

on va se promener en ville et faire quelques courses ; la ville est plus coquette que Kirkwall aux Orcades et l'architecture y est aussi plus jolie ; les pierres d'ici ont des couleurs assez variées comme l'ocre, le rouge et le gris, ce qui rend les bâtiments moins austères que tout gris et les toits sont en ardoises. Les bâtiments officiels sont tous très beaux avec des petites tourelles mais bien sûr on trouve également du très moderne....c'est toutefois moins significatif que si vous allez à La Baule ou à Biarritz sur le front de mer.....

les magasins ne sont pas encore des magasins de luxe comme à Kirkwall mais on sent que cela ne va tarder avec l'arrivée inévitable des paquebots ; pour le moment ils sont encore peu nombreux à venir mais on ressent déjà un changement chez les commerçants , que l'on nous a pourtant vantés comme étant « très amicaux »......

Bernard rêvait d'un bon pull en laine des Shetland mais quand il a vu les prix.....

mercredi 13 juillet ; port de Lerwick

s'il y a une chose à aller visiter à Lerwick, c'est le musée ! Absolument magnifique ! Sauf qu'il faudrait 2 jours pour tout voir : nous n'avons bien vu que la partie sur la Géologie, les habitats d'il y a 3000 ans jusqu'au 14e …..

A la sortie de la ville en allant vers l'ouest il y a aussi un broch à aller visiter ; il n'y a pas si longtemps' il était au milieu de la campagne, maintenant il est pratiquement en ville et il m'a été difficile de faire une photo sans avoir le complexe sportif derrière ou le supermarché Tesco de l'autre....sa construction diffère un peu des autres mais son histoire est toute aussi intéressante.

Pas moyen de trouver une voiture de location, du moins à un prix raisonnable : il y a 3 loueurs en ville mais le moins cher n'a pas envie de s'embêter à louer une voiture pour 1 journée ; il faut croire qu'il est sûr de les louer pour plusieurs jours...quand aux autres, leurs tarifs nous paraissent un peu cher et comme la météo ne s'y prête pas.....

Nous finissons nos courses ce soir pour partir demain ; l'équipage de « Noème » vient nous dire au revoir, ils redescendent sur la France . Nous , nous allons faire le tour de Mainland, qui est toute en longueur et redescendrons vers les Orcades ensuite.

Jeudi 14 juillet ; île de Bressay

ce port de Lerwick a un gros inconvénient : il est terriblement clapoteux par vents de secteur nord et c'est bruyant ; de surcroît, les gens qui passent reluquent chez nous, c'est assez désagréable....

on est contents de partir se mettre au calme !

On part faire le tour de Bressay en partant vers le sud et en longeant l'île car il y a de belles falaises avec des arches, la plus connue et spectaculaire s'appelant « la jambe du géant ».

Nous n'avons pas été déçus par le spectacle ! Des oiseaux par milliers dont une grosse colonie de Fous de Bassan, des roches incroyables en diversité et entremêlées et pas trop de mer ni trop de vent pour voir tout cela et un rayon de soleil qui a été le bienvenu pour les photos …..comme il y a beaucoup d'eau même au ras des falaises, nous nous permettons donc de raser les cailloux...

Comme la météo doit se dégrader de nouveau demain soir avec des vents de sud-Est à Ouest de 40 nds, nous faisons presque tout le tour en allant nous planquer, pour de bon cette fois car en plus nous avons investit dans un bon guide maritime récent, dans un Voe (ici ce ne sont pas des Lochs mais des Voe ) tout au nord de l'île, protégé de tous les vents, donc bien fermé par de petites îles .

Vendredi 15 juillet ; île de Bressay

le vent et la pluie nous ont laissé tranquille toute la journée ; le tout est arrivé ce soir.

On a pu refaire , enfin, nos réserves de bigorneaux et de moules ; il y avait quelques coques, absolument monstrueuses en tailles mais trop peu. Les bigorneaux sont de loin les plus gros que nous ayons jamais ramasser !

L'île est pas mal habitée mais il y a beaucoup de ruines et en dehors des habitations , qui sont plutôt regroupées, il n'y a rien....que des moutons ou des vaches ; ils ont largement de quoi manger. Il n'y a pas un arbre, comme aux Hébrides mais moins de gros cailloux apparents ; c'est vallonné et recouvert d'herbe rase et de bruyère.

Le marnage est assez faible ici, c'est moins casse-tête pour mouiller.

On voudrait aller faire le tour des îles ,en passant par le nord de celles-ci et redescendre par la côte ouest, mais là c'est pas gagné : c'est la mer du Nord ici et elle n'a pas bonne réputation !!!

 

 

 

jeudi 7 juillet 2016


Mardi 28 juin ; les Orcades- port de Kirkwall

pas non plus de visite des étages supérieurs de la cathédrale : le guide ne prend que 6 personnes à la fois et tout est réservé pour quelques jours, Bernard est très déçu …...

Lui et moi décidons d'aller voir les sites historiques en prenant le bus qui nous emmènera au village Néolithique de Skara Brae et qui nous attendra 1h30, pui
s il nous emmènera au cercle de pierres de Brodgar et là nous irons ensuite à pieds voir plusieurs autres sites et nous rejoindrons la route de Kirkwall à Stromness où nous arrêterons un bus de ville.

Mais nos amis de Saïdak , eux, décident de repartir vers Stomness et ensuite le sud pour commencer à redescendre vers la France............
Il y a 2 paquebots au mouillage aujourd'hui ; nous nous contentons d'aller faire notre approvisionnement aux 2 supermarchés du lieu : Tesco et ….Lidl ! Décidément il y en a partout des Lidl ! Mais c'est bien car ils obligent ainsi les autres marques à baisser leurs prix et leurs pains sont excellents, entre autre...tous nos amis Ecossais nous avaient parlé de Stromness et pas du tout de Kirkwall ; on comprend pourquoi maintenant.....

Ce soir, Maryvonne et Bruno viennent boire un verre à bord avant que nous nous séparions .

Mercredi 29 juin ; port de KirkwallL

L'office du tourisme nous avait conseillé d'être une demie-heure à l'avance à l'arrêt du bus pour être sûrs d'avoir une place ; mais celui-ci est arrivé au dernier moment et nous n'étions que 6 à le prendre...il passe par Stromness où nous avons pris 3 personnes supplémentaires.

Nous avons été chanceux quand à la météo ; il faisait frais ce matin mais il faisait relativement beau . Nous avons eu juste 3 gouttes d'eau au cercle de pierres et nous avons réussi à passer entre les groupes de bus de touristes. A Skara Brae nous avons encore eu plus de chances : aujourd'hui l'entrée étant à moitié prix, pour une raison inexpliquée, et comme nous avons une carte des Monuments Historiques (ou ce qui en est l'équivalent)avec laquelle nous payons demi- tarif ici en Ecosse, nous n'avons rien payé du tout !!!

Ces ruines d'un village vieux de 3100 ans, découvertes par hasard après une grosse tempête ( comme aux Hébrides et globalement tous les villages découverts en bord de mer) valent le déplacement, évidemment pour ceux qui s'intéressent à l'Histoire de l'Homme ; outre que le climat dans ces régions et à cette époque est reconnu comme ayant été plus clément et plus doux, la mer en montant de niveau lèche maintenant les bords du village, à tel point qu'ils ont construit une espèce de digue devant le village pour éviter que la mer ne gagne de trop...mais au moment où ce village a été habité, ils pensent qu'il était assez loin de la mer, en tout cas au milieu de champs. Ces habitants, que nous imaginons au nombre de 70, étaient malins en tout cas : même les ruelles qui desservaient leurs maisons étaient couvertes de grandes pierres, les protégeant ainsi des intempéries.

Ces villages étaient souvent construits sur des ruines d'autres plus anciens et si à l'époque ils avaient réutilisé quelques maisons, les autres sont enfouies dessous et dans le cas de celui-ci il faudrait démonter tout les restes visibles pour avoir accès aux plus ancien ; travail colossal s'il en est !

On ne sait pas non plus pourquoi ces villages ont été abandonnés : raison climatique ? Désertion devant des hordes ennemies ? Nul ne le sait mais ils n'ont jamais trouvé de squelettes dans ces ruines. Les cairns étaient réservés à « l'Elite » apparemment et on pense que pour le commun des mortels, son corps était jeté à la mer à sa mort.

Nous avons eu un peu de temps ensuite pour visiter un château (visite rapide un peu au pas de course), que l'on pourrait peut-être qualifié de grande maison, qui se situe juste à côté ; il est assez récent et a été habité durant le XVIIIe et le XIXe siècle mais il a gardé tout son mobilier et sa vaisselle, ce qui permettait de voir la vie de l'époque, pour des gens aisés bien sûr.....

Au cercle de pierres de Brodgar, il est tombé 3 gouttes d'eau, juste pour dire et cela ne nous a pas empêchés de pic-niquer au bord du loch d'eau douce d'à côté ; là pour ce cercle de pierres nous avons été un peu déçus : à cause de l'affluence de touristes, qui en piétinant déstabilisent les pierres, on ne peut plus aller au milieu d'elles et tout est entouré d'une palissade en bois, ce qui en prime ne permet palus de faire de belles photos. Nous avions vu la même chose à Stonehenge sauf que là il y avait un service d'ordres efficace qui empêchait quiconque d'aller se promener au milieu ; c'est çà aussi une trop grande affluence de touristes....

Notre bus est reparti sans nous et nous avons donc pris un sentier bien tracé au milieu des champs pour marcher jusqu'au cercle de pierres suivant. En passant nous avons découvert qu'il y avait eu une grande campagne de fouilles en 2005 (certainement avec l'argent de UE) et les archéologues ont découvert 2 autres villages , de la même époque que Skara Brae r, mais le premier contre lequel nous sommes passés ne se visitait qu'à partir du mois de juillet et pour 2 mois seulement.

Tous ces nouveaux sites ne sont pas encore répertoriés pour le plus grand nombre de touristes et restent accessibles gratuitement à de petits groupes venus en mini-bus et les marcheurs ; on peut encore se promener au milieu des ruines sans interdictions et gratuitement.....

Dans le cercle de pierres il n'en restait pas plus que le précédent (des pierres) mais ces pierres sont, ici en Ecosse, bien plus grandes que celles de Carnac, par exemple.

Comme nous avions encore au moins 1h à attendre pour le premier bus nous avons continuer à marcher jusqu'au Cairn de Maeshowe, que nous avions peu de chances de pouvoir visiter parce qu'il fallait réserver. Mais là aussi nous avons eu de la chance car au bureau d'accueil le monsieur a eu pitié de notre venue à pied et a bien compris que nous ne reviendrions pas le lendemain ; le jeune guide , qui était à côté de lui, lui a fait signe que pour 2 personnes supplémentaires cela irait bien.

En fait l'espace à l'intérieur du Cairn est assez petit et ils ne peuvent pas prendre de gros groupes comme dans beaucoup de cairns. Nous étions très heureux de pouvoir le visiter et nous finissions ainsi la journée en beauté.

Ce Cairn de Maeshowe est de plus loin le plus curieux que nous ayons jamais vu ( en 2006 nous avions visiter pratiquement tous les cairns de Bretagne)et nous étions donc doublement contents d'avoir pu le visiter : l'intérieur est carré, parfaitement carré avec dans chaque angle une espèce de renfort moitié en pierres debout, moitié en pierres couchées ; les Vikings étaient passés par là, avaient démolis le toit, pris les richesses bien entendu et avaient tagués les pierres ; puis ils avaient reconstruit un toit à leur façon. Mais leurs gravures intéressent aussi les archéologues parce que c'est du vieux nordique, qui permet ainsi de savoir avec plus d'exactitude quand ces vikings sont venus là. les photos étaient interdites, j'ai donc acheté des cartes postales....que j'ai photographiées...

Nous étions harassés mais contents ; nous nous somme assis au bord de la route en attendant notre bus de ville ; il n'y a pas d'abri-bus ici dans la campagne, vous surveillez l'arrivée de votre bus et vous lui faites signe quand vous le voyez....aussi simple que ça !

Il faisait un temps magnifique sans vent quand nous sommes revenus au bateau et à 21h nous avons décidé de retourner le bateau pour pouvoir partir facilement demain matin ; il devrait y avoir plus de vent et faire cette manœuvre avec du vent peut être assez scabreux : l'espace de rotation est restreint où nous sommes.....

Jeudi 30 juin ; île de Wyre

nous étions partis pour aller mouiller du côté du nord de l'île de Rousay quand en regardant la carte routière avec les sites historiques , nous avons vu que c'était sûrement plus judicieux d'aller mouiller près des sites de l'île de Rousay en passant d'abord près de celle de Wyre pour son château en ruines.

Vendredi 1 juillet ; île de Rousay

petite marche et visite des ruines du château qui dominait l'île et permettait de par sa position de pouvoir surveiller les arrivées des bateaux qui rentraient vers l'intérieur de l'archipel mais peu intéressant de par sa taille ; de surcroît le propriétaire avait l'air d'être détesté des îliens car on le disait particulièrement méchant et cruel....

Nous changeons de mouillage après déjeuner pour descendre à terre et essayer d'aller voir au moins un ou deux des 5 cairns qui s'échelonnent le long de la côte sud ; le port se contente de 2 jetées qui protègent l'arrivée du ferry ; un bar-restaurant un peu au-dessus qui fait aussi office du tourisme et nous y entrons pour savoir s'il y a éventuellement un bus pour aller du côté des cairns.

La réponse est non, rien que nos pieds pour marcher jusque-là mais ce n'est pas si loin , au dire de la petite jeune de service ; une plus vieille dame, fortement handicapée pour marcher, se mêle de la conversation pour affirmer ce que nous disait la jeune et tout le monde, autres clients compris, de finir par dire que nous avions un bien beau bateau mais qu'il nous faudrait marcher un peu pour voir au moins 3 des cairns. Après pour les 2 autres il aurait peut-être fallu rester un peu ou revenir dîner là pour négocier quelque chose....mais le cuisto partait à 17h30 et nous ne savions pas à quelle heure nous reviendrions...

Au total nous avons dû faire une bonne dizaine de kms mais nous avons vu les 3 premiers cairns : le premier, qui était le plus petit, avait la particularité d'avoir 2 étages et les 2 autres étaient tout en longueur avec des stalles délimitées par des pierres debout.

Visites très intéressantes et instructives ; le tout était gratuit et cela devient si rare qu'il faut le signaler. Les sites sont entourés de grillages solides pour que les bêtes n'y rentrent pas ; à l'extérieur du cairn il y a un panneau avec tout l'historique connu et des renseignements, le cairn lui-même est fermé par une porte solide. Tous sont enclos dans une structure en béton de la forme du cairn, percée en haut de multiples verres qui permettent le passage de la lumière et les sauvegardent ainsi des intempéries. Personne pour surveiller, personne pour faire payer et pourtant tous ces travaux colossaux ont dû coûter cher.....parce que amener là les matériaux de construction devait être en soi un défi, les cairns étant à flanc de colline sans accès direct bien sûr......

Nous ne nous sommes pas arrêtés au pub en rentrant parce que la pluie menaçait franchement mais pour finir il est tombé 3 gouttes pour dire !

Sur la route du retour toutefois (à l'aller il n'y avait personne), nous nous sommes arrêtés pour regarder un monsieur qui avait attelé un tracteur à une foreuse et on se demandait bien pourquoi : il portait un vieux ciré qui était crotté jusqu'en haut de la tête et essayait désespérément de rouler une cigarette tout en surveillant sa foreuse ; il est venu nous voir comme si cela était naturel et qu'il nous connaissait depuis toujours pour nous expliquer qu'il cherchait la nappe phréatique pour avoir de l'eau courante dans la maison qu'il allait construire en contre-bas et qu'il en était déjà à 40m de profondeur....et il est reparti surveiller sa machine ! On espère pour lui qu'il est au bon endroit !

Samedi 2 juillet ; Mainland

toujours très peu de vent, une alternance de soleil et de nuages sans pluie mais il fait toujours frais : tous les jours entre 13 et 15°C.

Comme le mouillage de Rousay était très près de Mainland et proche d'un site que nous n'avions pas pu aller voir en bus, nous nous y sommes donc rendus en bateau ; nous avons mouillé dans une eau cristalline turquoise sur fond de sable. Près de la côte ,nous étions ainsi en dehors du courant de la passe qui permet à cet endroit de rentrer dans l'archipel et ce courant est si fort, dans un sens comme dans l'autre, qu'il crée une barrière visible de loin mais qui empêche la houle du large de rentrer.

Ce site se compose d'un « broch » (tour à double mur de 15 à 25m de diamètre extérieur qui n'existent qu'en Ecosse et qui ont 2000 ans) mais ce broch avait tout un village autour alors que ceux que nous avons vu aux Hébrides étaient seuls ; le jeune qui faisait office de caissier était passionné par l'archéologie et l'interroger était du pur plaisir. Il avait une voix chaude et profonde qui vous envoûtait ; on l'imaginait plus en train de fouiller les ruines qu'il gardait mais il a dit «  sans argent pour faire des fouilles ».....il n'avait pas l'air de s'ennuyer et était même très content que les gens lui posent des questions ; dans sa petite maison (en pierres) qui servait de caisse il y avait aussi un petit musée et tout l'historique du lieu et des brochs en général.

Nous n'avons pas ressenti la même impression de dans le broch que nous avions visiter aux Hébrides : celui-ci a trop été remanié par les Vikings (une fois de plus) et par les découvreurs en 1930 et comme le site est tout au bord de l'eau, ils ont déplacé une des maison (en forme de trèfle) et ils ont construit un mur de soutènement (comme à Skara Brae) avec les dalles de la plage ce qui fait qu'on ne le remarque même pas tant il semble naturel !

Ce site est très éloigné lui-aussi des autres sites de l'île, on peut encore s'y promener (il est seulement interdit pour des raisons de sécurité de monter sur les murs de la tour) en toute liberté et nous n'avons pas eu de cohortes de visiteurs bidochons !

Bernard a 60 ans aujourd'hui et nous avons fêter cela avec deux excellents vins que nous gardions en réserve pour ce genre d'occasion et du foie gras bien entendu. Notre ami de Lanvéoc lui a envoyer un mail pour lui dire que l'on s'habituait très bien à être un « petit vieux hyper-actif » ; cela lui a redonné le moral !!!

notre menu habituel de navigation , poisson, crustacés, fruits de mer et algues est mis à mal cette année ; nous avons dû tout finir en entrant dans le canal puisque c'était de l'eau douce et depuis que nous sommes sur la côte Est nous n'avons guère eu le temps de nous occuper de refaire nos réserves hormis une fois à St Peter's Pool où nous avions trouvé quelques coques. On n'a pas remis nos nasses et le peu de fois où Bernard a pêcher il n'a rien pris...

du coup comme nous avions repérer des coquilles de coques sur la belle plage de sable où nous avions laissé l'annexe , nous sommes redescendus après déjeuner pour voir : il y avait du monde sur cette plage mais à part prendre le soleil et l'air, nous n'avons rien trouvé sauf exactement 6 bigorneaux ...avec çà on ne va pas faire une indigestion !!!

En fin d'après-midi, nous sommes repartis vers un mouillage au nord de Rousay ; c'est plutôt sauvage quoiqu'il y ait des maisons dispersées partout. Pratiquement toutes les maisons dans ces îles ont une ou plusieurs éoliennes de différents types et souvent pas très hautes et plus discrètes , si tant est que cela puisse être discret ! Mais dans un pays réputé pour avoir beaucoup de vent hors saison d'été on comprend que cela soit bien pour eux.

Dimanche 3 juillet ; île de Rousay

repos aujourd'hui ; petits plats à préparer pour la traversée vers les Shetland, lecture, broderie....

grand soleil pour nous , ce qui ne paraît pas être le cas plus au sud ; il faisait 26°C dans le bateau, c'est vous dire....l'été quoi !

On n'a même pas mis un pied à terre.....

nous essayons de repartir demain vers Fair Isle et ensuite les Shetland ; Fair Isle est à mi-chemin entre les Orcades et les Shetland et cette île est bien pratique pour faire une escale en cas de mauvais temps surtout. Au vu de la météo, on devrait surtout avoir besoin du moteur....

Très beau coucher de soleil ce soir avec les nuages qui reviennent ; s'il ne pleut que la nuit....

Lundi 4 juillet ; île de Sanday (au nord des Orcades)

il faut que je pense à faire une photo d'une carte des Orcades que vous puissiez voir ces îles et leur disposition.

On alterne du moteur et le code D mais on est sortis du centre de l'archipel et la longue houle de l'Atlantique se fait sentir maintenant ; si vous ajoutez à ça le courant entre les îles, digne de la sortie du Golfe du Morbihan et le vent un peu contraire , cela vous fait une marmite bouillonnante à grande échelle avec déferlantes en prime : arrivé à ce stade ce serait plutôt du genre « shaker » !!!

Cette île de Sanday est, comme son nom l'indique, une île de sable très blanc : très joli !

On dirait un peu les Glénans ; pas plus haute, rien que des dunes et quelques toutes petites collines.

Les autres îles jusqu'à maintenant étaient dans le genre  « plateau incliné » avec des falaises sur un bord et plates de l'autre ; toutes ces îles sont extrêmement cultivées et font beaucoup d'élevage principalement de bovins, que l'on voit en immenses troupeaux depuis le bateau. Les fermes sont énormes, elles aussi, il faut dire qu'ils ont de la place pour y mettre plein de bâtiments....

là nous sommes au nord des Orcades, cette île est assez éloignée de Kirkwall mais vous avez des maisons partout où que vous regardiez...Le port pour le ferry est de l'autre côté de l'île plus au sud, ici il n'y a qu'une petite jetée, pour les pêcheurs probablement ; la baie est très large, ouverte au vent du nord et il n'y a pas beaucoup d'eau. Une fois n'étant pas coutume, nous sommes mouillés très loin de la côte, il n'y a pas assez d'eau pour se rapprocher. Cet endroit plairait à Dominique et Sophie : on est tous seuls, pas de bruit, juste la toute petite houle du large qui arrive à passer et qui nous berce....l'eau est turquoise grâce au sable blanc et suivant les fonds elle change de couleur....

ça manque un peu d'arbres dans le coin....

nous nous sommes couchés tard pour regarder le coucher de soleil somptueux que nous avons eu ce soir ; il faisait tellement doux que nous sommes même restés tard dehors à le regarder : il se couche à 22h25 en ce moment.....

Mardi 5 juillet ; île de Sanday

la météo change plus vite que ce qu'ils peuvent annoncer ; toujours du soleil pour nous toute la journée et peu de vent, ce qui nous fait rester ici en attendant un peu d'air qui nous conviendrait en prime....on devrait en avoir demain mais finalement il y en a eu aujourd'hui et on aurait peut-être dû partir aujourd'hui....

A terre devant nous il y a les ruines d'un village de pêcheurs du 19e S ; que nous allons voir bien sûr. Il fait un temps splendide et toutes les prairies sont en fleurs mais à part le village il n'y a rien d'autre à voir aux alentours.

Cet aprem Bernard est retourner à son occupation préférée: aller pêcher !

Il m'a déposée à terre avant de partir, à marée basse ; je n'y ai trouvé que quelques belles moules mais absolument rien d'autres sauf un cimetière de coquilles vides de couteaux que nous ne savons pas ramasser à notre plus grand regret car visiblement cela ne manque pas ici !

Mercredi 6 juillet ; îles des Shetland - au sud de Mainland, Sumburgh Head

réveil à 6h pour partir avec le courant qui va bien dans la passe avec la dernière île au nord des Orcades ; il fait beau mais on voit qu'au sud c'est plutôt gris et cela monte vers le nord comme nous.

On a réussi à faire 1h de voile pure avec le code D mais il a fallu se résoudre à mettre le moteur ; la mer est houleuse dans tous les sens après la dernière île et même avec la grand-voile hissée pour stabiliser un peu le bateau, cela n'est pas très agréable....cela aurait été mieux avec du vent et on aurait dû partir hier, c'est comme çà !

Il y a une visibilité extraordinaire car on voyait Fair Isle à 30 MN !

Là, déception : l'abri qui sert de port au ferry est trop petit pour mouiller et il y avait déjà 2 bateaux Norvégiens amarrés à quai sans possibilité de nous y mettre. On a surtout été déçus par l'attitude de ses 2 bateaux : personne pour venir nous prendre les amarres (on s'était mis sur le quai principal de chargement du ferry, provisoirement), ils nous ont regardé faire sans sourciller mais surtout le plus petit des 2 aurait pu nous proposer de nous mettre à quai à sa place et lui à couple de nous, ce qui en plus aurait été plus confortable pour lui, n'ayant plus le problème des amarres longues pour la marée.....cette attitude, ici, dans les pays nordiques, est étonnante....il y a des c....partout décidément !

Nous ne serons restés à Fair Isle qu'une demie-heure ; impossible de mouiller ailleurs sans se faire branler toute la nuit....et puis la météo prise à ce moment-là nous annonce un coup de vent de secteur Sud , pas imminent comme ils disent mais qui arrive rapidement.

Nous prenons donc l'option départ imminent, lui, pour les Shetland avec le moteur plus fort pour passer avant le mauvais temps....qui ne viendra pas ce soir !

Il n'y a que 22 MN pour les Shetland et en marchant normalement on pouvait espérer y être vers 21h mais nous avons trouvé un mouillage tout au sud et nous y sommes arrivés à 19h, bien soulagés d'y être. Nous avons mouillés sous l'aéroport du sud des Shetland d'où partent les hélicoptères qui vont sur les plate-formes ; heureusement à 20h ils arrêtent leurs rotations....