vendredi 26 août 2022

 

Jeudi 28 juillet ; île de Terceira / mouillage devant le port de Praia do Vitoria

nous n'avons rien fait d'extraordinaire depuis notre arrivée hormis découvrir le marché et le centre ville avec de beaux monuments et une rue piétonne entièrement pavée de petits pavés noirs et blancs artistiquement posés en mosaïque...

Bernad n'est pas bien et très fatigué.

Il y aurait de la place dans le port mais il est hors de question d'y rentrer pendant leurs fêtes car celles-ci sont notoirement bruyantes avec entre autre de la musique à fond de 17h à 3h du matin et cela serait intenable si nous étions dans le port ; non que nous soyons très loin au mouillage mais si le vent tourne nous l'entendrons moins...

Nous avons signalé au port que des amis leur avaient parler de nous pour un hivernage éventuel au sec mais avec les fêtes ils nous ont fait comprendre que ce n'était pas le moment....

Ces fêtes n'ont pas eu lieu pendant 3 ans à cause du Covid alors maintenant ils se lâchent !

Elles s'arrêtent le dimanche 7 après le feu d'artifice, ouf !

Nous avons fait connaissance d'autres bateaux français dont un autre au mouillage et dont le propriétaire est venu nous voir pour savoir si nous avions des films sur disque externe pour en échanger avec lui ; ce que nous avons accepter bien entendu encore que nous ne pensions pas toujours à regarder ceux que nous avons mais enfin...

L'autre bateau est au port depuis 10 ans et bien sûr de bon conseil pour tout ce qui touche cette île ; ils nous ont donné quelques tickets de bus pour éviter de les acheter à bord parce que nous avions plus de 65 ans et avions droit à un demi tarif ; ce qui nous fait le billet à 1,35 euros, cool !

Ils repartent en France et nous ont laisser une rallonge électrique à portée dehors dans leur cockpit pour que nous puissions venir à leur bord pour mette en charge nos batteries de vélos, sympa comme affaire !

Dimanche 31 juillet ; île de Terceira / mouillage devant le port de Praia do Vitoria

Hier après-midi nous avons changé de place en espérant fuir le bruit et en allant mouiller de l'autre côté de la baie fermée par les 2 jetées ; nous avons mouillé devant une belle plage et effectivement nous n'avons pas eu beaucoup de bruit pendant la nuit …

Mais aujourd'hui en fin de matinée la Police Maritime est venue nous dire que nous ne pouvions rester là....c'était trop beau ! Seuls au mouillage...

Ce n'est pas interdit au stricte sens du terme mais seulement autorisé par violent vent de sud parce que ce vent rend totalement inconfortable le mouillage devant le port ; le policier qui nous a parler était de toute évidence assez ennuyé de nous virer de là...

Il nous a laissé jusqu'au soir pour retourner de l'autre côté ; nous en avons profiter pour aller nous mettre dans le fond de la rade tout contre la grande jetée extérieure quand elle fait l'angle avec la plage, l'endroit est plus protégé de la houle et un peu moins rouleur peut-être...

Il y a beaucoup de bateaux ce soir au mouillage...

Lundi 1 août ; île de Terceira / mouillage devant le port de Praia do Vitoria

Bernard va un peu mieux et moi pas encore trop mal on décide donc de prendre le bus pour la capitale de cette île : Angra do Heroïsmo.


Cette très jolie ville est inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO et elle le mérite , seul côté désagréable de cette affaire c'est que dès que vous voulez acheter quelque chose ou vous asseoir boire un coup vous payer 2 ou 3 fois le prix en cours dans ces îles....

Et il faut être en forme pour arpenter ses rues car la ville est construite sur une pente assez raide !

Ses rues sont entièrement pavées de petits carreaux noirs et les passages piétons sont délimités par des petits pavés blancs, grande classe ! Quand aux trottoirs les dessins divers sont des œuvres d'art...

La cathédrale est visitable ; on peut monter dans les tours et visiter un petit musée , le tout pour 3 euros...Cette église a perdu sa tour gauche au cours d'un tremblement de terre le 1 janvier 1980 et elle a ensuite brûlée au début des années 2000, pas de chance !


En fait les églises ne manquent pas dans ces îles et s'il n'y en avait que 3 ou 4 à Vila do Porto , ici il doit bien y en avoir une bonne dizaine tout comme à Praia d'ailleurs....

L'architecture des immeubles nous a fait penser aux belles maisons du nord du Portugal avec beaucoup de décorations extérieures et de belles couleurs ; il y a aussi plusieurs jardins publics soigneusement entretenus et fleuris à souhait.


Il faisait chaud et lourd et nous étions fatigués ; après avoir déjeuner au premier endroit raisonnablement cher, nous sommes allés prendre le frais dans un jardin public pour y faire une petite sieste à l'ombre et au vent.

L'année prochaine nous y retournerons avec le bateau pour aller visiter ce côté de l'île qui est un peu loin pour nos vélos en partant de Praia qui est tout à l'Est.

En plus nous dormons assez mal à cause de la musique qui est à un niveau sonore très élevé jusqu'à 3h du matin....


Mercredi 3 août ; île de Terceira / mouillage devant le port de Praia do Vitoria

Cette fois c'est moi qui suit malade, c'est çà le partage des choses pour un couple....

Avec une bonne migraine en prime et donc couchée toute la journée...

On ne s'est pas fait tester, non, cela ne nous avancera pas à grand chose de savoir si nous avons ou non ce satané Covid ; on va faire profil bas et rester à bord...

Benard va mieux mais il ne recule pas devant une petite sieste néanmoins....

Jeudi 11 août ; ; île de Terceira / mouillage devant le port de Praia do Vitoria

depuis que nous sommes à Terceira nous n'avons rien fait ni rien vu hormis d'aller en bus à Angra.

La raison en est que l'équipage de Romico est malade et bien malade ; très enrhumés tous les 2 + migraines insoutenables pour moi ainsi que des vertiges qui ne sont pas améliorés par le continuel balancement du bateau....

On nous avait parlé de ce mouillage comme étant « rouleur » ,ce qui veut dire qu'il y a un constant fond de houle qui rentre dans la baie ,et pour l'être il l'est !

Vous ajoutez à cela qu'avec leurs fêtes ,qui viennent de finir dimanche, il y avait de la musique jusqu'à 3h du matin tous les jours et toutes les nuits et du monde partout, ce qui fait que nous n'avons guère dormi et pas d'un bon sommeil....

Mes maux de tête ont été si longs que j'ai fini par demander à Bernard de me débarquer au moins 2 nuits pour dormir un peu sans être roulés et au calme et comme cela faisait 24h que j'étais couchée sans manger parce que envie de vomir en permanence, il a accepté.

Vous allez me dire que nous avions qu'à rentrer au port ! Mais non mes pauvres amis, le port est complet jusqu'au 15 août minimum sauf pour les petits bateaux, qui eux trouvent toujours une place...Quand à notre éventuel hivernage ici, nous ne saurons qu'à la fin du mois....cela rajoute à notre stress bien sûr...

C'est bien la première fois que cela nous arrive de ne pas savoir au mois d'août où nous allons hiverner et nos amis Alvaro et Dominique qui s'étaient démenés pour nous trouver une place ici sont bien déçus et embêtés.

En tout état de cause l'année prochaine nous serons toujours aux Açores pour l'été et entre le 15 juillet et le 15 août nous entrerons dans un port et n'en bougerons plus, mais pas ici !

Mon Nanard a donc réservé 2 nuits dans un petit hôtel à 10mn du port mais il y a dormi aussi ; même s'il n'en parlait pas, cela veut dire que lui aussi avait besoin d'un bon sommeil !

Nous avons donc déserté notre Romico et cela nous a fait un bien fou !

Notre Romico ne risquait rien car cela faisait plus de 8 jours que notre ancre était enfoncée dans le sable de la baie et elle doit être bien enfoncée !

Pendant donc 2 jours nous n'avons absolument rien fait que lire et nous reposer et manger à droite et à gauche des petits plats, pas forcément Açoriens d'ailleurs.

La seule promenade que nous ayant faite a été d'arpenter la ville et de vouloir monter au point de vue au-dessus mais celui-ci était inaccessible parce qu'ils étaient en train d'installer le feu d'artifice qui aurait dû avoir lieu dimanche ….

Vendredi 12 août ; port de Praia da Vitoria

Nous avons réintégrer notre cher bateau ce matin et avant que nous l'ayons atteint le port nous téléphonait pour nous proposer une place !

En plus c'était juste celle que nous avions en vue parce que facile à prendre et à l'extérieur du port, ce qui nous permettra d'être plus au calme....

En passant avec l'annexe nous avons demandé à notre futur voisin de derrière s'il pouvait nous attraper nos amarres à notre arrivée et nous sommes remontés à bord nous préparer à relever l'ancre.

1h après nous étions donc à quai et nous n'allons pas en bouger d'ici un moment....

Dimanche 14 août ; port de Praia da Vitoria

Çà y est l'équipage de Romico est guéri !

Nous pouvons reprendre nos activités préférées : baignade, vélo, marche et j'en passe....

Ces 2 jours à terre nous ont incontestablement fait un bien fou et permis une prompte convalescence …

Aujourd'hui donc c'est la première fois depuis 3 semaines que nous réenfourchons nos vélos.

Direction la côte nord car le vent venant de cette direction, nous étions assurés de pouvoir avoir de l'air en roulant sans crever de chaud ; il fait lourd depuis plusieurs jours avec des orages assez violents de temps à autre.

On a pris le chemin des écoliers bien entendu et quelquefois des routes dites « secondaires » qui sont en réalité d'anciennes routes pleines de nids de poules et de gros cailloux.

La route sur ce côté nord reste à bonne distance de la mer et traverse un plateau très cultivé d'une cinquantaine de mètres au-dessus du niveau de la mer. Mais cette altitude est assez variable jusqu'à 100m par endroits.

Nous avons traversé une grande bourgade toute en longueur, Vila Nova, avec de très belles maisons très typiques du Portugal : les tuiles des maisons sur ces îles sont de style Méridional c'est à dire des tuiles canal et sur les maisons anciennes il y a un semblant de génoise comme décoration ; sauf qu'au lieu de rajouter une rangée de tuiles en-dessous de la toiture, c'est la toiture qui prend une pente différente pour la rangée d'en bas.

Mais la plus grande différence avec le sud de la France, c'est qu'il y a aussi une rangée de génoise sur les pignons ; ces tuiles sont dans le même sens que celles d'en bas et cela fait une très belle et originale décoration.

Comme chez nous, plus le rang social du propriétaire est élevé ,plus il y a de rangs de génoises mais pas sur les pignons bien sûr.

En plus ici tous les joints en ciment et la base des tuiles est peint en blanc, ce qui encore plus ressortir la disposition de ses tuiles...

Comme la roche est totalement volcanique de ce côté de l'île, il y a dans toutes les communes des zones de piscines naturelles qu'ils appellent « des zones balnéaires ».

Celle de Vila Nova était assez grande et au-dessus de cette zone il y avait un espace herbé pour les piques-niques avec tables et bancs sous de petits parasols faits branches de palmes, ce qui nous a permis de manger à l'ombre.

Avant d'arriver à Quatro Ribeiras il y avait une petite route qui descendait de façon assez raide vers la falaise ; il y avait là des colonnes de basalte assez jolies mais le coin était magnifique !

La route pour descendre passait sur une vieille coulée de lave très impressionnante ; la végétation avait finie par pousser et nous passions entre 2 haies d'arbustes bien verts ; seul inconvénient c'est que cela nous coupait la brise rafraîchissante et il faisait un cagnard abominable.

La route était pleine de trous et assez difficile tant est que j'ai dû m'arrêter en remontant avec le cœur qui battait la chamade, ce qui ne m'arrivait plus depuis que j'ai un pacemaker...

Péniblement j'ai rejoint Bernard qui commençait à s'inquiéter et j'ai dû m'allonger à l'ombre sur le muret qui bordait la route côté falaise qui montait...

Quelques kms plus loin nous arrivions à Quatro Ribeiras où il y avait une très très belle zone balnéaire avec piscine, de nombreux petits bassins dispersés dans les nombreux trous de la lave , le tout aménagé avec pleins de petites terrasses bétonnées échelonnées entre les différents trous.

Cette baignade était indispensable avant de revenir.

Comme il y avait un orage au-dessus de la mer qui menaçait de nous tremper pour notre retour nous avons fait ce retour d'un seul tenant en prenant au plus court. 30 km à l'aller et 20 au retour.

Mais 20km sans s'arrêter ou presque je pense qu'il va falloir quelques jours pour nous en remettre !!!

Belle journée bien occupée mais quand nous ne montons pas à 800m d'altitude nous pourrions faire plus de 70km avec nos vélos !










































mardi 2 août 2022

 

Dimanche 17 juillet ; port de Vila do Porto / île de Santa Maria/ Açores

il nous faut bien 2 jours de repos après une rando en vélo pendant lesquels on ne fait pas grand chose....

Donc aujourd'hui départ en vélo pour la côte Est et le village de Sao Lourenço en contre-bas d'une falaise. En grande partie même route que pour le phare mais après le col dans les montagnes on a bifurqué vers l'Est et non vers le sud. On a éviter le raccourci de la route qui nous faisait passer par le hameau dans la combe profonde ; si la route n'était pas plate du moins a-t-on évité cette combe.....

On a commencé à avoir du soleil en redescendant des montagnes, il faisait même assez chaud après le passage d'une averse ( qui ne valait même pas un arrêt pour s'abriter).

La route qui descend à Sao Lourenço est raide avec de grands lacets et des vues sur la falaise et le village absolument magnifiques ; là encore on a déjeuner sur l'herbe en contre-bas de la route et une vue splendide.

La falaise a été presque complètement cultivée à une époque où l'on se donnait encore la peine de construire des « restanques » ; certes les pierres pour faire ce genre de murs ne manquaient pas mais cette falaise est tellement verticale que cela devait être particulièrement pénible de construire ces murs.

Tout çà pour faire pousser de la vigne....et il paraît qu'il n'était pas si bon que ça le vin tiré de ces vignes...

Pratiquement tout est à l'abandon maintenant....quel dommage !

Le village est un village de villégiature avec des petites maisons qui devaient être des « cabanons » pour les cultivateurs, puis des cabanons pour l'été avant d'être remises en état et souvent agrandies.

Là on sent bien que nous sommes du côté de la côte d'Azur française....

Il y avait une piscine naturelle ; ces piscines dites « naturelles » sont en fait des « piscines à marée » comme on en voit en Bretagne : elles se trouvent au niveau de la mi-marée à peu près et se remplissent le temps de la marée haute et quand celle-ci redescend l'eau reste dans la piscine, c'est très bien pensé cette affaire....et c'est gratuit ces piscines !

En bref j'en ai profité pour me baigner, ce qui était bien agréable....

Et puis il a fallu remonter... Et bien même avec des vélos électriques on en a chier...

On avait échanger nos vélos avec Bernard mais sa batterie à chauffée avec les efforts , la route très raide et avec la chaleur...en faite il y avait 240m de dénivelé pour 2 km de route, ce qui est court...

Comme il faisait vraiment beau et chaud nous n'avons pas repris la route qui coupe par la montagne mais on a fait le tour de ces montagnes par la côte nord ; on a adoré ces paysages sauvages avec juste quelques petits villages ou hameaux avec de jolies petites maisons bien peintes et de bien beaux jardins fleuris , c'était reposant !

Mardi 19 juillet ; toujours au port

Ce matin notre voisin le cata de plongeurs est revenu à quai à 8h30, heure à laquelle il aurait dû être sur son spot de plongée ; en lui prenant ses amarres nous avons compris pourquoi : Vania, sa chef de cuisine, matelot et probablement l'associée de Carlos était malade ; elle était pliée en 2 et ne tenait pas debout .Dès le bateau amarré elle a filé à l’hôpital parce qu'ici c'est la seule solution quand on est malade, hormis pour un rhume peut-être...

Il a fait sa journée sans elle mais quand il manque une personne clé sur ce genre de bateau cela tourne vite à l'enfer...

Nous nous sommes repartis en vélo faire une dernière rando avant de partir pour l'île de Tercera vendredi ; il faisait gris mais pas trop frais donc …

On est allés voir une petite falaise de colonnes de basalte qui se trouve sur la côte sud vers l'Est.

La route passe en bordure des falaises mais descend à la plage de Formosa et remonte sur le plateau de l'autre côté ; enfin nous avons fini le chemin à pieds parce que la route était pas mal endommagée et donc dangeureuse...

Mais le ciel était resté gris et les photos ne donnent pas grand chose ; le sentier pour y aller faisait passer par une colline avec des pentes très raides et au milieu des vaches.

Nous avons été assez déçus par le site qui est très petit finalement et surtout sans soleil...

En repassant à la plage de Formosa nous nous sommes arrêtés pour nous baigner parce qu'il faisait lourd et nous étions en nage...

Pas de piscine à cet endroit, juste la plage.

Cela nous a fait un bien fou !

A 21h nous aidé Carlos à s'amarrer ; Vania ne reprendra pas sa place tout de suite à bord parce qu'elle a été testée positive au Covid à l'hôpital, elle doit rentrer sur Sao Miguel pour faire des examens supplémentaires ….

Carlos a trouvé la solution pour ses repas du soir au moins, en téléphonant à des restaurants de l'île qui vont venir lui livrer des repas tout prêts...

Et puis en discutant de choses et d'autres sur le ponton, une de ses clientes plongeuses nous dit qu'aujourd'hui ils ont eu la chance d'aller nager avec des raies Manta....

Je m’exclame alors en disant que pour voir çà j'embarquerais bien avec eux !

Carlos me prend au mot et nous propose de venir avec eux le lendemain toute la journée d'autant qu'il allait faire le tour de l'île....ce que nous rêvions de faire !

Mercredi 20 juillet ; toujours à Santa Maria

nous avons donc embarqués à 8h30 sur le cata avec palmes , masques et tubas pour une belle journée très ensoleillée et sans vent.

Journée magique et de vacances tellement il faisait beau !!

Il emmène ses passagers faire 3 plongées par jour ; ils ont fait la première sous la falaise d'une petite île qui se trouve à 10mn du port vers l'ouest ; là il y avait aussi quelques orgues de basalte, pas très bien finies mais cela en était.

Nous nous étions étonnés d'en voir aussi peu quand nous étions allés voir cette petite zone d'orgues de basalte en vélo hier mais en fait c'était la seule zone visible depuis la terre, le restant ne se voit que de la mer...

Et le tour de l'île montre bien qu'il y en a partout.

Puis nous avons fait route vers l'Est de l'île en restant le long de la côte sud ; il y avait un petit vent d'Est qui nous aérait bien .

Toutes les falaises au sud-est et à l'est sont splendides et à beaucoup d'endroits il y avait de ces restanques pour la vigne ; nous en avions aperçu quand nous étions allés voir le phare . Les îliens d'autrefois devaient être de sacrés travailleurs car vraiment il y en a partout de ces restanques et souvent on peut bien se demander comment ils y allaient sur ces restanques....

Il y en a des centaines étalées sur la côte sud-est et toute la côte orientée à l'Est ; quelques unes ont été construites très haut sur la falaise et ne devaient pas être d'accès facile !

Leur deuxième plongée à eu lieu sur la côte Est entre les 2 villages en bas des falaises ; sur une petite pointe il y a une galerie sous-marine ; on rentre d'un côté pour ressortir de l'autre.

Pendant ce temps nous avons aidé Carlos a préparer le déjeuner pour 10 personnes ; une de plongeuses (française) était restée à bord et nous a bien aidés ; on a bien rigolé aussi !

Carlos nous a montré de bien jolies criques où aucune route ne descendait donc désertiques mais avec une eau si limpide...

Nous avons déjeuner en faisant route vers la côte nord ; ensuite nous nous sommes un peu écarté de la côte pour aller tout droit vers le point où se trouvent les raies Manta.

Cet endroit, qui est toujours le même, est balisé avec une petite bouée au-dessus d'un fond de 35m.

Avant d'y arriver, les raies sont arrivées de nulle part et on suivi le bateau jusqu'à la bouée.

Le spectacle était époustouflant !!!

Quelle grâce !!! Seulement 4 personnes ont plongé en se tenant au filin de la bouée et les autres, dont nous, avons sauté à l'eau en suivant : et là nous étions au beau milieu des raies...

Je crois que c'est un spectacle que nous ne sommes pas près d'oublier !!!

Ce n'est pas moi qui ai fait cette magnifique photo mais un de ceux qui nous accompagnait à la surface, il avait un boîtier étanche pour son appareil et il nous a fait cadeau de ses photos à tous

En repartant vers le port nous avons aussi vu 2 tortues qui nageaient tranquillement....magnifiques elles aussi !

Nous sommes rentrés au port à presque 9h et notre dîner nous y attendait.

Il y avait de l'ambiance à ce dîner ; Carlos nous a fait goûter à des chorizos cuits à l'alcool ou plutôt grillés à l'alcool ! Délicieux !

On est allés chercher notre bonne bouteille d'armagnac à la fin du repas que tout le monde a religieusement savouré !

Comme ils repartent dans la nuit, nous avons donc fait nos adieux à Carlos et à ses passagers.

Jeudi 21 juillet ; toujours à Santa Maria

rien de spécial aujourd'hui si ce n'est de ranger tout le bateau pour partir demain vers une des îles centrales, celle de Terceira.

C'est la deuxième plus importante de l'archipel et il faut 2 jours et une nuit pour y aller et pour çà il faut donc tout ranger car en 3 semaines ici on a pris des habitudes de terriens...

La météo a l'air de vouloir s'arranger , l'anticyclone dit « des Açores » à l'air de revenir au-dessus de notre tête, ce qui en soi est une bonne chose !

Nous avons postuler pour hiverner ici au sec mais ils sont assez réticents ; à la première demande ils ont dit non pas de place puis peut-être si la remorque peut nous emmener de l'autre côté du port et puis non parce que nous sommes trop lourd pour la-dite remorque...

Peut-être aurions nous pu insister mais nos amis Franco-Portugais Dominique et Alvaro ont fait une demande pour nous à Terceira et si pour le moment ce n'est pas très concluant il nous faut aller sur place pour voir et discuter car les prix sont très bas là-bas en plus.

Vendredi 22 juillet ; toujours à Santa Maria

notre départ a été reporté à dimanche si tout va mieux...

Je me suis réveillée cette nuit avec tout qui tournait autour de moi : les vertiges étaient revenus et puissants ; nausées et migraine en prime...

Toute la journée au lit à somnoler et à la diète, super !

Une jeune femme de l'âge de Pascaline est venue nous voir pour savoir si nous n'irions pas à Tercera et si nous accepterions de la prendre avec nous.

Il y en a beaucoup ici dans les îles de ses jeunes de tous pays qui font du bateau-stop, ce n'est pas la première fois qu'on nous le demande mais à chaque fois ce n'était pas notre direction...

Là nous allons effectivement à Tercera et Bernard lui a répondu que cela serait possible quand à savoir quel jour...

Samedi 23 juillet ; toujours à Santa Maria

La jeune femme est revenue ce matin et nous avons accepté de la prendre avec nous car comme çà nous serons 3 à faire les quarts de nuit.

Je vais mieux car je me suis beaucoup reposée hier et nous pourrons partir demain.

Nous montons au village faire 3 courses pour la route et visiter enfin le musée du village mais on en fait vite le tour...

Notre matelote s'appelle Annaïk et elle est Belge Francophone ; très mignonne physiquement , très sportive et débrouillarde, un peu rouquine et blonde et des tatouages partout mais que voulez-vous ma fille en a presque autant alors...

Dimanche 24 et lundi 25 juillet ; île de Terceira : mouillage devant le port de Praia do Vitoria, côte Est

très beau temps pour cette traversée ; début au moteur puis code D jusqu'à 15h et moteur jusqu'au matin de dimanche.

Quelques beaux gros dauphins après 1h de navigation puis plus rien à notre grand regret à tous ; il y avait pas mal de bébés dauphins dans le groupe, qui suivaient scrupuleusement leurs mamans mais ils devaient avoir un bon repas en cours car ils ne sont pas restés longtemps...

Belle nuit bien étoilée et un beau sillage bien phosphorescent avec une température bien agréable qui nous a permis de passer beaucoup de temps dehors pendant notre veille...

A 3 c'est plus confortable les quarts de nuit c'est certain !

Que la nature est belle et le ciel si étoilé quand on navigue comme çà de nuit !!!

Dimanche matin nous avons pu remette notre génaker jusqu'à l'arrivée vers 17h.

Le temps a passé vite ! On a beaucoup discuté avec Annaïk

En somme belle traversée ce qui nous a changé un peu, l'été à l'air d'être enfin là !!!

Annaïk avait prévenu un ami sur son bateau qu'elle arrivait pour ne pas nous encombrer mais elle a été très surprise de sa réaction : c'est un monsieur de notre âge qui nous attendait de pied ferme sur son annexe et dès que l'ancre a été mise il est venu contre le bateau « récupérer sa coéquipière » !

Surprise de tout le monde mais surtout de la « coéquipière » en question car pour finir ils n'avaient jamais navigué ensemble ! Finalement elle serait bien restée en notre compagnie un peu plus longtemps puisque son avion pour rentrer chez elle en Belgique ne partait que mardi mais ce monsieur a déclaré qu'il n'en était pas question car il avait préparé sa cabine....

C'était la première fois que nous prenions une équipière ou tout simplement un équipier d'ailleurs mais nous sommes bien tombés...

On sait très bien grâce aux récits de nos amis navigateurs que ce n'est pas souvent le cas malheureusement...

Même en étant au mouillage il faut aller se présenter aux autorités pour signaler que nous sommes bien là mais en contre-partie nous avons le code d'accès des pontons et nous pouvons aller prndre une douche (payante) au port et faire de la lessive ce qui est bien pratique quand on reste au mouillage ; le port est très petit et très renfermé sans air et plein et comme ils sont en train de monter de grandes tentes sur le terre-plein on se doute qu'il va y avoir la fête.

Notre ami Alvaro nous avait prévenu que ces fêtes, qui n'ont pu avoir lieu pendant 3 ans, duraient 2 semaines, çà promet pour le bruit...

Il y a en permanence à peu près 25 bateaux au mouillage, toutes nationalités confondues : à Ponta Delgada les Français étaient largement majoritaires, suivis de près par les Danois et pays Nordiques divers. Venaient ensuite les Américains , les Allemands et les Hollandais et enfin quelques Anglais.

A Santa Maria et ici les Allemands sont largement majoritaires suivis de près par les Hollandais, quelques Français et Anglais et Canadiens.

Ici il y a des Turques, des Tunisiens, un Autrichien et plein de pays que nous ne voyons jamais naviguer dans nos eaux habituelles.




































samedi 16 juillet 2022

 

Samedi 2 juillet ; les Açores / île de Santa Maria / port de Vila do Porto

grande journée de navigation pour rejoindre cette île plus petite que Sao Miguel et à 56 MN au sud.

La dernière journée à Ponta Delgada s'est vite passée ; Vincent et Véro sont venus nous chercher le matin pour aller voir une plage de surfers sur la côte nord , qui est, paraît-il, incontournable à voir....

Cela peut nous paraître étrange à nous qui habitons le sud-ouest avec une plage de sable blond qui va de Bayonne au bassin d'Arcachon avec quantité de spots de surf...

Mais pour un Méditerranéen, pour qui les plages sont souvent grandes comme un mouchoir de poche et pas souvent de sable, voir ce genre d'endroit est intéressant ; dommage que le ciel ait été très bas et qu'il bruinait...l'arrêt à la plage a été rapide et nous avons fini au bar du coin pour un café....

Un arrêt dans un super-marché pour le plein de vivres de Vincent et un peu du nôtre par la même occas et retour à bord.

Rangement du bateau pour le départ de ce matin et nous sommes allés voir à Kirsten au carénage pour lui dire au revoir mais elle est ensuite venue à bord.

Je ne vous ai pas encore parlé de Kirsten et pourtant cela a été une belle rencontre...

Kirsten est une charmante jeune femme de l'âge de ma fille, blonde aux yeux bleus, qui vient de Cape Town en Afrique du Sud où elle est née.

C'est une solitaire et là elle vient d'arriver de Cape Town sur son bateau de 11m en plastique, mais construit dans les années 70 (donc solide) et de jolies lignes, en 48 jours !

Elle parle couramment le français et surtout le comprend très bien et elle te dit çà comme si elle venait d'aller à la douche !

Pour vous donner rune idée de ce qu'elle est capable de faire, à 22 ans elle a traverser l'Afrique de part en part c'est à dire du Maroc jusqu'à Cape Town seule....et en vélo !

Il faut le faire !

Elle monte maintenant aux Sables d'Olonne pour participer à une course style « Vendée Globe » mais réservée aux bateaux construits avant les années 80 ; cette course s'appelle « Golden Globe Race » et c'est la troisième édition (la dernière a eu lieu en 2018).

Évidemment ce ne sont pas des Imocas et ils ne mettrons pas 3 mois pour faire ce tour du monde, sans escale et sans assistance mais elle table sur 8 mois au bas mot.

Pas d'instruments électroniques, donc navigation à l'ancienne mais ils ont obligation d'avoir « facebook » pour la communication ….

Cette course part le 4 septembre et nous allons essayer de la suivre bien sûr ; elle est adorable et simple et nous l'avons eu à bord 2 fois pour boire un café et papoter, dont la dernière fois hier au soir tard, mais à chaque fois cela a été du pur plaisir de discuter avec elle....

Pour le moment elle est la seule femme inscrite .

Véro rentrait en France en avion ce matin et elle devait être à l'aéroport à 5h du matin, donc Vincent a dû larguer les amarres en suivant.

Il n'a pas une très bonne météo pour redescendre mais ceux qui rentrent en Bretagne ont une météo encore pire...

Nous nous n'avons larguer le amarres qu 'à 8h30 ; du vent de terre au départ ce qui nous a permis de naviguer avec le foc, puis le code D puis...plus de vent et le moteur ; on met en fait très longtemps à sortir de l'influence de l'île tant elle est longue.

Quand enfin nous avons pris le vent du large, j'étais tellement malade que Bernard a eu pitié de moi et il a laissé le moteur ; je n'avais rien pris avant de partir...ce n'était pas malin !

Hier nous avions envoyé un message à Pascal et Béatrice (l'ébéniste que nous avait présenté Vincent le premier soir de son arrivée) parce que nous savions qu'ils étaient à Santa Maria et que nous espérions bien les revoir.

Ils nous attendaient de pied ferme pour les amarres et ...l'apéro à leur bord.

Pascal proposait que nous nous mettions à côté d'eux mais quand nous avons vu la taille du port et le peu de place pour manœuvrer qu'il y avait entre 2 pannes, j'ai refuser de nous engager là au risque que nous avions de ne pas pouvoir faire une manœuvre sans nous coller aux autres et faire des dégâts...

Fort heureusement il y avait une place de libre juste devant nous et nous l'avons prise, comme le bureau du port est fermé à cette heure là...

Comme c'était l'anniversaire de Bernard nous avons fait honneur à l'apéro et la panne pour revenir à bord a paru bien étroite à mon Nanard !!! C'est sûr que l'apéro au rhum on est plus habitués au whisky ....

Dimanche 3 juillet ; île de Santa Maria / port de Vila do Porto

Le gars du bureau en faisant son pointage, nous a demandé de passer au bureau faire les papiers et voir à changer de place.

Il nous a demandé en premier de nous mettre justement à côté de Pascal mais il a compris à mes explications que faute de propulseur d'étrave (hélice à l'avant du bateau) et vu notre poids ce n'était pas raisonnable de vouloir rentrer là dedans ; on se mettra demain matin de l'autre côté de la panne où il y a plus de dégagement pour manœuvrer et demain matin de bonne heure il n'y aura pas de vent normalement...

La météo ici est comme dans beaucoup d'îles ; toutes les saisons dans la journée mais en revanche il ne fait pas chaud ces derniers temps : 20 ou 22 °C on ne peut pas parle de canicule ici....

on ne peut pas parler de pluie d'ailleurs mais plutôt de crachin breton ; pas étonnant que tout pousse à souhait !

Donc il bruinait ce matin et nous avons eu un grand soleil cet aprem.

Nous sommes partis tous les 4 marcher sur un chemin qui part du port et va vers l'Est à travers champs et relativement près du bord de mer.

L'eau ici est magnifique et les fonds nous rappellent amplement notre île des Embiez, là-bas en Méditerranée...

Pas très longue la balade car nous ne sommes pas très en forme et les chaussures de marche de Bernard se sont suicidées ! La semelle s'est désagrégée dans le temps et a fini par se décoller ; il a fallu ruser pour qu'il puisse rentrer sans marcher sur ses chaussettes !

Tout simplement il a délasser un peu ses chaussures et fait un tour sous la semelle avec les lacets pour fixer un tant soit peu là-dite semelle !!!

Pascal et Béatrice sont fortement intéressés par un voyage en Ecosse et donc la soirée a eu lieu sur Romico pour voir notre vidéo bien sûr....

Ils doivent rentrer sur la Loire dans les jours qui viennent mais la météo pour eux est détestable pour le moment.

Mercredi 6 juillet ; port de Vila do Porto

nos amis sont partis ce matin vers Sao Miguel et Ponta Delgada d'abord puis quand la météo sera plus favorable, vers la France et la Loire ; en faisant ainsi ils gagnent quelques heures sur leur trajet vers la France.

Nous, nous sommes en panne avec le moteur ; Bernard est allé au bureau du port pour le leur dire et ils nous ont fait changer une fois de plus de place ; nous sommes maintenant devant le quai du bureau mais sur une panne flottante face à ce quai ; de l'autre côté de cette panne vient occasionnellement un gros catamaran qui propose des séjours voile et plongée.

Il a 4 cabines en double couchage à la disposition de ses clients ; à bord ils sont 3 membres d'équipage dont le propriétaire qui est très sympa et qui est tombé amoureux de notre Romico !

Il parle couramment le français pour avoir épousé une française...

On est mieux à cette place parce que les vents dominant en cette saison viennent de notre avant ou sur le bord de droite ; nous avons remis notre toit arrière qui protège ainsi notre table arrière et descendu toutes nos bâches à poste, nous protégeant ainsi du vent et de la pluie.

Le port est encaissé entre des falaises et la route qui monte au village, qui se trouve en haut, lui, est raide à monter ; il y a aussi l'ancien chemin pavé qui y monte mais il est encore plus raide !

Ce village de Vila do Porto est tout en longueur le long de sa rue principale mais il paraît bien équipé en magasins.

La rue principale est entièrement pavée de gros pavés noirs bien sûr, puisque ces îles sont d'origine volcanique,et les trottoirs le sont également mais avec des petits pavés, comme dans la majeure partie du Portugal, et décorés façon mosaïque avec des pavés blancs, ce qui est typiquement Portugais également...

Heureusement il y a une autre rue en parallèle de celle-ci et non pavée , parce qu'en vélo !

Les bateaux ne peuvent pas rester dans le port l'hiver sauf si vous habitez à bord parce que cela valse de trop dans les tempêtes d'hiver !

Il y a un terre-plein où ils mettent les bateaux et si nos amis Alvaro et Dominique ne peuvent nous obtenir une place à Tercera nous ferons une demande ici...Nous devrions le savoir dans la semaine...

La végétation alentour est comme au bord de la Méditerranée quelque peu aride mais quand même avec un peu d'herbe ; pas un arbre dans notre champs de vision mais des cactus en tout genre.

Quand nous avons longé la côte Ouest en arrivant nous avons eu une impression de désolation tant ce côté de l'île est désertique mais apparemment il n'y a que ce côté qui est ainsi...

Dès que nous avons changé de place Bernard s'est mis à démonter son inverseur puisque c'est lui qui pose problème. Durant la traversée depuis le Portugal il avait perdu toute son huile hydraulique mais Bernard pensait que comme il n'avait pas vérifié son niveau avant de partir cela n'était assez significatif pour parler de fuite grave...

Mais entre notre navigation vers la petite île et la traversée depuis Sao Miguel nous avons encore perdu beaucoup d'huile et là,maintenant on peut parler de fuite grave.

Il s'en est vu pour démonter la bride qui cache le joint incriminé....

Normalement le mécano du port pense en avoir un autre mercredi prochain....

Maintenant nous allons avoir le temps d'aller visiter l'île et probablement pourrons nous tout faire en vélo mais on verra...

ah et on a aussi un petit problème avec nos wc...

Mais là après démontage il s'avère qu'il va falloir changer le bloc broyeur...le mécano a dit on verra lundi alors Bernard l'a remonté comme il était...

Jeudi 7 juillet ; port de Vila do Porto

aujourd'hui nous avons retrouvé un bateau, le « Skoiern », un vrai vieux gréement en bois de 16m et qui a plus de 100ans ; nous le l'avions pas revu depuis 2007 à Douarnenez où nous les avions retrouvés, eux revenaient des Açores qu'ils adorent et nous nous revenions d'Irlande, que nous adorons …

Le capitaine Patrick et sa compagne Anne-Marie travaillaient tous les 2 pour la SNCM, lui comme commandant de bord et elle comme maître d'hôtel ; quand ils ne travaillaient pas ils vivaient sur leur bateau et à la retraite ils sont partis faire un tour du monde à leur façon.

Nous les avons rencontrés en 1996 aux Embiez quand nous venions d'acheter notre Romico ; nous avons alors été voisins le long du quai et Patrick ayant des problèmes avec son pont était venu nous demander un morceaux de bois pour réparer provisoirement. Par la suite ils ont mis le bateau au sec pour de grosses réparations mais qu'ils n'ont pas faites eux-même, n'ayant pas le temps.

Nous avions fait un voyage retour de Corse avec eux sur leur ferry où nous avions été accueillis par le commandant....

Le Skoiern est de construction Norvégienne et a un « sister ship » le « Lady » (le sister ship est un bateau jumeaux) ; les 2 bateaux ont donc naturellement fêté leur centenaire ensemble en Norvège en 2018.

Quand je dis qu'ils ont fait leur tour du monde à leur façon cela veut dire en dehors des routes « touristiques » ; après avoir passé Panama ils sont remontés vers le nord et l'Alaska pour y rester un hiver puis ils sont redescendus vers l'extrême sud et le cap Horn où ils ont la chance de pouvoir mouiller devant l'île Horn pendant une semaine pour les réveillons...

Çà c'est pour moi le plus marquant mais ils ont vu énormément de pays et de gens en 15 ans et ils ont essayer de poser sac à terre à St Pierre et Miquelon mais le Covid et sa litanie de problèmes sociaux ont changé énormément de choses là-bas comme ici et ils rentrent maintenant à Douarnenez.

Si vous voulez savoir plus de choses sur eux vous pouvez regarder leur site « Skoiern ».

Grâce à l'AIS nous pouvons voir tous nos bateaux amis, eux compris et nous savions qu'ils étaient revenus sur ces îles chères à leur cœur ; quand nous sommes arrivés à Sao Miguel ils quittaient Faial pour Graciosa et fuir la horde de bateaux qui arrivaient des Antilles...des touristes ceux-là à côté d'eux...

Nous avions espéré les revoir malgré tout, quitte à aller jusq'à Graciosa quand Bernard a vu qu'ils se déplaçaient pour venir ici à Santa Maria ; nous les attendions donc dans la journée en surveillant l'AIS quand pendant notre repas je vois un gars sur l'autre panne une gaffe à la main et je jette machinalement un œil vers la digue pour voir si on voit 2 mâts.

Il y avait bien un « 2 mâts » qui arrivait mais le gars n'avait pas sa gaffe à la main pour les accueillir.

Par contre nous avons quitté notre repas séance tenante au pas de course pour aller leur prendre leurs amarres à la seule place où ils pouvaient accoster ; Patrick en nous voyant a dit  « eh bien çà alors en voilà une surprise ! » et Anne-Marie, qui ne s'attendait pas à nous voir là ne nous avaient pas reconnus sur le coup et ce n'est qu'en entendant ma voix qu'elle a compris et nous a reconnus...

On est content de les revoir après autant de temps et de voyages mais Patrick a un neveu qui vient d'avoir un accident grave de voiture et qui est dans le coma il est donc très perturbé ; nous irons ensemble boire une bière au bar du port tout en discutant....

Je vous invite à aller voir leur site car il y a de très belles photos de Skoiern (le fils de Patrick est photographe professionnel …)

Il va de soi que Skoiern et Romico sont 2 bateaux totalement différents mais nous représentons une certaine marine en voie de disparition au profit de bateaux en plastique qui se ressemblent tous ; d'ailleurs quand on parle de notre bateau à quelqu'un qui ne peut pas le voir de visu, cette personne nous demande d'abord qui est l'architecte...comme si naviguer sur un bateau incluait forcément que celui-ci ait eu un architecte de prestige, cela va de soi !

Samedi 9 juillet ; port de Vila do Porto / île de Santa Maria

il ne fait encore pas grand soleil mais le ciel est moins gris et bas, on part donc faire une visite vers la côte nord ; pour aller vers l'Est et les montagnes il aurait fallu partir plus tôt.

Il n'y avait pas 10mn que nous étions partis qu'il s'est mis à pleuvoir ; nous n'avions pas encore quitté le village alors on s'est mis à l'abri sous un arbre sur le parking du gymnase...

On a repris notre route et de nouveau une belle averse et là pas d'arbres, juste un abri du vent le long d'un muret en bas des marches d'une petite chapelle ; on est repartis un peu humides...

Après cela s'est arrangé et nous avons pu picniquer en arrivant sur place .

L'espace « désertique rouge » n'est pas si grand mais de toute façon la terre agricole est bien rouge partout ici et on voit bien que c'est une terre riche. Pour faire encore plus désertique ils ont coupé les 5 ou 6 arbres qui y poussaient mais peut-être étaient-ils squelettiques...

Grâce à une application sur le téléphone de Bernard nous avons tous les chemins qui existent et cela est bien utile dans ce genre d'endroit....

Nous en avons pris un qui nous menait vers la mer ; nous sommes passés sous une voûte d'arbres tellement dense que la pluie avait du mal à humidifier se sol !

Entre 2 averses, devenues rares c'est vrai, le ciel était bien bleu.

Je ne vous ai pas dit mais la couleur de la mer ici est d'un très beau bleu genre « bleu outremer »(cette couleur a donc un sens...) toujours est-il que cela m'a frappé pendant la traversée vers les Açores, ce bleu intense ; c'est vrai que le long de la côte du Portugal et sur le Taje, avec la vase....

Ensuite nous sommes revenus récupérer nos vélos pour aller voir la « baie des Anges »

eh oui ici aussi il y en a une sauf qu'ici c'est loin de tout et à la place d'une grande ville hyper touristique, il n'y a qu'un petit village, tout en bas de la falaise, au ras de l'eau mais qui une fois par an ,là maintenant d'ailleurs, organise un festival de musique genre « bleus ». Le seul problème c'est qu'ils ne jouent que la nuit à partir de 22h...

Il faisait chaud là en bas mais pas assez pour que l'envie me vienne de me baigner dans la piscine naturelle....

Finalement nous avons dû faire une trentaine de kms avec pas mal de raidillons mais pas de dénivelés significatifs.

Nous avons rencontré pas mal de monde des bateaux de passage comme nous dont nos voisins qui sont Allemands ; eux marchent beaucoup et tous les jours ou presque...

Lundi 11 juillet ; port de Vila do Porto

sors-t-on ou ne sors-t-on pas ?!

Telle était la question ce matin au vu de la couleur du ciel...

on a donc coupé la poire en 2 ; on a déjeuner à 11h pour partir vers le nord-ouest ensuite mais le ciel est resté plombé même si les températures sont nettement meilleures, 23°C...

Peu d'intérêts dans cette balade : la côte est déchiquetée, la végétation rase, peu de fleurs...

On a laissé les vélos quand le sentier est devenu impossible à prendre pour marcher le long de la côte. Il devait y avoir une petite chute d'eau à voir mais elle était à sec la chute d'eau !

En rentrant je suis allée me baigner sur la petite plage à gauche du port.

J'y étais déjà allée hier en fin d'après-midi ; il y avait 3 femmes dont 2 allongées sur le ventre au soleil (quelque peu voilé) et la troisième était assise.

Dès qu'elle m'a vue elle s'est tournée pour me faire la conversation !

Ce qui est drôle c'est que partout au Portugal et ici aussi, dès que je croise quelqu'un dans la rue ou que je fais la queue dans un supermarché ou au marché, la personne que je croise me dit « bom dia » comme si j'étais Portugaise et qu'elle me connaissait de longue date et celui ou celle qui est devant moi dans un commerce ou à la caisse engage avec moi une conversation sans me demander si je comprend quoi que ce soit à ce qu'il me raconte ! C'est absolument incroyable et je n'y peux rien, cela fait sourire Bernard quand je lui raconte...

Là elle avait bien compris que de la direction d'où je venais je devais forcément être une étrangère mais qu'à cela ne tienne, elle m'a parlé comme si je la connaissais de longue date elle aussi, en Portugais et quand elle voyait que je ne comprenais pas elle parlait avec les mains ! C'était franchement comique ! Du coup j'ai joué le jeu dans un sabir franco-espagnol-portugais qui ne devait ressembler à rien mais elle avait l'air ravie ! Comme quoi...

Sur les plages j'aime bien ramasser des petits bouts de verre roulés par la mer du coup elle en a ramassé plein qu'elle mettait dans mon sac tout en continuant à papoter...

Ses copines , comme elle disait , on finit par parler de rentrer et elle est partie en se retournant tout le temps pour me dire au revoir...pire que les gamines !

Mercredi 13 juillet ; port de Vila do Porto

Tempête aujourd'hui mais heureusement le vient du nord donc de notre avant

notre Romico est bien placé dans ce port et le capitaine du port a été avisé de nous faire changer de place : nous sommes très près du quai sans y être amarrés puisque nous sommes sur une panne flottante qui longe le quai en pierres.

Nous sommes très admirés car on nous voit bien que ce soit du port lui-même que du quai ; en vis à vis de nous sur le catway (petite panne flottante entre 2 bateaux qui permet de s'amarrer correctement) vient occasionnellement un gros cata qui fait le charter pour la voile et la plongée.

Carlos le propriétaire est en admiration devant notre bateau et comme il parle couramment le français pour avoir été marié à une française (il parle aussi l'anglais) nous discutons pas mal.

Il a 2 membres d'équipage , une jeune femme Portugaise qui fait l'intendance et qui a embarqué comme lui jusqu'au 15 octobre non-stop et un jeune étudiant qui alterne avec un autre une semaine sur 2 pour le restant ; ils ont tous tellement l'habitude de travailler ensemble qu'on ne les entend même pas quand ils partent même la nuit...

Carlos et son équipage sont venus visiter notre Romico bien entendu pour voir ce qu'est un vrai bateau en bois qui sort de l'ordinaire ; à chaque fois qu'ils reviennent ils sont contents de nous retrouver !

Jeudi 14 juillet ; port de Vila do Porto

enfin une belle journée sans nuages et presque pas de vent ; c'est devenu rare ces derniers temps...

On saute sur nos vélos et direction le sud-est et le phare ; d'après les photos sur les pubs ça doit être très beau et le temps s'y prête vraiment !

Le haut plateau presque plat de l'île est à l'ouest et au nord-ouest, ailleurs vers la chaîne montagneuse de l'Est c'est plein de collines un peu comme de grosses bosses sur la terre ; on a passé autant de temps à monter qu'à descendre.

Par contre dès que nous avons attaqué à monter pour traverser la chaîne de montagnes (le plus haut « le Pico Alto » est à seulement 581m) nous avons retrouver la forêt de cèdres des Açores qui nous avait tant plu à Sao Miguel !

Avec ses troncs si hauts et si droits et la route bordée de magnifiques hortensias bleus et blancs, que l'on ne voit pas plus bas, nous avions l'impression de défiler sur une carte postale...

De l 'autre côté encore plein de creux et de bosses et de jolis villages avec des maisons typiques souvent peintes en blanc avec le tour des portes et fenêtres peints en vert ; ces maisons anciennes ont toutes un four à bois à l'extérieur en extension de la maison et de belles cheminées très hautes et rondes ou quelquefois plate comme un mur un peu large.

La terre , qui est rouge, doit être très riche au vu des maisons si prospères...

Les champs alternent avec les bois ou de la grande forêt.

Le phare au bout ouest de l'île domine la mer sur un à-pic de près de 60m ; sur le versant Est il y a encore des murets pour protéger des cultures, qui n'existent plus mais donne une grande beauté à ce piton rocheux et en bas du versant ouest de ce pic il y avait une usine de traitement des baleines.

La route avant de descendre est à environ 160m et descend en longs lacets jusqu'au niveau de la mer et un peu plus vers l'Est se trouve un village coincé entre la mer et la falaise ; vu du haut de la route c'était un paysage grandiose !

Normalement il y a une grande chute d'eau après le village mais comme les torrents ici sont à sec on a pas pris le risque de descendre, d'autant qu'à force de monter et descendre sur la route nos batteries en ont pris un coup et il faudrait pouvoir être sûrs de pouvoir remonter et ensuite rentrer et la côte nous paraissait vraiment très raide à cet endroit ; on ne connaît pas assez les limites de nos batteries....

Nous avons déjeuner sur l'herbe à l'abri derrière le muret qui longe la route avec cette vue grandiose du phare et de la mer ! En prime nous étions à l'abri du vent et bien au soleil !

Nous avions préféré cette solution car sur les miradors il y avait tout le temps des touristes en voitures et ils étaient souvent très bruyants...

Nous n'avions pas fait beaucoup de km dans cette histoire et en passant au carrefour de la route qui monte au Pico Alto, nous nous sommes laissés tentés ; il n'y avait plus que 100m de dénivelé.

En haut le paysage était tout aussi grandiose qu'au phare mais avec un panorama de 360° sur toute l'île...

La route qui y montait était encore humide des averses des jours derniers et jonchée de brindilles et de petites branches de cèdres après la tempête d'hier ; on est redescendus en freinant beaucoup pour éviter les dérapages non contrôlés...

Notre circuit nous faisait prendre un raccourci par un village, mais ce village était étalé entre 2 combes profondes et là ...dur dur même avec un vélo à assistance électrique ! La route ne faisait pas de lacets, elle descendait tout droit et après un virage dans le fond remontait tout droit !

Quand nous avons rejoint la route principale nous avons eu l'impression de revenir dans la civilisation...bruyante en prime !