mardi 7 août 2007















Mercredi 25 juillet
cela fait 10 jours que nous sommes séparés Bernard et moi et c'est bien la première fois pour aussi longtemps depuis 12 ans de vie commune ! Si le temps a très vite passé pour moi là-bas à Toulon où il faisait en permanence entre 25 et 30°, ce même temps est passé au ralenti pour Bernard qui n'avait rien de spécial à faire si ce n'est de naviguer un peu et de pêcher. Il est revenu à Galway ce matin avec 30 nds de vent mais il n'a pas pu rentrer au port, la manoeuvre d'accostage tout seul avec Romico étant particulièrement délicate, il a donc mouillé au plus près du chenal; puis il a descendu l'annexe, ce qui avec 30 nds de vent est franchement sportif, pour venir me chercher en fin d'après-midi. Quand à moi, après 45 mn de retard au départ de l'avion, j'ai pu prendre mon bus (dans lequel j'avais une place réservée) à l'arrachée et retraverser l'Irlande d'est en ouest pendant 4h30 dont presque une heure dans les embouteillages de Galway . Bernard me propose d'aller dîner avant de remonter à bord , car le mouillage est intenable et il faudra en changer. Il avait visé un pub où l'on pouvait manger à toute heure avec de la musique traditionnelle, qui était finalement fort sympathique et où nous avons très bien mangé. Et puis il a bien fallu partir pas trop tard pour avoir le temps de changer de mouillage avant la nuit; Bernard avait prévu de quoi protégé les petits sacs mais le gros a refusé de rentrer dans le sac étanche, mon k-way et le gilet de sauvetage, ce qui était prudent! Et je me suis assise dos aux vagues pour ne pas voir l'étendue des dégâts , et j'ai bien fait: nous avons rempli l'annexe d'eau et nous sommes arrivés tout de même à bon port, mouillés jusqu'au slip, quand au sac non protégé tout était trempé dedans, mais bon! Nous avons vite déguerpis de là pour retourner dans un endroit que nous connaissions comme bien abrité de la houle. Mais notre annexe,elle passe bien, mine de rien et c'est la première fois que nous sommes autant mouillés.
Vendredi 27 juillet
comme nous avons fait la grasse matinée il est trop tard pour partir sur un long trajet mais nous nous déplaçons tout de même pour aller dans l'anse à côté qui est très longue mais peu profonde ce qui nous oblige à zigzaguer en suivant bien les endroits où il y a assez d'eau pour nous, car bien entendu on a rien trouvé de mieux que de faire çà à marée basse ! Nous sommes au sud de la baie de Galway, il y a pleins de petits îlots autour de nous, des parcs à moules et .......des phoques partout partout ! Cet aprem nous allons en annexe jusqu'au fond de la ria où se trouve une bourgade du nom de Kinvarra: c'est petit et c'est mignon avec un château-donjon et une enceinte sur un îlot un peu à l'écart.
Samedi 28 juillet
les jours passent et ne se ressemblent pas , heureusement; aujourd'hui il fait particulièrement beau et chaud, plus qu'hier, et nous attaquons par notre journée- corvée car le linge va bien séché; et puis c'est l'heure de la douche bien chaude, et là bien savonnée et shampooinée, plus d'eau ! Çà c'est dur ! La pompe d'eau douce est en panne alors que nos réservoirs sont pleins et le déssal qui tourne, c'est un comble tout de même ! Bernard me sort 2 seaux d'eau en direct du déssal pour que je puisse me rincer .....dehors ! Heureusement qu'il fait chaud car cette eau , elle, elle est froide ! Bon, ce n'est pas grave, mais ce qui aurait pu l'être c'est que pour une fois pendant que la « gégène-déssal-machine à laver » fonctionnait nous sommes allés en reconnaissance pour ramasser des moules ( pas une seule dans les rochers, étonnant) et nous n'aurions pas entendu la pompe s'arrêter et là nous aurions eu des dégâts avec la machine à laver ! Comme quoi quitter le bord à ce moment là n'est pas du tout une bonne idée !.Le déjeuner a été le bien-venu car il y avait du homard au menu: eh oui, pris dans notre filet ce matin, on ne se refuse rien ici, il ne fait pas 30° mais on mange bien ! Et mon Nanard a passé l'après-midi a bidouiller la pompe qui refonctionne avec les « çà-peut » du bord ! Il pleut d'ailleurs maintenant, mais cela n'empêche pas les Irlandais de naviguer à la voile, en kayac ou tout simplement aller à la pêche à la ligne;en passant, un de ces bateaux nous a donné 8 maquereaux, c'est sympa.
Dimanche 29 juillet
nous quittons les phoques pour reprendre notre navigation vers le nord; il y a par là tout un échelonnement de rias plus ou moins profondes; le vent va bien, dans la bonne direction, il fait très beau et nous sommes dehors. Mais vers 15h ce même vent se renforce et se met à tourner au faire et à mesure que nous essayons de le suivre; il aura raison de nous, ainsi que le violent clapot qu'il a soulevé et nous nous dirigeons au moteur vers la ria visée auparavant.
Lundi 30 juillet
çà c'est une vrai journée d'été comme on aimerais en avoir tous les jours: petit déjeuner dehors, puis déjeuner en mer dehors également, pas beaucoup de vent mais dans le bon sens et la mer plate , que demande un marin ?! Il y a encore une lumière magnifique aujourd'hui et nous avons remarqué que la mer dans ce cas était d'un bleu plus dense ici qu'en atlantique en France ( je ne parle pas de la Méditerranée bien sûr); vers 15h nous arrivons devant une petite île légèrement conique, toute verte, avec une petite chapelle sur le versant protégé du vent; comme nous avons le temps, nous en faisons le tour pour venir mouiller à l'abri, devant la chapelle et devant une petite anse de sable tout blanc: il n'y a que nous ici, on dirait que l'on est à l'autre bout de la planète alors que les moutons broutent autour de nous sans se préoccuper de notre venue d'ailleurs; la chapelle est toute en pierres de taille, toit compris,on dirait des lauzes vues de loin sur ce toit, mais non, ce sont les pierres qui sont taillées de cette façon, du jamais vu pour nous! Nous quittons ce petit paradis à contre-coeur mais il va y avoir du vent demain et nous n'y serons pas à l'abri. Direction Roundstone qui est une ria avec plusieurs branches comme souvent ici; nous allons nous planquer derrière une île qui devrait bien nous protéger de la houle: c'est assez désertique dans ce coin et inhospitalier, pas terrible mais nous serons à l'abri.
Mardi 31 juillet
le ciel est à l'image du décor, triste et gris; pour tout arranger, le filet que Bernard était allé caler hier soir est remonté plein d'algues collantes sans un seul poisson (fond de vase collante elle aussi): la matinée a nettoyer en partie le filet car il faudrait y passer 2 jours tant il y en a; c'est la première fois que cela nous arrive mais il faut un début à tout ! Maintenant il pleut et le vent est fort. En rentrant de Toulon j'avais été surprise par une forte odeur de gas-oil dans le bateau, ce qui n'est pas normal chez nous: Bernard vient de trouver : c'est le pré-filtre ou plutôt son boîtier avec son raccord qui a laché, il a 2 ans ce machin là et mon capitaine n'est pas content !
Mercredi 1er août
la météo est très surprenante ici, on commence la journée en hivers et on finit en été, il ne faut jamais désespérer le matin; en faite le ciel aujourd'hui se dégage très vite; la vase était effectivement très collante: il a fallu mettre en service notre petit moto-pompe (très très utile) pour faire fondre la gangue de glaise dans laquelle était la chaîne, après il faut aussi nettoyer le bateau mais bon, tant qu'à y être ! Nous passons Slyne Head avec des vagues assez courtes dues au courant contraire au vent, les voiles ne suffisent pas pour éviter la dérive, nous devons nous appuyer avec le moteur. La ligne de traîne nous ramène quelques maquereaux et un lieu jaune portion pour 2. En fin d'après-midi nous rentrons dans Clifden Bay où nous allons mouiller loin des mouillages organisés sur lesquels se trouvent déjà pas mal de bateaux; c'est plus joli qu'hier ici, çà s'améliore !
Jeudi 2 août
Depuis 14h ce jour nous sommes grand-parents d'une petite Estelle,et petite c'est le cas puisque c'est une prématurée de 4 semaines,45 cm et 2,5kg; Pascaline et le papa vont très bien et son grand frère Antony se demande qu'est-ce que c'est que cette toute petite chose qui crie si fort et que tout le monde regarde! Et franchement nous sommes des grand-parents comblés car nous allons avoir un mousse et une moussaillone, super !et gâteux cela va de soit !
Mais revenons en à nos moutons Irlandais: donc ce matin c'est encore le gris puis le bleu dans le ciel de nos moutons, impeccable, navigation pèpère jusqu'à l'île d'Inishbofin, où nous arrivons pour déjeuner; nous entrons dans l'abri principal qui ne va pas tardé à être un vrai port vu les travaux colossaux qu'ils sont en train d'y faire, mais pour cette année encore c'est peinard; sur les rochers à l'entrée il y a les ruines d'un château tout en pierres noires du pays qui a été habité par un pirate espagnol qui s'était marié avec une femme-pirate irlandaise qui sévissait sur toute la côte ouest de l'Irlande au XVIe S. Après déjeuner nous allons faire une grande promenade sur cette île qui est en fait assez grande; plutôt rase la végétation, des moutons et des vaches et de jolies plages de sable fin tout blanc donnant à l'eau une couleur exotique..........sauf la température malheureusement !Là aussi nous repartons avant le soir car cela fait 3 jours qu'une vilaine dépression s'approche de nous et d'ailleurs les sémaphores du pays annoncent un coup de vent fort pour demain et il fait vilain ne pas les écouter, surtout quand c'est annoncé toutes les demie-heures !Nous nous dirigeons vers Ballynakill Harbour qui est une ria à l'Est de Inishbofin: c'est très grand ici avec plein de bras d'eau et des tas de possibilités de se planquer, ce que nous faisons et nous attendons le coup de vent de pied ferme en arrosant la venue de notre petite-fille, quand même, il ne faut pas plaisanter avec ces choses là !
Dimanche 5 août
le vent n'a pas soufflé aussi fort que prévu mais nous étions tellement à l'abri, derrière des collines de surcroît, que peut-être nous ne l'avons pas senti. Mais il a plu et plu...et plu jusqu'à ce matin où le vent a tourné et chassé les nuages, enfin!Nous avons fait de la cuisine, du pain, lu et relu et regardé des films pendant ces intempéries. Mais cette fois il nous faut aller à terre pour les poubelles et les vivres frais; nous faisons beaucoup d'annexe et ensuite un peu de marche à pied ce qui nous fait du bien après ces 2 jours enfermés; nous sommes toujours dans le Connémara, en navigant nous avons fait le tour de montagnes appelées « the Twelve Pins »mais nous sommes passés d'une zone désertique à une verte et maintenant à une boisée, ce que nous n'avions pas vu depuis longtemps;la ville que nous recherchions, Letterfrack, n'est en fait qu'un groupe de maisons assez réduit avec pubs (mais fermés) et restaurants bien sûr et fort heureusement un super-marché, donc tout va bien. Et cet aprem c'est déjà le tour de notre « gègène-dessal-machine à laver » et puisqu'il fait beau, allons-y pour les draps, çà c'est la corvée obligatoire régulièrement.

samedi 14 juillet 2007

Samdi 7 juillet
nous avions mis le réveil pour partir de bonne heure à Galway; enfin il n'y a plus de vent! Il nous faut environ 4h pour aller dans le fond de la baie où se trouve la ville et nous devons y être au plus tard à 11h. Explications: le port de Galway est comme celui de Limerick, c'est un grand bassin un peu plus petit que ce dernier, dans lequel rentre quelques bateaux de pêche grands et petits, 1 ou 2 petits cargos et des plaisanciers qui s'amarrent à couple les uns des autres et ce bassin reste en eau grâce à une porte d'écluse qui ouvre 2h avant la pleine mer et qui ferme à la pleine mer; c'est un système curieux car d'ordinaire la porte ouvre 1h avant pour fermer 1h après, ce qui logique mais nous croyons avoir compris pourquoi: leur porte n'est pas étanche, l'eau s'écoule donc suffisamment pendant 4h pour ouvrir sans problème et ils la referme vite quand il y a beaucoup d'eau pour que le niveau ne descende pas trop !
Oh surprise agréable, nous captons 2 ou 3 wifis très convenablement pour nous connecter sur internet ce qui me permet de réserver mon billet d'avion pour la France. Après déjeuner nous partons à la recherche de l'office du tourisme pour divers renseignements; dans toutes les villes il y a un office du tourisme, en général très grand qui non seulement renseigne mais vends également tout ce que l'on peut trouver de typique en Irlande à des prix finalement intéressants. Nous réservons des places pour faire un tour dans le Connemara en car demain et des places pour un spectacle de danses et musique traditionnelles demain soir et nous partons nous promener en ville; Galway est une très jolie ville, pas trop gâchée dans le centre par des immeubles modernes, avec une grande rue piétonne bordée de pubs et de vitrines aux façades peintes de couleurs vives à la mode dans ce pays, ce qui leur donne un air gai: de toute façon il fait beau, c'est samedi, les rues sont pleines de monde, il y a de la musique à tous les coins de rue et c'est bien agréable, cela fait oublier tous ces jours de mauvais temps ! Sur la place principale de la ville avec une fontaine et de la pelouse des centaines de jeunes sont allongés par terre, c'est les vacances,certains jouent de la musique ou chantent, les autres tirent des plans sur la comète....
Dimanche 8 juillet
Là ce n'est pas le mini-bus qui nous avait emmenés dans le Burren, c'est un bon gros car moderne avec la clim (comme si c'était indispensable ici!) et nous sommes 42 passagers avec un chauffeur assez âgé, qui travaille à l'ancienne, chemise blanche, blazer bien repassé et cravate,les cheveux bien aplatis sur le crâne avec des plus longs pour cacher sa calvitie plus que naissante mais dans sa vie il n'a jamais dû envisager seulement d'être habillé autrement! Au demeurant charmant sauf qu'il ne parlait pas un traître mot de français, tant pis on a fait avec!
Tous les vieux comme nous, nous nous étions mis devant et bien nous en a pris car la moitié des passagers étaient des étudiants Irlandais, Français et Espagnols auprès de qui nous n'aurions rien entendu des commentaires car ils parlaient tout le temps et ils nous ont mis le feu dans le fond du car, ce qui était quand même bien, ils ont mis de l'ambiance et il n'y a pas si longtemps c'était nous qui le faisions n'est-ce pas ?
Le circuit était bien fait; il nous faisait passer au bord de la mer voir les quelques fjords avec leurs îlots (que nous verrons plus tard à bord du Romico) et rentrait dans les terres en longeant des lacs (les Loughs ici) au milieu des tourbières et des montagnes; le chanteur qui a chanté les « terres brûlées du Connemara » savait de quoi il parlait, il y était venu sans aucun doute ! Montagnes de granit où rien ne pousse et dans les creux, des lacs innombrables entourés de tourbières; ils commencent à replanter des sapins dans les endroits où il y a encore un peu de terre pour le faire. La « Grande Famine » de 1845-48 a fait beaucoup de dégâts par ici et on comprend pourquoi!Les lacs sont le paradis des pêcheurs à la ligne. Nous sommes rentrés à Galway en fin d'après-midi, le temps de dîner, de s'habiller convenablement et on part à l'hôtel Sathill, sur la plage du même nom à 1km6 de là pour voir le spectacle; on a marché tellement vite, de peur d'être en retard, que l'on avait 40mn d'avance ! On est allés boire une Guinness en attendant; la salle de spectacle de l'hôtel pouvait contenir 300 personnes, c'est vous dire si elle était grande, mais malheureusement pas en pente, il valait mieux être devant pour bien voir; nous avons réussi à être au 3e rang: sincèrement le spectacle était ma-gni-fi-que ! Un concentré du spectacle mondialement connu des « Lords of the Dance » que certains connaissent ; il y avait entre autre 2 gamins dont 1 d'une douzaine d'années qui faisait des claquettes, on aurait dit qu'il avait les jambes désarticulées pour danser et faire tinter ces claquettes, très impressionnant ! On ne l'a pas regretté et ce fut vraiment une très belle journée !
Lundi 9 juillet
et de nouveau il pleut ! Exactement le même temps que nous avions eu à Brest en 2004, un vrai plaisir! Cet aprem nous sommes allés voir les aquariums qui se trouvent aussi à Sathill( quartier résidentiel et touristique de Galway); ils n'avaient pas grand chose qui sorte de l'ordinaire des aquariums mais ils ont des idées (celles-ci ne sont pas réservées aux français heureusement!); il y avait un bassin assez haut avec des Bars et tout un chacun sait que les bars aiment se promener dans les remous des vagues; donc pour créer ces remous, toutes les 10 secondes à peu près, un réservoir de 300 ou 400L fixé bien au dessus du bassin, se déversait d'un seul coup dans ce bassin, créant ainsi les remous....mais en même temps il faisait le bruit d'une énorme vague éclatant au dessus de votre tête et vous faisait sursauter furieusement, çà on peut vous dire que cette attraction attirait comme un aimant petits et grands ! Un autre bassin sans formes précises, mais environ de 8x8m, dans lequel un adulte pouvait envoyer la main au fond, était plein de raies, de limandes, de turbots énormes (comme on aime en voir dans notre four ) et autres poissons plats, mais l'intérêt de ce bassin c'est que l'on pouvait les toucher, les raies surtout qui venaient se frotter à votre main comme un animal domestique, elles nous ont même fait une démonstration de natation sur le côté et sur le dos qui nous ont laissés béant, on ignorait que cela fut possible ! Çà alors les raies qui jouent comme les dauphins, les enfants présents n'en pouvaient plus de s'esclaffer! Justement pour les dauphins, il y avait un film sur eux, avec dans le film des reconstitutions virtuelles pour montrer comment ils respirent ou comment est faite leur colonne vertébrale, très intéressant. En rentrant nous nous arrêtons dans un pub, qui d'après notre guide vaut le détour pour sa décoration intérieure; effectivement sa déco intérieure est absolument magnifique toute en bois avec des arches style gothique et des objets de marine, de la lumière tamisée....mais ils l' a font payée leur belle déco! Il faut savoir qu'un bar ou un pub en Irlande se n'est pas comme en France: il n'y a pas 1 bar à l'intérieur, mais toujours plusieurs bars chacun dans une salle différente et vous pouvez aller vous assoir où vous voulez et changer de place à votre gré car on ne vient pas prendre votre commande, c'est vous qui vous déplacez pour prendre votre boisson et payez tout de suite,pour ma part je trouve que c'est mieux ainsi.
Mardi 10 juillet
quand on navigue comme çà sur du long temps, on n'a guère le temps de s'ennuyer car les jours passent et ne se ressemblent pas vraiment. Ce matin, armés de notre chariot, nous traversons la ville pour aller à l'approvisionnement et à midi nous quittons le port pour aller mouiller au sud de la baie en attendant dimanche matin, jour auquel je prends l'avion pour la France, laissant mon petit mari seul avec le bateau pour 10 jours, mais çà s'était prévu. En fin d'après-midi, mon Nanard justement va caler le filet.
Mercredi 11 juillet
pas de chance, il n'y avait pas nos très nombreuses araignées dans le filet, voir même à part des algues il n'y avait pas grand chose mais il y avait.............un Homard ! Pas de quantité mais la qualité tout de même! Quel régal!
Jeudi 12 juillet
journée lessive-eau douce-électricité. Et cet aprem promenade dans le fond du jford à l'entrée duquel nous sommes mouillés, en annexe cette fois; notre pauvre moteur hors-bord n'en peut plus cette fois, c'est sa dernière saison, pourvu qu'il tienne encore jusqu'à notre retour !
Samedi 14 juillet
comme ce n'est pas une fête nationale ici nous ne pavoiserons pas encore cette année d'autant que je quitte le bord demain de très très bonne heure pour la France; il n'y aura donc plus de messages sur ce blog jusqu'à la fin du mois.il fait un temps magnifique et nous sommes rentrés de nouveau dans le port de Galway.

dimanche 8 juillet 2007

Mardi 26 juin
ne croyez pas que nous sommes restés insensible à cette ville de Limerick, qui si elle n'est pas belle dans son ensemble, à quand même quelques beaux monuments que nous sommes allés voir par çi par là au gré de nos promenades; le plus imposant est sans conteste le fort St John qui se trouve le long de la rivière Shannon en amont des ponts qui nous bloquent le passage:vous allez me dire,ce n'est qu'un fort du 12e comme on en a beaucoup en France et c'est vrai sauf qu'ils ont fait des fouilles sous le terre-plein central et sous le pan de rempart écroulé et que les archéologues ont trouvé les vestiges d'un autre fort construit probablement par les Vikings qui édifièrent la ville; c'était extrêmement intéressant d'autant qu'ils avaient eu l'idée de faire aussi un musée relatant l'histoire de la ville et du fort avec scènes virtuelles sur grand écran et personnages de cire grandeur nature auxquels il ne manquait que la parole et las commentaires écrits en français !
Il y a ensuite 2 musées dont un privé, le Hunt Muséum, avec de très belles pièces en tout genre du 12e au 18e et sur un autre niveau des objets de sites Irlandais datant du 4e S av. J.C jusqu'au 2e S ap.J.C; à condition d'aimer tout cela, c'est très enrichissant.
Et puis à Limerick vous avez un nombre incalculable d'églises dont rien moins que 2 cathédrales: celle de Ste Marie est en plein travaux,on a guère pu en profiter mais celle de St John (encore lui)avec sa flèche de 85m de haut, de style gothique ,avec ses grands vitraux qui en font un intérieur très clair, a été récemment restaurée de façon très subtile et elle est maintenant tout simplement splen-di-de. Voilà pour cette ville et nos journées ici ont été bien remplies.
Mercredi 27 juin
les diverses météos dont nous avons accès nous donnent que finalement il faut partir demain vers l'embouchure de la Shannon, on en est à 80kms,si nous voulons profiter du créneau qui va bien pour continuer à monter; nous profitons de la proximité de la ville et de la non utilisation de l'annexe pour faire un gros plein de vivres et surtout ce qui est lourd: la bière! On devrait pouvoir transformer le Romico en pub !Mais le plus marquant de cette journée un peu speed, c'est le retour au bateau ce soir avec notre chariot: quand la marée est haute avec un grand marnage (période de nouvelle ou de pleine lune pendant lesquelles la mer monte et descend plus que de coutume) la porte qui permet de garder le bassin où nous sommes en eau s'entrouvre légèrement pour permettre à l'eau de rentrer, ce qui permet donc de pouvoir ouvrir la-dite porte facilement; bref, la marée était donc haute et plus que d'habitude: pour monter à bord c'était déjà sportif puisque l'on montait depuis des marches encastrées dans le quai sur le bout-dehors, mais là ! Pour Bernard qui est un vrai singe pas de problèmes, je lui ai passé toutes les commissions au compte-gouttes mais ensuite il m' a bien fallu remonter à bord : et là vous allez rire:j'ai mis le pied sur l'ancre qui est maintenant en suspend sous le bout-dehors en me tenant à la rambarde, mais il est arrivé ce qui doit arriver dans ce genre de cas, l'ancre a tournée et je suis restée suspendue au balcon! Je peux vous assurer que c'est très inconfortable comme situation d'autant que j'étais suspendue par les aisselles ! À force de contorsions l'ai réussi à mettre les genoux sur le bout-dehors et a remonter ; je pense que le vais avoir des bleus et des courbatures pour un moment mais cela aurait pu être pire si j'étais tombée sur l'angle des marches!
Jeudi 28 juin
nous avions demandé le passage pour 6h30 ce matin, mais c'était un petit vieux un peu simplet qui était de garde au port hier soir et il n'a pas regardé l'heure des marées ce qui fait que ce matin le téléphone a sonné 5h45 (heureusement car Bernard s'était trompé sur l'heure du réveil et nous aurions raté la marée) pour nous annoncer que les portes seraient ouvertes à 6h, après ce serait trop tard ! On a eu que le temps de sauter dans nos pantalons! On a bu notre café en naviguant.
On a mouillé à 10 MN de l'embouchure à midi, on ne pouvait pas aller plus loin à cause de la marée qui s'était inversé ainsi que le courant bien sûr, qui est très fort sur ce genre de rivière,et du vent contraire qui s'était mis de la partie; on a eu tout le loisir de faire du bruit avec notre groupe et notre dessal que nous n'avions pu faire tourner dans le port car avec des eaux aussi sales nous aurions encrassés immédiatement nos filtres.
Vendredi 29 juin
enfin un jour de beau temps ! Ce qui nous console un peu, c'est que ceux de nos amis qui nous écrivent, quelque soit l'endroit où ils habitent, se lamentent du temps de cet été pourri, alors bon !
Donc il fait beau, il fait chaud, il y a un peu de vent et au départ un peu de houle qui s'estompe au faire et à mesure de la journée; nous remontons le long de la côte bon train car toutes les 30 mn les sémaphores donnent un avis de tempête pour la nuit prochaine. Voiles et moteur et le courant aidant nous faisons du 7 à 8 nds car nous avons au moins 60 MN à faire pour nous mettre à l'abri; comme nous avançons très bien, nous nous permettons de bien ralentir sous les prodigieuses falaises dites »Cliff of Moher » que nous avions vues la semaine dernière d'en haut: elles sont tout aussi fantastiques vues d'en bas avec ses milliers d'oiseaux qui nichent dans les failles; il avons un temps de rêve, nous pouvons faire du rase cailloux et je suis assise sur le bout-dehors pour immortaliser tout çà; il est encore tôt et nous nous dirigeons donc vers les îles d'Aran à l'ouest d'où nous sommes rien qu'à la voile; nous passons devant les 2 plus petites îles qui n'ont guère d'abri pour nous arrêter devant Inishmore, grande île de 13 kms de long sur 3 de large. Il y a une petite baie bien abritée devant la ville principale avec des mouillages organisés comme dans beaucoup d'endroits en Irlande et qui sont dans souvent des cas gratuits, mais que nous ne pouvons prendre car il faut faire moins de 15 tonnes dans tous les cas, nous en faisons 17 !
samedi 30 juin
d'après notre guide les îles d'Aran sont un endroit où les traditions sont encore bien incrustées aussi bien dans le parler que dans les costumes: celui qui a écrit cela n'y est pas allé depuis longtemps sûrement ! 5 bateaux de passagers arrivent en fin de matinée avec à leur bord 300 ou 400 passagers, rien que çà(et de superbes bateaux récents très étravés qui doivent passés par tous les temps !), une bonne douzaine de mini-bus avec autant de charrettes à cheval les attendent sur le quai en baratinant malgré tout tout ce qui ressemble à un touriste passant devant eux pour les emmener sur les sites et les restaurants; sur ce quai il y a rien moins également que 3 magasins de pulls et 3 loueurs de vélos, et tout le monde est habillé en jean et en tee-shirt, on n' pas vu l'hombre d'un costume traditionnel dans tout çà ! Ils vivent, disent-ils dans ce guide, d'agriculture, de pêche et de tourisme mais je crois que maintenant il faut énumérer ces activités dans l'autre sens ! On ne peut pas leur en vouloir, ils ont plein de choses à montrer sur leur île !Nous attaquons donc aujourd'hui par le site le plus proche, le moins connu, un fort de pierre en demie-lune à l'aplomb de la mer qui date de l'âge de pierre.
Dimanche 1er juillet
on est levés tôt en général depuis que nous sommes en Irlande, il faut dire que maintenant il fait jour à 4h ( 5h en France) et les journées sont longues puisqu'il fait nuit, mais jamais nuit noire en cette saison, à23h. Donc à 7h au lever le ciel était gris et nous étions déçus mais à 9h le gris s'est levé pour laisser place à un ciel de traîne avec beaucoup de ciel bleu et du soleil pour chauffer tout çà; nous sommes vite descendus louer des vélos avant l'arrivée des terriens et aller à l'autre bout de l'île visiter 2 autres sites avec le casse-croûte dans le sac à dos et les coupe-vent on ne sait jamais ici. Les vélos ne sont pas trop mauvais, çà va, mais çà monte dur et il faut finir à pied, de toute façon il faut à chaque fois passer à travers champs pour arriver .Il fait même chaud aujourd'hui, nous sommes en short et l'herbe mouillée de la pluie de cette nuit nous a soigneusement mouillé les chaussettes et les baskets; le 1er site est un fort rond de l'âge de bronze sur une colline au centre de l'île et qui est le point le plus haut de cette île: Dun Eochla avec les restes d'un dolmen à côté. Le 2e est le site le plus connu des îles d'Aran: Dun Aonghasa (çà ne se prononce pas comme dit Bernard çà s'éternue!)qui est un très grand fort semi-circulaire bâti sur un promontoire à l'aplomb de la mer, avec 4 murs de pierres concentriques et au-delà desquels se trouve un large anneau de pierres levées extrêmement éffilées mises en rang serrés qu'ils appellent « chevaux de frise » (même en anglais c'est le même terme); il n'y a pas grand chose à voir en fait dans le fort mais ils ont fait à l'entrée une très belle exposition en plusieurs langues sur la construction de ces sites des îles et la vie à l'époque et en haut il y a une vue sur la mer , je ne vous dis que çà !Pour vous expliquez la physionomie de cette île, la côte de 13 kms côté terre est au raz de l'eau et celle face au large est à 100m à la verticale de l'eau, voir même en surplomb,vraiment très beau.
Evidemment dans ce site il y avait assez de monde dont pas mal de français et d'italiens mais cela ne nous a pas empêchés de trouver un petit coin à l'abri du vent avec une belle vue pour manger, tout en observant les autres, ce qui est souvent drôle!
Finalement la tempête annoncée à grands cris n'est pas encore arrivée, la dépression à l'air de se traîner, mais quand elle va arrivée on ne va pas être déçus.
En arrivant sur le port, il y avait la fête: musique sur le quai, jeux gonflables pour les enfants sur la plage dans le fond du port et courses de Curraghs jusqu'à notre bateau au mouillage ainsi que 7 petits bateaux de travail restaurés qui naviguaient sous voile dans la baie; les Curraghs sont des bateaux à rame, tout en longueur comme un canoë, faits d'une armature de bois assez serrée couverte d'une toile enduite, que 2, 3 ou 4 rameurs font avancer; ils sont très légers heureusement car les rames sont des tasseaux sans plats au bout comme le sont d'ordinaire les rames de l'aviron.
Lundi 2 juillet
journée repos aujourd'hui si on peut appeler çà du repos de faire les activités indispensables d'une maison même si celle-ci est un bateau; les 2 lessives vont quand même séchées tant bien que mal dehors mais le vent fort arrive et le baromètre descend et je ne vous parle pas des prévisions qui sont .........noires !
Vendredi 6 juillet
c'est le 4e jour que nous sommes coincés à bord et il vaut mieux avoir des activités; c'est inutile d'espérer descendre dans l'annexe avec le clapot sans risquer de la transformer en piscine rien qu'en la mettant à l'eau, d'ailleurs les autres avec leurs gonflables en sont réduits aux mêmes sentiments visiblement, il nous faut donc faire le dos rond en attendant. Hier en fin d'après-midi les rafales de vent sont montées pendant 1h à 50 nds, nous apprécions d'avoir un bonne ancre ! Toutefois aujourd'hui ce même vent est retombé à 20-25 nds qui devrait remonter un peu cette nuit et ensuite, si tout va bien demain matin nous pourrons partir pour Galway, car je voudrais prendre l'avion pour aller voir ma fille qui a une grossesse difficile.

mercredi 27 juin 2007

Dimanche 17 juin

nous repartons vers le nord avec une météo mi-figue mi-raisin et peu de vent, mais dans le nez. On longe une côte abrupte et inhospitalière avec en arrière plan des montagnes de 1000 m; c'est plutôt pelé par ici et l'on voit de profondes ravines creusées par la pluie. Cela dure bien 2h et tout à coup les montagnes s'arrêtent et il n'y a plus à l'horizon que des plaines; il y a une excellente visibilité, on voit donc bien qu'il n'y a plus que des plaines légèrement vallonnées jusqu'à la rive nord de la rivière Shannon; nous mouillons ce soir dans la baie de Tralee, juste à

l'entrée, car si elle est très vaste, en revanche elle découvre presque complètement à marée basse.

Lundi 18 juin

nous ne restons à Tralee, la météo redevenant mauvaise dans les jours à venir et du reste il n'y a pas grand chose à voir. Nous avons un bon vent portant et très peu de mer ce qui est un plaisir ! Malheureusement cela ne dure pas car dans l'embouchure de la Shannon nous revenons le vent dans le nez, nous devons mettre le moteur et raser les murs pour être à l'abri du gros clapot qui sort de la rivière et du courant qui descend (en longeant la côte, dans ce cas, on profite de contre-courants); bref c'est beaucoup moins la joie mais on ne peut pas rester là à attendre ! Mais pour mouiller nous n'éviterons pas le courant et il faut se résoudre à mettre le mouillage arrière si nous ne voulons pas faire la girouette!

Mardi 19 juin

le moral n'est pas au beau fixe aujourd'hui: pluie et vent violent au programme; quand on pense que dans 2 jours c'est l'été !nous nous ococoulons dans notre bateau il n'y a rien d'autre à faire.

Mercredi 20 juin

Ciel de traîne et pratiquement plus de vent, ouf !Nous pouvons donc aller visiter cette île sur laquelle se trouve les ruines d'un monastère celtique qui se compose, pour celui-ci,de pas moins de 6 églises, de maisons variées et une tour de guet de 26m de haut qui, elle, n'est pas en ruine: ces tours , car il y en a partout en Irlande,sont très curieuses à voir: leur diamètre est petit par rapport à leur hauteur , on montait à leur sommet par des échelles qui allaient d'étage en étage et non par un escalier, ce qui permettait de les retirer éventuellement si les Vikings, qui étaient leurs principaux ennemis, voulaient leur couper la gorge!

Jeudi 21 juin

il est tombé un orage hier au soir, çà été quelque chose! En 2h de temps l'annexe à été remplie d'eau!Bon, aujourd'hui il faut qu'on se bouge:on n'a plus de pain,ni de fruits, ni de légumes, alors il y a urgence. Les sacs à dos et en avant pour le bourg le plus proche qui est à 1km: et là , oh surprise, nous trouvons tout ce dont nous avons besoin dans un magnifique super-marché, plein de jolis commerces et même à acheter une carte marine qui nous manque dans un tout petit machin qui ressemblerait plus à un bureau qu'à un shipshandler, comme quoi !le monsieur était charmant et nous a confirmé que l'on pouvait aller jusqu'à Limerick où il n'y avait pas de port mais des docks à flot et gratuit, que demande le peuple!Nous levons l'ancre d'ailleurs dans l'après-midi pour nous en rapprocher, en s'arrêtant toutefois à 8 MN en aval pour aller visiter le château de Bunratty.

Vendredi 22 juin

à marée basse on est un peu le cul dans la vase! Comme çà on ne bouge plus.

Pour aller à Bunratty nous serpentons avec l'annexe sur un tout petit bras d'eau au milieu des roseaux mais qui a l'avantage de ne pas s'assécher tout à fait à marée basse; vu la vase alentour il vaut mieux pas !Nous avons la chance, devant le château, de trouver une petite pente de mise à l'eau pour débarquer et laisser l'annexe, qui , elle,va aller s'échouée sur cette pente au lieu de rester dans le lit de ce ruisseau, vraiment très mal élevée cette annexe !Qu'est-ce qu'il y avait comme monde dans ce château !Sympa à visiter car pas en ruine et surtout très bien meublé avec du mobilier d'époque .

Samedi 23 juin

nous nous sommes laissés porter par le courant pour aller en amont de là où nous étions et maintenant nous sommes à 80kms dans les terres devant la 3e plus grande ville d'Irlande: Limerick (si vous regardez sur une carte, c'est à l'Est de Shannon qui est elle-même une grande ville avec un aéroport international) . Mais c'est une grande ville avec du bruit, de mauvaises odeurs, de la poussière et en plus elle n'est pas belle, hormis quelques monuments tout de même; il n'y a pas de port non plus mais un grand bassin, appelé Docks, fermé par une porte qu'ils n'ouvrent que pendant 2 h à marée haute car de petits cargos qui livrent du gaz, du bois ou de la ferraille y rentrent et peuvent y rester le temps de décharger tout en restant à flot; mais aujourd'hui, pas de cargo et on a eu beau s'époumoner à la radio, la porte est restée fermée:heureusement le long de la rivière par elle-même il y avait un vieux bateau de servitude qui doit servir à pleins de travaux divers comme le changement des bouées lumineuses du chenal de la rivière, amarré là au moins pour le week-end, nous nous sommes donc mis à couple et nous sommes descendus à terre en escaladant le-dit bateau, j'ai encore failli m'habiller en fille cette fois !

On a croisé le gars des docks qui nous a proposé de rentrer dans le bassin demain et à l'office du tourisme (heureusement il y en a dans toutes les villes!) nous avons réservé un circuit organisé en mini-bus dans l'intérieur des terres pour lundi toute la journée.

Lundi 25 juin

nous sommes 10 dans le mini-bus, c'est bien; il ne fait pas très beau et çà va durer encore plusieurs jours, il fait froid et il y a du vent, tout pour plaire! Mais çà pourrait être pire puisqu'il ne pleut pas!nous allons vers le nord en remontant vers Galway en passant dans des montagnes très étranges : le Burren; c'est un plateau calcaire qui a fait dire à un géomètre de Cromwell »lieu sauvage n'ayant pas assez d'eau pour noyer un homme, pas un arbre pour le pendre, ni de terre pour l'enterrer »c'est pour dire! Malgré cela, il reste 8000 forts ronds de pierres et des dolmens datant de 2000 à2500 ans av.J.C. Lieux impressionnants! Aussi bien les 2 sites que nous visitons que ce plateau calcaire que la glaciation, les vents et les pluies ont sculpté;les quelques plantes qui y poussent sont des plantes méditerranéennes et alpines, rares bien-entendu en Irlande. nous revenons par la côte et les falaises dites « Cliffs of Moher »:218m de haut à la verticale de la mer, faites de strates de schiste noir et de grès: vu l'état de la mer en dessous, on est très bien en haut! Toutefois quand le temps se sera amélioré nous passerons dessous ces falaises puisque ce sera notre route. Nous rentrons et la journée a été bien remplie car en partant à 10h , il est maintenant 19h.

On va pouvoir faire d'autres randonnées car la météo n'a pas l'air de vouloir s'arrangée tout de suite.

dimanche 17 juin 2007

Mercredi 6 juin
nous avions décidé d'aller visiter les îles Skellig mais nous n'étions pas sûr de pouvoir y débarquer: de ces 2 îles, Little Skellig est un piton assez allongé complètement inabordable mais la deuxième Great Skellig ( ou Michael Skellig), piton rocheux de 208 m de haut est abordable:sur notre document maritime français il est dit que les fonds autour des 2 îles sont de 50 à 70 m, qu'il n'y a rien pour débarquer et sur le guide touristique que personne ou presque ne nous y déposera; erreurs dans tous les cas: il y a un quai, pas très long c'est vrai, sur lequel viennent accoster des petits bateaux de 12 passagers et il y a matière à y venir avec une annexe à condition toutefois de se mettre bien en avant d'eux et qu'il fasse très très très beau; quand au bateau on peut mouiller devant le-dit embarcadère dans 14 à 20 m d'eau, ce qui est acceptable avec un long mouillage. Mais, allez-vous me dire pourquoi vouloir aller y débarquer ? Et bien tout simplement pour y voir un monastère construit au 6è S et y voir de jolis oiseaux qui nichent là et que l'on ne voit pas beaucoup en France sauf sur certaines îles du nord de la Bretagne !
Mais revenons en à nos moutons: nous voilà partis de bonne heure ( à 8 h nous avions quitté notre mouillage) pour être sûrs de ne pas avoir trop de vent: mais oh déception !!! nous avions à peu près tout prévu comme météo qui pourrait nous empêcher de le faire sauf .......le brouillard !Quelle misère! bien accroché aux îles, mais dans quelques petites trouées nous avons quand même pu voir la majesté des lieux et nous en mettre plein la vue; nous y avons vu justement les bateaux de passagers et le quai, toutefois il faut le reconnaître , si nous ne voulons pas transformer notre belle annexe en allumettes, la longue houle du large nous aurait empêchée de débarquer. Bernard propose de hisser la voile et d'aller faire un tour au large en attendant que le brouillard se dissipe. Mais à 15 h le brouillard est toujours là, le vent c'est levé et la mer devient très clapoteuse alors nous retournons à terre à l'abri dans un passage entre une île et la terre si l'on peut dire: dans le chenal de Valentia Island et nous mouillons devant le petit port de Portmagee extrêmement déçus de notre journée et fatigués d'avoir fait finalement 40 MN pour rien.
Jeudi 7 juin
et voilà il fait très très beau aujourd'hui ! Nous allons visiter uns exposition sur Valentia Island qui relate la construction et l'histoire en général des Skellig puis nous allons réserver 2 passages sur un promène-couillons pour demain pour les îles Skellig!
Vendredi 8 juin
il n' y a pas de vent,pas de houle et pas de brouillard, le pied !
Je ne sais pas si j'arriverais à vous décrire la beauté et la majesté de ces îles: pour arriver au monastère il faut monter 600 marches bien raides et de hauteurs inégales bien sûr, mais elles ne sont pas taillées dans la roche, ce sont des morceaux de schiste empilés à cet effet et qui tient depuis 1400 ans; il ne faut pas avoir le vertige ! Pendant l'ascension on peut voir partout des macareux, qui sont de très jolis oiseaux avec un bec très coloré qui nichent dans des trous comme des terriers mais les petits doivent être au fond car on n'en voit pas; déjà rien que çà , c'est un beau spectacle mais alors quand on arrive au monastère (qui n'est pas tout à fait en haut mais là il est interdit maintenant d'y aller par risque de chute de pierres ou de personnes) et que l'on voit ce spectacle ! Des moines ont vécu là pendant 6 siècles jusqu'à la 3è invasion viking qui leur ont fait beaucoup de mal ce qui les a décidés à retourner à terre; on pense qu'ils étaient entre 12 et 20 là-haut et ils vivaient pratiquement en autarcie tout en se tenant au courant des nouvelles du monde entier amenés par des bateaux de passage avec qui d'ailleurs ils échangeaient des produits. En faisant des fouilles ils ont trouvé de nombreux manuscrits qui relatent la vie sur ce rocher et ce qu'ils apprenaient de la vie à l'extérieur de leur îlot par les autres; ils avaient construit des citernes pour conserver l'eau de pluie et ils cultivaient des plantes qui leur apportaient toutes les vitamines nécessaires à la survie ainsi que des plantes médicinales. Il est vrai que là où ils étaient, à part les tâches journalières qui devaient être quand même assez nombreuses,ils avaient tout le temps de méditer !
Après 2h30 passés sur cette île, nous repartons en allant faire le tour de Little Skellig qui est , lui, le royaume des Fou de Bassan: des savants en ont répertorié 40000 individus qu'ils ont bagués pour tout savoir sur eux (ils l'on fait aussi pour les macareux) ; l'île et le ciel en sont couverts mais étrangement ces oiseaux ne sont pas braillards comme les goélands on entend seulement le battement de leurs ailes; ce sont des oiseaux avec une très grande envergure, blancs avec le bout des ailes noir et très souvent, mais pas toujours, le coup et la tête jaune pâle. Bref là aussi nous nous régalons et enfin nous rentrons enchantés de notre journée, avec plein de belles images en mémoire sans parler de celle de notre appareil photo, qui lui, n'a pas chômé comme bien vous vous en doutez!Depuis 2 mois que nous sommes partis je dirai que cette île de Great Skellig est le plus beau que nous ayons vu et pourtant nous n'avons vu que de belles choses, sauf une fois.
Une fois rentrés au bateau nous profitons de ce beau soleil pour nous reposer dehors et reprendre des forces car ce soir nous sortons ! Avant de repartir d'ailleurs, Bernard va nous jeter le filet à la mer , histoire d'avoir un peu de poisson et d'araignées à se mettre sous la dent dans les jours à venir; nous dînons tranquillement et nous nous faisons beaux pour aller au Pub écouter de la musique et voir danser les Irlandais: mais pour danser le problème reste toujours le même:ils dansent tous en couple, ce ne sont pas des danses pour personnes seules et mon Bernard n'aime pas danser !Alors on ne peut qu'écouter et regarder! Ceci étant dit, ils doivent apprendre à danser leurs pas traditionnels à l'école dès le plus jeune âge car les hommes comme les femmes les enchaînent sans la moindre hésitation !Il y a un monde fou dans ce pub et les gens présents ne boivent rien d'autre que de la Guinness, nous compris quoiqu'en petite dose contrairement à eux; malgré tout cette bière est agréable à boire, pas très gazeuse et assez douce;
on va vous en ramener quelques boîtes ne vous en faîtes pas, on a de la place !
Samedi 9 juin
branle-bas le combat de bonne heure, non que nous ayons assez dormi , mais Bernard qui s'était levé pour voir dehors parce que l'on entendait un peu de vent a estimé, que comme celui-ci avait tourné, nous étions trop près des 2 bateaux voisins et de la berge: donc on déménage, avant le petit dèj. c'est çà des fois les joies du plaisancier ! Heureusement nous sommes entraînés et cela va vite; après le petit déjeuner , Bernard va relever le filet; la aussi nous commençons à être entraînés: quand Bernard a fini il vient mettre l'annexe à couple du Romico, on fait filer le filet sur le pont et là tranquillement on démaille le poisson; on garde ce qui nous intéresse pour les 2 ou 3 jours à venir et on rejette à la mer le restant; et on remet le filet dans sa bassine et on rince le pont qui est à chaque fois plein de m.....La première fois il nous a fallu la demi-journée pour tout çà, maintenant en 1 ou 2h c'est fini, on peut peut-être faire mieux?...
Ensuite comme il est encore de bonne heure, nous partons pour Cahersiveen, bourgade qui se trouve le long de la rivière Caher, juste à l'entrée de la baie de Dingle, qui elle est la dernière de toutes ces baies profondes du sud sud-ouest; là nous y trouvons en allant au ravitaillement un cyber-café qui va nous permettre de vous envoyer le courrier précédent.
Dimanche 10 juin
nous sommes mouillés au milieu de la rivière ce qui ne peut guère gêner le trafic, il y a un pont très bas avec un seuil dessous juste devant nous et on est à 50 m du quai avec une longue pente pour y monter.nous passons la journée à visiter un musée, une ruine de château du 12e et un site du 6e; journée bien occupée comme vous le voyez;le soleil est voilé mais il fait chaud.
Mardi 12 juin
il fait assez gris depuis hier mais il ne pleut pas et il fait relativement chaud.
Hier nous avons traversé la baie de Dingle pour venir au nord dans l'anse de Ventry qui se trouve juste à l'ouest de celle de Dingle où nous n'irons pas car on ne peut pas y mouiller (pas d'eau à marée basse dans toute la baie ou presque).Là aussi nous marchons beaucoup pour voir un site qui date du début de l'ère chrétienne, cette région ayant été très fréquentée dès l'âge de pierre;
mercredi 13 juin
décidément notre filet nous nourrit bien; ce matin: 22 araignées dont 10 de + d'1kg, autant de roussettes, 1 belle sole de 1kg, 2 belles raies de 2kg et 4 tourtauts; on n' a gardé que la sole et les raies mais comme une journée qui commence aussi bien ne peut que durer comme çà, on part pour le nord de la péninsule de Dingle (et là nous commençons vraiment à remonter vers le nord de l'Irlande) à Smerwick, où dès que nous avons mouillé un pêcheur professionnel vient nous voir admirant notre bateau et voulant en parler, ce qu'il a fait longuement car il est très bavard, et en partant il nous offre 2 HOMARDS !çà c'est cool !on lui a offert une bonne bouteille de vin français pour le remercier car ils prisent énormément le vin de chez nous qui est si cher chez eux !Donc tout le monde a été content et on s'est fait un copain, quoiqu'un peu dur à comprendre !
Sur la route pour venir là nous nous sommes arrêtés pour déjeuner devant la plus grande des îles Blasket: il y a une vingtaine de maisons en ruine, les habitants les ayant abandonnées en 1953 , cela fait pitié de voir ces maisons toute en pierres sans toit; il n'y a pas d'eau ni électricité mais 2 sont en cours de restauration et le village a l'air de vouloir revivre, ce qui serait mieux car il y a du tourisme en nombre ici.
Samedi 16 juin
cela fait 3 jours que nous sommes coinçés ici avec une météo rebelle; quand il ne pleut pas nous allons voir les nombreux sites de ce coin car là aussi c'était très habité depuis l'âge de pierre avec une recrudescence au 4e et 6e S. il y a même une très jolie chapelle, plus récente bien sûr et en parfait état, avec son clocher et sa cloche qui est à vendre !