jeudi 7 juillet 2016


Mardi 28 juin ; les Orcades- port de Kirkwall

pas non plus de visite des étages supérieurs de la cathédrale : le guide ne prend que 6 personnes à la fois et tout est réservé pour quelques jours, Bernard est très déçu …...

Lui et moi décidons d'aller voir les sites historiques en prenant le bus qui nous emmènera au village Néolithique de Skara Brae et qui nous attendra 1h30, pui
s il nous emmènera au cercle de pierres de Brodgar et là nous irons ensuite à pieds voir plusieurs autres sites et nous rejoindrons la route de Kirkwall à Stromness où nous arrêterons un bus de ville.

Mais nos amis de Saïdak , eux, décident de repartir vers Stomness et ensuite le sud pour commencer à redescendre vers la France............
Il y a 2 paquebots au mouillage aujourd'hui ; nous nous contentons d'aller faire notre approvisionnement aux 2 supermarchés du lieu : Tesco et ….Lidl ! Décidément il y en a partout des Lidl ! Mais c'est bien car ils obligent ainsi les autres marques à baisser leurs prix et leurs pains sont excellents, entre autre...tous nos amis Ecossais nous avaient parlé de Stromness et pas du tout de Kirkwall ; on comprend pourquoi maintenant.....

Ce soir, Maryvonne et Bruno viennent boire un verre à bord avant que nous nous séparions .

Mercredi 29 juin ; port de KirkwallL

L'office du tourisme nous avait conseillé d'être une demie-heure à l'avance à l'arrêt du bus pour être sûrs d'avoir une place ; mais celui-ci est arrivé au dernier moment et nous n'étions que 6 à le prendre...il passe par Stromness où nous avons pris 3 personnes supplémentaires.

Nous avons été chanceux quand à la météo ; il faisait frais ce matin mais il faisait relativement beau . Nous avons eu juste 3 gouttes d'eau au cercle de pierres et nous avons réussi à passer entre les groupes de bus de touristes. A Skara Brae nous avons encore eu plus de chances : aujourd'hui l'entrée étant à moitié prix, pour une raison inexpliquée, et comme nous avons une carte des Monuments Historiques (ou ce qui en est l'équivalent)avec laquelle nous payons demi- tarif ici en Ecosse, nous n'avons rien payé du tout !!!

Ces ruines d'un village vieux de 3100 ans, découvertes par hasard après une grosse tempête ( comme aux Hébrides et globalement tous les villages découverts en bord de mer) valent le déplacement, évidemment pour ceux qui s'intéressent à l'Histoire de l'Homme ; outre que le climat dans ces régions et à cette époque est reconnu comme ayant été plus clément et plus doux, la mer en montant de niveau lèche maintenant les bords du village, à tel point qu'ils ont construit une espèce de digue devant le village pour éviter que la mer ne gagne de trop...mais au moment où ce village a été habité, ils pensent qu'il était assez loin de la mer, en tout cas au milieu de champs. Ces habitants, que nous imaginons au nombre de 70, étaient malins en tout cas : même les ruelles qui desservaient leurs maisons étaient couvertes de grandes pierres, les protégeant ainsi des intempéries.

Ces villages étaient souvent construits sur des ruines d'autres plus anciens et si à l'époque ils avaient réutilisé quelques maisons, les autres sont enfouies dessous et dans le cas de celui-ci il faudrait démonter tout les restes visibles pour avoir accès aux plus ancien ; travail colossal s'il en est !

On ne sait pas non plus pourquoi ces villages ont été abandonnés : raison climatique ? Désertion devant des hordes ennemies ? Nul ne le sait mais ils n'ont jamais trouvé de squelettes dans ces ruines. Les cairns étaient réservés à « l'Elite » apparemment et on pense que pour le commun des mortels, son corps était jeté à la mer à sa mort.

Nous avons eu un peu de temps ensuite pour visiter un château (visite rapide un peu au pas de course), que l'on pourrait peut-être qualifié de grande maison, qui se situe juste à côté ; il est assez récent et a été habité durant le XVIIIe et le XIXe siècle mais il a gardé tout son mobilier et sa vaisselle, ce qui permettait de voir la vie de l'époque, pour des gens aisés bien sûr.....

Au cercle de pierres de Brodgar, il est tombé 3 gouttes d'eau, juste pour dire et cela ne nous a pas empêchés de pic-niquer au bord du loch d'eau douce d'à côté ; là pour ce cercle de pierres nous avons été un peu déçus : à cause de l'affluence de touristes, qui en piétinant déstabilisent les pierres, on ne peut plus aller au milieu d'elles et tout est entouré d'une palissade en bois, ce qui en prime ne permet palus de faire de belles photos. Nous avions vu la même chose à Stonehenge sauf que là il y avait un service d'ordres efficace qui empêchait quiconque d'aller se promener au milieu ; c'est çà aussi une trop grande affluence de touristes....

Notre bus est reparti sans nous et nous avons donc pris un sentier bien tracé au milieu des champs pour marcher jusqu'au cercle de pierres suivant. En passant nous avons découvert qu'il y avait eu une grande campagne de fouilles en 2005 (certainement avec l'argent de UE) et les archéologues ont découvert 2 autres villages , de la même époque que Skara Brae r, mais le premier contre lequel nous sommes passés ne se visitait qu'à partir du mois de juillet et pour 2 mois seulement.

Tous ces nouveaux sites ne sont pas encore répertoriés pour le plus grand nombre de touristes et restent accessibles gratuitement à de petits groupes venus en mini-bus et les marcheurs ; on peut encore se promener au milieu des ruines sans interdictions et gratuitement.....

Dans le cercle de pierres il n'en restait pas plus que le précédent (des pierres) mais ces pierres sont, ici en Ecosse, bien plus grandes que celles de Carnac, par exemple.

Comme nous avions encore au moins 1h à attendre pour le premier bus nous avons continuer à marcher jusqu'au Cairn de Maeshowe, que nous avions peu de chances de pouvoir visiter parce qu'il fallait réserver. Mais là aussi nous avons eu de la chance car au bureau d'accueil le monsieur a eu pitié de notre venue à pied et a bien compris que nous ne reviendrions pas le lendemain ; le jeune guide , qui était à côté de lui, lui a fait signe que pour 2 personnes supplémentaires cela irait bien.

En fait l'espace à l'intérieur du Cairn est assez petit et ils ne peuvent pas prendre de gros groupes comme dans beaucoup de cairns. Nous étions très heureux de pouvoir le visiter et nous finissions ainsi la journée en beauté.

Ce Cairn de Maeshowe est de plus loin le plus curieux que nous ayons jamais vu ( en 2006 nous avions visiter pratiquement tous les cairns de Bretagne)et nous étions donc doublement contents d'avoir pu le visiter : l'intérieur est carré, parfaitement carré avec dans chaque angle une espèce de renfort moitié en pierres debout, moitié en pierres couchées ; les Vikings étaient passés par là, avaient démolis le toit, pris les richesses bien entendu et avaient tagués les pierres ; puis ils avaient reconstruit un toit à leur façon. Mais leurs gravures intéressent aussi les archéologues parce que c'est du vieux nordique, qui permet ainsi de savoir avec plus d'exactitude quand ces vikings sont venus là. les photos étaient interdites, j'ai donc acheté des cartes postales....que j'ai photographiées...

Nous étions harassés mais contents ; nous nous somme assis au bord de la route en attendant notre bus de ville ; il n'y a pas d'abri-bus ici dans la campagne, vous surveillez l'arrivée de votre bus et vous lui faites signe quand vous le voyez....aussi simple que ça !

Il faisait un temps magnifique sans vent quand nous sommes revenus au bateau et à 21h nous avons décidé de retourner le bateau pour pouvoir partir facilement demain matin ; il devrait y avoir plus de vent et faire cette manœuvre avec du vent peut être assez scabreux : l'espace de rotation est restreint où nous sommes.....

Jeudi 30 juin ; île de Wyre

nous étions partis pour aller mouiller du côté du nord de l'île de Rousay quand en regardant la carte routière avec les sites historiques , nous avons vu que c'était sûrement plus judicieux d'aller mouiller près des sites de l'île de Rousay en passant d'abord près de celle de Wyre pour son château en ruines.

Vendredi 1 juillet ; île de Rousay

petite marche et visite des ruines du château qui dominait l'île et permettait de par sa position de pouvoir surveiller les arrivées des bateaux qui rentraient vers l'intérieur de l'archipel mais peu intéressant de par sa taille ; de surcroît le propriétaire avait l'air d'être détesté des îliens car on le disait particulièrement méchant et cruel....

Nous changeons de mouillage après déjeuner pour descendre à terre et essayer d'aller voir au moins un ou deux des 5 cairns qui s'échelonnent le long de la côte sud ; le port se contente de 2 jetées qui protègent l'arrivée du ferry ; un bar-restaurant un peu au-dessus qui fait aussi office du tourisme et nous y entrons pour savoir s'il y a éventuellement un bus pour aller du côté des cairns.

La réponse est non, rien que nos pieds pour marcher jusque-là mais ce n'est pas si loin , au dire de la petite jeune de service ; une plus vieille dame, fortement handicapée pour marcher, se mêle de la conversation pour affirmer ce que nous disait la jeune et tout le monde, autres clients compris, de finir par dire que nous avions un bien beau bateau mais qu'il nous faudrait marcher un peu pour voir au moins 3 des cairns. Après pour les 2 autres il aurait peut-être fallu rester un peu ou revenir dîner là pour négocier quelque chose....mais le cuisto partait à 17h30 et nous ne savions pas à quelle heure nous reviendrions...

Au total nous avons dû faire une bonne dizaine de kms mais nous avons vu les 3 premiers cairns : le premier, qui était le plus petit, avait la particularité d'avoir 2 étages et les 2 autres étaient tout en longueur avec des stalles délimitées par des pierres debout.

Visites très intéressantes et instructives ; le tout était gratuit et cela devient si rare qu'il faut le signaler. Les sites sont entourés de grillages solides pour que les bêtes n'y rentrent pas ; à l'extérieur du cairn il y a un panneau avec tout l'historique connu et des renseignements, le cairn lui-même est fermé par une porte solide. Tous sont enclos dans une structure en béton de la forme du cairn, percée en haut de multiples verres qui permettent le passage de la lumière et les sauvegardent ainsi des intempéries. Personne pour surveiller, personne pour faire payer et pourtant tous ces travaux colossaux ont dû coûter cher.....parce que amener là les matériaux de construction devait être en soi un défi, les cairns étant à flanc de colline sans accès direct bien sûr......

Nous ne nous sommes pas arrêtés au pub en rentrant parce que la pluie menaçait franchement mais pour finir il est tombé 3 gouttes pour dire !

Sur la route du retour toutefois (à l'aller il n'y avait personne), nous nous sommes arrêtés pour regarder un monsieur qui avait attelé un tracteur à une foreuse et on se demandait bien pourquoi : il portait un vieux ciré qui était crotté jusqu'en haut de la tête et essayait désespérément de rouler une cigarette tout en surveillant sa foreuse ; il est venu nous voir comme si cela était naturel et qu'il nous connaissait depuis toujours pour nous expliquer qu'il cherchait la nappe phréatique pour avoir de l'eau courante dans la maison qu'il allait construire en contre-bas et qu'il en était déjà à 40m de profondeur....et il est reparti surveiller sa machine ! On espère pour lui qu'il est au bon endroit !

Samedi 2 juillet ; Mainland

toujours très peu de vent, une alternance de soleil et de nuages sans pluie mais il fait toujours frais : tous les jours entre 13 et 15°C.

Comme le mouillage de Rousay était très près de Mainland et proche d'un site que nous n'avions pas pu aller voir en bus, nous nous y sommes donc rendus en bateau ; nous avons mouillé dans une eau cristalline turquoise sur fond de sable. Près de la côte ,nous étions ainsi en dehors du courant de la passe qui permet à cet endroit de rentrer dans l'archipel et ce courant est si fort, dans un sens comme dans l'autre, qu'il crée une barrière visible de loin mais qui empêche la houle du large de rentrer.

Ce site se compose d'un « broch » (tour à double mur de 15 à 25m de diamètre extérieur qui n'existent qu'en Ecosse et qui ont 2000 ans) mais ce broch avait tout un village autour alors que ceux que nous avons vu aux Hébrides étaient seuls ; le jeune qui faisait office de caissier était passionné par l'archéologie et l'interroger était du pur plaisir. Il avait une voix chaude et profonde qui vous envoûtait ; on l'imaginait plus en train de fouiller les ruines qu'il gardait mais il a dit «  sans argent pour faire des fouilles ».....il n'avait pas l'air de s'ennuyer et était même très content que les gens lui posent des questions ; dans sa petite maison (en pierres) qui servait de caisse il y avait aussi un petit musée et tout l'historique du lieu et des brochs en général.

Nous n'avons pas ressenti la même impression de dans le broch que nous avions visiter aux Hébrides : celui-ci a trop été remanié par les Vikings (une fois de plus) et par les découvreurs en 1930 et comme le site est tout au bord de l'eau, ils ont déplacé une des maison (en forme de trèfle) et ils ont construit un mur de soutènement (comme à Skara Brae) avec les dalles de la plage ce qui fait qu'on ne le remarque même pas tant il semble naturel !

Ce site est très éloigné lui-aussi des autres sites de l'île, on peut encore s'y promener (il est seulement interdit pour des raisons de sécurité de monter sur les murs de la tour) en toute liberté et nous n'avons pas eu de cohortes de visiteurs bidochons !

Bernard a 60 ans aujourd'hui et nous avons fêter cela avec deux excellents vins que nous gardions en réserve pour ce genre d'occasion et du foie gras bien entendu. Notre ami de Lanvéoc lui a envoyer un mail pour lui dire que l'on s'habituait très bien à être un « petit vieux hyper-actif » ; cela lui a redonné le moral !!!

notre menu habituel de navigation , poisson, crustacés, fruits de mer et algues est mis à mal cette année ; nous avons dû tout finir en entrant dans le canal puisque c'était de l'eau douce et depuis que nous sommes sur la côte Est nous n'avons guère eu le temps de nous occuper de refaire nos réserves hormis une fois à St Peter's Pool où nous avions trouvé quelques coques. On n'a pas remis nos nasses et le peu de fois où Bernard a pêcher il n'a rien pris...

du coup comme nous avions repérer des coquilles de coques sur la belle plage de sable où nous avions laissé l'annexe , nous sommes redescendus après déjeuner pour voir : il y avait du monde sur cette plage mais à part prendre le soleil et l'air, nous n'avons rien trouvé sauf exactement 6 bigorneaux ...avec çà on ne va pas faire une indigestion !!!

En fin d'après-midi, nous sommes repartis vers un mouillage au nord de Rousay ; c'est plutôt sauvage quoiqu'il y ait des maisons dispersées partout. Pratiquement toutes les maisons dans ces îles ont une ou plusieurs éoliennes de différents types et souvent pas très hautes et plus discrètes , si tant est que cela puisse être discret ! Mais dans un pays réputé pour avoir beaucoup de vent hors saison d'été on comprend que cela soit bien pour eux.

Dimanche 3 juillet ; île de Rousay

repos aujourd'hui ; petits plats à préparer pour la traversée vers les Shetland, lecture, broderie....

grand soleil pour nous , ce qui ne paraît pas être le cas plus au sud ; il faisait 26°C dans le bateau, c'est vous dire....l'été quoi !

On n'a même pas mis un pied à terre.....

nous essayons de repartir demain vers Fair Isle et ensuite les Shetland ; Fair Isle est à mi-chemin entre les Orcades et les Shetland et cette île est bien pratique pour faire une escale en cas de mauvais temps surtout. Au vu de la météo, on devrait surtout avoir besoin du moteur....

Très beau coucher de soleil ce soir avec les nuages qui reviennent ; s'il ne pleut que la nuit....

Lundi 4 juillet ; île de Sanday (au nord des Orcades)

il faut que je pense à faire une photo d'une carte des Orcades que vous puissiez voir ces îles et leur disposition.

On alterne du moteur et le code D mais on est sortis du centre de l'archipel et la longue houle de l'Atlantique se fait sentir maintenant ; si vous ajoutez à ça le courant entre les îles, digne de la sortie du Golfe du Morbihan et le vent un peu contraire , cela vous fait une marmite bouillonnante à grande échelle avec déferlantes en prime : arrivé à ce stade ce serait plutôt du genre « shaker » !!!

Cette île de Sanday est, comme son nom l'indique, une île de sable très blanc : très joli !

On dirait un peu les Glénans ; pas plus haute, rien que des dunes et quelques toutes petites collines.

Les autres îles jusqu'à maintenant étaient dans le genre  « plateau incliné » avec des falaises sur un bord et plates de l'autre ; toutes ces îles sont extrêmement cultivées et font beaucoup d'élevage principalement de bovins, que l'on voit en immenses troupeaux depuis le bateau. Les fermes sont énormes, elles aussi, il faut dire qu'ils ont de la place pour y mettre plein de bâtiments....

là nous sommes au nord des Orcades, cette île est assez éloignée de Kirkwall mais vous avez des maisons partout où que vous regardiez...Le port pour le ferry est de l'autre côté de l'île plus au sud, ici il n'y a qu'une petite jetée, pour les pêcheurs probablement ; la baie est très large, ouverte au vent du nord et il n'y a pas beaucoup d'eau. Une fois n'étant pas coutume, nous sommes mouillés très loin de la côte, il n'y a pas assez d'eau pour se rapprocher. Cet endroit plairait à Dominique et Sophie : on est tous seuls, pas de bruit, juste la toute petite houle du large qui arrive à passer et qui nous berce....l'eau est turquoise grâce au sable blanc et suivant les fonds elle change de couleur....

ça manque un peu d'arbres dans le coin....

nous nous sommes couchés tard pour regarder le coucher de soleil somptueux que nous avons eu ce soir ; il faisait tellement doux que nous sommes même restés tard dehors à le regarder : il se couche à 22h25 en ce moment.....

Mardi 5 juillet ; île de Sanday

la météo change plus vite que ce qu'ils peuvent annoncer ; toujours du soleil pour nous toute la journée et peu de vent, ce qui nous fait rester ici en attendant un peu d'air qui nous conviendrait en prime....on devrait en avoir demain mais finalement il y en a eu aujourd'hui et on aurait peut-être dû partir aujourd'hui....

A terre devant nous il y a les ruines d'un village de pêcheurs du 19e S ; que nous allons voir bien sûr. Il fait un temps splendide et toutes les prairies sont en fleurs mais à part le village il n'y a rien d'autre à voir aux alentours.

Cet aprem Bernard est retourner à son occupation préférée: aller pêcher !

Il m'a déposée à terre avant de partir, à marée basse ; je n'y ai trouvé que quelques belles moules mais absolument rien d'autres sauf un cimetière de coquilles vides de couteaux que nous ne savons pas ramasser à notre plus grand regret car visiblement cela ne manque pas ici !

Mercredi 6 juillet ; îles des Shetland - au sud de Mainland, Sumburgh Head

réveil à 6h pour partir avec le courant qui va bien dans la passe avec la dernière île au nord des Orcades ; il fait beau mais on voit qu'au sud c'est plutôt gris et cela monte vers le nord comme nous.

On a réussi à faire 1h de voile pure avec le code D mais il a fallu se résoudre à mettre le moteur ; la mer est houleuse dans tous les sens après la dernière île et même avec la grand-voile hissée pour stabiliser un peu le bateau, cela n'est pas très agréable....cela aurait été mieux avec du vent et on aurait dû partir hier, c'est comme çà !

Il y a une visibilité extraordinaire car on voyait Fair Isle à 30 MN !

Là, déception : l'abri qui sert de port au ferry est trop petit pour mouiller et il y avait déjà 2 bateaux Norvégiens amarrés à quai sans possibilité de nous y mettre. On a surtout été déçus par l'attitude de ses 2 bateaux : personne pour venir nous prendre les amarres (on s'était mis sur le quai principal de chargement du ferry, provisoirement), ils nous ont regardé faire sans sourciller mais surtout le plus petit des 2 aurait pu nous proposer de nous mettre à quai à sa place et lui à couple de nous, ce qui en plus aurait été plus confortable pour lui, n'ayant plus le problème des amarres longues pour la marée.....cette attitude, ici, dans les pays nordiques, est étonnante....il y a des c....partout décidément !

Nous ne serons restés à Fair Isle qu'une demie-heure ; impossible de mouiller ailleurs sans se faire branler toute la nuit....et puis la météo prise à ce moment-là nous annonce un coup de vent de secteur Sud , pas imminent comme ils disent mais qui arrive rapidement.

Nous prenons donc l'option départ imminent, lui, pour les Shetland avec le moteur plus fort pour passer avant le mauvais temps....qui ne viendra pas ce soir !

Il n'y a que 22 MN pour les Shetland et en marchant normalement on pouvait espérer y être vers 21h mais nous avons trouvé un mouillage tout au sud et nous y sommes arrivés à 19h, bien soulagés d'y être. Nous avons mouillés sous l'aéroport du sud des Shetland d'où partent les hélicoptères qui vont sur les plate-formes ; heureusement à 20h ils arrêtent leurs rotations....





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 28 juin 2016


Samedi 11 juin; Glaceriska- loch Creran

le beau temps est parti pour laisser place à une grisaille persistante entrecoupée de rares éclaircies ; il ne pleut pas vraiment.....hier à la marina d'Oban nous avons croisé pas mal de bateaux français ; il y avait des gens très sympas mais notre voisin le plus proche était pour le moins étrange : il avait un problème avec son enrouleur de génois qu'il avait descendu sur le ponton . Il en parle à Bernard quand nous attendions la navette à Oban, Bernard lui donne une adresse sur Oban où il pouvait peut-être trouver son bonheur et il nous confie donc son sac à dos plein à craquer et ses autres affaires à remonter sur son bateau pendant qu'il retourne faire son achat ; jusque-là rien d'extraordinaire vous allez me dire sauf que quand il est remonté il n'a même pas fait un signe de loin pour nous remercier ni dire s'il avait trouvé sa pièce....et la cerise sur le gâteau, pour avoir probablement de l'eau chaude pour sa femme qui arrivait dans la soirée, il fait tourner son moteur de bateau au régime accéléré pendant 1h30 le temps de reprendre la navette pour aller chercher sa femme à la gare...c'est très cool pour les voisins, surtout à l'heure du repas.....Et ce matin il demande , l'air de rien, à Dominique qui passait devant, à quelle heure nous avions l'intention de partir ; celui-ci a répondu « oh très rapidement ! » et bizarrement les autres bateaux français ont fait la même réponse ! De guère lasse il paraît qu'il a réquisitionné d'office quelqu'un de la marina....Ce qui est dommage c'est que nous n'avons pas eu trop le temps de faire du social avec les autres bateaux......

nous allons faire du « social » aujourd'hui comme dit Bernard : premier mouillage à 1h d'Oban devant la marina de Dunstaffnage pour faire un petit coucou à notre Docteur en Biologie, Bob. Il est toujours enthousiaste en nous revoyant mais à ses yeux nous ne restons jamais assez longtemps....nous avons tout de même appris que la marina d'Oban allait peut-être être rachetée par un ami à lui et qu'à ce moment-là nous pourrions envisager de faire nos travaux dans le hangar un hiver dans de meilleures conditions que la dernière fois....à suivre. Nous repartons après déjeuner pour le loch Creran où nous aurions aimé revoir Donald : les travaux de sa maison ont bien avancés, elle a enfin son toit mais ils n'y habitent toujours pas et au vu du grand échafaudage en place, les couvreurs doivent encore être là :son toit est fait de grandes bandes de cuivre et c'est très joli. Apparemment il n'a pas eu besoin de vendre son bateau pour continuer ses travaux et c'est tant mieux pour lui.

Dimanche 12 juin ; loch Linhe

toujours grisaille mais il ne fait pas froid ; nous aurions voulu rentrer dans le loch Leven mais le vent qui devait nous pousser dans le loch Linhe.....était bien établi dans le sens contraire ! Normal!nous avons donc mouillé un peu avant le long de la côte, bien à l'abri. Nous devrions rentrer dans le canal Calédonien demain et nous potassons toutes les revues dont nous disposons ; notre ami Dominique est plus inquiet que nous ….la seule fois qu'il est rentré dans une écluse c'était il y a 30 ans en France et là il y en a 29 qui nous attendent.....pour nous no problem !

Nous profitons de notre repos forcé pour préparer tout notre stock de moules pour les faire fumer, cela nous occupent un bon moment ; pour le reste nous avions fait juste assez de réserves pour ne plus rien avoir en arrivant au canal....

je suis toujours passablement aphone avec de la fièvre et pas du tout en forme ; je prends l'option des antibiotiques …....

Lundi 13 juin ; canal Calédonien

départ de bonne heure pour pouvoir profiter du courant montant, faute d'avoir du vent portant. Le ciel est plus contrasté aujourd'hui, ce qui donne un peu plus d'éclaircies.

En arrivant à l'entrée du canal, nous joignons les autorités du lieu par VHF ; une jeune femme nous répond qu'il faudrait attendre à peu près 2h car ils ont un gros bateau dans la série des 8 écluses appelées « les échelles de Neptune » et que ce bateau est prioritaire à la descente. Pas de problèmes pour nous, nous allons donc nous amarrer provisoirement sur le ponton d'attente, derrière une grosse vedette anglaise et nous descendons faire les formalités et payer : il coûte un peu cher ce canal et nous pouvons y rester 7 nuits et profiter de tous les pontons ainsi que des sanitaires et nous sommes décidés à bien en profiter jusqu'au dernier moment qui sera dimanche soir à Inverness puisque Dom et Sophie nous quittent lundi matin.....

Nous envisagions d'aller marcher un peu quand la jeune femme de service est revenue nous dire que finalement nous pouvions au moins entrer dans la première écluse et rester dans le premier bassin pour ce soir ; Sophie n'étant pas en grande forme, nous jugeons donc que ce n'est pas si mal....mais quand nous arrivons dans ce bassin, le gros bateau en question ( un vieux gréement français breton « Fleur de Lampaul ») est en train de sortir des 2 écluses qui nous font face et qui sont dons ouvertes ; nous y entrons donc : la vedette à gauche suivie d'un Océanis de 40 pieds et nous côté droit. Ensuite il y a un bief un peu long, qui finalement nous semble bien court, et nous arrivons au pied des Echelles de Neptune.....qui sont ouvertes !

Sans hésitation les 3 bateaux y sont rentrés et nous voilà partis pour 8 écluses consécutives et 2h occupées à envoyer les amarres en haut, stopper le bateau, reprendre les amarres, remettre en route, avancer dans la suivante etc.....nous sommes bien rodés tous les 4 : Bernard reste sur le quai avec la grande gaffe , Dom s'occupe de l'amarre avant, Sohie de celle de derrière et moi je conduis et prend à l'occasion une amarre centrale quand il y a trop d'espace entre les bites du quai ; plus nous avançons, plus les 3 bateaux font les choses de plus en plus vite....sauf que l'autre voilier a bloqué son inverseur en marche avant et est rentré plein-pot dans la vedette en arrivant dans une écluse: heureusement pour lui, la vedette avait une annexe gonflable en suspend sur ses bossoirs et elle a fait amortisseur ; si cela avait été nous, il nous aurait détruit l'annexe......ils ont pris çà plutôt gaiement sans un mot plus haut que l'autre, sans injures et le type du voilier a dit qu'ils feraient l'état des lieux le long d'un ponton à la sortie et il s'est tenu à distance par la suite......ce qui était prudent !

Arrivés en haut après la dernière écluse nous avons regardé les places libres le long des pontons à droite et à gauche mais Bernard a jugé, à juste titre, qu'il y avait beaucoup de monde dans le secteur, y compris des tas de curieux qui venaient en voiture le long du canal et nous avons donc continué en espérant qu'il y aurait de la place au petit ponton juste avant le pont.

Une chance pour nous, il n'y avait personne sur le-dit ponton et heureusement car c'était de la taille du ponton privé pour un seul bateau ; et c'était d'un calme !!! au milieu des champs et des arbres....et de l'autre côt é du pont sur le même petit ponton il y avait.....un voilier français que nous avions rencontré à Oban ; nous avions discuté avec la dame sur la navette et elle nous avait paru bien sympa …..

Ils sont venus nous voir et cette fois nous avons bien sympathiser mais la première chose que nous a demandé Bruno c'est si nous n'étions pas par hasard Dominique et Bernard …...ça il faut le faire tout de même ! En fait avant de partir de chez eux ils ont eu des amis au tel qui leur ont dit « si vous allez à Stornoway il faut absolument voir Dominique et Bernard » mais ils ne se souvenaient plus qui leur avait dit ! Nous avons donc chercher dans nos amis bretons qui avait pu leur dire une chose pareille et nous avons trouvé rapidement ; ce sont nos amis du Kolibri retrouvés l'été passé à Oban et que nous apprécions particulièrement. Ce qui est extraordinaire c'est que là nous sommes bien loin de Stornoway tout de même....Et en montant vers l'Ecosse ils ont rencontré un petit voilier Ecossais qui leur a aussi parlé de nous.... ce que c'est que d'être connus ! Ce sont des bretons du nord qui ont la même notion du voyage que nous et la même culture générale et beaucoup d'humour. Ils vont également aux Orcades et peut-être aux Shetlands, on devrait donc se revoir assez souvent.

Mardi 14 juin ; canal Calédonien

comme nous avons apprécié ce calme de l'eau, sans bruit.....au réveil il faisait un soleil radieux....tous les genêts sont en fleurs et embaument, c'est un vrai régal ! Nous sommes tous les 4 enthousiastes et nos bretons, Bruno et Maryvonne, également.

Mais nous ne devons rester qu'une semaine sur le canal, nos amis débarquent au bout et nous avons de la route à faire ; nous quittons donc à regret cet endroit paisible . Nous avons 2 écluses et un pont tournant à passer avant d'arriver dans le loch Lochy ; la première écluse est ouverte ce qui veut dire qu'elle n'ouvre que lorsqu'il y a beaucoup d'eau, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Après la deuxième écluse, nous trouvons de la place sur les pontons et nous nous y arrêtons ; le vent a forci et nous l'avons dans le nez, la pluie menace ; on a envie de repos et il fera mauvais temps demain ; et le bloc sanitaire pour une bonne douche bien chaude nous tend les bras....là-dessus nos camarades bretons arrivent et se mettent au catway d'à côté....

mon ordi ne veut plus charger et cela fait déjà quelques coups où il charge mal ; bien sûr c'est de ma faute, je le titille de trop etc etc....mais finalement après ouverture de la bête, cela ne semble pas si simple et Bernard envisage de le porter à réparer à Inverness....

Je ne peux donc plus vider les photos de mon appareil ni écrire mon blog, il va falloir envisager de le faire sur l'ordi de Bernard si le mien n'est pas réparable.....et mon ordi n'a que 6 mois !

Mercredi 15 juin ; canal

pluie toute la journée ; nous avons un peu cuisiner et inviter nos camarades bretons à venir déjeuner avec nous. Comme ça nous avons fait plus ample connaissance et nous avons passé un bien agréable moment. ….

Jeudi 16 juin ; canal

il y a moins de vent mais le ciel est toujours couvert ; après avoir tergiversé un bon moment sur l'opportunité de partir ou non, nous finissons par décider de partir et on verrait bien où on s'arrête....

si nous n'avions pas eu le vent dans le nez, nous aurions pu naviguer à la voile ; le loch Lochy est long et nous n'avons atteint l'autre extrémité qu'à l'heure du déjeuner ; nous nous arrêtons au ponton juste après l'écluse de Laggan qui se trouve au début du deuxième tronçon du canal, qui permet de rejoindre le loch Oich. Il fait toujours gris et frais et on ne voit guère le haut des montagnes.

Nous reprenons notre route après ce petit arrêt pour aller traverser ce loch Oich qui avait l'air si beau vu d'avion : et on confirme, il est très beau ! Très étroit et tout en longueur avec de petites îles boisées au milieu ; il y a un balisage tout le long pour éviter d'aller s'échouer car il y a très peu d'eau. Nous avons longé une ruine de château et un autre pas du tout en ruine et celui-là entouré d'un splendide parc avec des arbres plus que centenaires.....sous le soleil ça doit être encore mieux !

Au bout du loch nous reprenons le canal ; arrivés à la deuxième écluse, nous trouvons le cadre environnant très beau et champêtre et nous nous arrêtons là. De toute façon les écluses venaient de fermer, nous venions de passer de justesse la dernière et l'éclusière,qui n'était pas toute jeune, se languissait de finir pour partir....nous allons nous dégourdir les jambes en allant se promener le long du canal ; la rivière qui le longe est en contrebas, on la devine au travers des arbres et des taillis et le chemin de halage est bordé de fleurs sauvage.

Vendredi 17 juin ; canal

la nuit a été particulièrement tranquille ; nous partons vers les écluses de Fort Augustus : c'est une échelle de 5 écluses comme à Fort William. Tout le long du canal nous avons eu la chance de pouvoir passer pratiquement tout de suite dans les écluses et là nous écluserons avec la vedette « my Sue » avec qui nous avions passer toutes les écluses du premier jour.....le hasard fait de drôles de choses tout de même.....il rentre en premier, nous suivons, il sort en premier et nous suivons, nous sommes bien rôdés ! Un peu plus d'une heure après nous sommes amarrés le long du grand ponton qui longe le canal avant d'entrer dans le loch Ness.

C'est un endroit extrêmement touristique ici malgré que la seule chose à voir soit justement les écluses ; il y a bien une splendide abbaye mais elle est privée maintenant et on ne peut pas la visiter sauf de manger au restaurant qui se trouve à l'intérieur et que nous avons jugé hors de nos ressources. Nos amis Alain et Jo y avaient déjeuner l'année dernière et avaient visité les lieux …..

pour notre part nous allons déjeuner dans un petit resto sympa au bord du canal avant de repartir vers le loch Ness. Saïdak est arrivé derrière nous et nous sommes repartis ensemble pour aller mouiller sous le château d'Urquhart. Mais mouiller là n'a pas été une mince affaire : ce loch est très profond jusqu'à sa bordure et au seul endroit un peu moins profond, il y a déjà un gros bateau Hollandais ; nous envoyons notre ancre un peu près de lui et restons très court sur la chaîne, ce qui n'est pas notre habitude mais le vent devrait rester assez calme et ne pas trop tourner......Saïdak, qui a moins de tirant d'eau que nous peut aller plus près de la côte.

Samedi 18 juin ; canal

nous avons visiter ce fameux château d'Urquhart, qui se situe sur un promontoire qui domine le loch Ness ; pour ma part je suis un déçue car je l'imaginais beaucoup plus grandiose tant on en parle ici .

Et si en Irlande la plupart des châteaux ont été détruit par Cromwell, en Ecosse ils ont été détruits par …..leur propriétaires ! Les 2 principales raisons sont soit pour qu'il ne tombe pas aux mains des anglais (et dans leur contexte on peut le comprendre) soit qu'il ne tombe pas aux mains des Jacobites et là c'est une histoire plus compliquée de revendication du trône d'Ecosse par des princes européens.....quel dommage ! Avoir construit ces gigantesques forteresses et les auto-détruire....et pour finir cette histoire, si les clans s'étaient alliés au lieu de se faire une guérilla intestine, ils auraient battu les anglais et bien des choses auraient changé pour eux......

bref, la visite était tout de même instructive et nous y avons passé la matinée.

Ensuite nous reprenons notre route sous le soleil, ce qui n'était pas gagné ce matin. Le loch Ness est énorme et n'a rien d'extraordinaire : il est très profond, pratiquement d'égale largeur partout, très long et bordé de montagnes d'égales hauteur couvertes d'arbres ; en revanche au bout il y a un rétrécissement qui donne sur un autre petit loch, le tout bordé de magnifiques châteaux (pas en ruines ceux-là) et de parcs tout aussi beaux.

Et nous avons repris le canal qui nous va nous mener à Inverness où nous ne comptons pas arriver aujourd'hui car il y a une échelle de 4 écluses et ce sera trop tard à notre arrivée, alors nous traînons un peu sous ce beau ciel bleu.

Plus on approche d'Inverness plus il y a de constructions alentour ; juste avant les écluses il y a un chantier naval et un long quai d'attente pour les écluses où nous retrouvons.....Saïdak ! Surprise bien sûr parce qu'ils devaient passer ces écluses aujourd'hui et être au port d'arrivée dans Inverness.

Après une grande balade le long du chemin de halage, nous les retrouvons pour une explication : quand ils sont arrivés à 15h (les écluses ferment à 18h en principe) il y avait un train de bateaux qui montaient dont une péniche qui faisait le charter sur le canal et des bateaux de plaisance sur l'autre bord ; mais dans ces plaisanciers il y en avait un qui n'avait probablement pas l'habitude des écluses et qui se mettait en travers tout le temps et il a fallu 2h pour écluser tout ce petit monde, ce qui rendait impossible toute descente ensuite......on passera ensemble demain matin à la première heure.

Dimanche 19 juin ; canal- Inverness

il fait beau pour le dernier jour de vacances en Ecosse de nos passagers.

Nous passons de bonne heure l'échelle de 4 écluses qui nous séparent d'Inverness en compagnie de Saïdak ; il ne nous en reste que 2 pour retrouver la mer mais nos amis nous quittent ici pour retrouver leur soleil et leur chaleur là-bas dans le sud-est de la France. Ils nous offrent le restaurant et nous nous promenons dans Inverness. Nous avons eu de la chance de tomber sur le « Pipe Band  » de la ville qui s'entraînait près du château. Ça c'était la cerise sur le gâteau pour leur dernier jour et ils ont apprécié......ces 3 semaines en leur compagnie ont passé à la vitesse de l'éclair mais nous pensons que ce voyage leur a plu ; on a même réussi à faire apprécié le whisky à Dominique, lui qui n'aimait pas ça....

Lundi 20 juin ; canal Calédonien- Inverness

Dominique et Sophie reprenaient le bus pour Edimbourg ce matin à 9h ; Bernard les a accompagnés jusqu'à la gare routière pour aller tout de suite après essayer de faire réparer mon ordinateur : il pensait que cela venait de l'alimentation mais apparemment il n'y a pas que ça et il va falloir le renvoyer dès notre retour à la maison parce que bien sûr nous n'avons pas la facture avec nous.....

Avec Maryvonne nous sommes allées faire les magasins ou plutôt les « charity shop » dans lesquels on trouve de tout ….et de rien.

Mardi 21 juin ; Cromarty

nous avons quitté les eaux tranquilles du canal pour retrouver l'agitation de la mer. La sortie de la dernière écluse a été particulièrement sportive : le vent et un gros clapot rentrait en force dans l'écluse dès que les portes ont été ouvertes ; Saïdak est sorti assez vite, ils n'en n'ont pas trop souffert puisque les portes venaient de s'ouvrir, mais derrière eux la houle avait eu le temps de rentrer et nous refoulait vers le fond du loch. Heureusement que nous avons un moteur puissant ! Mais on a eu un petit moment de frayeur....

Petite navigation puisque nous sommes partis à 14h pour profiter des courants sortant de la baie d'Inverness, et du courant il y en avait ! Le paysage est varié et nous découvrons un fort dans le plus pur style de Vauban à l'entrée du loch. Le courant est si violent après un passage étroit que Saïdak rase une bouée du chenal et nous......nous rentrons dedans ! Le courant nous a littéralement poussé dessus....résultat une grande marque rouge-orangé sur la bande qui sert d'amortisseur au raz du pont et une grosse frayeur !

Cromarty, nom bien connu d'une zone maritime dite « du large » et couverte par une météo très spécifique diffusée sur France Inter à 20h et qui nous faisait rêver quand nous étions jeunes ; nous nous imaginions cette zone si loin là-bas dans le grand nord ….....et bien nous y sommes arrivés à Cromarty, la ville ; et là oh surprise !!! des plate-formes pétrolières partout mais de façon serrée....nous, nous avons été moins surpris que Saïdak parce que nous avions survolé ce loch l'année dernière et nous avions vu cela et posé des questions à nos amis Ecossais : ce sont des plate-formes anciennes en cours de démantèlement, d'où leur nombre dans un aussi petit espace.....par contre nous avons découvert quel genre de bateaux les remorquaient ici : ce sont d'énormes remorqueurs avec 2 gigantesques grues, impressionnants les engins !!! Évidement cela gâche quelque peu le paysage, qui doit être joli sans ça.....

Saïdak espérait rentrer dans le petit port pour y béquiller puisqu'il n'y avait pas de place pour les visiteurs mais quand ils ont vu la petitesse de l'entrée et comment cela avait l'air d'être à l'intérieur, ils y ont renoncé et ont pris une bouée.



Mercredi 22 juin ; port de Helmsdale

Nous avons mis l'annexe à l'eau tout de même pour aller voir Saïdak et réfléchir à ce que nous allions faire ; le mouillage est très très clapoteux et descendre et monter sur l'annexe est assez sportif ; nous sommes bien rôdés à ce genre de situation quand nous ne sommes que tous les 2 et nous faisons les choses très vite pour essayer d'éviter les dégâts ; déjà que lorsque nous étions sur Saïdak l'annexe est partie suivre le courant alors que le bateau restait dans le lit du vent, ce qui a fait venir notre annexe contre l'arrière de Saïdak si bien que son propre moteur d'annexe (suspendu au balcon ) a crevé le dessus du coffre étanche avant de notre annexe....il n'est plus trop étanche maintenant....

Nous quittons donc cet endroit devenu si industriel sans remord et sans même aller faire un tour à terre ; si la nuit a été bien calme, le vent a repris , le mouillage est redevenu inconfortable comme hier soir et cela semblait bien compliqué dans ces conditions de débarquer sur la grève.

Le ciel est très changeant avec beaucoup de soleil ce matin et ce soir ; la côte est très belle avec tous ces champs de genêts en fleurs comme le long du canal. On fait tout au moteur et de temps en temps on ralenti pour essayer de pêcher ; mais ni Bruno ni Bernard n'attrape quoi que ce soit !

La destination de ce soir était le petit port de Helmsdale dans lequel nous avons craint de devoir mettre les béquilles tant le fond semblait faible....Mais avant d'y rentrer Bernard a téléphoné pour s'assurer d'avoir 2 places et s'assurer du fond : le monsieur a répondu « oh pas besoin de béquilles c'est un fond de vase molle ! »

pour éviter la grosse houle des tempêtes d'hiver, tous les ports de cette côte Est ont une chicane à l'entrée et souvent il y a une espèce de contre-jetée pour protéger le tout et y rentrer pour un bateau encombrant comme le nôtre.....on serre les fesses !!! Heureusement les 2 places libres, il n'y en avait que 2 d'ailleurs, étaient en bout de panne juste à l'entrée ; nous nous sommes amarrés tout au bout pour laisser un maximum de place à Saïdak.

Helmsdale est un charmant petit village que nous sommes allés voir en pensant aller boire un coup au pub ; mais nous étions fatigués et nous avons simplement profité du beau temps ce soir pour blaguer dehors après dîner. La météo s'annonce belle pour demain.

Jeudi 23 juin ; port de Wick

tempête de ciel bleu jusqu'à.....14h. Après cela s'est gâté avec un vilain clapot et du ciel gris.

Mais ce matin nous avons traîné le long de magnifiques falaises remplies d'oiseaux de toutes sortes un peu comme aux îles Treshnish ou Shiant toutefois sans les macareux ; il faisait beau et chaud et nous avons même mouillé et descendu l'annexe pour rentrer dans une grotte. Nous avons beau aller voir tous ces oiseaux tous les ans on ne s'en lasse jamais....spectacle grandiose !!!

maintenant que je n'ai plus d'ordinateur, il faut que je transfère mes photos sur celui de Bernard mais même si nos 2 ordi sont de la même marque rien ne fonctionne sur le sien comme sur le mien ; cela fait 2 fois que Bernard réinstalle des choses pour me simplifier la vie.....quelle galère !

Avant de partir ce matin nous avons chercher le maître de port pour payer notre dû : eh bien il n'y a plus de maître de port en ce moment, on ne sait pas qui nous a répondu au tel....sur une des maisons du quai il y avait un petit panneau qui disait qu'en son absence il fallait aller à la poste pour payer...vous auriez vu la tête de la postière, qui est dans l'épicerie du village, quand nous lui avons parler de ça ! On ne lui avait apparemment jamais parlé de ça, elle tombait des nues et a dû nous prendre pour des fous :imaginez un peu 4 français qui réclamait de pouvoir payer quelque chose !

J'en vois qui doivent se dire que l'on avait qu'à partir sans payer....et bien NON . Les gens ici sont très respectueux des règles en vigueur et nous n'avions aucune raison valable de passer pour des voleurs ; mais pour finir nous n'avons pas payé.....

l'entrée du port de Wick est aussi scabreuse que Helmsdale mais en un peu plus grand ; par contre la ville n'est pas très belle ; nous sommes enfin allés au pub et y avons mangé : nous avons testé un hot dog Ecossais : avec 2 assiettes nous aurions mangé à 4 ! une demie baguette avec une saucisse plus longue encore et ….du haggis, le tout accompagné de pommes de terres frites ! Délicieux!!!mais trop gros pour nous petits estomacs.....

Vendredi 24 juin ; port de Wick

les Ecossais comme les Anglais ont voté hier pour savoir si le Royaume Uni restait dans l'UE : 52% ont voté non, ils préfèrent sortir de l'Europe....mais les Ecossais ont massivement voté pour y rester et les gens le disent ; Maryvonne est allée en ville ce matin et elle a tâté le terrain dans un magasin tenu par 2 vieilles dames qui lui ont répondu assez vertement que çà c'était le problème des Anglais exclusivement et que cela allait donner l'occasion aux Ecossais de redemander un référendum pour rester dans l'UE....quel bazar !

En dehors de ces problèmes politiques, il bruine et nous sommes dans le « fog »....

nous nous reposons tous en prévision de demain où nous devrions partir de bonne heure pour traverser vers les Orcades ; cet aprem nous allons tout de même visiter le musée de la ville . et là nous avons été épatés de ce que contient ce musée : un grand secteur sur la pêche avec tout un matériel d'époque des années 50 et même avant y compris 3 bateaux en bon état, rescapés des démolitions, la vie dans la région dans ces années de pêche aux harengs, le fumage, le salage et les tonneaux pour les conserver etc....ils ont réussi à conserver la lentille et le mécanisme du phare de l'entrée du port quand il a été automatisé et pour rendre encore plus vivant cette époque, une dynastie entière de photographes a immortalisé tout ça en noir et blanc sur de grands posters....nous y avons passé 2h mais il aurait fallu y passer toute une après-midi ! Et les 2 personnes qui tenaient le musée étaient si passionnées et passionnantes ….

Samedi 25 juin ; les Orcades

ça y est nous sommes enfin aux Orcades ! Depuis le temps que nous en parlions de ces îles …..

réveil à 5h pour larguer les amarres à 6h30 ; le brouillard s'est enfin levé pour laisser la place à des nuages bas chargés de pluie mais ils sont si bas que l'on a l'impression d'être encore dans le brouillard....on espérait une amélioration, qui a été très timide finalement, pour passer au raz des falaises qui vont jusqu'à la pointe extrême nord-est de l'Ecosse ; nous avions survolé cette côte l'année dernière avec notre ami Bernard et son avion et nous mourrions d'envie de la voir depuis la mer . Très près comme ça des falaises on se faisait quelque peu chahuter mais le spectacle était si beau malgré le peu de lumière ; et cela n'a duré qu'une toute petite heure....

le Pentland Firth, ce fameux passage entre la côte nord de l'Ecosse et les Orcades s'est montré clément à notre égard ; il est vrai que nous avions choisi, en accord avec nos amis de Saïdak, de passer à l'étale de basse mer et aujourd'hui à cause de la météo tranquille car cet endroit peut-être particulièrement dangereux à cause des courants violents. Tout Ecossais qui se respecte craint ce Pentland Firth ; et pourtant en prenant au plus court il n'y en a que pour une petite heure à le traverser.

À l'heure actuelle les accidents sont devenus rares : avec les GPS, les cartes détaillées sur papier ou sur écran d'ordinateur, des annuaires de marées accessibles à tous et des moteurs beaucoup plus fiables, il faut être très pressé ou un peu fou pour ne pas respecter les bons moments pour traverser.

A 11h nous envisageons de nous arrêter pour manger et faire une petite sieste avant de repartir vers le mouillage que nous avons prévu ; Saïdak préfère continuer .

Nous nous retrouvons en fin d'après-midi au fond d'une anse très très profonde, « le trou de St Peter » avec 2 chicanes avant d'y arriver. Nous l'avions survolé l'année dernière et cela nous avait semblé être un mouillage de rêve....et s'en est un : peu d'eau pour y rentrer (il est évident que nous ne ressortirons pas de là à marée basse) et peu d'eau à l'intérieur et surtout......personne.

Les Orcades sont très peuplées et on voit d'énormes fermes partout : terres très cultivées et beaucoup de bétails ; quand aux côtes, c'est une alternance de petites falaises (de ce côté) et de criques de sables.

Nous fêtons comme il se doit notre arrivée commune aux Orcades avec foie gras et Jurançon, installés dans le cockpit de Saïdak au soleil ; à 21h30 un front de brouillard est arrivé discrètement par derrière l'île et nous nous sommes sauvés avant qu'on ne puisse plus voir note bateau.....

Dimanche 26 juin ; port de Kirkwall- îles des Orcades

du brouillard ce matin mais très lumineux , on sent que le soleil n'est pas loin ; ce brouillard finit par s'effilocher tout en restant au raz du sol et le ciel bleu réapparaît. Bernard me descend à terre pour aller ramasser des coques et lui retourne à bord en passant par Saïdak ( qui eux prennent l'option de partir tout de suite au port de Kirkwall) pour monter au mât d'artimon et réparer le radar : on risque d'en avoir un peu besoin dans ces eaux malgré notre AIS actif ; les pêcheurs n'allument pas forcément le leur et beaucoup de bateaux de plaisance n'en n'ont pas...

Bernard n'est pas très en forme et nous attendons le milieu de l'après-midi pour rejoindre le port ; résultat, il pleut et il n'y a plus de places, un coup de vent étant annoncé. Ici il y a « la marina » et « le port ». Un coup de chance, celui qui travaille dans la section port (port de pêche et fermes marines) est encore au travail et il nous répond à la VHF que l'on peut se mettre le long du quai en pierre mais qu'il faudrait en partir demain avant midi parce que c'est la place du ferry qui va aux autres îles.....le problème étant que demain on voudrait louer une voiture pour aller visiter les sites historiques toute la journée …..

Lundi 27 juin ; port de Kirkwall

comme nous ne sommes pas sur un ponton flottant, le bateau monte et descend au gré de la marée, donc les amarres sont longues et le bateau bouge beaucoup à marée haute.....on a dû se lever 2 ou 3 fois cette nuit....

Ce matin il pleut un peu moins, que des averses ; bernard court à droite et à gauche pour trouver une autre place car en prime là où nous sommes nous recevons les eaux des toilettes du bâtiment du port....le bateau sur babord est pourri et empeste, un vrai plaisir !

Saïdak se déplace vers un autre catway plus au fond de la marina et nous laisse sa place en bout de ponton. Avec le vent la manœuvre est très délicate car le vent nous pousse dans le fond du port où il n'y a pas d'eau et ne veut pas tourner pour longer ce ponton.....Heureusement Bruno, Maryvonne et le voisin anglais sont là pour attraper nos amarres.....

nous allons ensuite en ville pour apprendre qu'il n'y a plus une seule voiture à louer jusqu'à la fin du mois.....pendant la saison ils ont 101 paquebots qui viennent ici ; du coup on ne peut plus rien faire, les magasins sont devenus des magasins de luxe qui pratiquent des prix exorbitants et tout est à l'avenant.....on est tous très déçus.....nous regardons les cartes de l'île principale pour voir où se trouve les sites principaux et les horaires de bus ; mais cela paraît compliqué ….

On se sépare et nous allons visiter les monuments de la ville et le musée.... ainsi que Lidl !

Ce soir nos bretons viennent à bord pour décider de demain : on va à l'office du tourisme à 10h pour voir avec eux et essayer de visiter les étages supérieurs de la cathédrale.