dimanche 9 juillet 2023

 

Lundi 19 juin ; port de Praia

Cela fait 3 jours que je suis malade et que je tousse toutes les nuits, ce qui fait que je dors mal et du coup je suis obligée de dormir dans la journée ou du moins de me reposer.

Et comme la météo ne s'arrange pas et qu'on a l'impression d'être en novembre et que nous devons aller à Angra chercher nos pièces inox nous avons trouvé un plan B pour y aller.

On a pris le bus pour Angra et là on a pris un taxi qui nous a emmener devant la porte de l'usine qui est dans une zone industrielle très loin de la ville.

Nos pièces étaient bien prêtes et ils étaient extrêmement aimables ; près de là il y a un énorme super marché chinois comme il y en a tant au Portugal comme aux Açores mais en vraiment très grand ; on a traîné là-dedans une bonne heure puis nous sommes allés déjeuner en face dans ce que l'on pourrait dire être la cantine du secteur ; pour 8 euros nous avons eu un gros plat de viande de porc avec des frites et du riz (ils adorent faire ce genre de mélange), une boisson et un café.

La pluie redoutée est arrivée et nous avons jugé bon de demander au serveur de nous appeler un taxi pour rentrer à Praia.

Mardi 20 juin ; port de Praia

Il y a peu d'oiseaux de mer dans ces îles surtout dans les zones habitées hormis de petites sternes appelées « Guifettes »ici au sud.

A l'image de leurs grandes sœurs Nordiques elles sont braillardes et viennent vous faire peur en vous rasant la tête et en faisant mine de vous piquer le crâne...

Non seulement elles font un boucan du diable mais quelquefois on a vraiment l'impression qu'elles vont vous faire un trou dans le crâne ; la seule parade que nous avons trouvé c'est de lever le bras au-dessus de la tête en pointant le doigt dans leur direction et ça çà leur fait peur et elles se détournent immédiatement, heureusement !

Maintenant c'est la saison des amours qui commence et les mâles sortent toute leur panoplie de dragage et c'est assez surprenant à regarder depuis l'intérieur du bateau.

Au large on trouve des milliers de Pufins mais à terre ils nichent dans les falaises et sont difficiles à voir et les falaises ici à Praia ne sont pas près de nous ; ces oiseaux ont un cri très amusant qui ressemble à un bégaiement de petit enfant !

Les autres oiseaux comme les goélands sont rares sans parler des autres que nous connaissons mais les pigeons eux sont rois ici et ils nichent volontiers dans les falaises aussi bien de dans les clochers et autres abris du même genre.

Ce soir nous sommes allés boire un verre au bar de la plage derrière le port avec Ute et Manfred ainsi que 3 autres bateaux ; nous étions les seuls français, 2 étaient Allemands et les 2 autres Hollandais.

Les conversations sont allées bon train en anglais et tout le monde y participait, c'était un grand moment très convivial !!!

Dommage qu'il nous ait pas plus souvent ce genre de moment !


Jeudi 22 juin ; île de Graciosa / au mouillage devant le port

enfin nous avons réussi à partir !

Nos amis Allemands du bateau Auriga sont partis hier vers Graciosa eux aussi et nous ont envoyé un message en arrivant pour dire qu'il y avait de la place en se mettant à couple d'eux ( « se mettre à couple » c'est s'amarrer contre un autre bateau quand il n'y a plus de place ailleurs, c'est une pratique courante).

La météo de Bernard disait que c'était mieux de partir aujourd'hui car le vent devait être plus sud-ouest alors que nous allions faire une route nord-ouest et un vent assez modéré, genre 15-20nds....

Çà c'était la théorie !

Comme l'île de Graciosa est au nord-ouest de Terceira, nous avons donc pris la direction de la côte nord de Terceira ; tant que nous avons navigué à l'abri de l'île tout allait bien et bon train mais arrivés à découvert le vent est passé un peu plus ouest et surtout il a forci assez rapidement.

La mer était très formée et chaotique ; on jouait assez le sous-marin là et il a fallu rouler le génois rapidement et prendre 2 ris, le tout avec le moteur en plus parce que bien sûr le vent était trop sur notre nez...

en fait de 20nds il s'est établi à 35 !!!

Nous étions partis à 8h et à 11h nous étions tous les 2 malades !!!

Comme j'avais mis un patch derrière l'oreille (qui normalement est très efficace) cela n'a pas été si pire et Bernard après avoir vomi allait mieux...

Le ciel a été très changeant toute la journée mais heureusement sans pluie.

Il n'y a que vers 15h que le vent a ralenti un peu et la mer est devenue un peu plus calme...

Inutile de dire que nous n'avons rien mangé et que la journée a été longue...

Quand je pense que Bernard a dit que l'on ne partait que aujourd'hui parce que pour une première navigation de l'année on allait se ménager et partir avec de bonnes conditions météo !!!

On doit avoir du sel de mer jusqu'en haut des mâts avec les douches que nous avons prises !

Et à l'intérieur, surtout dans notre cabine c'est le chaos total ! Des choses qui ne bougent jamais en ont profiter pour aller chahuter partout...quel bazar !!!

On a préféré jeter l'ancre en arrivant et aller voir en annexe comment çà se passait dans le port.

C'est très difficile d'évaluer des distances sur une carte, si précise soit-elle mais nous savions que l'espace pour rentrer et à l'intérieur était très étroit et à ce sujet nous avions entendu tout et son contraire...

Nous avons donc mis notre annexe à l'eau mais Bernard a omis de vérifier le moteur hors-bord à Praia et ce dernier pour se venger a refusé de marcher...tout est bloqué !

Alors on est partis à la rame vu que nous sommes tout près de l'entrée du port !

Auriga est juste à droite après l'entrée du port et là on a constaté que nous avions bien fait de ne pas rentrer tout de suite mais de venir voir : le problème était qu'il y avait déjà un autre bateau à couple de Auriga , plus petit que nous et nous risquions de l'écraser si on se mettait à couple de lui...

Ute était très déçue et moi encore plus car au mouillage le bateau passait d'un bord sur l'autre...

Nous ne nous sommes pas attardés car nous étions vraiment trop fatigués

Le dîner a été expédié et à 18h nous étions couchés chacun sur une couchette pour se ventouser dessus comme dit Bernard !

Auriga repart vers l'île de Faial samedi matin , nous prendrons donc leur place, l'autre bateau est d'accord pour bouger en attendant que nous nous amarrions.

Vendredi 23 juin ; île de Graciosa / encore à l'ancre

On a fait le tour du cadran sur notre couchette mais malgré cela on est bien fatigués encore et ce matin je me suis rendormie au moins 1h ce qui m'a fait un bien fou !

Nous sommes 4 bateaux au mouillage dont un Belge que nous connaissons pas mal ; ils habitent maintenant aux Açores sur l'île de Florès (la plus à l'ouest des îles) et partent pour traverser l'Atlantique l'hiver prochain et nous leur avons rendu une petite visite avant d'aller à terre faire un petit tour et y déjeuner.

Le vent est complètement tombé mais il y a toujours un fond de houle.

Ce soir nous sommes revenus au port avec notre annexe à la rame pour dire au revoir à Ute et Manfred qui nous ont invités à venir les voir à Hambourg .

Samedi 24 juin : île de Graciosa / port de Praia (ici aussi c'est Praia)

Debout à 6h30 pour être prêts à rentrer dans le port dès la sortie de Auriga qui est bien sorti à 8h.

Nous avions déjà relever l'ancre et nous avons pu être assez près d'eux pour un dernier au revoir et rentrer enfin dans ce port q ;

C'est sûr que la passe est particulièrement étroite avec un angle droit vers la gauche à l'entrée et un virage tout aussi serré vers la droite pour rester le plus près possible du petit morceaux de quai où nous allions accoster ; mais sans vent cela a été facile, ce sera pour repartir que cela risque d'être plus compliqué car le cul du bateau est vers l'entrée et il faudra faire demi-tour sur place...

Enfin à l'abri !

Mais que tout est calme dans cet espace uniquement réservé aux pêcheurs de tout poils...

C'est le premier port calme et silencieux que nous voyons aux Açores ; reste que les pêcheurs rentrent et sortent non-stop mais ils le font dans le silence...çà c'est un scoop !

Cet aprem on a sorti nos vélos pour aller à la ville de Santa Cruz qui est la capitale de cette île et qui se trouve à 6kms de notre port.

A Santa Cruz il y a un nouveau port en construction dans une anse naturelle qu'ils ont fermée par un quai protégé par un empilements de rocs divers et avec une entrée très scabreuse elle aussi mais qui permet de protéger l'intérieur ; ce port sera réservé aux plaisanciers si nous avons bien compris...

Ils y ont installé 3 ou 4 corps-morts (un corps-mort est en fait un bloc de béton normalement très lourd envoyé au fond de l'eau avec un anneau dessus et une chaîne sur cet anneau qui remonte jusqu'à la surface sur laquelle est fixée une bouée qui flotte et que les bateaux peuvent attraper et se fixer dessus avec une amarre ; cela remplace l'ancre ) et on nous a assuré que ces coffres pouvaient supporter le poids d'un bateau de notre genre parce qu'il n'y a pas de houle à l'intérieur de cet abri...

De toute façon on ne peut pas mouiller dans cet espace car le fond est fait de grandes plaques de pierres de lave alors...

C'est une très jolie petite ville avec de beaux bâtiments dans le plus pur style du nord du Portugal.

Il y a également un peu partout de beaux moulins très typiques d'ici, très bien restaurés et entretenus c'est vous dire s'il y a souvent du vent ici !

Il a fait beau toute la journée pour une fois !

Lundi 26 juin ; port de Praia da Graciosa

Ce port de pêche dans lequel nous sommes est très actif et nous y voyons des bateaux que nous avons vu l'année passée à Santa Maria, ce qui veut dire que ces bateaux ne sont pas des locaux pour la plupart mais toutefois des Portugais et vont d'île en île en fonction des poissons. Ils sortent tous entre 4h et 6h mais ils le font dans le calme sans radio avec de la musique à fond et sans cris, ce qui est assez surprenant car dans les les autres ports nous avions l'habitude de leurs sorties matinales avec la musique à fond....

A Santa Maria ils y allaient pour le thon car il y a une usine de transformation du poisson et ici pour ce que nous avons pu voir ce sont des calamars qu'ils pêchent mais nous ne savons pas pour le moment si le grand bâtiment est juste l'équivalent de nos criées ou une usine elle aussi.

Nous avions prévu aujourd'hui d'aller faire le tour de l'île en vélo mais vu la couleur du ciel et les montagnes chapeautées nous y avons renoncé.

Mais nous avons fait une belle rencontre depuis notre bateau et justement c'est grâce à notre bateau que nous avons rencontré cet homme : dans ce port où il y peu de plaisanciers il y a un seul joli bateau en bois de construction ancienne d'environ 10m, très étroit (ce qui nous a fait dire qu'il était très ancien) et bas sur l'eau et nous nous étions préparés à aller le voir de près.

Et ce bateau appartient justement à ce monsieur !

Il est Finlandais, a 60 ans et était chez lui en Finlande propriétaire d'un chantier naval spécialisé dans la construction de bateaux en bois traditionnels ; mais son rêve avait toujours été de faire un tour du monde en bateaux et bien sûr en bois.

Sur son chantier il y avait ce joli bateau dont le propriétaire venait de mourir et sa veuve quand elle a appris qu'il cherchait un bateau pour partir lui a offert le sien en disant que son défunt mari l'aurait voulu ainsi....belle histoire n'est-ce pas ?

Et le voilà parti ! Il descend vers le sud va jusqu'aux Canaries et là on peut dire qu'une force qui ne s'explique pas le fait remonter vers les Açores (les Açores ne sont pas sur le chemin pour traverser l'Atlantique vers les Antilles mais sont sur le chemin inverse depuis les Antilles vers l'Europe) et là il tombe amoureux de ces îles et plus spécialement de celle-ci : Graciosa.

Il vend tout en Finlande et s'installe ici où il achète une maison avec un grand terrain et devient jardinier ou plutôt agriculteur car il fait un gros potager et plante des arbres fruitiers et vend ses récoltes....

Il vit maintenant car une jeune Hollandaise et ils viennent d'avoir un enfant et il est le plus heureux des hommes !!!

Cela fait toujours plaisir de voir des gens heureux, bien dans leur tête et leur peau !

Il a, bien entendu, accepté de visiter notre Romico et comme il sort son bateau de l'eau demain nous allons le revoir rapidement , il a même promis de nous rapporter des légumes...

Cet aprem nous avons tout de même ressorti nos vélos pour retourner à Santa Cruz et aller voir à l'office du tourisme s'ils avaient un plan de l'île et des documentations sur ce qu'il y avait à voir.

Au magasin à côté nous avons acheté du pain et comme il était encore tôt nous avons repris la route côtière vers l'ouest et retour par le centre de l'île vers Santa Cruz ; peu de photos car le ciel était brumeux et particulièrement gris ; il ne s'est dégagé qu'au retour à bord.

Ce côté de l'île et surtout l'intérieur à l'air assez pauvre, très peu de belles maisons....

Mardi 27 juin ; port de Praia de Graciosa

Il y a un coup de vent annoncé pour la nuit prochaine et pour 2 jours, ce qui veut dire que cela va valser dans le port malgré la chicane de l'entrée...

Comme tous les matins la météo nous empêche de faire notre tour de l'île car tout est gris et les montagnes chapeautées...

Il n'y a qu'après déjeuner que cela se lève alors nous attrapons nos vélos et allons tourner dans un coin ou un autre.

Aujourd'hui on opte pour le cratère du volcan de l'île qui se trouve près de nous ; cela s'appelle une « caldeira » ici. Ce volcan n'est pas très haut par rapport à Sao Miguel, à peine 250m.

Au fond il y a un petit lac qui a été découvert sous une énorme voûte ; à l'accueil ils montrent des photos alléchantes de ce site mais en réalité après avoir descendu une grosse palanquée de marches, le paysage est assez décevant car mal éclairé...

Sur d'autres photos du début du XX e siècle on voit qu'il n'y avait pas du tout d'arbres dans le cratère alors que maintenant il y a une magnifique forêt comme nous en avons vu ailleurs avec des cèdres et beaucoup de beaux platanes plus beaucoup de taillis.

C'est de toute façon un très bel endroit !

En revenant nous sommes passés par la route côtière qui nous faisait passer devant les thermes.

Et oui il y a des « thermes » ici avec de l'eau à 37°C !

C'est gratuit mais on ne peut qu'y rester que 30mn ; hélas nous sommes arrivés trop tard c'était déjà fermé...les maillots de bains se sont encore promenés !

Ce sera pour une autre fois !

Nous ne faisons jamais 50kms sur cette île car elle est petite ; aujourd'hui nous avons fait 21kms, hier 25 et la fois d'avant 15 ; malgré tout j'ai les tibias qui tirent....

Sitôt rentrés nous avons vu que Yann était arrivé pour sortir son bateau de l'eau alors nous sommes allés l'aider ; nous avions imaginé que c'était le roulève qui allait le sortir mais non c'était avec le portique des petits bateaux.

Dans tous les ports et même aux endroits où il n'y a qu'un quai ils ont ses petites grues, cela permet de sortir instantanément les petits bateaux qui n'encombrent ainsi pas les ports déjà petits et plutôt pleins ; cette grue consiste en un pylône avec un bras qui tourne d'au moins 6m de long sur lequel est fixé un câble.

Il y a une croix métallique posée par terre et que vous pouvez utiliser en y fixant les sangles qui se trouve au pied du pylône, ou fixer les sangles sur le câble en direct si votre bateau est petit ou utiliser vos propres sangles , ce que nous avons vu à Santa Maria ; le tout est commandé par une grosse télécommande étanche.

A Santa Maria ils en ont 2 : une pour les petits bateaux de pêche professionnels et l'autre pour les autres ; ce système est très efficace et rapide , même pour les professionnels.

Comme c'était la première fois qu'il le sortait ainsi et qu'il venait de construire sa remorque, il a fallu pas mal d'ajustages et cela a été long à faire ; il y avait avec nous un pêcheur professionnel qui a un petit bateau, un gars très sympa et un jeune qui a prêté sa voiture, celle de Yann étant quelque peu en bout de course....en passant il a très bien construite sa remorque qui est digne d'un chantier !

Jeudi 29 juillet ; port de Praia de Graciosa

la tempête est bien là depuis hier et je confirme cela bouge beaucoup dans le port !

On prend la houle de derrière mais quelquefois on tangue quand même mais nous restons loin du quai donc le mouvement est souple ; la température qui n'était déjà pas très élevée a chuter et ce vent est bien désagréable ; tous les pêcheurs sont rentrés avant midi, c'est tout dire !

Par contre hier la police locale est venue nous dire qu'au vu des fêtes de fin de semaine il fallait que nous changions de quai avant vendredi 17h car il y aura un lâcher de taureaux dans le village et pour le moment nous sommes juste sur le parcours des taureaux que les gens vont pousser à se jeter à la mer...

Et au cas où nous n'aurions pas bien saisi , la Police Maritime est venue ce matin nous le redire...

Mais avec le vent en ce moment nous ne pouvons pas bouger et comme les places sont rares nous verrons demain matin si nous ne partons pas à Santa Cruz....on n'aurait pas la musique toute la nuit ainsi...

Dans la journée ils ont amener une dizaine de bétaillères qu'ils ont entreposer ça et là mais on se sait pas à quoi elles vont servir....Sur une petite placette pas du loin de nous ils ont dressé un chapiteau pour un orchestre et des cabanes pour vendre à boire et à manger ; au fond de la petite anse (l'ancienne pente qui servait à sortir les bateaux il n'y a pas si longtemps) ils ont installé 2 baignoires.....qui vont servir de barbecue ! Avec la cabane qui va bien pour servir les gens surtout en bières !

Les festivités commencent ce soir et pour quelques jours...

Hier Yann nous a amener des légumes frais et il est venu avec sa compagne et son bébé, qui bien sûr a beaucoup apprécié notre bateau....

Heureusement que nous avons cet homme pour nous approvisionner en légumes frais car ce matin nous sommes allés au supermarché du village faire quelques achats et on a compris pourquoi les habitants ici sont majoritairement en surcharge pondérale ….

Au vu de leur alimentation ils ne peuvent pas être maigres !

2 ou 3 légumes en fin de vie mais beaucoup de haricots en tout genre vendus au poids et quand aux fruits il faut oublier ceux de saison, il n'y avait que ceux qui se conservent facilement comme les pommes, les oranges et quelques poires.

Heureusement que nous avions fait le plein à Praia !

Par contre nous avons vu un marché à Santa Cruz et il sera intéressant d'y aller quand il fera beau.

Vendredi 30 juin ; port de Praia de Graciosa


les jours passent à une vitesse incroyable ici, c'est encore pire qu'à la maison et c'est pas peu dire !

La police locale avait proposé son aide pour changer de place et nous avions demandé à Yan de venir également car il valait mieux avoir quelqu'un pour larguer les amarres ici et quelqu'un pour les attraper de l'autre côté du port car nous allons aller le long de la jetée extérieur et nous avions donné une heure à ces 2 bénévoles : 11h.

Et bien personne n'a eu le temps de venir !

A 10h30 là où on allait accoster il y avait un grand type sorti de nulle part et inconnu au bataillon qui nous sifflait pour nous dire avec grand renforts de gestes qu'il était prêt à nous prendre les amarres et devant nous il est arrivé un type de mon âge assez corpulent qui a commencé à nous dire qu'il fallait que nous fassions comme ci et comme ça pour changer de place et comme il expliquait tout ça en Portugais à grand renfort de gestes lui aussi il n'y avait pas moyen de l'arrêter et de lui expliquer que nous savions comment faire au mieux avec notre bateau....

Cela commençait à devenir assez énervant j'ai donc utilisé mon plus bel espagnol (faute de portugais) pour lui expliquer que j'avais été pêcheur moi-même et que cela ne me posait pas de problèmes pour déplacer le bateau....

Et à ma grande surprise il a compris et çà lui a un peu couper le sifflet....mais comme il voulait quand même avoir le dernier mot il a fini par dire que « lui » il avait 71 ans alors hein !?

Bon là il a pas eu de chance sur ce coup là parce que je lui ai répondu que moi c'était 70...

Je lui ai tendu la main pour finir cette histoire et il est resté un moment avant de me la serrer ….

Non mais serrer la main d'une femme!!!et une inconnue en plus !!!!

1 point partout mais avant que l'on comprenne quoi que ce soit il est arrivé une dizaine de jeunes prêts à nous aider alors Bernard a dit  « tant pis on n'attend pas Yan et on largue sinon il va recommencer sa litanie ! »

On a fait comme il il disait au départ et ensuite comme nous nous le voulions car enfin aucuns bateaux ne se ressemblent et nous connaissons particulièrement bien le nôtre.....

On l'a laissé s'égosiller sur le quai et cela s'est très bien passé mais grâce à leur aide à tous puisqu'il y avait pratiquement une personne par amarre....trop drôle l'histoire ! On n'avait jamais vu çà !!!

Ils nous ont fait mettre tout à l'entrée du port et comme l'entrée est assez étroite, ceux qui rentrent vont devoir faire attention et bien serrer à droite ; à l'autre bout du quai il y a déjà un voilier d'un Espagnol que nous avions déjà vu à Terceira et qui n'est pas sympa du tout ; peut-être qu'entre nous un pêcheur rentrera....

Le spectacle avec les taureaux commençait à 17h en théorie alors nous nous sommes bien habillés et sommes allés faire un tour et finir par trouver Yan en train de peindre et qui devait s'arrêter assez vite car il devait rentrer avant 17h pour garder son fils ; sa compagne devait s'absenter jusqu'à 19h.

Connaissons son compagnon elle avait été assez maligne pour venir le lui amener///

Et comme Yan voulait finir sa peinture nous nous sommes retrouvés à faire la nounou !

Bernard était aux anges avec le petit Timoté dans les bras, il faut dire qu'il est craquant et bien avancé pour ces 14 mois....

Jusqu'au moment où un gros bateau de pêche est rentré et a voulu se mettre entre nous et l'espagnol …

Sauf que ça ne rentrait pas vraiment et il a fallu repartir au pas de course pour retourner à bord en portant Timoté, qui lui, était ravi de la situation !

Bernard m'a laissé le petit et il a fini en courant et heureusement !

Les pêcheurs étaient ravis de nous voir car ils hésitaient à monter à bord et pourtant il aurait bien fallu si nous n'étions pas revenus....

Il ne faisait pas chaud à attendre pour regarder les taureaux et occuper notre petit homme alors nous sommes repartis voir son père...

Moi je suis restée un peu plus sur ma jetée pour faire quelques photos en compagnie d'un charmant gendarme qui parlait bien anglais...

2h plus tard comme nous retournions à bord nous somme passés devant le bateau de pêche et nous nous sommes arrêtés pour voir leur pêche qu'ils étaient en train de décharge sur un chariot : rien que des calamars taille XXL !

La moyenne de ces belles bêtes devait faire 80cm de long et peser au moins 5kg pièce et nous nous sommes retrouvés avec un magnifique spécimen d'au moins 50cm pour le dîner !

Et en prime un magnifique sabre (qui est un poisson très long et plat couleur gris acier d'où son nom).

Là on a à manger pour quelques jours !

Comme ils n'ont pas d'heure pour manger dans ce pays nous on a dîner et comme on redescendait sur le quai le patron du bateau de pêche nous a interpellé pour nous inviter à dîner....

Sur le coup j'ai dis oui mais 30mn après nous étions toujours là à attendre alors je suis retournée à bord pour me coucher.

Bernard a donc redîner et il a ramener ma part ; des calamars cuisinés à leur façon, un peu épicée mais très bon et il est revenu avec la bouteille de vin qu'il voulait leur offrir car le patron ne veut pas d'alcool à bord !

Samedi 1 juillet ; Praia de Graciosa

La nuit a été assez bruyante mais la musique était de la musique Portugaise pas trop mal et elle a fini relativement tôt en plus le peu de vent qu'il y avait emportait le bruit de l'autre côté.

Ce matin tout était étrangement calme mais cela n'a pas duré...

0 18h retour des taureaux et du monde 1h avant.

Aujourd'hui ils ont réussi à en mettre un à l'eau mais je n'avais pas l'appareil à la main quand il fallait...

Il fait moins froid qu'hier mais nous sommes resté à bord pour regarder ce qui se passait...

On s'est reposé aujourd'hui en prévision de la prochaine nuit qui va être bruyante !

Dimanche 2 juillet ; port de Praia de Graciosa

La nuit a été dure avec tout ce bruit....

Comme il n'y avait pas du tout de vent ce matin nous en avons profité pour retourner à notre place sur le quai en pierre ; facile à faire même que nous 2, juste le nez du bateau à avancer sur le quai, Bernard a sauté avec les 2 amarres en main, une pour devant et une très longue pour l'arrière et le bateau c'est rangé tout seul bien sagement le long du quai....

Le temps de refaire tout notre amarrage et il était midi !

Comme c'était l'anniversaire de Bernard aujourd'hui on a fait un bon repas et bu un peu plus que d'habitude mais nous sommes quand même allés faire un tour en vélo ; Yan avait expliqué à Bernard où il habitait et nous y sommes donc allés.

Il habite au milieu de l'île et à 4kms du port mais il n'y avait personne...

Il était bonne heure alors nous sommes allés voir la mer de l'autre côté et particulièrement une crique soit disant « abritée de tous les vents »...

Cela dépend de ce que l'on appelle « abritée » en fait et comme on se méfie de ce genre de commentaire, même si cela venait d'un bon sentiment de la part de la personne, cela dépend en fait de la forme du bateau, de son poids et surtout et surtout de l'aptitude des gens à supporter le quelconque roulis...

Le coin est joli toutefois indéniablement et des balades en annexe doivent y être sympas ; seulement voilà le moteur hors-bord est HS, voilà pour la bonne nouvelle ! Et c'est trop loin du port pour n'y aller qu'à la voile surtout que le vent dans la région est quelque peu imprévisible !

En rentrant nous sommes repassés devant chez Yan mais toujours personne...

Vers 18h il y a eu la fanfare de l'île et un défilé religieux composé de 3 statues de la Vierge portées chacune par 4 hommes, suivies de près par le prêtre et un petit nombre d'habitants de l'île, mais alors là, oh surprise, pas du tout les mêmes personnes que pendant la fête ; celles ci étaient plutôt assez chics, calme et très pieux et pourtant il y avait des jeunes parmi eux...surprenant parce qu'on a eu l'impression qu'il y avait 2 sortes d'habitants sur cette île tellement ils étaient à l'opposé les uns des autres. La religion perdrait-elle des adeptes dans ces îles ? Parce que ceux qui participaient à la fête n'étaient pas là....nous les avons suivis pendant un moment puis nous avons laissé tomber et nous sommes revenus à bord

Lundi 3 juillet ; port de Praia de Graciosa

la nuit a été pire que la nuit précédente car le vent nous ramenait la musique et même mes tampons d'oreilles n'arrivaient pas à assourdir tout le bruit....

Mais bon aujourd'hui nous avions prévu de faire le tour de l'île en vélo et nous nous étions organiser pour ça en préparant hier un pique-nique .

Il faisait un temps splendide sans vraiment de vent.

Nous avons réussi à partir vers 10h30 et nous sommes partis vers le sud et ensuite l'ouest.

C'est vraiment une très jolie petite île un peu comme l'île de Santa Maria ; ces petites îles ont une végétation quelque peu Méditerranéenne avec de beaux palmiers, des plantes grasses, des « griffes de sorcières »,du fenouil , beaucoup de figuiers et souvent en bord de mer ,surtout pour protéger des maisons ou de beaux terrains, des tamaris et un tas de petites choses qui nous font penser à çà.

Mais en même temps il y a des endroits avec une végétation entre le taillis et la forêt primaire complètement impénétrable....Cette île est beaucoup moins fleurie que les autres; pas de beaux hortensias bleus et d'agapanthes bleues et blanches au bord des routes. Juste quelques agapanthes blanches par très petites touffes de temps en temps.

Les hortensias bleus sont plus haut au-dessus de 250m. 

Et au milieu il y a les champs ou plutôt les pâturages pour les vaches car n'oublions pas que ces îles sont les principales fournisseuses de produits laitiers du Portugal...

Et pourtant il fut un temps où cela n'était pas ainsi quand on voit le nombre de restanques qui ont été faites un peu partout et tous ces murs qui entouraient de petites surfaces et qui protégeaient ainsi des vignes et quelquefois des bananiers ! Que de travail leurs ancêtres ont fait pour que finalement les descendants abandonnent tout ça pour faire simple ….comme l'élevage des vaches...

Au nord ouest de l'île il y a une pointe de roches blanches qui se trouve à 375m d'altitude mais cela a été impossible d'aller y voir de près.

On a déjeuner dans l'herbe d'une belle prairie qui dominait la mer et la côte nord ; spectacle inouï sur 200 degrés !!!!

Que c'était beau en plein soleil comme çà !

Pas de bruits autour, les vaches étant relativement loin de nous et le ressac de la mer assez loin en dessous ; même la sieste était parfaite !

On est ensuite redescendus vers la côte nord et là nous sommes descendus au raz de l'eau pour voir l'ancien port des baleinières.

Les pêcheurs avaient creusé des grottes dans de la roche très friable (de la pouzzolane) toute en teinte rouge et grise pour y entreposer leurs embarcations et c'était fait une pente douce pour les amener à la côte et on peut se dire que ces pêcheurs ne manquaient pas de courage pour affronter la mer et ces cétacés dans d'aussi petits bateaux !!!! Respect !!!!!

Au nord-est il y a un phare planté sur de la lave bien noire et la falaise en-dessous vaut aussi le déplacement ; nous avons laisser les vélos pour aller nous promener dans un dédale de petits bosquets de tamaris un peu ras du sol et des griffes de sorcière qui s'étalaient là sans une once de gène...la vue sur l'aplomb de la falaise était très belle !

Nous étions déjà allés voir le phare et savions ce que nous pouvions voir en-dessous mais nous n'avions pas vu que plus loin il y avait un autre sentier en bord de côte, c'est juste un petit bloc de béton placé en haut d'une petite falaise comme point géodésique qui nous a donné envie de nous y arrêter et grand bien nous a pris.

Il fallait bien surveiller le bord de la route pour voir le départ du chemin pour y aller et comme il y avait une chicane pour empêcher les 2 roues motorisées d'y aller il a fallu se faufiler avec nos vélos.

Mais que cela valait la peine de longer la falaise qui faisait un angle avec une autre, non accessible celle-là, et d'aller jusqu'à ce point géodésique !!!!!

Des falaises rouges et grises et noires, des îlots de forme invraisemblable, des petites criques bien cachées mais malheureusement inaccessible pour notre Romico mais avec une eau d'une transparente, si bleue !!!! Un enchantement !!!

Un peu plus loin en revenant vers Santa Cruz nous avons vu de nouveau des quadrillages de murs de notre taille en hauteur fait pour protéger des pieds de vigne comme à Santa Maria sauf qu'ici ils sont sur un terrain plat et bien sûr comme là-bas tout est abandonné ! Quelle misère...

Cela a été une journée très enrichissante et nous en avons pris plein la vue !

Mardi 4 juillet ; port de Praia de Graciosa

On pistait ce soir vers 17h nos camarades pêcheurs pour aller les prendre en photo avec leurs gros calamars ; surtout on surveillait quand ils iraient chercher le chariot de la criée pour débarquer leurs bacs de poissons.

Mais nous n'avions pas fait 50m sur le quai que nous nous sommes fait interpellés par Luis qui nous a proposer de venir boire quelque chose chez lui...

C'était foutu pour les photos mais en revanche il nous a proposé de nous emmener demain matin à Santa Cruz pour la matinée comme çà nous pourrons aller au marché et peut-être aller visiter le musée.


Nous avons donc fait connaissance de sa femme et de sa fille...

Luis est un ancien sportif, il faisait du vélo et était capable de faire le tour de l'île en 2h ; mais sa femme est tout sauf sportive....au moins 60kg de trop ; elle était littéralement vautrée sur son canapé à sucer une glace . Elle est née aux USA où ces parents avaient émigré et en revenant à sa source ici elle est tombée amoureuse de Luis et est donc restée mais on sent dans ses paroles qu'elle regrette son autre pays...Cette femme est triste et ne trouve apparemment pas de goût à la vie ; elle était contente de nous voir et de parler anglais pourtant mais sa télévision était restée allumée sur une série chinoise...Quand à sa fille elle fait à peu près le même poids que sa mère et parle avec une toute petite voix très aigu comme une petite fille cela donne une impression bizarre...

Mercredi 5 juillet ; port de Praia de Graciosa

A 8h 20 nous étions prêts devant chez Luis ; en 10mn nous étions au centre de Santa Cruz et toute la matinée pour nous ; il faisait un temps magnifique et peu de vent.

Nous avons commencé par le marché mais là déception !

Cet endroit n'a que le nom de « marché » car cela n'en est pas un : c'est juste une cour entourée de petits magasins dont une boulangerie, enfin ce qui en tient lieu ici, un petit supermarché et 2 bars...

Nous étions vraiment déçus car nous avions misé sur quelque chose comme celui de Praia da Vitoria pour avoir enfin des fruits et des légumes bien frais...

Nous avons donc pris la route de la côte pour aller au grand supermarché ; grand est un grand mot mais disons qu'il y a un peu plus de choses dans celui-là.

Avant d'y arriver nous avions repérer une boulangerie semi-industrielle alors nous nous y sommes arrêtés en revenant et il y avait là quelques petites pâtisseries avec de la pâte feuilletée comme nous aimons, ah les gourmands !

Ensuite nous sommes allés nous asseoir sur un muret qui dominait la grève, au soleil, pour faire un petit en-cas...il y a pire comme idée n'est-ce pas ?


Revenus en ville nous avons pris la direction du musée mais nous n'y avons vu que la partie terrestre et comme nous nous sommes fait mal comprendre on ne nous a pas dit où était la partie nautique...il n'y a qu'à l'office du tourisme qu'on nous a expliqué que c'était à l'étage au-dessus de ce que nous avions vu...grrrr

Mais il était trop tard pour y retourner car nous avions rendez-vous avec Luis à midi.

Cet aprem le vent a forci un peu mais surtout le beau temps est parti dommage moi qui pensait aller me baigner en allant à la plage...

Nos camarades pêcheurs sont rentrés assez tôt et ils ont changé de place en se mettant tout contre le quai du roulève (le portique qui sert à sortir les bateaux de l'eau) ; ils ont mis le bateau qui y était contre eux .

Cela veut dire qu'ils partent en congé par avion sur leur île car ils sont de Sao Miguel.

On s'est dépêchés d'aller les voir car je voulais les faire en photo avec les gros calamars !

Ils étaient déchaînés ce soir, le patron avait bien du mal à les canaliser pour nettoyer le bateau de fond en comble avant le départ et tout ranger...

La pause photo a pris un moment car il a fallu aussi les photographier avec leur téléphone !

Et on est repartis avec un autre calamar et une espèce de grosse rascasse que nous adorons pour en avoir manger souvent surtout au Portugal.

Le vent s'annonce très fort de l'ouest pour jeudi avec de la pluie ce qui fait que les bateaux en profitent pour bouger.

3 étaient en approche vers 18h dont 2 étaient des bateaux de location que nous connaissons, donc des bateaux à éviter d'avoir à couple si on veut être tranquilles et le troisième un Suisse ; comme les places sont rares ici, d'autant que le bateau des pilotes a été remis à l'eau hier et à repris sa place, c'est à dire là où nous étions pendant les fêtes, devant la jetée, nous avons donc interpellé le Suisse pour qu'il se mette à couple de nous , ce qu'ils ont accepter avec joie.

Leur bateau est un peu plus petit que nous et plus léger donc pas de problèmes même avec du mauvais temps annoncé surtout que là où nous sommes nous serons relativement protégés et sans houle.

Nous avons un peu discuter avec eux le temps de les aider à s'amarrer à nous et aussi à terre et ils nous ont dit qu'ils nous connaissaient un peu pour avoir entendu parler de nous par un couple d'Allemands , sûrement au cours de l'apéro à Praia da Vitoria, apéro qui avait été vraiment très sympa et où nous étions les seuls français....

Leur bateau est nickel quoique d'assez ancienne génération et le monsieur est tatillon mais au moins l'amarrage a été bien fait.

Vendredi 7 juillet ; port de Praia de Graciosa

le vent a soufflé très fort cette nuit mais on n'a pratiquement pas bougé et il est tombé des cordes.

Le vent a chassé toutes les ordures que les gens avaient laissé partout sur les toits et les quais et partout ailleurs pendant les fêtes et il y a de la merde partout sur l'eau et les bateaux, ce sont des porcs...

Les gens fument beaucoup ici sur les îles et pour eux c'est normal de jeter les mégots par terre....

Il y a une quantité impressionnante de personnes en surcharge pondérale , beaucoup de femmes et beaucoup de jeunes enfants ; peut-être que je me répète mais cela m'interpelle vraiment et on fini même par se demander si cela n'est pas un signe bonne santé pour eux car visiblement ils sont fiers d'être ainsi....

La matinée n'a pas vraiment été ensoleillée mais de toute façon j'avais beaucoup de cuisine à faire et Bernard a dû démonter la pompe à eau de mer du moteur.

Mais à 11h le ciel bleu est apparu et nous avons pu aller faire du vélo cet aprem.

Notre intention était d'aller prendre un bain aux thermes mais oh déception c'était complet !

On a pris un bain de mer puisque en-dessous il y a une piscine naturelle et ensuite nous sommes rentrés en repassant vers le centre de l'île pour remonter vers le cratère, la caldeira et prendre un sentier qui en fait le tour à mi-hauteur.

Enfin on avait imaginé que c'était un sentier ! En fait c'est probablement un ancien chemin qui a été transformé en route, pas goudronnée tout le long mais quand cela ne l'était pas il y avait du sable ou très petit gravillon très bien damé et un fossé profond et cimenté du côté qui montait.

Ils ont planté des centaines de platanes qui bordent cette route du côté du tombant ; il y en a un tous les 3m !


Par contre comme la végétation pousse bien dans ce pays, les taillis en contrebas ont bien poussés et il y a peu d'endroits assez dégagés pour voir la côte en dessous et c'est bien dommage...

Des platanes il y en a sur les ¾ du tour ensuite ils ont planté des cèdres mais de ce côté l'espace en dessous est bien dégagé pratiquement tout du long et on voit bien Praia et le port.












































































lundi 19 juin 2023

 

Bonjour à tous pour ce nouveau voyage de l'été 2023 !

Pour cette nouvelle édition je vais faire l'effort de détailler le plus possible toutes nos expressions et termes marins car nous avons fait connaissance cet hiver de beaucoup de personnes qui ne connaissent pas grand chose au monde du bateau....

Je vais commencer par parler de notre Romico, ce que je ne fais pas assez souvent car bon nombre d'entre vous ne le connaissent pas. Vous en avez juste vu une photo sur mon tel.

Un peu d'historique d'abord : Romico a été construit en 1964 par un chantier dans la banlieue de Nantes à Rezé-les-Nantes exactement. Architecte inconnu et pas de plans ; ce chantier n'a existé que 2 ans ce qui a fait dire aux gens du cru que c'était normal « c'était des étrangers »......au département !

La douane qui aurait du avoir un dossier complet du bateau lors de sa mise à l'eau, nous a déclaré que tous ces vieux documents étaient obsolètes et avaient tous été remplacés par des fichiers informatiques mais que le nôtre était bien trop vieux pour être informatisé....

Nous avons acheté notre bateau , qui en passant s'est toujours appelé Romico malgré ces nombreux anciens propriétaires, en avril 1996 ; tout un tas d’événements nous avait fait dire « et si nous partions en bateau faire un grand tour, pas forcément un tour du monde mais voir du pays par exemple » voilà comment nous avons fini par tomber sur notre Romico.

Nous étions partis 2 jours voir plusieurs bateaux mais ceux-ci ne nous convenaient pas et à la fin du premier jours nous avons appelé le vendeur du Romico en lui disant que nous avions le temps de voir son bateau le soir même, que nous étions à Perpignan et que nous pouvions être à l'étang de Thau vers 18h. Cet étang est juste derrière la ville de Sète et nous avions rendez-vous à Balaruc près d'un chantier de multicoques.

Nous ne savions pas qu'il était au mouillage ( sur son ancre

En plus le vendeur a commencé par baisser le prix qu'il en demandait....

Pendant les 2 semaines suivantes nous avons quand même continué à chercher et visiter d'autres bateaux dans notre coin, dans un rayon de 100kms autour de Toulon, mais nous avons trouvé beaucoup de défauts à ces autres bateaux qui ne tenaient pas la comparaison avec le Romico !

Le 10 avril nous devenions donc les heureux propriétaires du Romico et nous n'avons jamais regretté ce geste !

Nous l'avons donc ramené à son nouveau port d'attache, le port des Embiez où je travaillais.

Ce voyage a été plein d'imprévus souvent cocasses et jusqu'à l'arrivée où le capitaine du port a déclaré que nous n'avions pas de place prévue...

Inutile de dire que je me suis précipitée à la direction pour leur donner mon point de vue !!!

Et nous avons eu la place.

Et nous nous sommes mis au travail avec l'intention d'emmener le bateau en octobre en Corse où il y avait encore à l'époque des charpentiers marines dignes de ce nom et à des prix intéressants.

Nous avons quand même dû déchanter quand à notre « joli bateau » !

Les dégâts dus au mauvais entretien , de mauvaises modifications amenées par les différents propriétaires et à l'âge du bateau étaient considérables et faisait que nous avions acheté une presque épave....mais avec quel potentiel !La coque était on ne peut plus saine et çà c'était bien le plus important ! C'est ce qui nous a fait tenir jusqu'au bout d'imaginer ce que nous pouvions en faire et ce que nous pourrions faire avec !

Nous l'avons sorti de l'eau en juin pour poncer la coque et voir s'il y avait des dégâts mais la coque était si belle que nous avons même hésité à la vernir ( ce qui aurait été une très mauvaise idée) mais en la repeignant je suis tombée de l'échafaudage qui était à 1m50 de haut....fracture du sacrum, rien à faire juste restée allongée pendant 2 mois à ronger mon frein.....dur dur là !!!!

Comme nous n'avions pas beaucoup de moyens nous n'avions pas investi dans de très bonnes peintures ni dans de trop bons vernis et il a fallu les refaire bien souvent par la suite....

Bref il était trop tard en saison pour partir en Corse alors nous avons décidé de tout faire nous même !

Pendant ce premier hiver nous l'avons démâté et sorti le moteur qui est parti chez un mécano

Nos travaux ont duré 7 ans, avec le bateau dans l'eau car il n'était pas nécessaire de le garder au sec, dont 5 sans naviguer, mais cela a été passionnant et très instructif ; nous étions dans une association de « constructeurs amateurs » sur Marseille ce qui nous a permis de pouvoir acheter du matériel à des prix défiant toutes concurrences et de nous faire beaucoup d'amis aussi passionnés que nous ; quelques uns sont toujours nos amis mais nous en avons perdu de vue beaucoup d'autres .

Mon patron a eu la mauvaise idée de décédé fin 1997 et j'ai donc demandé à être licenciée au cours du licenciement collectif qui a eu lieu en mars 98 pour me consacrer aux travaux du bateau avec Bernard ce qui nous a permis de pouvoir partir définitivement des Embiez en juin 2003.

Quand nous avons acheté le bateau nous habitions dans une petite villa à 30mn de l'embarcadère des Embiez mais après 2 cambriolages à 6 mois d'intervalles nous ont fait changer d'option compte-tenu que nous passions notre vie sur le bateau.

Nous avons déménager toutes nos affaires dans les Landes chez le père de Bernard et loué un petit F2 sur l'île comme çà nous étions sur place ; nous avions juste ma fille Pascaline à emmener au collège.

Nous sommes restés 3 ans dans cet appart puis nous avons déménagé à bord dès que nous avons pu.

Nous avons donc été îliens durant 7 ans et cette vie nous a beaucoup plu d'autant que cette île est un petit paradis....à nous les pique-niques en mangeant des oursins sur la plage été comme hiver et les baignades dès qu'il faisait beau sans compter le calme …..

Personne ne pensait sérieusement que nous finirions nos travaux en si peu de temps et que nous partirions...

Notre toute première sortie a été pour Marseille et plus exactement l'île du Frioul, au mouillage avec d'autres bateaux de notre association : cela a été un grand moment et surtout une bonne rigolade de 3 jours accompagnés de gueuletons et d'apéros !!!

Nos voiles n'étaient pas adaptées à nos mâts, nous n'avions pas de bômes pour les tendres, pas de balcon à l'arrière, pas de bossoirs pour tenir une annexe et nous venions tout juste de remâter le bateau, bref c'était le bazar complet mais quels souvenirs !!!!Un apéro sur chaque bateau le premier soir de mouillage (nous étions 4 bateaux avec 4 personnes sur chaque) et on dînait sur le dernier...

Nous sommes retournés souvent à Marseille que nous adorons...vu du bateau !

Ensuite nous sommes allés en Corse 1 mois et l'année suivante 3 mois entre Corse, Sardaigne et Baléares.

En partant nous avons laissé notre voiture à ma fille , vendu nos motos et donné ce que nous ne pouvions pas prendre à bord .

Nous avons quitté les Embiez pour faire le tour de l'Espagne et du Portugal en 3mois et finir dans le port des Landes, Capbreton.

A l'origine nous devions allés vers la Grèce, passer le canal de Suez et faire l'océan Indien mais les problèmes de piratages devenaient tels dans cette mer que nous y avons renoncé.

Et puis Bernard tenait à montrer le bateau à son père qui nous avait pas mal soutenus pendant nos travaux et qui était malade, donc direction l'océan Atlantique !

Son papa était beaucoup malade que ce que nous savions et nous sommes donc restés là pour être à proximité et le voir souvent.

Grand bien nous a pris de le faire puisqu'il est mort 14 mois plus tard....

Nous sommes donc restés 7 ans à Capbreton tout en partant entre 3 et 6 mois en Bretagne et une fois en Irlande .

En 2006 avec l'argent de l'héritage du papa de Bernard nous avons mis le bateau au sec dans son pays d'origine ou du moins tout à côté à Bouguenay ; chantier très sympa où nous sommes restés 3 mois pour changer tout le processus de peinture et acheter du très bon matériel finalement indispensable pour naviguer l'esprit tranquille.

Toutefois en rentrant d'Irlande en 2007 nous avons commencé à réfléchir à une autre solution que ramener le bateau à la case départ systématiquement ; en fait nous avons eu du mal à quitter l'Irlande et les 2 semaines passées en Ecosse nous avaient enthousiasmés mais dans ces 2 pays l'hiver est long et très humide et les jours très courts ….

De plus nous avions un petit-fils de 3ans et une petite-fille qui venait de naître et que nous comptions bien voir grandir en les voyant le plus possible, ce qui n'était guère possible en vivant à bord loin d'eux.

Bernard, à la mort de son père, avait hérité d'une maison qui était louée à un prix dérisoire, nous avons donc décidé de virer les locataires et de récupérer la maison pour nous ; cela nous permettant ainsi de naviguer 5 ou 6 mois et d'être en France l'hiver voir nos petits.

Là aussi nous n'avons jamais regretté cette décision.

Ceci nous a permis de naviguer 7 ans en Ecosse avant de quitter celle-ci pour descendre au Portugal pour refaire toute la peinture et les vernis qui commençaient à être vieux et changer le pont qui était latté et qui faisait de l'eau nous abîmant tout à l'intérieur ; nous devions refaire les vernis tous les ans , maintenant ce sera tous les 10 ans hormis quelques petites retouches par ci par là dus au bois qui se dilate...

Nous en avons profité pour faire quelques améliorations aussi bien dehors que dedans, changer quelques vitres qui s'étaient fendues et construit une nouvelle annexe , la notre étant en fin de vie...

Voilà en bref l'histoire de notre bateau....


Voyons voir notre voyage de cette année maintenant :

Pour vous rappeler un peu les choses parce que comme on dit  « vous avez dormi depuis l'année dernière » et peut-être même ne nous aviez vous pas suivi...

Notre Romico est aux Açores, des îles Portugaises qui sont au milieu ou presque de l'Atlantique, plein ouest de Lisbonne.

Nous y sommes arrivés début juin l'année dernière et le bateau est resté là-bas,au sec, tout l'hiver.

Et dans les prévisions le bateau restera de nouveau au sec au même endroit l'hiver prochain, nous avons déjà réservé la place.

Jeudi 4 mai 2023 ; îles des Açores / île de Terceira / port de Praia da Vitoria

nous sommes arrivés vers 13h au bateau après un voyage assez éprouvant.

Nous sommes partis hier matin de chez nous pour prendre l'avion à Bilbao ce matin à 6h50.

Nous avons jugé que nous avions passé l'âge de nous lever à 2h30 du matin pour prendre la route et être à 5h à l'aéroport...

Nous avons donc dormi près de l'aéroport ; des amis ont accepté de faire une virée d'une journée avec nous dans le secteur de Bilbao et nous déposer ensuite à notre chambre dans un « Agritourismo » sorte de B&B espagnol.

Il a fait une chaleur caniculaire pendant cette journée et cela a été très fatigant ….

Notre voyage en avion se faisait en 2 parties et même si nous prenions la même compagnie (la TAP Transport Aérien Portugais) dans les 2 cas nous devions récupérer notre bagage en soute au changement à Lisbonne et c'est là que les choses se sont gâtées...

La TAP se charge de te déposer très loin de la sortie et donc tu dois faire un marathon dans l'aéroport (au milieu des magasins pour te faire acheter tout et rien ) ; ensuite quand tu es dans le hall d'entrée tu dois repartir vers l'embarquement où là on nous a dit « mais il faut payer le bagage en soute » sauf que nous pensions l'avoir payé pour tout le trajet c'est à dire Bilbao- les Açores !

Et bien non et après moultes péripéties et beaucoup de blabla en anglais on a du repayer pour notre bagage en soute....

Heureusement que nous avions 3h pour changer d'avion et que nous avions décidé de passer d'abord la douane avant de s’asseoir prendre un bon petit déjeuner !

Nous étions très en colère inutile de vous dire !

Nous avons quand même eu le temps d'aller prendre notre petit déjeuner après la douane et grand bien nous a pris de le faire car on ne nous a absolument rien donné pendant le voyage vers les Açores qui durait tout de même 2h30.....

Et pourtant c'était l'heure de déjeuner....

Nous avions envoyé un mail au capitaine du port pour lui demander de nous mettre une échelle pour monter à bord ( le bateau est au sec sur un parking et non pas dans l'eau ) mais les Portugais sont ce qu'ils sont....pas d'échelle en vue en arrivant, heureusement que Bernard sait où ils entreposent leurs échelles (au nombre faramineux de ….2 ! )

Ensuite tout c'est enchaîné : retirer les bâches de protection pour l'hiver, rentrer nos valises sans vraiment les vider et aller faire quelques courses de première nécessité et à 19h on était couchés, complètement épuisés....on avait un joli tas de sable devant la porte d'entrée qu'il a fallu balayer rapidement faute de quoi il avait une tendance à rentrer à l'intérieur avec le vent sans compter que nous en ramenions avec les chaussures à chaque fois que nous rentrions...

Vendredi 5 mai ; toujours au sec

Nous sommes en panne de frigo et le mécano qui doit nous ramener notre inverseur ne peut pas venir avant la semaine prochaine ; en soi ce n'est pas grave pour l'inverseur mais pour le réparateur du frigo, nous avons demandé à la capitainerie qui a téléphoné au frigoriste .

Réponse de celui-ci ; peut-être demain ou alors lundi...

En attendant on a acheté des sacs de glace que l'on met dans le frigo...

Le bateau n'était pas si sale mais il y avait du sable incrusté partout sauf dedans où il y en a que devant la porte d'entrée ; nous avons stockés les bâches pliées sur le banc à l'arrière en attendant d'avoir le temps de les rincer, quoique globalement elles ne sont pas sales elles non plus mais du sable s'est incrusté dans les moindres coutures.

Mercredi 10 mai ; toujours au sec

on pensait bien que le frigoriste n'allait pas venir un samedi...

mais il n'est pas venu non plus lundi...

Il est enfin venu aujourd'hui ! Et il a réussi à réparer, ouf !

A part le retard il a été très efficace en réalité et consciencieux.

Pedro notre mécano ne viendra que vendredi...peut-être.

Nous avançons dans notre nettoyage, notre rangement, les valises sont vidées et rangées et notre Romico retrouve une allure de bateau habité !

A part le lendemain de notre arrivée où il a fait un temps splendide, il fait du vent fort (il a même fait tempête dimanche ) et il pleut beaucoup, pas forcément toute la journée mais c'est compliqué de vouloir rincer les bâches et les faire sécher dans ces conditions...

Sur le parking sur lequel nous sommes, il y a à peu près une cinquantaine de bateaux dont 3 français immatriculés comme nous à Toulon ; le hasard vraiment : un des 2 est notre voisin le plus proche mais nous les avions rencontré en sortant le bateau et ils ne sont pas encore revenus.

Nous avons rencontré le couple de l'autre bateau à notre cantine.

Notre « cantine » est un bar qui fait resto avec un plat unique, le plat du jour ; tu peux en fait avoir autre chose mais çà devient compliqué de demander parce qu'ils ne parlent que le Portugais.

Il se trouve dans une maison ancienne et il faut le savoir qu'il existe parce qu'on a l'impression de rentrer dans une maison privée.

Après une petite entrée, on tombe sur une grande pièce avec un plafond soutenu par de magnifiques poutres faites de troncs d'arbres entiers dont un avec une fourche, le tout traité et vernis.

Cette pièce sert de bar et de salle à manger quand il fait froid car on peut aussi manger dehors dans la cour fermée qu'ils ont en grande partie couverte ; dans cette cour il y a une magnifique fontaine entourée d'une maçonnerie carrée et couverte d'un toit, le tout datant sûrement de la construction de la maison. Le bassin de cette fontaine est relativement grand et il s'y développe maintenant des plantes aquatiques envahies par ….des grenouilles qui s'en donnent à cœur joie pour croasser à longueur de temps !

Pour en revenir à ce couple, Jean-Michel et Thérèse, qui a donc un bateau immatriculé à Toulon (parce qu'ils l'on acheté là-bas ), nous avons sympathisé parce qu'ils sont tout simplement venus s'asseoir à côté de nous et comme nous ne sommes pas nombreux pour le moment sur le terre-plein c'est facile de voir les gens et de voir sur quel bateau ils sont.

Nous avons déjeuner d'autres fois ensemble à la cantine et avons passé 2 soirées ensemble à refaire le monde bien entendu !

Vendredi 12 mai ; toujours au sec

cette fois Pedro est venu avec 1 seul de ses gars pour remettre notre inverseur en place ; le gars qu'il avait amené était bien musclé et heureusement car notre inverseur pèse environ 70kg !

Malgré tout il a dû appelé un autre gars qui travaillait sur un autre bateau en secours parce qu'ils n'arrivaient pas à le descendre doucement malgré toute l'installation qu'ils avaient fait autour.

Mais bon ils y sont arrivés.

Du coup on est allés demander au port quand est-ce qu'ils nous mettaient à l'eau (sans l'inverseur on ne pouvait pas parce qu'il fallait reculer l'arbre d'hélice et cela pouvait faire rentrer de l'eau de mer dans le bateau )

Et oh surprise : lundi matin....peut-être !

Il fait de nouveau beau et j'ai commencé à me baigner toutes les fins d'après-midi ; l'eau est bonne, on y rentre facilement en tout cas et cela fait un bien fou !

Dimanche 14 mai ; toujours au sec

il a fait un temps d'été aujourd'hui ; il y a eu un monde fou sur les plages toute la journée !

Du côté de la ville il y a une longue plage et derrière le port une autre plus petite et c'est elle qui fait que les bateaux sont plein de sable. Et le sable est noir et marron foncé.

Sur la photo vous donne une idée de la configuration de la ville et des 2 plages ainsi que le fameux stationnement de bateaux pour l'hiver.

En ville il y a 2 super marché , un d'une marque connue chez nous : Continent et il y en a un sur chaque île et un autre avec des produits plus locaux, Guarita.

Ces 2 magasins sont petits par rapport à ceux de chez nous et le problème c'est que le cargo qui amène les marchandises depuis le Portugal via l'île principale de Sao Miguel (ce sont de gros cargos qui traversent mais ensuite les marchandises sont redistribuées sur des cargos plus petits qui desservent chaque île et celui-ci ne vient que globalement toutes les 2 semaines ; ceci pour vous dire qu'à un moment donné les rayons peuvent être vides...c'est le problème des îles en général !

En bref quand on va faire des courses il faut acheter rapidement ce qu'il y a sans remettre au lendemain ce genre d'achat en disant que cela peut attendre...

C'est juste une question d'organisation....

Hormis cela dans la rue principale, qui s'appelle du charmant nom de « rue de Jésus » un magasin sur trois à fermé mais en revanche les magasins chinois se sont multipliés...

Ils n'ont pas de problèmes de stocks apparemment eux....

Il y a aussi ce qu'ils appellent « le marché » ; çà c'est un grand mot car il y a un magasin assez grand de fruits et légumes ainsi que de l'excellent fromage de vache local, un autre plus petit pas tout le temps ouvert, un fleuriste et un poissonnier. Depuis cette année il y a aussi un petit bar qui sert apparemment à manger mais là aussi cela n'a pas l'air régulier et on a compris par d'autres qu'ils ne parlent que le Portugais et ne font pas d'efforts avec les étrangers....

Tous ces commerces sont autour d'une cour carrelée avec des bancs au milieu, c'est assez sympa.

Lundi 15 mai ; à l'eau port de Praia

on était tellement stressés que nous étions debout à 6h30 !

A 9h Bernard était au bureau pour savoir si oui ou non ils nous mettaient à l'eau et ça été « oui à 11h » et pour l'autre français 13h, boooonnn plus qu'à attendre....

Le temps de tout préparer, des amarres prêtes des 2 côtés parce qu'après on ne sait pas où nous irons nous amarrer ainsi que des défenses (des pare-battages qui sont des cylindres en plastique souple gonflés et qui servent à protéger le bateau de l'agressivité des quais et pontons) également des 2 côtés et nous avons aussi , mais juste nous, des morceaux de moquettes qui permettent de protéger la coque des saletés des sangles du travelift .

Quand on attend on ne peut rien entreprendre car on attend et c'est long....

Parce qu'ils ont mis effectivement un bateau à l'eau vers 10h mais ensuite un bateau local a été sorti de l'eau juste pour passer le karcher sur la coque, oh il en avait pas pour longtemps, non....

Juste 3h !!! Au chantier à Seixal ils nous avaient expliqué que « l'on ne pouvait pas dire non à un local »....no comment !!!

Évidemment après ils étaient pressés !

Si on avait pu donner un coup de baguette magique pour aller plus vite cela aurait été bien...pour eux !

Comme le vent s'était levé nous avons pris la place la plus accessible et la plus proche ; bon d'accord on savait que c'était la place d'un bateau qui fait le charter ( qui emmène des passagers pour 1 ou plusieurs jours) mais ledit bateau était amarré à une autre place au fond du port et comme il n'y avait personne à bord il y avait peu de chances qu'il nous déloge de sa place ce soir.

Il y a quand même eu un type qui est venu nous le dire , nous avons donc répondu  «  eh bien demandez leur s'ils reviennent ce soir »

Il est revenu en disant que nous avions eu raison, qu'ils n'étaient pas prêt pour reprendre leur place ; Tu parles il n'a vu personne !

Mardi 16 mai ; port de Praia

Branle-bas le combat à 5h30 !!! On a fait un de ses bond !

Comme la marée est basse dans la matinée , le camion et la pelleteuse sont descendus dans l'eau juste en face de nous a à peine 10m de nous pour recreuser le chenal d'accès au port qui s'ensable fort pendant l'hiver; tu parles d'un raffut ! Surtout le camion avec son bip de recul !!!

Bernard est allé dès l'ouverture du bureau demander où on pouvait se mettre et la réponse a été «  sur le ponton extérieur mais côté intérieur » en fait là où nous étions en septembre.

On est tout seul sur ce ponton pour le moment, au moins on est tranquilles....pour le moment...

On a appelé notre ami local, Carlos, pour lui dire que nous étions là et que l'on pouvait récupérer notre plante (nous avons une jolie plante à bord que nous laissons en pension chez quelqu'un de différent tous les ans) et lui demander si son cousin avait réparer notre voile d'avant, la trinquette (la trinquette étant une petite voile qui se met à l'avant du bateau en cas de très mauvais temps)

Carlos devrait venir en fin de semaine.

Mercredi 17 mai ; port de Praia

Toujours le même réveil à 5h30 mais comme la marée se décale tous les jours nous avons bon espoir de pouvoir dormir un peu plus dans les jours à venir !

Pendant une petite accalmie de vent ce matin nous avons commencé à nous préparer pour remettre nos voiles en commençant par remettre les lazi-jacks ( qui sont des cordages assez fins qui vont de la bôme au mât et qui permettent à la voile de ne pas tomber sur le toit ou le pont , voire à la mer, quand nous la descendons ) ; c'est un travail assez fastidieux et qui me revient d'office car ces cordages sont en général soigneusement emmêlés malgré tous mes efforts chaque année avant de les remiser à l'intérieur...

Pour le grand mât il n'y a pas de problèmes mais quand j'ai commencé avec celui de l'artimon, les choses ce sont gâtées ; une des vis de fixation d'un pontet (qui permet de tenir ces cordages) sous la bôme tournait dans le vide et l'autre avait déjà été changée pour une plus grosse....

çà c'est pas bon ! En bref cela veut dire que le bois est pourri à cet endroit !

Pendant les travaux à Seixal nous avions mis de côté cette bôme sans la vérifier car nous y avions fait des travaux dessus il y a quelques années...

Justement c'était il y a quelques années !

Donc je range mon lazi-jack et on sort les tréteaux pour poser la dite bôme sur le quai, on sort les ciseaux à bois et on gratte le bois pourri jusqu'à ce qu'il ne soit plus pourri...

La bôme a une section de 8x10cm sur 3m ; et le trou au final va faire 25cm de long sur 2cm de profondeur et au plus large 5cm ; pas rien tout de même !

Je sors la résine epoxy ainsi que la charge à mettre dedans pour l'épaissir et en avant la réparation ; après il faudra poncer le surplus, remettre de la résine liquide dessus pour tout lisser et boucher d'éventuels petits trous et repeindre, évidemment cela ne se fera pas dans la journée...

Pour tout çà il faudra du soleil mais pas trop chaud....

Bernard a une autre occupation : l'enrouleur du génois dont il faut changer le roulement car la voile ne tourne plus sur son étai ; à priori assez facile il l'a déjà fait une fois il y a ...18 ans peut-être ?!

Mais bien sûr cela n'a pas fonctionné comme il voulait ,cela aurait été trop facile....

Ce sont les circlips (qui maintiennent le roulement à sa place) qui ont fait les marioles !

Ils n'ont pas voulu sortir malgré tous ses efforts....

Il appellera le mécano Pedro demain.

Vendredi 19 mai ; port de Praia

Bernard a appelé Pedro qui lui a dit « je viens cet aprem pas de problèmes »

A 2h c'est un de ses gars qui est venu chercher Bernard , qui l'a amené à leur atelier à Angra (la capitale de Terceira et qui se trouve à 30mn de Praia).

Là, Pedro a fait ce qu'il fallait pour sortir ces récalcitrants et remonter les neufs en 2 temps 3 mouvements et il a ramené Bernard ici....un grand merci à Pedro qui nous a rendu de bien grands services décidemment !

Bernard a sorti mon vélo ,qui était en premier à sortir, pour aller faire ses achats pour le bateau dans des magasins ou entrepôts qui sont souvent assez loin et je le laisse y aller seul car souvent il pédale comme un malade et je ne suivrais pas mais de toute façon j'ai d'autres chats à fouetter en restant à bord.

Samedi 20 mai ; port de Praia

Notre ami Carlos est arrivé vers 16h avec notre plante; il parle bien français nous avons donc pu discuter pas mal.

Et la discussion est arrivée sur notre voile d'avant, la trinquette, dont il fallait changer la bande anti UV et que nous avions donnée à son cousin à réparer (les voiliers étant de choses extrêmement rares dans ces îles)...

Et là grosse consternation !

Le cousin a oublié quelle teinte nous voulions et Carlos avait perdu notre numéro de tel !!!

Il a même dit que nous ne lui avions jamais donné....mais nous on est sûr de notre coup, il avait bien nos coordonnées mais que dire....

Bon et bien nous ne sommes pas partis quoi ; de toute façon la météo annonce de la pluie toute la semaine et nous ne pouvons donc pas finir la réparation de notre bôme....

Dimanche 21 mai ; port de Praia

Depuis 2 jours le quai et le port se sont remplis de bateaux de passage ; les uns viennent des Antilles et les autres d'Europe. Beaucoup d'Allemands, des Suédois et des Hollandais et en règle générale des pays Nordiques.

De l'autre côté du quai nous avons un bateau Allemand dont la femme parle pratiquement couramment le français et elle le parle avec plaisir.

Hier nous l'avions croisée en rentrant du restaurant et comme elle remarquait que j'étais très élégante je lui avais dis que c'était mon anniversaire aujourd'hui.

Pour la peine elle nous avait fait un gâteau et ils nous ont invité à leur bord pour le manger et boire un coup à ma santé ! Ils nous attendaient pour 15h3O.

Cela m'a fait vraiment très très plaisir que quelqu'un que je ne connais pas ait eu l'idée de me faire un gâteau pour le plaisir !!!!

On a rien fait du coup car nous ne sommes revenus à bord à 21h !!!!

Quels bons moments vraiment ; certes le cerveau a dû fonctionner à plein régime tout le temps car si Ute parle français ,son mari ,Manfred parle anglais...

Dimanche 28 mai ; port de Praia

tous les jours se sont ressemblés cette semaine....

pluie intermittente, vent assez fort qui nous empêche de toute façon de hisser nos voiles.

Un matin toutefois il y a eu une grande accalmie, on s'est donc jetés sur notre grand voile.

Cela a été assez vite car nous avions bien préparé tout ce qui était possible avant...

Mais le génois a dû attendre ce soir pour être hissé à son tour.

Lundi 29 mai ; port de Praia

Enfin nous avons réussi à finir de réparer notre bôme et la repeindre en en faisant un peu chaque jour ; quelques petites retouches sur le bateau en même temps puisque la peinture , la résine et le vernis sont sortis...

Ce soir nous avons invités nos amis Allemands Ute et Manfred pour un apéro dînatoire et voir notre vidéo sur l'Ecosse car Manfred a très envie de revenir en Ecosse où il était déjà allé naviguer sur un temps très court mais Ute refusait d'y aller parce que , comme tout le monde, elle pensait que ce pays était lugubre, pluvieux en continu avec des vents violents...

Déjà ils ont été enchantés de visiter notre Romico, qui leur plaît beaucoup bien entendu mais la vidéo a achevé Manfred de retourner lâ-bas et convaincu Ute que tout n'était pas si simple au sujet de la météo en été là-bas ; en tout cas elle ne dit plus « non » !

Autant vous dire que Manfred est ravi de ce revirement qu'il n'avait pas réussi lui-même !

Jeudi 1 juin ; port de Praia

3 semaines avant notre arrivée le port nous a signalé que notre toit arrière en polycarbonate qui était fixé au-dessus de l'autre pour l'hiver s'est envolé avec le vent et s'est cassé en 2 ; effectivement il est cassé mais la cassure n'est pas franche et il a dû taper sur quelque chose qui l'a déformé et fait des trous, il est donc irrécupérable malgré notre envie de le réparer.

Depuis que nous sommes là nous interrogeons tout le monde pour savoir où trouver le même matériaux pour le changer.

Finalement c'est un français qui vit sur son bateau ici depuis 10 ans qui nous a dit où nous en trouverions probablement ; c'est à côté de l'aéroport et Bernard y est allé en vélo et ils nous ont livré la plaque parce que 3mx1,50 çà ne se ramène pas en vélo...

Le précédent toit était en 1 seul morceaux mais finalement il était assez difficile à manipuler pour être mis à sa place ou pour le retourner à bout de bras pour le fixer sur l'autre et cette mésaventure nous a fait comprendre que le laisser dehors l'hiver était un mauvais plan....

Après mûre réflexion et de nombreux conciliabules nous avons décidé de le couper en 3 morceaux comme ça on peut l'hiverner dans le bateau.

Mais réaliser tout ça ne s'est pas fait en 5mn crono ! Nous l'avons même bien amélioré en mettant par exemple un peu de résine en bout de chaque alvéole pour que la plaque reste transparente sans avoir un million de choses qui vont s'incruster dedans de même que dans les passages des vis de fixation, ce qui permet que la plaque ne s'écrase pas en serrant les vis de fixation ; les plaques sont reliées ensemble par des plats en alu fixés sur la partie centrale, dessous et dessus pour permettre de faire coulisser les autres parties.

Comme quoi....

Dimanche 4 juin ; port de Praia

Comme pratiquement tous les jours, il fait très gris le matin, avec une impression permettante de pluie imminente et un petit vent qui se confirme en début d'après-midi et qui chasse la vilaine grisaille ; et pour finir il fait meilleur le soir qu'à midi...

Ce soir tous les gens des bateaux étaient en vadrouille sur un autre bateau que le leur, dehors à blaguer et boire une bierre...

Nous nous étions invités chez nos amis J.Michel et Thérèse qui étaient revenus de leur petit périple inter îles comme çà nous avons eu des renseignements qui vont nous être bien utiles sur les ports où nous allons aller.

Nos amis Allemands, Manfred et Ute sont revenus également parce que Ute vient de perdre son papa et elle doit rentrer en Allemagne pour l'enterrement ; elle nous avait envoyé un message dans la journée pour savoir si il y avait encore de la place dans le port pour eux mais quand elle a fait cette demande il y avait plein de places sauf qu'il y a un gros coup de vent annoncé pour mardi et que tout le monde se précipite dans les ports surtout les bateaux de location qui ont dû commencer leur navigation hier....

Conclusion à 18h il ne restait plus qu'une place à un endroit un peu scabreux à prendre car le passage est étroit pour y rentrer mais c'est la place la plus sûre de tout le port et personne ne pense à y aller sauf de connaître les lieux.

Nous leur avons donc expliqué du mieux que nous avons pu pour y aller et ils ont bien compris nos explications à ma grande surprise !

Manfred connaît parfaitement bien son bateau et tout c'est passé pour le mieux ….avec l'aide de Bernard mais Ute aurait très bien pu le faire...

Lundi5 juin ; port de Praia

Les bateaux continuent d'arriver et le port est plein comme un œuf !

De l'autre côté de notre ponton il y a un bateau de location en vis à vis de nous ( nous nous sommes au bout du ponton pour partir plus facilement) et à l'autre bout un voilier anglais avec des jeunes qui sont là depuis un moment, il y a donc une place assez grande entre eux.

Dans la matinée il est arrivé un énorme bateau, 21m exactement, et s'est présenté à cette place de libre???sauf que la place ne fait pas 20m !

Le bateau bat pavillon de Malte mais à bord ça parle plusieurs langues dont du Russe...

Ils sont 4 dont un jeune couple d'Argentins, Andrès et sa compagne, on ne connaît pas le nom des 2 autres...

En bref avec Bernard et Ute on les a bien aidés en obligeant un peu les 2 autres bateaux à reculer pour qu'ils puissent se mettre là ; le capitaine à bien manoeuvré aussi : il a fait envoyé une amarre de l'arrière en amenant le cul du bateau contre l'anglais qui était sur son arrière et quand cette amarre a été fixée il a fait avancer son bateau doucement en tirant sur ce point fixe et le bateau s'est serré tout seul contre le quai ; on a assuré une autre amarre par le travers et là....il a vraiment fallu faire comprendre aux Allemands du bateau de loc sur son avant (via Ute bien sûr) qu'il fallait qu'ils reculent le plus possible, ce qu'ils étaient le plus réticent à faire....Apparemment ils n'en voyaient pas l'intérêt !

Le 20m est rentré « au chausse pied » comme on dit chez nous !

Mardi 6 juin ; port de Praia

La tempête est bien là et je vous dis pas comment ça valse dans le port !

On a réussi à casser 1 grosse amarre et les 2 petites qui sont montées avec un amortisseur.

Quand aux défenses (pare-battages qui protègent le bateau du quai) je leur avais fait une housse, heureusement !!!! mais les housses sont mortes....mais sans elles notre coque serait marquée, alors...

On a passé la plus grande partie de la journée à surveiller nos voisins d'en face en fait en plus de notre bateau !

Le bateau de loc en vis à vis de nous a cassé son amarre arrière peu de temps après leur départ en balade (le propriétaire n'a pas dû leur dire que l'on ne laisse jamais son bateau seul en cas de mauvais temps...) et a abîmé son passage dans l'écubier (passage dans le pavois pour nous et au ras du pont dans un rail en alu pour eux).

Leur amarre avant était sur un taquet entre eux et le gros bateau de 20m devant lui mais le gros est lourd et à force de tirer chacun de leur côté ils ont cassé le taquet du ponton...

Il n'y a que nous qui avons entendu apparemment et qui avons réagit rapidement...

Pendant que Bernard faisait en sorte que notre vis à vis soit amarré autrement, je me suis précipitée avertir ceux du gros bateau qu'ils avaient un gros problème à l'avant.

Ils ont vite compris à mon ton qu'il y avait urgence et le plus jeune, Andrès, est venu tout de suite à l'avant constater qu'il y avait effectivement urgence surtout quand il a compris qu'il n'y avait plus de taquet..

On leur a conseiller de se mettre sur les bollards (sorte de taquet en acier et non en alu avec 4 vis de fixation au lieu de 2 sur ceux en alu) de notre côté ; en passant on se demande bien pourquoi ces bollards sont de notre côté d'ailleurs...

Bref ils ont paré au plus pressé et 1h après ils avaient sorti leurs grosses amarres et fait une toile d'araignée de leur bateau vers tous les bollards de notre côté ; il faut faire attention quand on marche sur le ponton maintenant pour ne pas se prendre les pieds dedans !!!

Après déjeuner Bernard est allé à la capitainerie leur signaler pour le bateau de loc parce que nous nous n'avons pas le droit de monter sur un autre bateau sans leurs occupants.

Eux sont montés à bord et comme ce bateau doit venir souvent ils savaient exactement où se trouvaient les ammarres en rab et ils ont fait la même toile d'araignée que les autres !

Quand les Allemands sont rentrés ce soir et que nous leur avons expliqué ce qui était arrivé et ce que nous avions fait ils nous ont tous remercié chaleureusement...

Les plages ont été bien nivelées avec les grosses vagues, tellement que le buldozer à chenilles qui était toujours là pour égaliser la grande plage a fini par partir, les vagues et le vent ont travaillé à sa place !

Mais le pire c'est que tout ce sable qu'ils changent de place depuis 5 semaines à grands coups de pelleteuse et de camions est tout reparti à la mer …. c'est ce que l'on appelle travailler pour des prunes !

Sur la plage derrière le port l'eau est montée jusqu 'à l'escalier d'accès, heureusement que le bar est en hauteur....lui il n'a pas désempli malgré le mauvais temps ; il faut dire que cela bouge tellement sur les bateaux que la plupart des gens ont préféré aller s'assoir au bar pour papoter avec ceux de leur pays !

Mercredi 7 juin ; port de Praia

le gros bateau est parti tôt ce matin sans un merci ni un au revoir.... à vous dégoutter d'aider les gens...

La tempête est passée mais il reste encore de la houle bien sûr qui a été longue à s'amortir...

Un type de l'agence de loc est venu par avion de Sao Miguel pour réparer un minimum le bateau de loc mais qu'est-ce que ce garçon était désagréable !

Jeudi 8 juin; port de Praia

Les Allemands sont partis mais avant de partir ils sont venus en délégation nous offrir une bouteille de vin en essayant de nous remercier en français !

Si le bateau avait eu plus de dégâts que cela ils auraient perdu leurcaution et croyez-moi ce n'est pas rien pour ces bateaux !

C'est un jour ferié aujourd'hui ici et tout est fermé et ce sera aussi un jour férié samedi ; d'après ce que nous avons compris c'est leur fête nationnale...

Le beau temps est revenu mais il ne fait pas très chaud, malgré tout les gens du cru sont venus à la plage : l'eau à tout de même dû bien refroidir avec ce coup de vent....

Vendredi 9 juin ; port de Praia

Aujourd'hui notre ami François vient d'arriver de sa haute provence pour ramener son bateau en Bretagne avec un équipage de jeunes .

Maintenant on commence à connaître pas mal de monde ici surtout ceux qui vivent sur leur bateau à l'année ici ; comme dans toutes les îles que nous connaissons, y compris celle des Embiez, il y a une espèce de micromonde ou les amitiés se développent et se délittent presque aussi vite pour une mauvaise humeur, un mot de trop ou de travers.....

C'est intéressant à regarder de loin et surtout on ne s'en mêle pas dans la mesure où nous ne sommes là que provisoirement....

Nos petits travaux commencent à être finis et nous commencons à ranger tout le matériel que nous avons dû sortir pour les faire : la moitié de la cale est sortie et stockée sur la couchette avant ainsi que dans notre cabine...un vrai foutoir !!!

Dimanche 11 juin ; port de Praia

beau dimanche de printemps !

Un beau soleil mais trop chaud et juste un peu de vent pour ne pas sentir la chaleur...

Nous avons enfin pu essayer notre annexe avec sa voile qui a été remodifiée cet hiver à la maison ; Cette fois c'est bon elle est parfaite même si pour cet essai nous ne l'avions pas montée assez haut mais on s'est régalés !

A 2 sans problèmes elle avance quand même bien et après nous l'avons testée chacun de notre côté et j'ai retrouvé les sensations que j'avais avec mon dériveur quand j'avais 17 ans !!!

Si nous ne faisons pas toujours de la voile avec Romico à cause de la météo, au moins nous pourrons nous amuser avec notre petit dériveur qu'est notre annexe !!!

On a une vie sociale très importante sur les bateaux même si globalement les bons usages entre marins se perdent....payer l'apéro à quelqu'un qui vous a aidé à vous amarrer ou à vous déplacer se pert...

Vendredi 16 juin ; port de Praia

on espérait partir vers l'île de Graciosa au nord-ouest de nous dimanche ou lundi mais on n'attends des pièces en inox qui sont prêtent mais aujourd'hui il pleut tellement qu'il est impossible d'aller jusqu'à Angra en vélo...

On prépare sérieusement notre départ, enfin !!!!

Le rangement est long et fastidieux, la couchette avant est enfin libérée et j'ai donc pu la faire, quand à la banquette de notre cabine il y a encore quelques petites choses, telle que la machine à coudre... qui sert encore.






 ancre) et comme le vendeur était en retard nous regardions tous ces bateaux mouillés là devant nous et celui-là a tout de suite capté notre attention : pas le genre de bateau dans lequel on descend s'enfermer dans la coque mais avec de grandes vitres à la timonerie et bien ventru donc beaucoup de possibilités de rangements, tout pour nous plaire en somme si bien que lorsque le vendeur est arrivé on était déjà à moitié d'accord, c'est vous dire !

En plus le vendeur a commencé par baisser le prix qu'il en demandait....

Pendant les 2 semaines suivantes nous avons quand même continué à chercher et visiter d'autres bateaux dans notre coin, dans un rayon de 100kms autour de Toulon, mais nous avons trouvé beaucoup de défauts à ces autres bateaux qui ne tenaient pas la comparaison avec le Romico !

Le 10 avril nous devenions donc les heureux propriétaires du Romico et nous n'avons jamais regretté ce geste !

Nous l'avons donc ramené à son nouveau port d'attache, le port des Embiez où je travaillais.

Ce voyage a été plein d'imprévus souvent cocasses et jusqu'à l'arrivée où le capitaine du port a déclaré que nous n'avions pas de place prévue...

Inutile de dire que je me suis précipitée à la direction pour leur donner mon point de vue !!!

Et nous avons eu la place.

Et nous nous sommes mis au travail avec l'intention d'emmener le bateau en octobre en Corse où il y avait encore à l'époque des charpentiers marines dignes de ce nom et à des prix intéressants.

Nous avons quand même dû déchanter quand à notre « joli bateau » !

Les dégâts dus au mauvais entretien , de mauvaises modifications amenées par les différents propriétaires et à l'âge du bateau étaient considérables et faisait que nous avions acheté une presque épave....mais avec quel potentiel !La coque était on ne peut plus saine et çà c'était bien le plus important ! C'est ce qui nous a fait tenir jusqu'au bout d'imaginer ce que nous pouvions en faire et ce que nous pourrions faire avec !

Nous l'avons sorti de l'eau en juin pour poncer la coque et voir s'il y avait des dégâts mais la coque était si belle que nous avons même hésité à la vernir ( ce qui aurait été une très mauvaise idée) mais en la repeignant je suis tombée de l'échafaudage qui était à 1m50 de haut....fracture du sacrum, rien à faire juste restée allongée pendant 2 mois à ronger mon frein.....dur dur là !!!!

Comme nous n'avions pas beaucoup de moyens nous n'avions pas investi dans de très bonnes peintures ni dans de trop bons vernis et il a fallu les refaire bien souvent par la suite....

Bref il était trop tard en saison pour partir en Corse alors nous avons décidé de tout faire nous même !

Pendant ce premier hiver nous l'avons dématé et sorti le moteur qui est parti chez un mécano

Nos travaux ont duré 7 ans, avec le bateau dans l'eau car il n'était pas nécessaire de le garder au sec, dont 5 sans naviguer, mais cela a été passionnant et très instructif ; nous étions dans une association de « constructeurs amateurs » sur Marseille ce qui nous a permis de pouvoir acheter du matériel à des prix défiant toutes concurrences et de nous faire beaucoup d'amis aussi passionnés que nous ; quelques uns sont toujours nos amis mais nous en avons perdu de vue beaucoup d'autres .

Mon patron a eu la mauvaise idée de décédé fin 1997 et j'ai donc demandé à être licenciée au cours du licenciement collectif qui a eu lieu en mars 98 pour me consacrer aux travaux du bateau avec Bernard ce qui nous a permis de pouvoir partir définitivement des Embiez en juin 2003.

Quand nous avons acheté le bateau nous habitions dans une petite villa à 30mn de l'embarcadère des Embiez mais après 2 cambriolages à 6 mois d'intervalles nous ont fait changer d'option compte-tenu que nous passions notre vie sur le bateau.

Nous avons déménager toutes nos affaires dans les Landes chez le père de Bernard et loué un petit F2 sur l'île comme çà nous étions sur place ; nous avions juste ma fille Pascaline à emmener au collège.

Nous sommes restés 3 ans dans cet appart puis nous avons déménagé à bord dès que nous avons pu.

Nous avons donc été îliens durant 7 ans et cette vie nous a beaucoup plu d'autant que cette île est un petit paradis....à nous les pique-niques en mangeant des oursins sur la plage été comme hiver et les baignades dès qu'il faisait beau sans compter le calme …..

Personne ne pensait sérieusement que nous finirions nos travaux en si peu de temps et que nous partirions...

Notre toute première sortie a été pour Marseille et plus exactement l'île du Frioul, au mouillage avec d'autres bateaux de notre association : cela a été un grand moment et surtout une bonne rigolade de 3 jours accompagnés de gueuletons et d'apéros !!!

Nos voiles n'étaient pas adaptées à nos mâts, nous n'avions pas de bômes pour les tendres, pas de balcon à l'arrière, pas de bossoirs pour tenir une annexe et nous venions tout juste de remâter le bateau, bref c'était le bazar complet mais quels souvenirs !!!!Un apéro sur chaque bateau le premier soir de mouillage (nous étions 4 bateaux avec 4 personnes sur chaque) et on dînait sur le dernier...

Nous sommes retournés souvent à Marseille que nous adorons...vu du bateau !

Ensuite nous sommes allés en Corse 1 mois et l'année suivante 3 mois entre Corse, Sardaigne et Baléares.

En partant nous avons laissé notre voiture à ma fille , vendu nos motos et donné ce que nous ne pouvions pas prendre à bord .

Nous avons quitté les Embiez pour faire le tour de l'Espagne et du Portugal en 3mois et finir dans le port des Landes, Capbreton.

A l'origine nous devions allés vers la Grèce, passer le canal de Suez et faire l'océan Indien mais les problèmes de piratages devenaient tels dans cette mer que nous y avons renoncé.

Et puis Bernard tenait à montrer le bateau à son père qui nous avait pas mal soutenus pendant nos travaux et qui était malade, donc direction l'océan Atlantique !

Son papa était beaucoup malade que ce que nous savions et nous sommes donc restés là pour être à proximité et le voir souvent.

Grand bien nous a pris de le faire puisqu'il est mort 14 mois plus tard....

Nous sommes donc restés 7 ans à Capbreton tout en partant entre 3 et 6 mois en Bretagne et une fois en Irlande .

En 2006 avec l'argent de l'héritage du papa de Bernard nous avons mis le bateau au sec dans son pays d'origine ou du moins tout à côté à Bouguenay ; chantier très sympa où nous sommes restés 3 mois pour changer tout le processus de peinture et acheter du très bon matériel finalement indispensable pour naviguer l'esprit tranquille.

Toutefois en rentrant d'Irlande en 2007 nous avons commencé à réfléchir à une autre solution que ramener le bateau à la case départ systématiquement ; en fait nous avons eu du mal à quitter l'Irlande et les 2 semaines passées en Ecosse nous avaient enthousiasmés mais dans ces 2 pays l'hiver est long et très humide et les jours très courts ….

De plus nous avions un petit-fils de 3ans et une petite-fille qui venait de naître et que nous comptions bien voir grandir en les voyant le plus possible, ce qui n'était guère possible en vivant à bord loin d'eux.

Bernard, à la mort de son père, avait hérité d'une maison qui était louée à un prix dérisoire, nous avons donc décidé de virer les locataires et de récupérer la maison pour nous ; cela nous permettant ainsi de naviguer 5 ou 6 mois et d'être en France l'hiver voir nos petits.

Là aussi nous n'avons jamais regretté cette décision.

Ceci nous a permis de naviguer 7 ans en Ecosse avant de quitter celle-ci pour descendre au Portugal pour refaire toute la peinture et les vernis qui commençaient à être vieux et changer le pont qui était latté et qui faisait de l'eau nous abîmant tout à l'intérieur ; nous devions refaire les vernis tous les ans , maintenant ce sera tous les 10 ans hormis quelques petites retouches par ci par là dus au bois qui se dilate...

Nous en avons profité pour faire quelques améliorations aussi bien dehors que dedans, changer quelques vitres qui s'étaient fendues et construit une nouvelle annexe , la notre étant en fin de vie...

Voilà en bref l'histoire de notre bateau....


Voyons voir notre voyage de cette année maintenant :

Pour vous rappeler un peu les choses parce que comme on dit  « vous avez dormi depuis l'année dernière » et peut-être même ne nous aviez vous pas suivi...

Notre Romico est aux Açores, des îles Portugaises qui sont au milieu ou presque de l'Atlantique, plein ouest de Lisbonne.

Nous y sommes arrivés début juin l'année dernière et le bateau est resté là-bas,au sec, tout l'hiver.

Et dans les prévisions le bateau restera de nouveau au sec au même endroit l'hiver prochain, nous avons déjà réservé la place.

Jeudi 4 mai 2023 ; îles des Açores / île de Terceira / port de Praia da Vitoria

nous sommes arrivés vers 13h au bateau après un voyage assez éprouvant.

Nous sommes partis hier matin de chez nous pour prendre l'avion à Bilbao ce matin à 6h50.

Nous avons jugé que nous avions passé l'âge de nous lever à 2h30 du matin pour prendre la route et être à 5h à l'aéroport...

Nous avons donc dormi près de l'aéroport ; des amis ont accepté de faire une virée d'une journée avec nous dans le secteur de Bilbao et nous déposer ensuite à notre chambre dans un « Agritourismo » sorte de B&B espagnol.

Il a fait une chaleur caniculaire pendant cette journée et cela a été très fatigant ….

Notre voyage en avion se faisait en 2 parties et même si nous prenions la même compagnie (la TAP Transport Aérien Portugais) dans les 2 cas nous devions récupérer notre bagage en soute au changement à Lisbonne et c'est là que les choses se sont gâtées...

La TAP se charge de te déposer très loin de la sortie et donc tu dois faire un marathon dans l'aéroport (au milieu des magasins pour te faire acheter tout et rien ) ; ensuite quand tu es dans le hall d'entrée tu dois repartir vers l'embarquement où là on nous a dit « mais il faut payer le bagage en soute » sauf que nous pensions l'avoir payé pour tout le trajet c'est à dire Bilbao- les Açores !

Et bien non et après moultes péripéties et beaucoup de blabla en anglais on a du repayer pour notre bagage en soute....

Heureusement que nous avions 3h pour changer d'avion et que nous avions décidé de passer d'abord la douane avant de s’asseoir prendre un bon petit déjeuner !

Nous étions très en colère inutile de vous dire !

Nous avons quand même eu le temps d'aller prendre notre petit déjeuner après la douane et grand bien nous a pris de le faire car on ne nous a absolument rien donné pendant le voyage vers les Açores qui durait tout de même 2h30.....

Et pourtant c'était l'heure de déjeuner....

Nous avions envoyé un mail au capitaine du port pour lui demander de nous mettre une échelle pour monter à bord ( le bateau est au sec sur un parking et non pas dans l'eau ) mais les Portugais sont ce qu'ils sont....pas d'échelle en vue en arrivant, heureusement que Bernard sait où ils entreposent leurs échelles (au nombre faramineux de ….2 ! )

Ensuite tout c'est enchaîné : retirer les bâches de protection pour l'hiver, rentrer nos valises sans vraiment les vider et aller faire quelques courses de première nécessité et à 19h on était couchés, complètement épuisés....on avait un joli tas de sable devant la porte d'entrée qu'il a fallu balayer rapidement faute de quoi il avait une tendance à rentrer à l'intérieur avec le vent sans compter que nous en ramenions avec les chaussures à chaque fois que nous rentrions...

Vendredi 5 mai ; toujours au sec

Nous sommes en panne de frigo et le mécano qui doit nous ramener notre inverseur ne peut pas venir avant la semaine prochaine ; en soi ce n'est pas grave pour l'inverseur mais pour le réparateur du frigo, nous avons demandé à la capitainerie qui a téléphoné au frigoriste .

Réponse de celui-ci ; peut-être demain ou alors lundi...

En attendant on a acheté des sacs de glace que l'on met dans le frigo...

Le bateau n'est si sale mais il y a du sable incrusté partout sauf dedans où il y en a que devant la porte d'entrée ; nous avons stockés les bâches pliées sur le banc à l'arrière en attendant d'avoir le temps de les rincer, quoique globalement elles ne sont pas sales elles non plus mais du sable s'est incrusté dans les moindres coutures.

Mercredi 10 mai ; toujours au sec

on pensait bien que le frigoriste n'allait pas venir un samedi...

mais il n'est pas venu non plus lundi...

Il est enfin venu aujourd'hui ! Et il a réussi à réparer, ouf !

A part le retard il a été très efficace en réalité et consciencieux.

Pedro notre mécano ne viendra que vendredi...peut-être.

Nous avançons dans notre nettoyage, notre rangement, les valises sont vidées et rangées et notre Romico retrouve une allure de bateau habité !

A part le lendemain de notre arrivée où il a fait un temps splendide, il fait du vent fort (il a même fait tempête dimanche ) et il pleut beaucoup, pas forcément toute la journée mais c'est compliqué de vouloir rincer les bâches et les faire sécher dans ces conditions...

Sur le parking sur lequel nous sommes, il y a à peu près une cinquantaine de bateaux dont 3 français immatriculés comme nous à Toulon ; le hasard vraiment : un des 2 est notre voisin le plus proche mais nous les avions rencontré en sortant le bateau et ils ne sont pas encore revenus.

Nous avons rencontré le couple de l'autre bateau à notre cantine.

Notre « cantine » est un bar qui fait resto avec un plat unique, le plat du jour ; tu peux en fait avoir autre chose mais çà devient compliqué de demander parce qu'ils ne parlent que le Portugais.

Il se trouve dans une maison ancienne et il faut le savoir qu'il existe parce qu'on a l'impression de rentrer dans une maison privée.

Après une petite entrée, on tombe sur une grande pièce avec un plafond soutenu par de magnifiques poutres faites de troncs d'arbres entiers dont un avec une fourche, le tout traité et vernis.

Cette pièce sert de bar et de salle à manger quand il fait froid car on peut aussi manger dehors dans la cour fermée qu'ils ont en grande partie couverte ; dans cette cour il y a une magnifique fontaine entourée d'une maçonnerie carrée et couverte d'un toit, le tout datant sûrement de la construction de la maison. Le bassin de cette fontaine est relativement grand et il s'y développe maintenant des plantes aquatiques envahies par ….des grenouilles qui s'en donnent à cœur joie pour croasser à longueur de temps !

Pour en revenir à ce couple, Jean-Michel et Thérèse, qui a donc un bateau immatriculé à Toulon (parce qu'ils l'on acheté là-bas ), nous avons sympathisé parce qu'ils sont tout simplement venus s'asseoir à côté de nous et comme nous ne sommes pas nombreux pour le moment sur le terre-plein c'est facile de voir les gens et de voir sur quel bateau ils sont.

Nous avons déjeuner d'autres fois ensemble à la cantine et avons passé 2 soirées ensemble à refaire le monde bien entendu !

Vendredi 12 mai ; toujours au sec

cette fois Pedro est venu avec 1 seul de ses gars pour remettre notre inverseur en place ; le gars qu'il avait amené était bien musclé et heureusement car notre inverseur pèse environ 70kg !

Malgré tout il a dû appelé un autre gars qui travaillait sur un autre bateau en secours parce qu'ils n'arrivaient pas à le descendre doucement malgré toute l'installation qu'ils avaient fait autour.

Mais bon ils y sont arrivés.

Du coup on est allés demander au port quand est-ce qu'ils nous mettaient à l'eau (sans l'inverseur on ne pouvait pas parce qu'il fallait reculer l'arbre d'hélice et cela pouvait faire rentrer de l'eau de mer dans le bateau )

Et oh surprise : lundi matin....peut-être !

Il fait de nouveau beau et j'ai commencé à me baigner toutes les fins d'après-midi ; l'eau est bonne, on y rentre facilement en tout cas et cela fait un bien fou !

Dimanche 14 mai ; toujours au sec

il a fait un temps d'été aujourd'hui ; il y a eu un monde fou sur les plages toute la journée !

Du côté de la ville il y a une longue plage et derrière le port une autre plus petite et c'est elle qui fait que les bateaux sont plein de sable. Et le sable est noir et marron foncé.

Sur la photo vous donne une idée de la configuration de la ville et des 2 plages ainsi que le fameux stationnement de bateaux pour l'hiver.

En ville il y a 2 super marché , un d'une marque connue chez nous : Continent et il y en a un sur chaque île et un autre avec des produits plus locaux, Guarita.

Ces 2 magasins sont petits par rapport à ceux de chez nous et le problème c'est que le cargo qui amène les marchandises depuis le Portugal via l'île principale de Sao Miguel (ce sont de gros cargos qui traversent mais ensuite les marchandises sont redistribuées sur des cargos plus petits qui desservent chaque île et celui-ci ne vient que globalement toutes les 2 semaines ; ceci pour vous dire qu'à un moment donné les rayons peuvent être vides...c'est le problème des îles en général !

En bref quand on va faire des courses il faut acheter rapidement ce qu'il y a sans remettre au lendemain ce genre d'achat en disant que cela peut attendre...

C'est juste une question d'organisation....

Hormis cela dans la rue principale, qui s'appelle du charmant nom de « rue de Jésus » un magasin sur trois à fermé mais en revanche les magasins chinois se sont multipliés...

Ils n'ont pas de problèmes de stocks apparemment eux....

Il y a aussi ce qu'ils appellent « le marché » ; çà c'est un grand mot car il y a un magasin assez grand de fruits et légumes ainsi que de l'excellent fromage de vache local, un autre plus petit pas tout le temps ouvert, un fleuriste et un poissonnier. Depuis cette année il y a aussi un petit bar qui sert apparemment à manger mais là aussi cela n'a pas l'air régulier et on a compris par d'autres qu'ils ne parlent que le Portugais et ne font pas d'efforts avec les étrangers....

Tous ces commerces sont autour d'une cour carrelée avec des bancs au milieu, c'est assez sympa.

Lundi 15 mai ; à l'eau port de Praia

on était tellement stressés que nous étions debout à 6h30 !

A 9h Bernard était au bureau pour savoir si oui ou non ils nous mettaient à l'eau et ça été « oui à 11h » et pour l'autre français 13h, boooonnn plus qu'à attendre....

Le temps de tout préparer, des amarres prêtes des 2 côtés parce qu'après on ne sait pas où nous irons nous amarrer ainsi que des défenses (des pare-battages qui sont des cylindres en plastique souple gonflés et qui servent à protéger le bateau de l'agressivité des quais et pontons) également des 2 côtés et nous avons aussi , mais juste nous, des morceaux de moquettes qui permettent de protéger la coque des saletés des sangles du travelift .

Quand on attend on ne peut rien entreprendre car on attend et c'est long....

Parce qu'ils ont mis effectivement un bateau à l'eau vers 10h mais ensuite un bateau local a été sorti de l'eau juste pour passer le karcher sur la coque, oh il en avait pas pour longtemps, non....

Juste 3h !!! Au chantier à Seixal ils nous avaient expliqué que « l'on ne pouvait pas dire non à un local »....no comment !!!

Évidemment après ils étaient pressés !

Si on avait pu donner un coup de baguette magique pour aller plus vite cela aurait été bien...pour eux !

Comme le vent s'était levé nous avons pris la place la plus accessible et la plus proche ; bon d'accord on savait que c'était la place d'un bateau qui fait le charter ( qui emmène des passagers pour 1 ou plusieurs jours) mais ledit bateau était amarré à une autre place au fond du port et comme il n'y avait personne à bord il y avait peu de chances qu'il nous déloge de sa place ce soir.

Il y a quand même eu un type qui est venu nous le dire , nous avons donc répondu  «  eh bien demandez leur s'ils reviennent ce soir »

Il est revenu en disant que nous avions eu raison, qu'ils n'étaient pas prêt pour reprendre leur place ; Tu parles il n'a vu personne !

Mardi 16 mai ; port de Praia

Branle-bas le combat à 5h30 !!! On a fait un de ses bond !

Comme la marée est basse dans la matinée , le camion et la pelleteuse sont descendus dans l'eau juste en face de nous a à peine 10m de nous pour recreuser le chenal d'accès au port qui s'ensable fort pendant l'hiver; tu parles d'un raffut ! Surtout le camion avec son bip de recul !!!

Bernard est allé dès l'ouverture du bureau demander où on pouvait se mettre et la réponse a été «  sur le ponton extérieur mais côté intérieur » en fait là où nous étions en septembre.

On est tout seul sur ce ponton pour le moment, au moins on est tranquilles....pour le moment...

On a appelé notre ami local, Carlos, pour lui dire que nous étions là et que l'on pouvait récupérer notre plante (nous avons une jolie plante à bord que nous laissons en pension chez quelqu'un de différent tous les ans) et lui demander si son cousin avait réparer notre voile d'avant, la trinquette (la trinquette étant une petite voile qui se met à l'avant du bateau en cas de très mauvais temps)

Carlos devrait venir en fin de semaine.

Mercredi 17 mai ; port de Praia

Toujours le même réveil à 5h30 mais comme la marée se décale tous les jours nous avons bon espoir de pouvoir dormir un peu plus dans les jours à venir !

Pendant une petite accalmie de vent ce matin nous avons commencé à nous préparer pour remettre nos voiles en commençant par remettre les lazi-jacks ( qui sont des cordages assez fins qui vont de la bôme au mât et qui permettent à la voile de ne pas tomber sur le toit ou le pont , voire à la mer, quand nous la descendons ) ; c'est un travail assez fastidieux et qui me revient d'office car ces cordages sont en général soigneusement emmêlés malgré tous mes efforts chaque année avant de les remiser à l'intérieur...

Pour le grand mât il n'y a pas de problèmes mais quand j'ai commencé avec celui de l'artimon, les choses ce sont gâtées ; une des vis de fixation d'un pontet (qui permet de tenir ces cordages) sous la bôme tournait dans le vide et l'autre avait déjà été changée pour une plus grosse....

çà c'est pas bon ! En bref cela veut dire que le bois est pourri à cet endroit !

Pendant les travaux à Seixal nous avions mis de côté cette bôme sans la vérifier car nous y avions fait des travaux dessus il y a quelques années...

Justement c'était il y a quelques années !

Donc je range mon lazi-jack et on sort les tréteaux pour poser la dite bôme sur le quai, on sort les ciseaux à bois et on gratte le bois pourri jusqu'à ce qu'il ne soit plus pourri...

La bôme a une section de 8x10cm sur 3m ; et le trou au final va faire 25cm de long sur 2cm de profondeur et au plus large 5cm ; pas rien tout de même !

Je sors la résine epoxy ainsi que la charge à mettre dedans pour l'épaissir et en avant la réparation ; après il faudra poncer le surplus, remettre de la résine liquide dessus pour tout lisser et boucher d'éventuels petits trous et repeindre, évidemment cela ne se fera pas dans la journée...

Pour tout çà il faudra du soleil mais pas trop chaud....

Bernard a une autre occupation : l'enrouleur du génois dont il faut changer le roulement car la voile ne tourne plus sur son étai ; à priori assez facile il l'a déjà fait une fois il y a ...18 ans peut-être ?!

Mais bien sûr cela n'a pas fonctionné comme il voulait, cela aurait été trop facile....

Ce sont les circlips (qui maintiennent le roulement à sa place) qui ont fait les marioles !

Ils n'ont pas voulu sortir malgré tous ses efforts....

Il appelera le mécano Pedro demain.

Vendredi 19 mai ; port de Praia

Bernard a appelé Pedro qui lui a dit « je viens cet aprem pas de problèmes »

A 2h c'est un de ses gars qui est venu chercher Bernard , qui l'a amené à leur atelier à Angra (la capitale de Terceira et qui se trouve à 30mn de Praia).

Là, Pedro a fait ce qu'il fallait pour sortir ces récalcitrants et remonter les neufs en 2 temps 3 mouvements et il a ramené Bernard ici....un grand merci à Pedro qui nous a rendu de bien grands services décidémment !

Bernard a sorti mon vélo ,qui était en premier à sortir, pour aller faire ses achats pour le bateau dans des magasins ou entrepots qui sont souvent assez loin et je le laisse y aller seul car souvent il pédale comme un malade et je ne suivrais pas mais de toute façon j'ai d'autres chats à fouetter en restant à bord.

Samedi 20 mai ; port de Praia

Notre ami Carlos est arrivé vers 16h avec notre plante; il parle bien français nous avons donc pu discuter pas mal.

Et la discussion est arrivée sur notre voile d'avant, la trinquette, dont il fallait changer la bande anti UV et que nous avions donnée à son cousin à réparer (les voiliers étant de choses extrêmement rares dans ces îles)...

Et là grosse consternation !

Le cousin a oublié quelle teinte nous voulions et Carlos avait perdu notre numéro de tel !!!

Il a même dit que nous ne lui avions jamais donné....mais nous on est sûr de notre coup, il avait bien nos coordonnées mais que dire....

Bon et bien nous ne sommes pas partis quoi ; de toute façon la météo annonce de la pluie toute la semaine et nous ne pouvons donc pas finir la réparation de notre bôme....

Dimanche 21 mai ; port de Praia

Depuis 2 jours le quai et le port se sont remplis de bateaux de passage ; les uns viennent des Antilles et les autres d'Europe. Beaucoup d'Allemands, des Suédois et des Hollandais et en règle générale des pays Nordiques.

De l'autre côté du quai nous avons un bateau Allemand dont la femme parle pratiquement couramment le français et elle le parle avec plaisir.

Hier nous l'avions croisée en rentrant du restaurant et comme elle remarquait que j'étais très élégante je lui avais dis que c'était mon anniversaire aujourd'hui.

Pour la peine elle nous avait fait un gâteau et ils nous ont invité à leur bord pour le manger et boire un coup à ma santé ! Ils nous attendaient pour 15h3O.

Cela m'a fait vraiment très très plaisir que quelqu'un que je ne connais pas ait eu l'idée de me faire un gâteau pour le plaisir !!!!

On a rien fait du coup car nous ne sommes revenus à bord à 21h !!!!

Quels bons moments vraiment ; certes le cerveau a dû fonctionner à plein régime tout le temps car si Ute parle français ,son mari,Manfred parle anglais...

Dimanche 28 mai ; port de Praia

tous les jours se sont ressemblés cette semaine....

pluie intermittente, vent assez fort qui nous empêche de toute façon de hisser nos voiles.

Un matin toutefois il y a eu une grande accalmie, on s'est donc jetés sur notre grand voile.

Cela a été assez vite car nous avions bien préparé tout ce qui était possible avant...

Mais le génois a dû attendre ce soir pour être hissé à son tour.

Lundi 29 mai ; port de Praia

Enfin nous avons réussi à finir de réparer notre bôme et la repeindre en en faisant un peu chaque jour ; quelques petites retouches sur le bateau en même temps puisque la peinture , la résine et le vernis sont sortis...

Ce soir nous avons invités nos amis Allemends Ute et Manfred pour un apéro dînatoire et voir notre vidéo sur l'Ecosse car Manfred a très envie de revenir en Ecosse où il était déjà allé naviguer sur un temps très court mais Ute refusait d'y aller parce que , comme tout le monde, elle pensait que ce pays était lugubre, pluvieux en continu avec des vents violents...

Déjà ils ont été enchantés de visiter notre Romico, qui leur plaît beaucoup bien entendu mais la vidéo a achevé Manfred de retourner lâ-bas et convaincu Ute que tout n'était pas si simple au sujet de la météo en été là-bas ; en tout cas elle ne dit plus « non » !

Autant vous dire que Manfred est ravi de ce revirement qu'il n'avait pas réussi lui-même !

Jeudi 1 juin ; port de Praia

3 semaines avant notre arrivée le port nous a signalé que notre toit arrière en polycarbonate qui était fixé au-dessus de l'autre pour l'hiver s'est envolé avec le vent et s'est cassé en 2 ; effectivement il est cassé mais la cassure n'est pas franche et il a dû taper sur quelque chose qui l'a déformé et fait des trous, il est donc irrécupérable malgré notre envie de le réparer.

Depuis que nous sommes là nous interrogeons tout le monde pour savoir où trouver le même matériaux pour le changer.

Finalement c'est un français qui vit sur son bateau ici depuis 10 ans qui nous a dit où nous en trouverions probablement ; c'est à côté de l'aéroport et Bernard y est allé en vélo et ils nous ont livré la plaque parce que 3mx1,50 çà ne se ramène pas en vélo...

Le précédent toit était en 1 seul morceaux mais finalement il était assez difficile à manipuler pour être mis à sa place ou pour le retourner à bout de bras pour le fixer sur l'autre et cette mésaventure nous a fait comprendre que le laisser dehors l'hiver était un mauvais plan....

Après mûre réflexion et de nombreux conciliabules nous avons décidé de le couper en 3 morceaux comme ça on peut l'hiverner dans le bateau.

Mais réaliser tout ça ne s'est pas fait en 5mn crono ! Nous l'avons même bien amélioré en mettant par exemple un peu de résine en bout de chaque alvéole pour que la plaque reste transparente sans avoir un million de choses qui vont s'incruster dedans de même que dans les passages des vis de fixation, ce qui permet que la plaque ne s'écrase pas en serrant les vis de fixation ; les plaques sont reliées ensemble par des plats en alu fixés sur la partie centrale, dessous et dessus pour permettre de faire coulisser les autres parties.

Comme quoi....

Dimanche 4 juin ; port de Praia

Comme pratiquement tous les jours, il fait très gris le matin, avec une impression permanente de pluie imminente et un petit vent qui se confirme en début d'après-midi et qui chasse la vilaine grisaille ; et pour finir il fait meilleur le soir qu'à midi...

Ce soir tous les gens des bateaux étaient en vadrouille sur un autre bateau que le leur, dehors à blaguer et boire une bière

Nous nous étions invités chez nos amis J.Michel et Thérèse qui étaient revenus de leur petit périple inter îles comme çà nous avons eu des renseignements qui vont nous être bien utiles sur les ports où nous allons aller.

Nos amis Allemands, Manfred et Ute sont revenus également parce que Ute vient de perdre son papa et elle doit rentrer en Allemagne pour l'enterrement ; elle nous avait envoyé un message dans la journée pour savoir si il y avait encore de la place dans le port pour eux mais quand elle a fait cette demande il y avait plein de places sauf qu'il y a un gros coup de vent annoncé pour mardi et que tout le monde se précipite dans les ports surtout les bateaux de location qui ont dû commencer leur navigation hier....

Conclusion à 18h il ne restait plus qu'une place à un endroit un peu scabreux à prendre car le passage est étroit pour y rentrer mais c'est la place la plus sûre de tout le port et personne ne pense à y aller sauf de connaître les lieux.

Nous leur avons donc expliqué du mieux que nous avons pu pour y aller et ils ont bien compris nos explications à ma grande surprise !

Manfred connaît parfaitement bien son bateau et tout c'est passé pour le mieux ….avec l'aide de Bernard mais Ute aurait très bien pu le faire...

Lundi5 juin ; port de Praia

Les bateaux continuent d'arriver et le port est plein comme un œuf !

De l'autre côté de notre ponton il y a un bateau de location en vis à vis de nous ( nous nous sommes au bout du ponton pour partir plus facilement) et à l'autre bout un voilier anglais avec des jeunes qui sont là depuis un moment, il y a donc une place assez grande entre eux.

Dans la matinée il est arrivé un énorme bateau, 21m exactement, et s'est présenté à cette place de libre???sauf que la place ne fait pas 20m !

Le bateau bat pavillon de Malte mais à bord ça parle plusieurs langues dont du Russe...

Ils sont 4 dont un jeune couple d'Argentins, Andrès et sa compagne, on ne connaît pas le nom des 2 autres...

En bref avec Bernard et Ute on les a bien aidés en obligeant un peu les 2 autres bateaux à reculer pour qu'ils puissent se mettre là ; le capitaine à bien manœuvré aussi : il a fait envoyé une amarre de l'arrière en amenant le cul du bateau contre l'anglais qui était sur son arrière et quand cette amarre a été fixée il a fait avancer son bateau doucement en tirant sur ce point fixe et le bateau s'est serré tout seul contre le quai ; on a assuré une autre amarre par le travers et là....il a vraiment fallu faire comprendre aux Allemands du bateau de location sur son avant (via Ute bien sûr) qu'il fallait qu'ils reculent le plus possible, ce qu'ils étaient le plus réticent à faire....Apparemment ils n'en voyaient pas l'intérêt !

Le 20m est rentré « au chausse pied » comme on dit chez nous !

Mardi 6 juin ; port de Praia

La tempête est bien là et je vous dis pas comment ça valse dans le port !

On a réussi à casser 1 grosse amarre et les 2 petites qui sont montées avec un amortisseur.

Quand aux défenses (pare-battages qui protègent le bateau du quai) je leur avais fait une housse, heureusement !!!! mais les housses sont mortes....mais sans elles notre coque serait marquée, alors...

On a passé la plus grande partie de la journée à surveiller nos voisins d'en face en fait en plus de notre bateau !

Le bateau de loc en vis à vis de nous a cassé son amarre arrière peu de temps après leur départ en balade (le propriétaire n'a pas dû leur dire que l'on ne laisse jamais son bateau seul en cas de mauvais temps...) et a abîmé son passage dans l'écubier (passage dans le pavois pour nous et au ras du pont dans un rail en alu pour eux).

Leur amarre avant était sur un taquet entre eux et le gros bateau de 20m devant lui mais le gros est lourd et à force de tirer chacun de leur côté ils ont cassé le taquet du ponton...

Il n'y a que nous qui avons entendu apparemment et qui avons réagit rapidement...

Pendant que Bernard faisait en sorte que notre vis à vis soit amarré autrement, je me suis précipitée avertir ceux du gros bateau qu'ils avaient un gros problème à l'avant.

Ils ont vite compris à mon ton qu'il y avait urgence et le plus jeune, Andrès, est venu tout de suite à l'avant constater qu'il y avait effectivement urgence surtout quand il a compris qu'il n'y avait plus de taquet..

On leur a conseiller de se mettre sur les bollards (sorte de taquet en acier et non en alu avec 4 vis de fixation au lieu de 2 sur ceux en alu) de notre côté ; en passant on se demande bien pourquoi ces bollards sont de notre côté d'ailleurs...

Bref ils ont paré au plus pressé et 1h après ils avaient sorti leurs grosses amarres et fait une toile d'araignée de leur bateau vers tous les bollards de notre côté ; il faut faire attention quand on marche sur le ponton maintenant pour ne pas se prendre les pieds dedans !!!

Après déjeuner Bernard est allé à la capitainerie leur signaler pour le bateau de loc parce que nous nous n'avons pas le droit de monter sur un autre bateau sans leurs occupants.

Eux sont montés à bord et comme ce bateau doit venir souvent ils savaient exactement où se trouvaient les amarres en rab et ils ont fait la même toile d'araignée que les autres !

Quand les Allemands sont rentrés ce soir et que nous leur avons expliqué ce qui était arrivé et ce que nous avions fait ils nous ont tous remercié chaleureusement...

Les plages ont été bien nivelées avec les grosses vagues, tellement que le buldozer à chenilles qui était toujours là pour égaliser la grande plage a fini par partir, les vagues et le vent ont travaillé à sa place !

Mais le pire c'est que tout ce sable qu'ils changent de place depuis 5 semaines à grands coups de pelleteuse et de camions est tout reparti à la mer …. c'est ce que l'on appelle travailler pour des prunes !

Sur la plage derrière le port l'eau est montée jusqu 'à l'escalier d'accès, heureusement que le bar est en hauteur....lui il n'a pas désempli malgré le mauvais temps ; il faut dire que cela bouge tellement sur les bateaux que la plupart des gens ont préféré aller s'assoir au bar pour papoter avec ceux de leur pays !

Mercredi 7 juin ; port de Praia

le gros bateau est parti tôt ce matin sans un merci ni un au revoir.... à vous dégoutter d'aider les gens...

La tempête est passée mais il reste encore de la houle bien sûr qui a été longue à s'amortir...

Un type de l'agence de loc est venu par avion de Sao Miguel pour réparer un minimum le bateau de loc mais qu'est-ce que ce garçon était désagréable !

Jeudi 8 juin; port de Praia

Les Allemands sont partis mais avant de partir ils sont venus en délégation nous offrir une bouteille de vin en essayant de nous remercier en français !

Si le bateau avait eu plus de dégâts que cela ils auraient perdu leur caution et croyez-moi ce n'est pas rien pour ces bateaux !

C'est un jour férié aujourd'hui ici et tout est fermé et ce sera aussi un jour férié samedi ; d'après ce que nous avons compris c'est leur fête nationale

Le beau temps est revenu mais il ne fait pas très chaud, malgré tout les gens du cru sont venus à la plage : l'eau à tout de même dû bien refroidir avec ce coup de vent....

Vendredi 9 juin ; port de Praia

Aujourd'hui notre ami François vient d'arriver de sa haute Provence pour ramener son bateau en Bretagne avec un équipage de jeunes .

Maintenant on commence à connaître pas mal de monde ici surtout ceux qui vivent sur leur bateau à l'année ici ; comme dans toutes les îles que nous connaissons, y compris celle des Embiez, il y a une espèce de micro-monde ou les amitiés se développent et se délitent presque aussi vite pour une mauvaise humeur, un mot de trop ou de travers.....

C'est intéressant à regarder de loin et surtout on ne s'en mêle pas dans la mesure où nous ne sommes là que provisoirement....

Nos petits travaux commencent à être finis et nous commençons à ranger tout le matériel que nous avons dû sortir pour les faire : la moitié de la cale est sortie et stockée sur la couchette avant ainsi que dans notre cabine...un vrai foutoir !!!

Dimanche 11 juin ; port de Praia

beau dimanche de printemps !

Un beau soleil mais trop chaud et juste un peu de vent pour ne pas sentir la chaleur...

Nous avons enfin pu essayer notre annexe avec sa voile qui a été remodifiée cet hiver à la maison ; Cette fois c'est bon elle est parfaite même si pour cet essai nous ne l'avions pas montée assez haut mais on s'est régalés !

A 2 sans problèmes elle avance quand même bien et après nous l'avons testée chacun de notre côté et j'ai retrouvé les sensations que j'avais avec mon dériveur quand j'avais 17 ans !!!

Si nous ne faisons pas toujours de la voile avec Romico à cause de la météo, au moins nous pourrons nous amuser avec notre petit dériveur qu'est notre annexe !!!

On a une vie sociale très importante sur les bateaux même si globalement les bons usages entre marins se perdent....payer l'apéro à quelqu'un qui vous a aidé à vous amarrer ou à vous déplacer se perd...

Vendredi 16 juin ; port de Praia

on espérait partir vers l'île de Graciosa au nord-ouest de nous dimanche ou lundi mais on n'attends des pièces en inox qui sont prêtent mais aujourd'hui il pleut tellement qu'il est impossible d'aller jusqu'à Angra en vélo...

On prépare sérieusement notre départ, enfin !!!!

Le rangement est long et fastidieux, la couchette avant est enfin libérée et j'ai donc pu la faire, quand à la banquette de notre cabine il y a encore quelques petites choses, telle que la machine à coudre... qui sert encore.