jeudi 17 août 2017


Lundi 7 août ; Corcubion

pas très beau temps et frais avec juste quelques gouttes de pluie pour embêter le monde en tout cas pas assez pour nettoyer le pare-brise....

nous avions réservé au resto pour 13h30 et nous étions tous prêts en même temps sans nous être concertés....

Pour ici 13h30 c'est de bonne heure et d'ailleurs le jeune qui avait préconiser la réservation a refusé à 13h....

La salle de restaurant est en haut et vous commandez ce que vous voulez manger en arrivant : vous rentrez comme dans une poissonnerie : il y a une grande banque réfrigérée pleine de glace et de magnifiques poissons ainsi qu'un aquarium où nagent homards, araignées de mer et d'autres choses que je n'ai pas spécialement regardé....Nous n'avons pris que des couteaux et il y en avait 1kg (avec les coquilles). Quand vous avez fait votre choix vous montez vous installer et ils vous cuisinent ce que vous avez commandé....simple et basic ! Et en prime pas trop cher !

En bref on s'est régalés !!! Juste ça et un dessert....

Après nous sommes allés faire une petite marche digestive ; nous repartons tous demain. Jean-François et Claude vers le nord et La Corogne avant de traverser vers la Bretagne et nous vers le sud et au final Lisbonne.

Nous avons beaucoup apprécié ses 2 jours ensemble .

Mardi 8 août ; ria de Muros / Muros

petite navigation de 5h toute à la voile ; le vent est monté comme tous les jours doucement mais sûrement jusqu'à 25 nds bien établis.

Nous étions partis assez tard parce que nous sommes d'abord redescendus à terre y faire quelques petites emplettes comme des fruits frais et du poisson.

Nous avons également réussi à faire voler notre drone car, enfin, le vent était bien tombé....et la lumière bien belle....

Muros est une plus grande ville que Corcubion avec une marina et un port de pêche conséquent. Ici on ne parle plus du Chemin de St Jacques....

Là où nous avons mouillé c'est un peu près du plateau où les mouettes ont pied mais avec le vent prévu de secteur nord cela devrait aller...

Mercredi 9 août ; Muros

les jours passent et ne se ressemblent décidément pas....

Impossible de débarquer avec l'annexe dans la marina ; tous les pontons ont un verrou avec une clé....comme çà pas d'intrus !

Il y aune grande et large pente de mise à l'eau en dehors du port ; il y a un fort clapot avec ce vent mais c'est pratique tout de même.

Jolie petite ville très animée avec de très belles maisons en pierres couleur ocre clair ; on pouvait aussi monter au clocher de l'église, ce qui donne une belle vue d'en haut.

Au village d'à côté (les 2 se touchent) à Serres il y a un long bâtiment qui nous intriguait avec d'un côté un pont qui traverse la rivière qui se jette dans la ria : c'est un ancien moulin à marée et le pont est fait d'énormes dalles de 4m de long de roche locale qui ressemble à du granit rose.

Nous ne l'avons pas visité sinon on rentrait manger à 4h....

Après déjeuner nous aimons bien rester au calme et lire à moitié allongés sur notre couchette. Vers 16h justement un zodiac est arrivé pour nous voir : la douane.

Rien d'exceptionnel à cela même si cela faisait 8 ans que nous n'avions pas eu un contrôle....

Ils étaient 3 dont une jeune femme qui avait l'air d'être le chef.

On s'installe dehors (nous avons réinstallé notre table extérieure) pour voir nos papiers : l'acte de francisation et nos cartes d'identité.

Bernard pose la sienne sur la table mais un coup de vent arrive.....et la carte fait un vol plané jusque dans l'eau sous l’œil ébahi des douaniers et des notres ; je me suis précipitée sur notre épuisette de service qui était toute proche mais elle n'est restée à la surface....elle a coulé en faisant la feuille morte....

Non vraiment ils ont été sympas : Bernard a parlé de plongé tout de suite et ils sont restés à bord en attendant et celui qui était resté sur le zodiac a fait la surveillance des alentours....mais en vain ; c'était marée haute en plus ….

Ensuite ils sont retournés à bord de leur vedette nous faire une attestation de perte de la carte ; puis ils sont revenus avec leur vedette nous donner ce papier. Un des leurs à sauter à bord pour nous faire signer le duplicata et j'en ai profité pour leur demander le code du wifi du port ; ce qu'ils se sont dépêchés de nous donner...brillante idée assurément !

La prochaine marée basse étant à minuit, Bernard replongera demain à midi.

On est pas complètement catastrophés, cela peut arriver à n'importe qui mais il faut reconnaître que pour un premier contrôle....on a fait fort !

On voulait repartir demain mais là c'est raté ! Et on préfère ne pas changer de place pour rester le plus possible au-dessus du lieu où elle est tombée....

Jeudi 10 août ;

Renseignement pris il y a un marché aux poissons et un petit marché tout court.

Pour le poisson nous y avons trouvé des couteaux (maintenant que nous savons comment les cuire) et des chipirons.

Au moment de revenir sur l'annexe nous avons jeté un œil sur le Romico au loin....qui avait un petit air penchant....

Echoué ! Sur fond de sable, c'est pas trop grave ; le vent n'est pas resté au nord, il a tourné à l'Est voir sud-est....donc on est montés sur le plateau où les mouettes ont pied !

Il ne restait qu'une heure à descendre....mais le clapot du vent par le travers faisait beaucoup bouger le bateau alors on a préféré assurer : on a mis notre petite ancre arrière par le travers pour ne pas continuer à aller s'échouer quand l'eau remonterait et notre deuxième grosse ancre par le travers du grand-mât et amarrée sur une drisse du-dit mât pour que le bateau ne se couche pas plus.

Ces 2 ancres montées avec un orin et une petite bouée en surface pour récupérer les ancres.

Une demie-heure après tout çà, le bateau était revenu dans ces lignes d'eau ; pendant que Bernard plongeait pour essayer de retrouver sa carte, en vain bien sûr, je surveillais le redressement en raidissant la drisse du mât petit à petit...

et encore une fois nous avons déjeuner à l'heure Espagnole...

pas de tout repos notre voyage cette année !!!

Après déjeuner un peu de repos mais comme on avait toujours le mouillage arrière, on restait par le travers du vent et du clapot ; impossible de manger dehors et pour me mettre un peu au soleil il a fallu que je me mette sur un bord à l'abri d'une cabine.

Le vent souffle fort tous les jours ; ce vent qui vient majoritairement du nord en été s'appelle « l'alizé Portugais » ; il peut souffler très fort dans la journée et tombe avec le jour.

C'est bien pour nous qui allons vers le sud pour le moment mais c'est nettement moins bien pour retourner vers le nord.....

Donc le reste de l'après-midi a été occupé à ranger tout notre bazar : et il y en avait sur le pont arrière ! Parce que pour prendre les 2 ancres il faut sortir de là les petites amarres (celles qui nous servent provisoirement quand nous arrivons à quai ou dans une écluse parce qu'elles sont plus légères que des grosses et plus faciles à envoyer ; les grosses qui servent après sont dans 2 coffres à l'avant près du guindeau) et les bidons d'essence du moteur de l'annexe...

Et quand nous avons jugé qu'il y avait assez d'eau on a déménagé pour aller au calme d'une petite crique un peu plus au nord.

Vendredi 11 août ; île d'Arousa / ria d'Arousa

« l'alizé Portugais » était fatigué aujourd'hui : après avoir soufflé cette nuit, il est complètement tombé dans la journée.....

Pour ceux qui montaient c'était un gros avantage et pour nous cela nous a permis de faire du rase cailloux au moteur sans trop de risques.....

Tous les jours nous croisons notre lot de bateaux : 70% des bateaux sont des étrangers ce qui veut dire que les marinas le long de la côte ont été construites pour eux....

Ceux qui remontent sont pour la plupart des gens qui sont descendus pour l'été ou pour 2 ans et qui se dépêchent de rentrer à leur port d'attache avant la fin de l'été...

Ceux qui descendent sont majoritairement des bateaux qui vont traverser l'Atlantique pendant l'hiver et qui se dirigent vers l'Afrique et Le Cap Vert où bien Les Canaries ; les traversées de l'Atlantique dans ce sens se faisant en général entre décembre et janvier pour profiter au maximum des alizés (qui ne sont pas Portugais ceux-là).

En tête des étrangers il y a les Français, puis les Anglais et tous les pays Nordiques ; mais on voit également d'autres pavillons comme des Américains ou Australiens etc....

Comme l'a dit un ami qui qui s'apprêtait lui-même à traverser « on a l'impression que toute l'Europe s'en va en courant de l'autre côté !!! »Il avait été impressionné par le nombre de bateaux qui attendaient pour partir.....et c'était il y a 15 ans environ......

Là dans cette grande ria, on commence malheureusement à retrouver ce que je qualifierais de « civilisation de grand tourisme » ; près de l'entrée il y a une grande île, reliée à terre par un pont et près elle des nombreux îlots et de magnifiques plages de sables : un peu comme aux Glénans....conclusion c'était bondé de « yachts »....et quand je parle de yachts et non de bateaux, je parle de gros bateaux modernes luxueux de plus de 18m, rutilants d'inox astiqués et dont les propriétaires n'ont absolument rien à voir avec notre conception du « marin » et du bateau d'ailleurs....

Comme nous voulons repartir demain on avait trouvé que l'abri que forme une anse profonde de cette île nous conviendrait pour la nuit.....mauvais plan.....

Déjà pour y avoir accès il fallait traverser un immense parc à moules : ici les filières à moules ne sont pas montées sur des lignes parallèles mais sur blocs carrés d'à peu près 20m x 20 ; ces blocs ont un énorme flotteur dans chaque angle sur lesquels sont posés des poutres en bois croisés.

Il y en avait déjà il y a 14 ans, ils se sont donc multipliés et bien entendu les plus vieilles sont désaffectées et pourrissent sur place ; toutefois, là où elles sont il y a au moins 10m d'eau et on peut naviguer entre elles.

Là il y en avait vraiment beaucoup et dans l'abri il y a avait donc tous les bateaux de servitude de ces parcs + les petits bateaux de pêche + les quelques particuliers propriétaires de petites embarcations et une demie-douzaine de plaisanciers mais pas de place pour un yacht ...

Tout ce petit monde était sur bouée et il fallait rester à l'entrée pour mouiller....et cela a été un flot incessant de bateaux qui rentrent et qui sortent, sans compter les inévitables jetskis....

A 9h la musique a commencer....la nuit va sûrement être dure....

Samedi 12 août ; ria de Pontevedra

La musique a duré jusdqu'à 4h ce matin ; vive les « boules Quiez » ! sinon impossible de dormir ; ah si Bernard y arrive très bien, bruit ou pas bruit, quelle chance....

Évidemment on ne tient pas à rester là !

Le vent a encore pas mal soufflé cette nuit et au départ nous avons bien avancé : 6 à 7 nds, ce qui est très bien pour nous ; et puis petit à petit il est tombé pour reprendre de secteur ouest presque à notre arrivée dans la ria. Il n'est pas chaud ce vent, la nuit les températures descendent à 17°C et là en mer c'est redescendu à 18°C avec le vent d'ouest....

Il a soufflé très fort jusque dans la nuit.

On a mouillé devant une grande plage entre 2 ports....

Quel contraste entre les petites rias du nord où les choses semblaient assez traditionnelles avec peu de monde et ces grandes rias avec plein de grandes plages....envahies par du tourisme de masse....on se croirait dans le Midi !

La houle était simplement mécanique ; pour mouiller il a fallu bien regarder tout autour où se trouvait les pédalos, les Jetskis qui passent à fond au milieu de tout çà (on se demande comment il n'y a pas plus d'accidents....) bienvenus dans le monde des vacances du mois d'août !!!!

Dans tout çà il y avait quelques bateaux comme nous+ tous ceux qui ont une petite embarcation et qui traînent là pour dire+ les engins flottants tirés par des bolides+ les parachutes ascensionnels+ les pédalos avec ou sans toboggans (une bonne cinquantaine)+ les promènes-couillons qui passent près des côtes pour bien montrer à ses passagers comment c'est …..et j'en passe !

A vrai dire on avait oublié ce que cela était.....

Pour se baigner il fallait rester au ras du bateau pour ne pas se faire tailler en pièces ….

On avait projeter de rester une journée au calme mais ce ne sera pas ici !

Dimanche 13 août ; anse de Barra ; nord de la ria de Vigo

petite navigation de 4h pratiquement tout au moteur.....

des bateaux partout et beaucoup plus de bateaux Espagnols ; mais comme tous les gens en vacances ils ne regardent pas vraiment où ils vont et il faut être vigilants en permanence.....

Des casiers partout aussi avec des flotteurs insignifiants....

Au vu de la météo avec du vent du nord, nous restons le long de la côte nord et finalement optons pour mouiller derrière la pointe de l'entrée ; cette ria, comme celle d'Arousa, est largement ouverte sur le large au contraire de la plupart des lochs Ecossais qui ont souvent une entrée assez étroite, ce qui permet un abri plus calme à l'intérieur....

La pointe en question fait un angle droit avec une longue et jolie plage mais l'angle en question est bondé de bateaux, nous mouillons donc assez vite le long de cette pointe sans s'approcher de l'angle ; bien nous en a pris car avec le week-end et les vacances, 1h après notre arrivée c'était le défilé des arrivants de toutes tailles. A partir de 6h tout ce beau monde a commencé à retourner dans les nombreux ports de cette ria.

On s'est fait secouer tout l'après-midi....conclusion, il faut éviter ces rias du sud pendant le mois d'août....

Dans les nombreux bateaux qui nous faisaient bouger, il y avait aussi les nombreux bateaux de passagers (qui comme en France transportent 300 voir 500 passagers en même temps) qui se rendaient sur les îles qui se trouvent en face de l'entrée de la ria et eux ont fini tard.....

Ceci étant il faisait bien chaud et c'était tout de même bien agréable ; il a même fallu protéger l'intérieur avec des bâches , ce qui n'était pas encore arrivé....

Bernard est allé pêcher : il n'a ramené que des petits maquereaux....A force de m'obstiner à me baigner , alors que l'eau n'est qu'à 17°C, j'arrive à nager tout autour du bateau, je suis bien contente !

Lundi 14 août ; anse de Barra

brouillard et...brouillard....

les températures ont chuttées et nous sommes bien déçus car nous voulions aller faire un grand tour en annexe le long de la côte.

Pendant une petite accalmie, nous avons quand même fait une petite excursion le long de la pointe mais il ne faisait pas chaud et avec le brouillard de retour, la vue n'était plus la même....

Comme cette belle plage est largement à l'écart de la ville, c'est en grande partie une plage de naturistes....ce qui ne nous gêne aucunement....

PORTUGAL

Mardi 15 août ; marina de Povoa de Varzim

départ de bonne heure pour une longue journée de navigation.

Nous aurions voulu aller dans notre rivière préférée un tout petit peu plus au sud à Villa Do Conde mais nous serions arrivés à marée basse et ce n'est pas possible de rentrer sur la rivière à marée basse....snif....

les distances sont tellement longues entre 2 abris le long de cette côte Portugaise qu'il nous sera de toute façon impossible d'aller à Villa Do Conde sans perdre une semaine pour avoir la marée qui va bien pour en ressortir de bonne heure....

Bref...comme c'est le 15 août et que le Portugal est resté très croyant et pratiquant, il y avait un beau défilé quand nous sommes arrivés.

Heureusement que la procession allait très lentement sinon nous n'aurions rien vu....

Je ne vous raconte pas le monde....

Et ce soir bien sûr musique de neuneu partout....même pas de la traditionnelle !

Un beau coucher de soleil et à 1h du matin....feu d'artifice !!!

Ils n'ont pas d'heures ces Portugais.....
 


 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

lundi 7 août 2017


Mercredi 26 juillet ; La Corogne

qu'est-ce qu'on est contents d'être arrivés !!!

Cela s'est bien passé, cette traversée finalement. On a fait des quarts ( un « quart » est un tour de garde en quelque sorte) de nuit un peu comme on le sentait les uns et les autres ; Angus dit que sur un voyage plus long il faut faire des quarts de façon plus régulière mais c'est un peu ce que nous avons fait la dernière nuit, où nous avions commencer à prendre le rythme...

Je ne crois pas vous avoir dit que nous avions rencontrer énormément de dauphins pendant notre voyage ; des petits blanc-bleus qui sont venus jouer avec l'étrave pendant de longs moments mais aussi de gros qui ne sont pas venus jouer, devant être occupés à manger sûrement....mais les gros dauphins viennent rarement jouer avec un bateau, nous avons remarqué cela....

Le changement avec l'Irlande et même l'Ecosse est énorme : la côte Espagnole est belle sûrement mais jalonnée de villes nouvelles toutes en hauteur et çà c'est beaucoup moins beau....

Le port de plaisance ici est énorme !

On range le bateau un minimum, on mange, on fait la sieste et on va faire un tour en ville ; et y dîner tant qu'à faire....mais on tombe de sommeil et on rentre assez tôt à bord ….

Jeudi 27 juillet ; La Corogne

Angus a finalisé son retour chez lui : il part demain matin, prend un avion pour Madrid, puis un autre pour Londres et enfin un dernier pour Inverness où il arrivera tard.

Il ne fait pas très beau aujourd'hui et nous sommes un peu vaseux....

Le centre de la ville, la vieille ville, est très beau !

Dimanche 30 juillet ; La Corogne

on a été très occupés ces derniers jours entre le rangement, les lessives que nous avons enchaînées, faire connaissance de la ville, faire le plein de fruits frais, de beaux légumes pour des salades....

Nous avons pris un bus hier pour aller jusqu'à un grand centre commercial en dehors de la ville, comme chez nous, et aller dans un Décathlon pour y acheter des bâches à eau chaude : ce sont des petits réservoirs de 10 L en plastique souple noir équipées d'une douchette, que l'on met au soleil et qui nous permettent d'avoir de l'eau chaude pour la douche. C'est du matériel de camping et nous en avions à bord il y a ….14 ans mais nous les avions débarquées, faute d'utilisation ; et elles sont passées à la poubelle sûrement parce que cela vieilli très mal....

Nous avons beaucoup marché tous les jours parce que la Marina n'est pas à côté du centre ville mais c'est bien agréable.

Il y a beaucoup de bateaux de passage ici dont un bon tiers de Français et ensuite de toutes les nationalités y compris des Américains ; beaucoup de catamarans avec quelques uns de particulièrement vilains....mon commentaire va faire grincer des dents notre ami Dominique....

On a fait connaissance avec un couple Normand de Granville qui sont sur un bateau en alu, un Romané, très sympa : on devrait les retrouver dans des mouillages vers le sud puisqu'il vont vers le sud pour 2 années de balades avant de rentrer. Nous sommes allés dîner au resto ensemble ce soir et nous avons fort bien mangé : des rondelles dde calamars frites avec des frites et un flan maison excellent. D'accord ce n'était pas très diététique mais bon pour une fois....

Nous trouvons de nouveau du bon pain, non qu'il ait été mauvais plus au nord, mais différent ; ici il ressemble plus à ce que nous avons l'habitude de manger ….

Lundi 31 juillet ; ria de Camarinas

allez c'est parti pour la descente vers Lisbonne !

On a un peu de temps puisqu'on doit y être à la fin août....

Un dernier petit tour au marché et petit supermarché ainsi que la boulangerie avant de partir pendant que Bernard prépare le bateau et va à la Capitainerie pour payer.

La mer est très agitée avec le vent fort qu'il y a eu ces derniers jours...

Le vent, lui, était portant mais faible ; un peu dans le nez au départ mais comme nous nous dirigions plein ouest au départ...

Notre programme à l'origine était de nous arrêter à Corme, un peu avant Camarinas mais la grande houle nous a dissuader d'y aller sous peine de rouler beaucoup au mouillage ; nous avons donc préférer continuer ….

Avec le moteur pour appuyer les voiles on a bien marché ; sans le moteur on arrivait tard à Corme....

Mardi 1 août ; ria de Camarinas

enfin le premier bain de l'année (depuis le bateau) !

On avait oublié ce que c'était que de pouvoir se baigner même si on a bien dit tout haut que ce n'était pas le plus important dans la navigation....

La nuit il fait frais ici : 12°C...cela permet de bien dormir !

Ce matin il y avait quelques nuages qui nous cachaient le soleil mais cet aprem le ciel est bien redevenu bleu.

Farniente aujourd'hui : on en avait bien besoin, surtout du farniente au soleil...A part faire un peu de cuisine, sinon carpette au soleil ; après on est partis en annexe faire un tour dans le fond de la ria (ce qui ressemble beaucoup à un loch) voir si l'on trouvait des coques mais on a fait chou blanc...ou plutôt il n'y en avait que des petites que nous avons laissé.

Par contre nous avions ramassé des grosses moules il y a 14 ans quand nous avions fait le tour de l'Espagne et du Portugal en venant de la Méditerranée et nous en avons trouvé de nouveau mais pas si grosses que çà ; à l'époque elles nous avaient paru grosses, nous n'étions pas encore allés en Ecosse....et il ne doit pas y avoir de perles à l'intérieur....

Les eucalyptus qui bordaient cette belle ria ont été coupées mais il y a eu de la plantation récente ; bien sûr cela change l'aspect des lieux de ne plus voir de grands arbres. A l'époque nous avions eu l'impression d'avoir mouillé dans un lac de haute montagne....

On devrait rester ici jusqu'à vendredi et laisser passer une dépression avec des vents de sud.

Bernard a repris ses habitudes d'aller à la pêche en annexe : mais ici il n'y a pas de lieus et cela va nous changer là aussi ; il nous a ramené 2 belles Galinettes portion (rouget grondin). C'est un poisson que j'adore !!!

Mercredi 2 août ; ria de Camarinas / Mugia

nuit calme dont la température est remontée à 18°C.

Le vent de sud est monté petit à petit et nous avons changé de mouillage en rentrant du marché pour aller se protéger sur la côte sud près du port de Mugia où normalement nous aurions dû retrouver le bateau vert de Jean-Pierre et Patricia....

Le marché que l'on nous avait tant venté est finalement petit et peu achalandé en fruits et légumes ; dans le marché couvert aux poissons il n'y avait pas grand chose non plus et c'est bien dommage car nous aurions bien repris des chipirons (petits calamars) à griller juste un peu à la poëlle ….

On aurait peut-être mieux fait rester à notre place ou seulement de se rapprocher de la jetée qui nous aurait protégée du clapot : Bernard avait mis le générateur en route, comme d'habitude ( pour aider les batteries), pour relever l'ancre et l'avait laissé marché en marche pour la petite traversée d'une demie-heure à faire....sauf que l'échappement du-dit générateur s'est démanché, arrosant à l'eau de mer tout autour de lui dans la cale et à proximité il y avait le boîtier électronique de l'éolienne....qui n'a pas du tout aimé çà !

Il a passé une grande partie de l'après-midi a réparer l'échappement , quand au boîtier....il ne fonctionne plus pour le moment....

En arrivant devant Mugia, comme le vent soufflait fort on avait la houle du large par le cul mais ce soir quand le vent a commencé à mollir on a un peu plus bougé...

nos amis du bateau vert n'étaient pas là non plus : ils ont dû aller tout de suite plus au sud …

Cette ville est une ville champignon toute en hauteur et le port est à moitié vide comme on nous l'avait répété ; mais il y a surtout de la place pour les petits bateaux....

Pas de wifi au mouillage, il a donc fallu descendre en ville pour aller avoir du wifi dans un bar ; c'était l'anniversaire de notre Estelle, 10 ans déjà et notre fille n'avait pas le moral du tout....

Ce soir à la tombée du jour nous avons vu tout un groupe de gros dauphins qui jouaient entre eux dans l'anse à côté : c'était magnifique !

Jeudi 3 août ; ria de Camarinas

A 2h du matin je me suis levée pour aller dormir devant tellement ça bougeait mais finalement cela a empiré et à 6h30 on a levé l'ancre pour retourner à notre place précédente ; le vent était complètement tombé et nous étions totalement par le travers d'un gros clapot pénible....

En arrivant nous avons pris notre petit déjeuner et nous nous sommes recouchés.

Le vent a repris dans la journée mais comme on ne ressent pas la houle du large ici, le bateau reste face au vent et ce n'est pas inconfortable ; ça nous apprendra à vouloir rechercher quelqu'un qui va probablement rester introuvable surtout quand on ne connaît pas le nom du bateau... .

Ce soir nous avons reçu un message qui nous a fait bien plaisir : nos amis Bretons du bateau « Kolibri », Jean-François et son épouse Claude sont en mer et arrivent ce soir à Corcubion , un peu au sud d'ici ! Incroyable ! Après les avoir rencontrés 3 fois en Ecosse et être allés chez eux en France, nous allons donc les retrouver ici en Espagne. Nous sommes très contents de les retrouver ! Ils comptent rester quelques jours à Corcubion car eux remontent et la météo ne va pas être favorable pour eux ; peut-être un peu fort le vent pour nous également mais on verra bien....De toute façon on a un peu de temps devant nous maintenant alors autant en profiter....

Vendredi 4 août ; Camarinas

journée de pluie et vent ; les nuages sont tellement bas que l'on se croirait en Ecosse ! En un peu plus chaud tout de même....

nous devions partir avec la renverse de vent cet aprem mais le vent a daigner tourner à 18h...on est restés où nous étions....

Samedi 5 août ; Corcubion

tout joli que soit ce petit coin, il nous faut partir ; nous allons donc rejoindre nos amis de « Kolibri » à Corcubion qui se trouve dans le fond de la ria de Finisterre, pas très loin d'ici.

La mer est très houleuse et nous fait aller d'un bord sur l'autre mais il y a un bon vent et nous avons marché bon train rien qu'avec le génois. Nous rencontrons énormément de bateaux qui montent ou qui descendent ; pour ceux qui montent cela ne doit pas être le top...et nous rasons ce fameux Cap Finisterre, que chaque pèlerin du Chemin de St Jacques se doit d'aller voir pour terminer son périple en beauté ; après avoir terminé officiellement le Chemin à Compostelle....il y avait d'ailleurs un monde fou autour du phare !

Le Kolibri était bien sagement au mouillage devant la ville et en avant des pêcheurs ; le fond est de sable donc pas de problèmes...

Jean-François et Claude surveillaient notre arrivée depuis le quai et ils sont ensuite venus nous voir pour nous inviter à dîner à leur bord. Comme nous sommes contents de nous revoir !

Et le poisson grillé au dîner était divin !

Dimanche 6 août ; Corcubion

toujours ce même vent de nord-est et toujours plus fort dans l'après-midi.....mais beau temps et chaud, enfin pour nous parce qu'il ne fait que 22°C.

En fin de matinée nous sommes tous allés à terre, visiter un peu et faire quelques achats dans les 2 magasins ouverts le dimanche : l'épicerie et la boulangerie, qui a du très bon pain en passant....

On voulait aller manger des couteaux au resto mais celui-ci était complet, il fallait réserver ; on a réserver pour demain.

Et comme c'est dimanche on est quand même allés manger du poulpe, des chipirons et des petits piments doux grillés dans un autre resto : avec chacun (sauf moi) un verre de vin et un café cela nous faisait 25 euros par couple. On n'a pris que des demies rations et c'était largement assez ! D'ailleurs c'est prévu dans leur menu les demies rations....on s'est franchement régalés !!!

Ensuite une belle petite promenade digestive sur la promenade qui longe la côte vers l'entée de la baie ; il y a une bien jolie petite plage de sable clair avec peu de monde quand nous nous y sommes arrêtés et beaucoup de monde à notre retour de la promenade ; l'eau est plus froide ici que plus au nord .

Il fallait rester près du mur à l'abri du vent pour ne pas manger de sable...En fait il fait chaud au soleil a condition de ne pas être en plein vent !

Notre ami Angus nous a envoyé un message ce matin pour nous annoncer la mort d'un autre ami Jim...

C'est grâce à lui si nous connaissons autant de monde à Stornoway....

C'était un solitaire un peu ours qui vivait seul à bord de son bateau mais qui avait la main sur le cœur ; il avait appris à jouer du violon sur le tard en grande partie tout seul et il se débrouillait fort bien...

Il a été découvert mort sur son bateau au mouillage près de l'île de Skye ; on a sait pas plus pour le moment....il avait notre âge je pense et était rien moins que Docteur en Biologie.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 27 juillet 2017


Dimanche 9 juillet ; Teelin (nord de la baie de Donegal)

Samedi en fin d'après-midi, après notre retour de notre promenade à terre, alors que nous étions tranquillement en train de lire, un petit bateau de pêche est passé et nous a demandé l'autorisation de nous prendre en photo....

Comme dit Bernard on ne nous demande pas souvent l'autorisation ! Le propriétaire qui conduisait était accompagné d'un autre monsieur et d'une jeune fille munie d'un appareil photo ; ils nous remercient et vont au fond du lough (ici ce ne sont plus des « lochs » mais des « loughs ») et ils reviennent.

Là ils passent très près de nous, nous demandent d'où on vient en France et nous offrent.....2 beaux homards !

Qui sont passés à la casserole tout de suite ….

L'un d'entre eux nous a servi de repas en suivant....

Les Celtes sont décidément des gens très généreux !

Il faisait plutôt beau temps hier ; nous avons commencé la journée par une petite excursion dans le fond du lough qui est très large , un peu comme une petite mer ; des bancs de sable partout qui serpentent. C'est très joli, très habité....Nous n'avons pu ramasser que quelques grosses moules mais pas une coque ou de bigorneaux....moi j'appelle ce genre d'endroit « du sable stérile » ! Et encore les moules il a fallu chercher, pas de doute les oiseaux savent mieux les repérer que nous malgré leur cachette sous les algues !

Inutile de chercher des photos du drone, nous sommes à moins d'1km d'un aéroport et même si celui-ci n'est pas Roissy....

Vous n'aurez peut-être pas beaucoup de photos du drone ici en Irlande car il nous faudrait une autorisation spéciale pour le faire voler mais l'histoire ne dit pas à qui il faut la demander ni où ….

Cet aprem, nous sommes allés à terre pour aller voir ce fameux pub où il y a de la musique traditionnelle le lundi soir ; John nous l'avait recommandé et nous avait recommandé de voir le propriétaire. Mais dans la journée celui-ci ne doit pas y être et le jeune qui servait n'était pas très sociable : des étrangers je n'en ai rien à faire...on a eu du wifi et on a pu vous envoyer le dernier message du blog....

Au retour on a un peu discuté avec le gars d'un des 2 gros bateaux du port : il l'avait échoué pour faire la sous-marine et comme il flottait de nouveau à notre retour du pub on l'a aidé à le retourner ; le nez vers l'entrée du port, j'entends bien...

Ce matin il fallait sortir de notre mouillage de bonne heure car il n'y a pas assez d'eau pour sortir ensuite. Après nous avions le choix entre aller prendre un autre mouillage jusqu'à demain ou en prendre un provisoire, le temps que le vent change de direction et passe au nord.

Nous avons pris la deuxième option et ce n'est certainement pas ce que nous avons fait de mieux....Il pleut ou plutôt il s'est établi un bon crachin depuis cette nuit rendant la visibilité extrêmement réduite ; le vent qui soufflait à 20-25nds de sud-ouest depuis plusieurs jours à laisser une grande houle et le vent aujourd'hui n'a pas tourné comme prévu au nord-ouest. Ce vent est resté ouest-sud-ouest, on l'avait dans le nez ainsi que les vagues du vent, croisé avec la grande houle : pas très confortable !

J'avais pris quelque chose pour le mal de mer mais c'était limite.

Ce soir les nuages sont montés à mi-falaises, celles-ci étant hautes de 595m sur la côte sud de Malin More Head.

Malin More Head est une autre pointe que Malin Head, bien connue celle-ci pour la zone météo a laquelle elle a donné son nom.

En arrivant à Teelin pour mouiller derrière la jetée pour être un peu abrités de la houle, nous avons vu un petit bateau venir à nous pour nous demander d'attendre ailleurs une demie-heure avant de mouiller là parce qu'il y avait des courses de yoles en cours : il y avait 5 équipages de filles qui ramaient sous la houlette d'un homme qui criait pour garder le rythme. Cela nous a rappelé de bons souvenirs à Bernard et moi!!!

On n'a rien pu voir du paysage tant les nuages étaient bas....

Tout était gris et uniforme ; il y a 10 ans je n'avais pas vu cette partie de la côte car j'étais en France (au moment de la naissance d'Estelle) et cette fois je n'aurais rien vu à cause du temps....

Mais ici cela a l'air très vert et sûrement sympa avec du soleil....

Lundi 10 et mardi 11 juillet ; Coonawilleen Bay / Galway

vous aurez du mal à trouver où se trouve cette baie : c'est un endroit planqué entre plusieurs îles à l'entrée du golfe de Galway côté Nord .

Bon revenons à lundi matin : très beau temps et plein soleil !

Et c'est vrai que c'est très joli ici avec ce soleil ; et très habité...

Bernard voulait prendre l'option de ne partir que ce soir et moi dans la matinée puisque le vent avait déjà l'air favorable.

Pour me faire plaisir nous sommes partis en fin de matinée en longeant d'un peu loin les belles falaises de 595m de Slieve League qui sembleraient dans les plus hautes d'Europe mais c'est ce qu'ils disent tous !

Bref on a fait du moteur toute la journée parce que le vent est tombé....

Il y avait une longue houle de Sud-ouest et quand le vent a repris de nord-ouest on avait en plus le clapot du vent.

Le vent a bien soufflé en fin d'après-midi et cette nuit : on a fait une grosse partie de la route avec le code D et à 3h du matin il a fallu le rentrer parce que le vent avait trop forci, pour installer les autres voiles. Mais au matin le vent a fait comme hier, il est tombé et comme nous ne faisions plus que 1nds nous avons remis le moteur avec les voiles jusqu'à ce que cela soit parfaitement inutile.

Pour ce qui du ciel, en début d'après-midi lundi les nuages sont arrivés avec un peu de crachin et le soleil est revenu mardi dans la matinée.

Le vent a repris quand nous avons obliqué vers l'Est dans le golfe de Galway et nous l'avons eu dans le nez à ce moment-là.

Nous avons choisi un mouillage pas trop en dehors de notre route mais protégé à la fois du vent actuel et du sud-ouest annoncé pour demain et surtout à l'abri de la longue houle pour ménager un peu mon estomac....A force de prendre des cachets ça n'a pas été trop mal mais j'ai peu manger...régime !

Le paysage ici ressemble au paysage des Hébrides : des cailloux partout, des maisons malgré tout partout aussi, pas ou peu d'arbres et de belles petites plages de sables très clair entre les cailloux.

De quoi vivent les gens, mystère ; enfin pas tout à fait puisqu'il y a une carrière à côté d'où nous sommes. Il y a des parcs à saumons et des filières à moules, les éternels moutons et des vaches....

Mercredi 12 juillet ; Coonawilleen Bay

nous n'avons pas réussi à trouver du wifi ouvert mais Bernard arrive à brancher mon tel sur son ordi pour avoir les cartes météo parce qu'il l'utilise comme modem ; vous n'avez rien compris ? Franchement moi non plus ...mais ça marche ! En fait il utilise le réseau téléphonique....pour moi c'est du chinois tout çà !

On ne peux pas être bon partout...

là c'est l'été ! Ça ne pas durer mais c'est rudement bon !

Tout est ouvert ; on peut enfin tout aérer tout ce qui n'est pas complètement sec comme nos blousons . Ils ne sont pas trop secs parce qu'ils ont reçu des embruns d'eau de mer et le sel fait qu'ils ne sèchent pas complètement ; comme ce sont des blousons « étanches » je ne peux guère les laver mais peut-être que je les passeraient au jet....quand il fera très chaud !

Pour le moment plus besoin de chauffage, de duvet sur le lit et j'en passe...

Bernard est allé pêcher cet aprem ; j'avais l'intention d'aller à la plage mais le petit vent et le ciel qui était devenu voilé m'en ont dissuadé et bien sûr...je l'ai regretté !

On a pu déjeuner et dîner dehors....il y a longtemps que cela ne nous était arrivé....

Il a ramené 4 beaux lieus et il a ramené quelques infos sur le coin en croisant un autre pêcheur amateur qui s'est arrêté pour parler : il y a un pub au pont entre 2 des îles, juste à côté et donc du wifi.

Sur la carte routière (nous en avons toujours une du secteur où nous nous trouvons car on peut ainsi y voir les sites historiques qui ne se trouvent pas sur les cartes marines) nous avons vu qu'il y avait en fait un gros village dans ce coin-là et sûrement la possibilité de prendre un bus pour Galway. On connaît déjà cette ville, qui est je crois la plus grande après Dublin, mais on pourrait la visiter avec un autre œil dorénavant surtout que nous n'avons plus les mêmes centres d’intérêt qu'il y a 10 ans....

Ce même pêcheur lui a donné des maquereaux qui nous ferons un excellent gratin avec des courgettes....j'ai une très bonne recette !

Quand aux lieus on va les fumer : c'est excellent ainsi et ils se gardent très bien ; maintenant on gère mieux la préparation des poissons avant fumage....parce que cela ne se fait pas comme çà !

C'est assez long comme processus....

C'était calme et reposant aujourd'hui.....

Ce soir nous avons appelé notre amie Christiane pour avoir un ou une équipière avec nous pour les 5 ou 6 jours de traversée pour l'Espagne : malheureusement elle ne peut pas se dégagée, nous avons donc pris contact avec notre plan B, c'est à dire Angus....qui meurt d'envie de venir !

Jeudi 13 juillet ; Coonawilleen Bay

on a bien failli ne pas avoir de plan B pour la traversée mais comme on la fera avant début août, en principe, et Angus va donc pouvoir venir nous rejoindre le 20 juillet. Il a réservé sa place d'avion Glasgow-Cork et là il prendra un bus ou plusieurs bus suivant où nous serons.

Le temps aujourd'hui est conforme aux prévisions : pluie intermittente et vent de secteur sud-ouest 25nds.

Normalement nous repartons vers Tralee, plus au sud, dimanche.

Là nous irons au port pour y faire le plain de gazoil et de vivres fraîches pour la traversée. Je pense et j'espère que notre ami Angus appréciera nos réserves mais là-dessus je ne suis pas trop inquiète car il est commandant dans la Marine Marchande et a toujours naviguer de par le monde sur des cargos....

Samedi 15 juillet ; Coonawilleen Bay

c'est un véritable désastre la météo cette année !

Pluie et vent ou bien....vent et pluie....

C'est vrai qu'il fait un tout petit peu moins froid que plus au nord mais c'est loin d'être l'été et les Irlandais autant que les Ecossais sont navrés de voir leur été gâché ainsi...l'hiver y est déjà assez rude alors sans été pour se retaper...

Nous avons navigué quelques années en Bretagne et les gens ne voulaient plus y aller à cause du mauvais temps...nous avons eu 2 fois 11°C à Brest en plein mois de juillet....mais là cela fait quelques années maintenant qu'ils ont un bel été !

Bon de toute façon on ne peut rien y faire à part attendre....

On devrait partir demain, le vent a commencé à tourner ce soir.

Dimanche 16 et lundi 17 juillet ; Baltimore (au sud)

départ sous la grisaille mais cela s'est vite arrangé ; le vent était de nord-ouest donc bon plein au début et puis graduellement il a baissé mais jusqu'à la fin de l'après-midi on a pu faire que de la voile avec le code D puis on a mis le moteur tout en restant aidés des voiles.

Comme le vent nous portait bien, pour une fois, et qu'Angus pensait que ce serait mieux de partir du plus sud que l'on pourrait (en quoi nous étions bien d'accord!) nous avons donc pris la décision, pendant qu'il en était encore temps, de sauter l'escale de Tralee et de filer tout de suite sur Baltimore au sud.

On pourra tout aussi bien faire le plein de gasoil là-bas que dans le port de Tralee (qui se trouve à Fenit très exactement).

La mer n'est pas de tout repos avec de nouveau des houles croisées et je ne vous fais pas un dessin sur ce qu'en pense mon intestin....si si j'avais pris et j'ai repris des cachets en route mais je n'ai pas été en grande forme ; je mange si peu en navigation comme çà, que j'aurais repris la ligne quand nous arriverons en Espagne après 5 jours de traversée....

Il a fait grand soleil ces 2 jours et doit faire chaud à terre était donné que nous avons 15°C en mer...

Est-ce que c'est parce que nous sommes plus au sud et qu'il y a plus de plancton dans l'eau mais toujours est-il que nous avions de nouveau un magnifique sillage phosphorescent cette nuit: on aurait dit que nous avions un projecteur sur l'hélice . Même quand on tire la chasse d'eau (sur un bateau l'eau qui coule dans le wc est de l'eau de mer) on voit la phosphorescence.....en fait, quand j'y pense nous n'avions pas ça plus au nord, pourtant je me lève quelquefois la nuit pour aller aux toilettes....

Pendant la prochaine traversée j'essaierais de prendre une photo ; bien sûr nous avions déjà eu souvent ce phénomène avant de monter plus au nord mais nous avions oublié comme c'était beau !

Dès que nous avons changé de route pour aller plus vers l'Est vers Baltimore nous avons eu le vent dans le nez mais l'avantage c'est qu'il a cassé la houle.

Nous avons eu un splendide lever de soleil !

Nous nous attendions à trouver le sud de l'Irlande changé ….

Nous étions venus il y a 10 ans et en mai....

Mais le changement pour nous est d'autant plus important que cela fait 7 ans que nous naviguons dans des eaux calmes et peu peuplées de bateaux de plaisance.....

Remarquez que cette évolution pour un petit village comme Baltimore est normale : il n'y avait qu'une dizaine de bateaux en 2007 et maintenant il y a 200 ou 300 bateaux sur bouées.

Dans le tout petit port de pêcheurs qui était vide mais où venait accoster les bateaux des îles environnantes il y a maintenant 3 catas d'une douzaine de mètres pour transporter les touristes voir les animaux marins et un gros voilier qui fait du charter à la journée + une panne flottante pour leurs zodiacs avec porte et digicode pour y accéder ; si vous voulez y laisser votre annexe il faut aller voir la Maître de Port (celui qui tient le petit shipchandler car il n'y a pas encore de Capitainerie) qui vous fera payer 5 euros pour la journée et vous donnera le code, du moins c'est ce qui est écrit....

Le quai extérieur des pêcheurs a été élargi et renforcé ce qui permet à un bateau de notre taille d'accoster pour faire le gasoil et l'eau, ce qui était assez compliqué à faire auparavant....

Il y avait des régates de jeunes sur des petits dériveurs (comme des Lasers) et çà circulait dans tous les sens à notre arrivée.

Nous sommes arrivés dans l'après-midi et vers 5h nous sommes allés à terre boire une bonne bière à la terrasse du pub au soleil : comme c'était bon !!! ça aussi nous avions oublié comme c'était bon !

Mardi 18 juillet ; Baltimore

nuit calme et bien reposante...

Il fait un temps magnifique et chaud ; on peut enfin relégué le poêle....et tout aérer !

A 9h Bernard est descendu voir quand on pourrait venir à quai faire les pleins de gasoil et d'eau ; Nous sommes partis nous mettre le long du quai dès son retour. Il y a 10 ans nous avions été étonnés par l'exactitude des livreurs de fuel mais là on a bien attendu 1h...pas grave en soi, on avait le temps...

Le quai était plein de déchets en tout genre et quand le vent s'est levé nous avons hérité d'un tas de cochonneries plus de la grosse poussière noire ; on en a été quittes dès notre retour au mouillage à rincer à l'eau de mer tout le bateau. Mais maintenant plus besoin de bottes pour faire çà ! Nus pieds ça va bien ! L'eau n'est pas si froide....

Cet aprem nous sommes allés faire « du social » comme dit Bernard ; on est allés voir nos voisins directs.

Des anglais avec un joli bateau en bois plus gros et plus lourd que nous mais la dame parle français et elle avait l'air sympa ; elle est même très sympa. Son mari était parti pêcher avec son annexe, nous ne l'avons donc pas rencontré.

Derrière nous nous avions un français qui était arrivé ce matin ; il y a beaucoup de bateaux français au mouillage, des Bretons bien entendu ! Ils étaient enchantés de nous accueillir et contents que nous soyons venus les voir ; on a discuter un bon moment avant de rentrer à notre bord.

Mercredi 19 juillet ; Baltimore

dure journée !

Le vent qui soufflait fort d'Est hier a viré (comme prévu) à l'ouest-nord-ouest pendant la nuit en mollissant ; mais il devait remonter assez fort dans la journée.

Avant de descendre prendre notre bus pour Skibbereen afin d'y faire des courses avant de partir, Bernard a rallongé la chaîne : 45m dans 5m d'eau cela devrait aller....même si le vent a tourné l'ancre devrait suivre sans problèmes, ce n'est pas la première fois que cela se passe comme ça et nous n'avons jamais eu de soucis....

Quand nous arrivons dans le petit port Bernard s'aperçoit qu'il n'a pas pris ses bottes pour mettre les roues à l'annexe et la tirer sur la pente de la mise à l'eau. Qu'à cela ne tienne, on va au ponton ; mais là pour sortir il faut aussi le code d'accès ….Très heureusement pour nous un monsieur arrive, nous ouvre et nous donne le code en nous disant d'aller voir le Harbour Master. Justement celui-ci arrive et nous dit que c'est OK puisque nous avons le code et refuse que l'on paye...parfait !

A 10h nous prenons donc notre bus ; 20mn après nous sommes à Skibbereen.

On va d'abord faire un tour en ville ; ce n'est pas très grand et nous l'avions déjà visitée. A 11h30 on va manger un bon breakfast Irlandais et on va à Lidl et à l'autre supermarché dont j'ai oublié le nom.

Nous avons raté de peu le bus de retour de 13h30 et il crachine pas mal on va se réfugier au pub qui se trouve à l'arrêt du bus.

Le prochain bus est à 16h on a le temps de voir venir...

Et là il s'est passé quelque chose de très curieux, c'est du moins comme çà que je le ressens : il m'a pris une espèce d'envie irrépressible de sortir et aller faire un tour des magasins de la rue principale. Je passe devant la pharmacie en me disant qu'il faudrait que je m'y arrête au retour renouveler les cachets pour le mal de mer (on ne trouve pas en France ceux que je prends) et je continus à marcher sur le trottoir quand j'entends quelqu'un m'appeler par mon prénom : je me retourne et là je vois Eva, notre voisine française de bateau qui me dit : « vous avez un gros problème sur le bateau, il est en train de chasser ! »

Je reste un moment interloquée et je ne trouve rien de mieux à lui dire que « mon bateau ? »

Elle me répond que oui , que son compagnon a été voir et a appelé le Harbour Master et qu'il faudrait que l'on rentre rapidement...

Je ne me souviens même pas si je lui ai dis merci, j'ai pris mes jambes à mon cou et j'ai couru jusqu'au pub.

Ce n'était pas très loin mais je n'avais pu un brin de salive en arrivant. Bernard me voit arriver comme çà et après lui avoir expliqué brièvement la situation, je demande au barman de nous appeler un taxi.

Ayant bien compris qu'il y avait une situation d'urgence (nous avons eu le temps de lui expliquer le quoi du comment) il a appeler 2 taxis et a fait venir celui qui était libre tout de suite ; 2mn après il était là et 15mn plus tard nous étions sur le port.

Notre Romico était certes plus près du port mais apparemment l'ancre c'était replantée toute seule, il n'y avait personne autour, ouf !

Mais bien sûr quand vous êtes pressés, rien ne va bien : le moteur de l'annexe ne voulait pas démarrer ; le clapot était assez gros mais çà on a déjà vu. Arrivés au bateau, j'ai réussi à débarquer rapidement ainsi que nos sacs de provisions sans dommage mais quand Bernard a fixé l'annexe sur ses amarres qui nous permettent de la remonter, une des poulies a perdu son axe avec les coups de boutoirs de la mer. Heureusement que mon Nanard est à l'aise sur une annexe qui bouge comme çà mais il a fallu qu'il remonte à bord pour refixer l'axe.

Nous avions mis le moteur en marche en attendant et au cas où mais nous ne bougions pas.

Aussitôt l'annexe remontée nous avons relever l'ancre et nous sommes allés remouiller loin du port un peu plus à l'abri du vent et de la mer.

On avait pas tant dérivé que çà et nous ne nous expliquons pas ce qui est arrivé....peut-être la vase est-elle trop molle et très profonde comme à Marivaig où nous ne tenons jamais avec du vent....tous nos voisins avaient changé de place sauf notre anglais à côté...

Notre voisin français avait changé de place lui aussi mais était parti plus loin que nous, sa compagne prenait un autre bus pour Cork où elle prenait un avion et nous n'avons pas vu le Harbour Master ; conclusion on n'en saura pas davantage pour le moment...

 
Si je n'étais pas sortie, je n'aurais pas rencontrée Eva et même si la ville n'est pas grande elle ne nous aurait pas trouvés à moins de rentrer dans tous les pubs....

Le hasard ? Çà je n'y crois pas beaucoup....il fallait que je sorte...

Mais tout est bien qui finit bien ….et nous avons eu de la chance !

Ce soir il faisait très beau avec une bien belle lumière.

Jeudi 20 juillet ; Baltimore

préparation du bateau pour une traversée plus longue que ce que nous avons déjà fait ; 5 jours c'est une première pour nous....

La cabine avant et la couchette sont prêtes pour notre équipier.

Il ne me reste qu'à cuisiner un peu pour avoir des choses toutes prêtes à manger à toute heure en navigation ; cela tombe bien que nous ne gardions guère d'habitude en mer car Angus n'a déjà pas les mêmes habitudes que nous...

La nuit prochaine le vent devrait souffler très très fort d'ouest mais comme on attend notre équipier pour demain matin, on n'a pas envie de changer de place...

Vendredi 21 juillet ; Baltimore

on a bien été punis de n'avoir pas eu le courage de changer de place, parce qu'à 2h du matin il a bien fallu en changer de place....

on a encore chassé....et là on ne peut pas dire que c'est la faute à d'autres....tout simplement la vase du fond doit être trop molle et épaisse car c'est bien la seule raison que nous voyons....et tout ça bien entendu sous la pluie et les rafales à 38 nds...

On est allés se réfugier près de l'île Sherkind (qui ferme la baie) pas très loin des autres bateaux ; mais là on prenait la houle de dehors par le travers...

nuit assez agitée en somme !

Le vent est tombé au lever du jour mais il doit reprendre ce soir.

Retour près du port pour récupérer Angus qui arrive vers 10h30.

Malgré le vent il fait un beau soleil et en fin d'après-midi on a encore changé de mouillage, ça commençait à redevenir très agité...

La seule bonne nouvelle c'est que la météo s'arrange à partir de demain et donc nous partons demain pour traverser vers l'Espagne.

Durée minimum 5 jours et c'est une première pour nous ; l'avantage c'est que nous avons un vrai marin avec nous puisque notre ami Angus est commandant de Marine Marchande sur les cargos ; il est à la retraite maintenant mais il continue d'accepter des contrats quand la mer lui manque de trop (il a quand même un petit voilier) ou qu'il s'ennuie comme l'hiver dernier où il est parti 5 semaines aux îles Faukland.

Cela me tranquillise d'avoir une autre personne à bord et ce sera beaucoup plus confortable pour veiller la nuit...

Samedi 22 au mercredi 26 juillet ; Espagne / La Corogne

ma première impression d'une traversée comme celle-ci c'est que c'est long...on a beau avoir des livres à lire, discuter de choses et d'autres, faire des sudokus et pour moi broder, le temps ne passe pas vite en mer.

Samedi il a fait grand soleil, ce qui nous a maintenu une bonne température dans le bateau et le vent était juste ce qu'il nous fallait, environ 20nds avec des hauts et des bas.

On a pu ainsi faire pratiquement 24h rien qu'avec les voiles : un coup le code D et une autre fois les autres voiles.

Mais la mer, elle, était très agitée et chaotique ….assez désagréable...

Dans la nuit nous avons remis le moteur en marche avec les voiles. Peu de vent les jours suivants, donc pratiquement tout le temps le moteur, à quelque chose près.

Notre ami Angus s'est très bien adapté à notre vie sauf qu'il avait été très malade 3 semaines avant avec une antibiothérapie de 3 semaines et il disait qu'il avait perdu l'appétit ; le mouvement du bateau lui a donné un peu la nausée les 2 premiers jours, ainsi qu'à moi d'ailleurs...Mais je m'étais mis un patch derrière l'oreille et je n'ai pas vraiment été malade.

A nous 3 nous n'avons pas pris de rythme spécial pour les quarts de nuit mais nous avons réussi à bien dormir malgré les mouvements quelquefois violents du bateau .

Plus on descendait vers le sud, plus il faisait chaud naturellement et le dernier jour tout ce qu'il était possible d'ouvrir nous l'avons ouvert. Sur 4 jours 2 ont été avec une mer et un ciel gris et les 2 autres jours avec du soleil et une mer bien bleue.

Au milieu du parcours nous avons mis 2 lignes de traîne ; les 2 ont bien fonctionné mais les poissons ne sont pas arrivés jusqu'à bord...dans le premier cas ce devait être un gros car il a réussi à détordre l'hameçon....il est inutilisable ! Et c'est arrivé dès que Bernard a commencé à le tirer.

Nous avons réussi à faire venir le deuxième jusqu'au bateau mais il a décroché en cognant sur la coque, grrrrr.....

Nous sommes restés des heures sans voir un bateau à l'horizon, voir même une journée entière ; s'il y en avait eu notre AIS nous l'aurait dit ainsi que le radar. Mais on avait rendez-vous avec les autres bateaux la nuit, il faut croire ; parce que toutes les nuits nous avons été au même endroit au même moment avec plusieurs pêcheurs. Ce n'est pas la première fois que cela nous arrive....c'est très curieux....

Avant d'attaquer la dernière nuit, nous avons traversé les « rails de navigation » du Cap Finistère ; pour les néophytes un rail est en quelque sorte une voie d'autoroute indiquée sur les cartes marines et que tous les cargos sont obligés de prendre. Tout ça pour pouvoir les contrôler, éviter qu'ils aillent se promener trop près de la côte et intervenir rapidement en cas d'avarie et éviter si possible les grosses marées noires ; il y a un rail montant, un rail descendant, un rail spécifique pour les pétroliers et quelquefois un peu plus près de la côte un rail pour les petits cargos qui font du côtier . On trouve ces rails à toutes les pointes des continents et les endroits où il y a beaucoup de trafique. C'est mieux de les traverser de jour, ceci étant cela a été le hasard que nous y soyons de jour. Une file continue de bateaux en tous genres, porte-containers, cargos lamda, pétroliers de 300m de longs …. Angus les connaît tous ou du moins toutes les caractéristiques de ces bateaux puisqu'il en a conduit toute sa carrière et nous a donné plein de renseignements sur ces bateaux. Pour nous un cargo est un cargo, dont on se méfie d'ailleurs...Celui que j'ai photographié mesurait 340m....nous sommes des nains à côté de çà !

Il avait 21000 containers à son bord ! Vous avez bien lu vingt et un mille containers, cela paraît incroyable ! Mais depuis que ces gros bateaux en prennent autant, ils ont amélioré le système quand ils en perdaient (des containers) : si un container tombe à la mer (ils y vont rarement seuls, ils n'aiment pas la solitude!) il y a un trappe qui s'ouvre et il se remplit d'eau de mer, comme ça il coule rapidement....ça évite de rentrer dedans par exemple...

Évidemment le changement entre l'Ecosse ( et l'Irlande) et l'Espagne est énorme ! Fini la tranquillité des mouillages, les petits ports avec des gens sympas qui viennent regarder le bateau et viennent spontanément vous parler....

En revanche, il fait beau et chaud....enfin pour le moment....

Le port de La Corogne, ou plutôt celui où nous sommes rentrés (il y en a 2 et un pour les pêcheurs) est énorme...

Nous sommes totalement perdus là-dedans mais les gens qui y travaillent sont sympas, c'est déjà pas mal !

En fin d'après-midi nous sommes allés nous promener dans la vieille ville, qui est encore un coin sympa sans building, et nous y avons manger un petit dîner rapidement avant d'aller nous coucher tôt....