mardi 12 juillet 2011








Lundi 4 juillet 2011
il fait encore chaud aujourd'hui mais le ciel commence à se charger de nuages et ce n'est pas bon signe; ce matin nous sommes obligés de rester à bord car nous attendons la visite du maître de port qui est passé en courant à 9h en nous disant « j'arrive ! »: il ne faut jamais être pressé ici surtout que Gerry ( c'est son nom) est un bavard invétéré ! En nous voyant il s'est souvenu que nous étions déjà venu et nous regardait d'un air que l'on pourrait qualifié de tendre en disant et redisant « que ce bateau est beau mais qu'il est beau ! » La place que nous avions prise au jugé lui convenait parfaitement, ce qui nous arrangeait bien et Bernard l'a accompagné à son bureau. Il y a une porte en acier extrêmement solide au bout de la passerelle qui nous relie à la terre avec un code: vous allez me dire qu'il n'y a rien de nouveau là-dedans mais ce qui est original c'est le système de déverrouillage de cette porte par les usagers exclusivement: ils enregistrent votre numéro de portable dans leur ordinateur, vous enregistrez le numéro de tel. de cet ordinateur sur votre portable et quand vous l'appelé, il vous ouvre la porte instantanément ! Très malin, pas de badge a risquer d'égarer et de numéro a oublier ! Le bureau du port est dans un maison en tôle ondulée sur le quai, d'une architecture semblable aux maisons des environs, avec tout ce que l'on peut souhaiter comme des sanitaires très propres, machines à laver, sèche-linge et un wifi; quand vous y allez avec votre ordinateur pour le wifi si Gerry est là l'ambiance y est très chaleureuse parce que cet homme est un bon vivant qui s'intéresse aux autres,il rigole de tout et explose de rire quand vous prononcez mal un nom et vous le fait répéter jusqu'à ce que cela soit bien dit et sa bonne humeur déteint littéralement ! Il y a au port 2 autres bateaux Français, sensiblement de la taille du nôtre et nous faisons la connaissance de l'un d'eux justement au bureau, chacun devant son ordinateur ; ce sont des gens de St Malo et ils nous invitent à l'apéro pour le soir avec l'autre bateau qui vient , lui, de Bénodet; nous avons été très sobres à cet apéro mais nous avons bien rit !
Hier au soir nous avons renouer avec de bonnes traditions qui consistent à aller au pub écouter de la musique traditionnelle dans le centre ville; aujourd'hui nous retrouvons nos repaires d'il y a 4 ans: le super-marché, les magasins qui vont bien etc...
Mardi 5 juillet
il a plu toute la nuit avec d'ailleurs des averses très fortes et ce matin il bruine et le ciel est chargé; nous devions prendre le bus pour Cahir à 9h mais vu le temps nous ne nous pressons pas . Finalement cela s'éclaircit plus tard et nous prenons notre bus à 11h. Il nous emmène dans les terres, à l'intérieur de l'Irlande, à 1h30 d'où nous sommes; il n'y a pas de circuits touristiques comme dans l'ouest de l'Irlande parce qu'il n'y a pas assez de tourisme ici nous a t-on dit à l'office du tourisme; de Cahir où il y a un château à visiter, nous reprenons un autre bus pour 15mn jusqu'au Rocher de Cashel où se trouve un ensemble de bâtiments assez impressionnants en haut d'une colline dont une cathédrale gothique du XIIIè siècle; il y a pas mal de monde malgré la météo dont beaucoup de Français ce qui nous permet d'avoir une séance vidéo sur l'histoire du château et de ses contemporains en Français. Nous marchons beaucoup comme toujours dans ce genre de sites; il tombe régulièrement de bonnes averses mais pour notre plus grande joie elles tombent quand nous sommes à l'intérieur d'un bâtiment....Par contre il ne fait pas chaud du tout. De retour à Cahir nous visitons le château là aussi sous la pluie cette fois. Nous rentrons à Waterford tard et bien fatigués. L'Irlande ici au sud-est est beaucoup plus verte qu'à l'ouest, les terres plus riches donc plus cultivées, on trouve que les villes y sont plus anglicanisées aussi , avec de gros lotissements de maisons bien alignées et surtout la région est très industrialisée, nous n'avons pas encore fait de mouillage qui ne soit près d'une usine ou d'entrepôts divers avec quais de débarquement; il n'y a pas beaucoup d'oiseaux et nous n'avons pas encore vu de phoques !
Jeudi 7 juillet
nous avions payer pour 3 nuits mais nous sommes restés une nuit de plus car Gerry faisait venir un camion de gasoil pour notre voisin Allemand: il y a 4 ans nous avions dû aller à Dunmore East, le port de pêche à l'embouchure de la rivière, pour faire le plein, du coup nous lui avons demandé de nous faire notre plein également: quand on lui a annoncé la quantité qu'il nous fallait il est parti d'un grand éclat de rire en pensant que nous plaisantions et nous l'a fait répéter 3 fois: pensez donc, 700 litres ! Il n'avait jamais vu de bateau de notre taille avec de tels réservoirs! Pour la peine on a même pu choisir l'heure de livraison, que demande le peuple! Seul inconvénient il fallait changer de quai, Gerry est donc venu avec nous ainsi que le Malouin avec son bidon de 10l; le bateau Allemand est arrivé également et comme son capitaine parle couramment l'anglais et est aussi bavard et enjoué que Gerry il y avait de l'ambiance sur la panne pour le gasoil ! Comme notre bateau ne passe pas inaperçu il est arrivé quelques personnes de plus et avec les 2 gars du camion ils n'étaient pas de reste pour les blagues! Nous sommes retournés à notre place pour déjeuner avec les Malouins à notre bord. Vers 16h nous avons largué les amarres pour retourner sur la rivière un peu plus bas, toutefois à l'abri du vent qui souffle très fort cet après-midi et de la houle, à un endroit qui ne soit pas trop loin de l'embranchement d'un affluent de la Sùir, la Barrow:nous la remonterons demain matin car il faut passer sous un pont qui ne s'ouvre qu'à marée haute.
Vendredi 8 juillet
à 11h nous appelons le pont par téléphone pour qu'il nous ouvre le passage; ce monsieur est très gentil, nous fait le passage dans la demie-heure qui suit et nous admire du haut de sa tourelle. Il faisait beau ce matin mais déjà çà se gâte et nous avons du crachin tout le long de la remontée jusqu'à New Ross! Nous y arrivons à 13h, faisons un tour d'inspection des lieux pour voir où nous pourrions nous amarrer et décidons de jeter l'ancre faute de place , quand le téléphone sonne et Alain du bateau « Saffire »nous dit de nous mettre à couple d'une pénichette; nous avions vu l'autre bateau, le « Lazuli » mais Alain devait partir directement plus au Nord vers Dublin; quand le maître de port nous a vu nous pointer, il partait en réunion et comme Alain parle couramment l'anglais il lui a demandé de nous guider. C'était déjà une grosse surprise de le voir là mais en plus c'est lui qui nous dit où aller ! Le maître de port qui est venu nous voir tous après sa réunion pour encaisser les places nous a à tous fait le même tarif sans tenir compte de la taille de chacun et en nous disant: « oh c'est pareil! » 10 euros chaque bateau !+ 4 euros d'électricité, çà ce n'est pas cher du tout ! Ce soir repas à bord du « Saffire » et on s'est bien amusés une fois de plus !
Samedi 9 juillet
Alain et M.Christine du « Saffire » reparte pour Arklow, au Sud de Dublin, en fin de matinée et Gilles avec son épouse Brigitte sur leur « Lazuli » repartent eux vers Cork 2h plus tard après être venus visiter notre bateau et nous avoir offert l'apéro sur le leur; eux nous ne les reverrons pas cette année en Irlande car ils rentrent en France assez rapidement maintenant mais peut-être croiserons nous une autre fois le « Saffire » puisqu'il monte en Ecosse lui aussi en nous enviant notre temps de libre pour cette croisière !
New Ross est en réalité une petite ville même s'il y a 2 supermarchés dont un Lidl juste en face de nous sur le quai où l'on débarque et qui ouvre le dimanche en plus ! Ce soir il y a de la musique au Yacht Club mais Bernard s'y rend seul car je suis clouée au lit avec une migraine carabinée; en fait il ne reste pas longtemps absent car il y a , dit-il, « 2 tondus et 3 pelés » ce qui n'est guère encourageant pour une soirée musicale !
Dimanche 10 juillet
Après avoir refait le plein d'eau et quelques courses nous repartons nous aussi avec la marée qui descend à 14h. Au niveau de la nourriture, les Irlandais ont fait beaucoup de progrès et maintenant nous trouvons de tout dans les supermarchés ou magasins d'alimentation, alors qu'il y a 4 ans nous n'avions trouvé que des patates (très variées certes), des choux en tout genre, des carottes et de très gros navets ; cette fois nous trouvons des légumes et des fruits de saison même des fraises Irlandaises, petites mais très bonnes; au niveau de la viande également ils l'a prépare mieux qu'avant et ils ont maintenant plus de choix de fromages et de produits laitiers: donc tout va bien à ce niveau-là!
Nous descendons très rapidement la Barrow puis la Sùir puisque nous avons le courant qui nous pousse; malheureusement le soleil et la douce chaleur sont partis comme tous les jours en début d'après-midi, il ne reste que de la grisaille et peu de vent. Nous quittons définitivement la Sùir pour nous diriger vers l'Est et les îles Saltee (qui sont au nombre de 2: la grande et la petite) qui se trouvent pratiquement à l'extrême Sud-Est de l'Irlande juste avant que l'on commence à remonter vers le Nord et Dublin: ces 2 îles sont privées et sont le domaine principal des Fous de Bassan, des Guillemots, des Macareux, des pingouins Torda et de quelques phoques; pour les phoques ce sont les premiers que nous voyons cette année car tout le long de la côte depuis Cork c'est très industrialisé et ils ne doivent sûrement pas aimer cela! (il paraît qu'il s'y trouve plus de 200 espèces d'oiseaux dont de nombreux migrateurs qui s'y arrêtent) Le spectacle ce soir de tous ces oiseaux avec le soleil qui est revenu est grandiose ! L'Irlande nous réserve souvent de ces lumières magiques surtout le soir. Nous mouillons entre les 2 îles, près de la côte de la petite, pour le moment cela ne bouge pas trop mais çà risque de changer avec la marée dans la nuit.
Lundi 11 juillet
quel enfer que cette nuit ! A 4h30 nous sommes debout et nous remontons notre ancre; on a pratiquement pas dormi tellement on bougeait: nous n'avons pas été raisonnables de mouiller dans ce coin car c'est à la jonction de 3 courants et l'on voit sur les cartes des remous partout!
Le jour se lève très tôt ici heureusement, nous pouvons repartir sans problèmes; le seul regret que nous ayons c'est que nous ne descendrons pas sur une des îles pour aller voir les nids des oiseaux mais tant pis nous sommes trop fatigués. Nous nous dirigeons vers Wexford sur la côte Est de l'Irlande à 4h de là; nous arrivons à l'entrée du golfe où nous mouillons car nous ne pouvons y entrer à cause de la marée qui est basse: ils disent dans notre guide qu'il ne faut surtout pas rentrer autrement qu'à marée haute et surtout de bien suivre le chenal balisé, chenal qui se déplace régulièrement dans les bancs de sables comme dans le bassin d'Arcachon, ce qui est donc assez dangeureux. Nous nous reposons un peu plus au calme, déjeunons tranquillement et commençons quand la marée est pratiquement haute à remonter ce chenal qui serpente à travers les bancs de sables; il y a des endroits où nous faisons un sillage dans le sable car il n'y a guère plus de 1m50 d'eau sur de grands tronçons et là il ne faut à aucun prix s'arrêter sinon on reste scotchés au fond! Cela va rappeler de bons souvenirs à mon frère ! Nous avions eu le même genre d'aventure en Espagne dans les rias de Galice. A notre grande surprise il y a de gros bateaux de pêche ici mais pas de grosses industries comme sur la côte Sud et tout le long du chenal nous voyons évoluer des phoques autour de nous, quel plaisir ! Nous n'avons pas trop de nos 4 yeux pour voir toutes les balises qui se succèdent tout au long du chenal et il nous faut pas loin d'une heure pour arriver au centre de Wexford où nous mouillons car il n'y a pas de port sauf un quai pour les pêcheurs.

lundi 4 juillet 2011







Mercredi 29 juin 2011
nous quittons notre mouillage au calme pour aller jusqu'à Dunmore East qui est un port de pêche qui se trouve à l'entrée de la rivière Sùir qui monte, elle, jusqu'à la ville de Waterford; nous sommes venus à Waterford en 2007 juste avant notre retour en France. Cette fois nous ne pouvons pas aller au port avant dimanche soir car la ville accueille la « Tall Ship Race » qui est une course de voiliers principalement de plus de …...50m. Eh oui vous avez bien lu: ce sont principalement ces beaux voiliers de légende du monde entier tel que le Belem ou l'Etoile ou La Belle Poule pour ne citer que des Français connus qui participent à cette course mais nous pourrions également y participer avec le Romico: une des conditions de participation est d'avoir 50 % de l'équipage qui aie moins de 25 ans. Cette course à lieu tous les ans dans des pays et villes différentes, ce qui fait sa popularité et son charme; il faut savoir que cela est prévu au moins 4 ans à l'avance car en 2007 il y avait déjà une affiche géante au port de Waterford annonçant l'évènement pour cette année. Pour la ville en question qui reçoit c'est une aubaine de quelques milliers de visiteurs qui viennent et donc une forte rentrée d'argent pour tout le monde surtout les commerces mais aussi un gros investissement car il faut des normes de sécurité draconiennes bien entendu.
Pour aujourd'hui nous faisons une chouette navigation toute à la voile avec pendant 4h notre belle voile neuve que nous affalons en début d'après-midi car le vent et la mer ont trop forcis; ce vent vient de l'Ouest et il nous pousse donc puisque nous allons vers le Nord-Est; si ce matin il était tranquille, cet après-midi il est monté à 20nds, nous continuons donc avec seulement un morceau de génois car la grand-voile avec un vent devenu arrière en tournant au Sud-Ouest nous gênerait plus qu'autre chose. Beaucoup de grains sont passés près de nous mais peu nous sont tombés dessus et le ciel est très beau avec beaucoup de nuances de gris alternant avec du bleu. Nous arrivons en fin d'après-midi sur la rivière et nous allons mouiller dans un petit coin peinard que nous connaissons déjà, pour l'avoir testé en 2007. Pour la première fois cette année nous avions 2 lignes de traîne et nous avons pris un beau lieu jaune de 2kg, de quoi assurer le casse-croûte pour au moins 3 repas; après cela nous remontons donc nos lignes.
Jeudi 30 juin
nous attendons la marée qui remonte pour monter nous aussi vers Waterford et prendre un mouillage plus près des festivités.
Après déjeuner nous remontons donc la rivière pendant 2h et allons voir de près tous ces besux bateaux: heureusement nous ne sommes que jeudi et il n'y a pas encore trop de monde qui navigue ! Mais sur les quais …...Madoué! Comme disent les bretons!!!! quelle cohue et quel tintamarre ! La musique a fond et pas de la musique traditionnelle, çà non!
Enfin ce n'est pas grave nous ne faisons que passer, je mitraille les bateaux où les Français brillent par leur absence, il n'y en a qu'un; nous retrouvons également un des bateaux anglais que nous avions accompagné l'an passé. Heureusement notre mouillage est suffisamment loin de là pour ne pas entendre la musique ou si peu; par contre notre mouillage solitaire est quelque peu encombré tout de même mais il y a encore plein de place.
Vendredi 01 juillet
il fait très beau et déjà très chaud ce matin: 20°C à 10h, étonnant ici! Dommage que cela ne dure jamais toute la journée!
Nous décidons de monter en annexe en ville en remontant le courant : pour cela nous rasons les berges dans les contre-courants; il n'y a pas encore trop de monde sur l'eau çà peut aller et les bateaux en général ralentissent quand ils nous voient pour ne pas nous faire trop de vagues. Nous allons faire des photos sous le nez de ces gros voiliers; ils ont instauré un sens de la navigation pour éviter les accidents et c'est très bien surveillé même si les gens ici sont très respectueux des consignes données. Pour pouvoir débarquer en ville facilement nous prenons contact avec le bateau français présent: il s'agit d'un bateau de l'armée française moins connu que « la belle poule » et plus petit et qui prend des civils en stage de formation ou même des civils tout court , du type Dundee (regarder sur un dictionnaire ce que c'est pour ceux qui ne savent pas car ce serait trop long à expliquer) et du nom de « Mutin ». Bernard le connait de vue bien sûr puisqu'il est basé à Brest: l'équipage et ses passagers ont été particulièrement sympathiques, nous avons pu visiter le bateau , discuter longuement de navigation avec plusieurs d'entre eux et enfin ils ont eu la gentillesse de nous prêter des badges et des bracelets attestant que nous étions membres de la course. Précieux sésames qui nous ont permis d'aller sur tous les pontons voir les bateaux de près, de rentrer et sortir des pannes sans faire la queue et sans restriction d'heures de visites: merci encore à tout cet équipage militaires et civils réunis !
Nous avons passé une excellente journée malgré le bruit ambiant, la difficulté de trouver à manger dans un coin pas trop surchargé et surtout des toilettes où il n'y avait pas 30 personnes qui attendent!
Mais quoi c'était le prix à payer pour voir tous ces beaux bateaux et je ne vous raconte pas ce que cela va être demain et dimanche matin pour le départ !
Samedi 2 juillet
l'été arrive il commence à faire meilleur; nous avons pu prendre notre petit déjeuner dehors c'est tout dire ! Repos aujourd'hui et farniente au soleil; nous avons été avisés de monter hier en ville car aujourd'hui c'est un défilé continu de bateaux qui montent et qui descendent à très vive allure si l'on peut dire. Dans la soirée nous avons un gros arrivage de bateaux qui viennent se mettre au mouillage autour de nous, ils ont du se faire virer du lit principal de la rivière ( nous nous sommes sur une dérivation qui contourne une île avec un obstacle au milieu) où nombre d'entre eux avaient mouiller pour être plus près de la ville; tous ces bateaux à majorité Irlandaise étaient très sociables et courtois sauf.....un Français naturellement !
A 20h après avoir dîner nous levons l'ancre pour aller nous mettre à l'entrée de la rivière, « à l'agachon » comme on dit dans le midi c'est à dire planqués dans un coin pour surveiller autour: çà c'est pour demain matin car tous les bateaux partent à 7h du port pour partir en courses à 5MN au large à 15h et vont défiler sur la rivière et se sera un beau spectacle. Nous nous sommes mis à un endroit où le soleil se lèvera dans notre dos du côté terre pour que le soleil éclaire bien les bateaux et près du chenal, là où il n'y a pas trop d'espace entre ce chenal et la terre. Ce soir il fait un temps splendide et la lumière est irréelle.
Dimanche 3 juillet
quelle journée mes mais mais quelle journée!!!! je crois que je n'aurais pas assez de mots pour décrire le fabuleux spectacle que nous avons vu aujourd'hui: toutes ces montagnes de voiles sur l'eau s'était totalement magique!!!!
et la météo qui s'est mise de la partie: 18°C à 9h ce matin et 21°C en pleine mer cet après-midi, incroyable! Le ciel tout bleu toute la journée pour illuminer cette si belle journée!
A 9h le premier gros bateau se pointait sur la rivière et çà été le défilé de 25 gros et vieux gréements pendant 2h au moins; ils n'étaient pas sous voiles sauf 2 dont le Français que nous avons acclamé comme il se doit ! Ensuite nous avons relever notre ancre pour les suivre en mer et attendre le départ en les photographiant de près ; il y avait environ 11 bateaux de plus de 50m et environ 14 bateaux entre 25 et 50m plus une bonne quinzaine de bateaux modernes qui paraissaient déplacés dans cette mer de voiles anciennes ! Inutile de vous dire que mon appareil photos n'a pas chaumé encore une fois mais là j'ai fait très fort: je ne crois pas avoir une autre fois l'occasion de voir autant de beaux bateaux ensemble sous voile sous un soleil aussi radieux, alors j'ai mitraillé: résultat …...600 photos toutes aussi belles les unes que les autres je vais avoir du mal à les trier!
Les départs étaient échelonnés suivant les catégories de bateaux depuis un bateau militaire Irlandais près de qui nous sommes restés pour voir ce majestueux défilé de voiles; il n'y avait guère de vent mais les voiles étaient quand même un peu gonflées par la petite brise. De très très nombreux bateaux étaient sortis avec le défilé, en fait tout ce qui pouvait flotter, mais au faire et à mesure du temps et de l'éloignement beaucoup avaient fait demi-tour et nous n'étions plus guère qu'une quinzaine à suivre le départ de course.
A 16h tous les bateaux étaient partis , ils se trouvaient plus ou moins loin sur l'horizon et nous sommes rentrés nous aussi au moteur jusqu'au port de Waterford où nous sommes arrivés à 19h30; nous en étions quand même un peu loin !

mardi 28 juin 2011


Vendredi 17 juin 2011
il a fait véritablement une tempête cette nuit: vent fort et pluie diluvienne et au matin plus rien !
Nous restons au calme et faisons juste un tour en annexe voir où on pouvait capter internet.
Dimanche 19 juin
il fait enfin beau; nous décidons de remonter jusqu'à Cork et pour cela il nous faudra 4h pour y arriver, il faut dire que nous montons contre le courant, quelle idée aussi !
Avant çà nous restons 1h devant une maison qui a un bon wifi non protégé pour lire nos messages.
Finalement nous ne pouvons rester à Cork car il n'y a qu'une panne flottante et comme c'est dimanche elle est pleine de bateaux, nous redescendons donc un peu plus bas dans une partie de la rivière qui fait un lac et qui s'appelle d'ailleurs le lac Mahon; nous sommes près de la face ouest de Great Island et nous sommes bien abrités du vent et de la houle.
La météo sur les 2 jours à venir est particulièrement mauvaise
Mardi 21 juin
nous avions projeté d'aller à Cork en annexe ce matin; finalement le vent a repris de la force et notre moteur hors-bord nous a fait des caprices: ce moteur qui est neuf est finalement aussi capricieux que le précédent, incroyable !on a fait demi-tour (on n'étaient pas très loin heureusement) et nous sommes rentrés.......à la rame. Il est vraiment dit que nous n'irions pas visiter Cork !
De colère nous levons l'ancre pour retourner à Crosshaven (qui est à l'entrée de la rade) y faire du gasoil, de l'eau (notre dessalinisateur ne veut pas fonctionner pour le moment) et prendre une place à quai pour la nuit, se faire un resto et quelques courses.
Mercredi 22 juin
la météo s'est calmée provisoirement, nous en profitons pour partir pour Youghal à 25MN à l'Est; petite navigation et vent incertain car rafales sous nuages et si le ciel est agité , lui, nous ne prenons pas d'eau sur la tête; la mer est peu agitée.
Nous arrivons vers 16h à Youghal ( qu'il faut prononcer « Yawl ») et nous dirigeons vers un emplacement où il devrait y avoir de l'eau derrière une langue de sable qui protège l'embouchure de la rivière Blackwater qui fait comme un lac à son embouchure; mais toute la place est prise par des bateaux sur bouées qui appartiennent sûrement à des riverains. Nous essayons de nous éloigner de là et …..on s'échoue à 2h de la marée basse! Oh la galère! Le zodiac de surveillance des jeunes qui font de la voile dans la baie vient nous aider en essayant de nous incliner en tirant le haut du mât mais rien n'y fait et nous nous jetons sur nos béquilles : d'ailleurs ouf! Il était temps; le bateau se stabilise bien verticalement et nous attendons bien sagement que l'eau remonte. Ce qui est très fort c'est que nous sommes le deuxième bateau a nous échouer ce soir: l'autre est un peu plus à terre et n'a pas de béquilles , il s'est donc quelque peu couché et son équipage est d'ailleurs parti à terre en attendant la suite ! Le moniteur de voile si gentil nous a aussi aidés à fixer nos béquilles et nous a laissé son numéro de tel. au cas où ! Quand on vous dit que les Irlandais sont serviables!
A 20h nous étions mouillés un peu plus loin et nos béquilles relevées. On a mérités un bon coup de whisky pour la peine !
Jeudi 23 juin
malgré que nous soyons un peu dans l'axe de la passe, on ne bouge absolument pas; il faut vous dire que depuis que nous avons en quelque sorte allégé le bateau en le vidant d'un certain nombre de choses qui ne nous étaient plus indispensables puisque ce n'est plus notre maison à l'année, notre bateau ne réagit plus du tout de la même façon qu'avant: nous roulons beaucoup moins, ce qui est bien agréable ! Donc nous sommes bien à l'abri et çà tombe bien car il tombe un déluge et le vent souffle à 30nds de Sud-ouest; un des petits bateaux de passagers (qui peut également vous emmener plonger ou vous emmener pêcher) qui est à proximité sur bouée est venu nous proposer de prendre justement une bouée plus près du banc de sable pour être plus à l'abri mais faire une manœuvre avec ce vent!nous l'avons remercié de l'attention mais nous sommes restés où nous sommes.
Samedi 25 juin
la dépression est enfin passée. Nous pouvons aller à terre tranquillement; la ville de Youghal n'est pas très grande et les magasins se trouvent tous le long d'une seule rue, la rue principale donc. Comme à Cobh, tout est très coloré ici, les magasins n'ayant d'ailleurs pas forcément la même couleur que l'étage au-dessus ce qui est original.Il y a un office du tourisme comme dans beaucoup de villes Irlandaises et nous trouvons un bus qui va jusqu'à Cork en passant par Midletown où se trouve la deuxième grosse distillerie de whisky d'Irlande; nous déjeunons donc en ville et nous sautons dans le car pour Midletown et la distillerie Jameson.
Nous tenions à aller voir cette distillerie car elle à été en partie rachetée par le groupe Pernod-Ricard il y a quelques années et le Jameson a toujours fait parti de notre bar; le chauffeur du bus nous a très gentiment montré la direction à prendre à notre descente et en arrivant à la caisse pour visiter j'ai eu la bonne idée d'expliquer avec mon mauvais anglais que j'avais travailler pour Paul Ricard: du coup le jeune à la caisse nous a offert nos 2 entrées ! Çà c'est drôlement gentil parce que cette visite valait quand même 13 euros chacun !
Cette visite était très intéressante, différente de celles déjà faites et la jeune femme qui la commentait était très réceptive aux remarques de son troupeau de touristes issu de plusieurs pays; bien entendu nous nous sommes portés volontaires pour tester 3 whiskys d'origines différentes et nous avons acheté la fameuse bouteille de whiky de la distillerie , en quelque sorte une cuvée réservée de la distillerie, que l'on ne trouve nulle part ailleurs et ceci est valable dans toutes les distilleries y compris en Ecosse. Et on peut vous dire que ce whisky là n'a rien à voir avec celui que l'on connait !
Dimanche 26 juin
il faisait très très beau ce matin mais cela n'a pas duré malheureusement. Comme c'est dimanche et que tout est fermé en ville sauf les pubs bien entendu et quelques bus qui circulent, nous décidons de remonter la rivière qui porte ce joli nom de Blackwater, « les eaux noires » et qui porte vraiment bien son nom !Nous emportons un pique-nique et nous partons avec la marée montante: les rives sont très boisées, les Irlandais ont fait de gros efforts de plantation de différentes espèces d'arbres surtout dans ce secteur du Sud-est; il y a aussi beaucoup de cultures par ici aussi, la terre y semble bien grasse et riche: des céréales, dont principalement l'orge bien entendu , du maïs et des légumes comme les patates et le chou; il n'y a pratiquement pas de moutons ici mais par contre de très grands troupeaux de vaches. Nous n'avons pas vu non plus de terres en friche dans le coin comme dans l'Ouest mais là-bas c'est plutôt sec. Le long des berges nous avons vu quelques belles demeures, des petits et des grands châteaux et surtout comme partout en Irlande de nombreuses ruines surtout de châteaux; quelle misère que ces ruines !
Quand nous nous sommes arrêtés pour manger le temps était en train de virer à quelque chose qui ressemblait autant à des nuages qu'à du brouillard, le vent s'est un peu levé et la température a bien baissée; nous avons fait demi-tour après notre en-cas à terre sur un banc. La marée ne s'était pas encore inversée et pour ne pas finir à la rame faute d'essence, car nous en usions beaucoup contre le courant, nous avons de nouveau accosté pour aller fouiner dans une ruine de tour, le temps que le courant s'inverse. Une heure plus tard nous reprenions notre route avec le ciel qui descendait de plus en plus; le vent a manqué et a 500m du bateau le brouillard s'est bien installé: heureusement de temps en temps il y avait une petite éclaircie qui nous permettait d'apercevoir les mâts du bateau !
Nous avons passé la soirée dans le coton mais nous étions sains et saufs à bord !
Lundi 27 juin
aujourd'hui nous allons enfin visiter Cork: en prenant le bus! Après 50mn de route nous arrivons à la gare routière qui se trouve en centre ville. Ici en Irlande il y a un service de car, (avec des cars dernier cri très confortables , avec la clim, une caméra qui regarde devant et vous montre sur un écran bien en hauteur ce que vous ne voyez pas si vous êtes à l'arrière et la soute à bagages ouverte systématiquement à chaque arrêt) extrêmement performant , un réseau national avec chauffeur en uniforme (dont la cravate), rapide et qui dessert dans chaque petite ville à 1 ou 2 arrêts comme ici à Youghal et qui s'arrête uniquement à la gare routière d'une grande ville qui est d'ailleurs souvent son terminus; ensuite dans cette ville vous reprenez un bus citadin. Dans la gare routière vous avez un affichage sur écran comme dans les aéroports ou gares qui affiche toutes les arrivées et départs ; vous pouvez y acheter votre billet mais à bord du car également: les véhicules se rangent en épis le long de petits quais numérotés; à Cork il y en avait une bonne douzaine.
Bon bref, nous voilà enfin à Cork et c'est l'heure de manger et il n'y a que l'embarras du choix! Ensuite direction l'office du tourisme (présent dans toutes les villes d'Irlande) où nous prenons un plan de la ville et ses richesses à voir et quelques documents sur les environs. Nous allons marcher tout l'après-midi et déambuler dans ces rues hautes en couleurs ici aussi et en rentrant dans les églises, la cathédrale et autres monuments. Après une halte dans un pub pour nous rafraîchir, nous reprenons notre bus à 18h40 ,qui est pratiquement plein d'ailleurs. Notre annexe nous attends bien sagement le long du quai: elle n'est pas fixée avec un cadenas, il ne viendrait à l'idée de personne de piquer une annexe ici , pourtant tout le monde en a besoin d'une pour son propre bateau puisque aucun bateau n'est à quai!
Le vent a viré au Nord et devrait rester comme çà quelques jours, ce qui va nous permettre d'aller plus loin bientôt; aujourd'hui la météo a été assez clémente avec juste 3 gouttes de crachin cet aprem et il faisait très doux au soleil.

vendredi 17 juin 2011

C




Lundi 13 juin 2011
je reviens sur cette journée de lundi
nous avons beaucoup de bouées de mouillage autour de nous mais il y a sur une bouée juste à côté un bateau qui ressemble plus à une cabane flottante qu'à un bateau habité apparemment toute l'année par un soixantehuitard sur le retour mais bigrement gentil: il est venu exprès hier soir nous voir pour nous conseiller de ne pas rester sur cette bouée vu notre poids et notre taille mais de prendre celle de devant lui, ce que nous avons fait bien entendu et avec son aide en prime. Cet après-midi nous avons décidé d'aller au village faire 2 ou 3 emplettes et trouver un wifi: il nous a conseillé de ne pas aller au village mais au contraire de remonter la rivière puisque la marée était haute et qu'il y avait un …...Lidl le long de la rivière ! Ensuite en parlant de wifi il a tout de suite été chercher sa clé 3G dans son bateau: utilisation illimitée si on veut et on la lui ramène quand nous avons fini ! Que trouver de mieux ?! Nous avons ainsi pu vous envoyer le chapitre précédent de ce blog tout en restant à bord; nous sommes rassurés les Irlandais ont toujours l'air aussi serviables !malgré la crise......
Mardi 14 juin
comme toutes les bonnes choses ont une fin, il nous faut libérer notre mouillage et comme il est absolument impossible de mouiller où que ce soit nous optons pour aller du côté de Great Island ( toujours dans la baie de Cork ) car il y a entre cette île ( à l'Est de cette île qui est assez rectangulaire ) et la terre un chenal étroit sûrement à l'abri du mauvais temps annoncé ; nous n'essayons pas d'aller à Cork ( cette ville se trouve plus loin sur la river Lee en haut à gauche de la carte ) car il semblerait qu'il n'y ait pas de marina, le chenal à l'air très étroit et il y circule des cargos et des ferrys et là pas possible non plus de mouiller ; nous allons donc voir si on ne peux pas aller à Cork par voie terrestre. Certes nous sommes à l'abri de la houle mais comme c'est un goulet étroit il y a quelque chose comme courant ! Tout va bien nous avons une bonne ancre; il y a un petit port sur l'île en pleine eau, sans quai, juste 3 pannes flottantes, surchargées de bateaux et au-dessus sur la colline un pub... donc tout va bien !
L'autre grande ville de cette baie de Cork est Cobh ( prononcez « ove) qui se trouve justement sur cette île de Great Island et c'est de là qu'est parti le Titanic avant son naufrage, nous irons donc aller y jeter un œil.
Mercredi 15 juin
nous sommes descendus au pub pour voir s'il y avait un moyen de transport pour Cobh mais il va nous falloir faire du stop ! Aujourd'hui repos on avisera demain car pour le moment le shaker de la traversée m'a redéclencher des vertiges, un pur plaisir.
Jeudi 16 juin
on a chaussé les baskets et on est partis vers Cobh en essayant de prendre une route côtière.... qui en fait n'existe pas et qui nous a rallongé le chemin de 2 bons kms, du coup on a fait du stop car il y avait encore 6 kms à faire avec des risques d'averses en prime ! Et bien cela a marché ! Bien sûr c'était un marin et fort sympa qui nous a donné plein de conseils pour notre journée, entre autre le prix à ne pas dépasser pour un taxi pour le retour,super!
La ville de Cobh est haute en couleurs, les gens d'ici n'aiment guère le gris on dirait et cela lui donne un aspect singulier, je vous en laisse juge d'après les photos; bien sûr nous sommes allés visiter le musée de la ville qui parle du Titanic mais pas que, on s'est fait fait un resto, profité du super marché pour prendre du pain, de la Guinness et du cidre et nous avons pris un taxi car il est tombé un de ces déluges ! Mais cela ne dure pas, arrivés au bateau il faisait beau; bon d'accord il a fallu vider l'annexe pour ne pas prendre un bain de pieds!

lundi 13 juin 2011

Retour en Irlande

Jeudi 2 juin 2011
Départ ce matin à 6h pour la traversée vers les îles Scilly (qui se trouvent à la pointe extrême Sud-Ouest de l'Angleterre ) si toutefois les prévisions météo ne se trompent pas !
Il fait très beau,ce qui de bonne augure; juste assez de vent pour notre nouvelle voile et dans le sens qui va bien......jusqu'à la pointe de Penmarc'h où nous avons commencé à prendre la direction du Nord-Ouest vers notre destination ; là le vent cherchait un peu sa direction, lui, et reprenait son souffle; jusqu'au Raz de Sein nous avons passé notre temps à établir notre belle voile et à la retirer !
Jusque là tout allait bien , le vent a forci un peu et on marchait bon train.......mais au bout d'une heure, la grande houle de l'atlantique est bien arrivée, le vent a encore forci et la mer avec, on dérivait très sérieusement vers l'Ouest et à cette cadence nous allions directement au Canada !
On avait le pavois dans l'eau en permanence, donc nous avons commencé à réduire la grand-voile en prenant un ris, puis 2 ( il y en a 3 ) et nous n'avons laissé qu'un tout petit bout de génois à l'avant pour équilibrer le bateau et nous avons mis le moteur pour essayer de garder un cap cohérent; la situation dans le bateau est devenue plus confortable car nous tapions moins dans les vagues grâce à la vitesse que nous donnait le moteur; bon d'accord le pavois babord était toujours dans l'eau , mais en continu.... En tout cas merci les patchs de Scopoderm car je n'ai pas eu le mal de mer mais …... Bernard , oui ; çà c'est un scoop ! C'est la 2eme fois depuis que nous naviguons ensemble qu'il est malade, c'est vous dire l'état de la mer !
Pendant un moment (avant qu'il ne soit malade) nous avons envisagé d'aller nous réfugier à Ouessant ou faire demi-tour vers Morgat; mais la météo après 48h annonçait du vent de Nord-Ouest ce qui aurait été encore pire pour nous, alors nous avons continué.
Vendredi 3 juin
Qu'elle est longue cette traversée ! Nous allons nous coucher pour essayer de dormir à tour de rôle toutes les 2 heures; avec le jour ( qui se lève à 5h dans ces contrées) le vent s'apaise un tout petit peu mais la mer est toujours très agitée. D'habitude c'est moi qui ne mange pas et là au contraire c'est Bernard, lui qui d'ordinaire grignote tout le temps pour éviter l'hypoglycémie comme il dit!
Au faire et à mesure que le temps passe le vent et la mer mollissent heureusement; enfin à 18h nous entrons dans le chenal d'accès de l'île St Mary la plus au Sud; toutes ces îles sont pratiquement en cercle et au centre c'est assez calme; Au vu de ce qu'annonce la météo nous allons mouiller au Sud de l'île Tresco, qui elle se trouve au Nord de l'archipel . Quel plaisir d'être tout à coup sans mouvements désordonnés et au calme !
Samedi 4 juin
une bonne nuit de sommeil et nous voilà dispos; le bateau est à ranger et je prépare un bon déjeuner pour 6 personnes car nous attendons le cousin de Bernard dans la journée: il navigue avec 3 amis à lui (car Françoise sa femme n'avait pas la possibilité de prendre des congés à ce moment là) : ils partent pour un mois en Irlande et ont quitté Les Sables d'Olonnes quand nous quittions Bénodet ; le bateau de Bertrand est un bateau moderne qui avance mieux que nous et à 13h ils se mettaient à couple de nous: quel moment agréable que ces retrouvailles! Nous avons bien arrosé nos vacances qui commençaient ! Repas donc sur Romico à 14h et dîner sur Karukera ce soir et comme vous pouvez le constater sur la photo (qui va faire sourire l'intéressé!) on ne s'ennuie pas à bord des bateaux . Mais ils n'ont qu'un mois de vacances et donc ils doivent repartir demain matin malgré le vent qui risque de ne pas être très favorable pour aller en Irlande.
Quand à nous , nous avons tout notre temps , donc nous attendons que le vent soit un peu plus favorable et moins fort.
Dimanche 6 juin
nous nous sommes levés à 8h pour faire nos adieux à Karukera......pour ensuite ne plus rien faire !
Enfin si. Cet aprem nous sommes descendus sur l'île de Tresco, que nous connaissons déjà pour son jardin exotique, mais juste pour marcher sur ces splendides plages de sable blanc et nous remplir les yeux des magnifiques teintes de bleus et de verts de l'eau; l'appareil photos n'a pas chômé !Ici il y a une grosse colonie d'oiseaux appelés Huîtrier-pies; on en trouve également en Bretagne mais pas aussi nombreux que dans les pays plus au nord; ils ont un cri bref mais très sonore qui fait qu'on les entend bien avant de les voir: ces oiseaux ont un très long bec rouge qui leur sert à casser tous les coquillages pour les manger sauf …....les huîtres ! On ne peux jamais les approcher pour les photographier mais là c'est la saison des amours ! ils roucoulent à n'en plus finir et ils n'en n'ont rien à faire de nous ! Un pur régal pour les oreilles, la vue …..et les photos ! Bernard a mis sa nasse à l'eau pendant 2 jours: il a pris beaucoup d'étrilles assez grosses, 4 petits tourteaux et une belle roussette ( sorte de petit requin avec une peau comme du papier de verre ) et tout çà très bon a manger; les repas sont assurés pour quand çà ne bouge pas trop !
Vendredi 10 juin
cela fait une petite semaine que nous sommes ici; la météo s'est beaucoup dégradée: lundi, mardi et mercredi le vent de Nord-Ouest à Ouest a soufflé très fort, 25 à 30nds avec des rafales à 38nds mardi; nous avons changé de mouillage très rapidement mais pas moyen , dans ces îles , de trouver un abri calme, ce que nous savions avant, mais partir avec un pareil vent dans le nez n'était guère encourageant. Nous avons fait le dos rond en attendant en nous faisant rouler bord sur bord: un vrai plaisir ! Maintenant le temps est aux averses mais entre 2 le soleil brille suffisamment longtemps pour chauffer le bateau; nous en avons profité d'ailleurs hier après-midi pour aller faire une promenade dans les cailloux avec notre annexe; nous espérions voir des phoques mais depuis notre arrivée nous n'en n'avons vu que 3 en pleine-eau et non étalés sur des rochers au soleil comme en Irlande; par contre 2 des 3 étaient très près de nous et n'avaient pas l'air effarouchés, ce qui est surprenant ! Hier matin nous sommes allés à St Mary ( l'île principale ) pour y faire un peu de gaz-oil: il est évidemment très cher ici; par contre j'en ai profité pour aller acheter du pain au petit super-marché du village et il faut reconnaître que les anglais ce sont améliorés au niveau de la nourriture et particulièrement pour ce qui est du pain ! Ensuite nous en avons profité pour changer de mouillage et de paysages. La température est descendue brusquement et ce matin nous avons allumé notre poële ; le peu de vent qu'il y a aujourd'hui n'est toujours pas favorable mais cela le devient dimanche; nous partons donc demain vers l'Irlande sans vent tout d'abord et ensuite de Sud-Ouest ce qui sera impeccable pour nous ! Ensuite il arrive une nouvelle dépression et nous préférerions être bien à l'abri sur une rivière Irlandaise.
Samedi 11 et dimanche 12 juin
cette fois çà y est , on est en Irlande !!! depuis le temps que l'on en parlait de ce retour !
Mais alors la traversée !
On en voulait du vent portant, on l'a eu …....mais trop fort ! Ah on n'est jamais content allez-vous nous dire : en fait le problème c'est que dès que le vent forci trop, la mer devient furieuse et quand elle croise une houle du large qui ne demandait que çà de reprendre de l'élan.....imaginez un peu le shaker que cela était devenu et qui a duré toute la nuit !
Cette traversée a été plus rapide que prévue c'est le bon côté de la chose mais commençons ce récit par le début: samedi a 9h nous quittions la protection des îles Scilly: jolie mer bien bleue, une longue houle d'atlantique pas gênante du tout, un beau ciel bleu et juste ce qu'il faut de brise, toujours de N-O, pour établir notre nouvelle voile, super quoi !la mer était vide sur toute sa surface, bien ronde car nous avions une excellente visibilité et on venait de s'en faire la remarque car il n'y avait pas d'oiseaux non plus; et puis il est apparu un pêcheur devant nous, un autre à tribord, un peu plus loin que le premier et sur bâbord un cargo assez loin lui aussi; la mer est grande n'est ce pas ? Eh bien nous étions tous les 4 au même endroit, à la même heure au milieu de nulle part , çà c'est fort ! Un coup d'accélération pour passer devant le cargo, le pêcheur de devant à fait la même chose pour nous éviter et pour finir il a fallu se dérouter pour éviter le dernier pêcheur en passant loin derrière lui pour éviter ses câbles de chalut . Et là il y en avait des oiseaux !
Vers 16h le vent est tombé ( ce qui est rarement un bon signe quand il doit forcir et tourner ) et quand il a repris un peu plus tard, il avait viré au Sud-ouest en passant par le Sud; on a commencé à marcher bon train, il a fallu s'arrêter de jouer aux cartes parce qu'elles volaient partout; Bernard est allé rentrer l'artimon ( la voile arrière qui ne peut plus nous servir par vent arrière ) et on a commencé à prendre un quart chacun pour essayer de se reposer; là c'était un peu peine perdue parce qu'on bougeait tellement.... A minuit Bernard est allé prendre 2 ris dans la grand-voile et enrouler encore plus le génois, en laissant juste un petit triangle pour l'équilibre de la barre: c'était très impressionnant l'état de la mer quand on l'a vue en allumant les projecteurs de pont ! En plus il pleuvait est rentré trempé; c'est long une manœuvre comme celle là quand il faut se tenir d'une main au bateau parce que l'on a pas 3 mains !J'avoue avoir eu peur surtout que Bernard ne tombe à l'eau !
Que la nuit a été longue ! Et encore sous ces tropiques elles sont courtes! Mon patch de Scopoderm, s'il m'a empêché d'être très malade, ne m'a pas empêchée d'être nauséeuse et Bernard a dû prendre un cachet pour éviter d'être complètement malade; beaucoup de choses qui n'avaient jamais bougées de leur place jusqu'à maintenant sont tombées; quel chantier à l'intérieur !
A 4h ( heure irlandaise donc l'heure d'hiver en France) Bernard est ressorti prendre le troisième ris dans la grand-voile; à minuit nous avions remis le moteur en marche pour essayer de rester sur le même tempo que la houle, ce qui était un peu moins inconfortable mais de temps en temps une vague venait nous prendre par le travers et nous jetait littéralement sur l'autre bord; le vent avait imperceptiblement tourné au Sud-Est et il a fallu empanner ( terme qui explique l'on fait passer les voiles d'un côté à l'autre sans revenir face au vent mais au contraire avec le vent par l'arrière ce qui est une manœuvre extrêmement délicate voire dangereuse si on ne s'y prend pas bien) mais la mer était toujours aussi démontée; A l'approche de Cork nous nous sommes fait une grosse frayeur: devant nous au radar ( il pleuvait tellement en prime que la visibilité en était réduite à 2 MN ce qui est peu ) 2 échos qui n'avaient pas l'air de beaucoup bouger dont un éclairé comme un arbre de Noël et que l'on distinguait de temps à autre et dont on ne voyait pas les feux rouges et verts : on a échafaudé tout un tas de raisons mais nous nous en approchions terriblement vite et cela devenait très angoissant : pour finir nous avons sorti les documents qui vont bien pour s'apercevoir ….......que c'était tout simplement 2 plate-formes non pas de pétrole mais de gaz! Pas étonnant qu'elles étaient éclairées comme des sapins de Noël ! Quel soulagement ! Une heure plus tard nous entrions dans la grande rade de Cork, au radar car nous ne pouvions que deviner la côte de chaque côté; nous avions craint que la houle forme une barre à l'entrée mais heureusement la marée commençait à monter ce qui nous a permis également de remonter sur une rivière qui débouche dans la rade juste à l'entrée; nous sommes remontés le plus haut possible pour mouiller mais il y a tellement de bouées de mouillage et de bateaux que nous avons fini par déroger à notre règle......qui consiste à ne jamais prendre de bouée !
Que c'est calme ici, pas de vent et de houle ! Nous déjeunons d'un bon plat chaud et allons nous coucher; et même cette grosse sieste ne nous a pas empêchés de nous coucher à 9h!
Lundi 13 juin
finalement le ciel s'est éclairci hier après-midi et il a fait beau et même chaud; nous sommes au calme ici, entourés d'arbres magnifiques; la nuit a été longue cette fois puisque nous avons dormi jusqu'à 9 h ce matin; même Bernard s'est levé tard, ce qui est un exploit! Le temps est mitigé mais plutôt beau; nous allons cet aprem essayer de trouver du wifi.

mercredi 1 juin 2011






Chers amies et amis
nous voilà repartis pour de nouvelles aventures avec notre cher bateau « Romico » qui est toujours aussi beau et toujours en forme quoique cette année il nous ait fait une petite frayeur :en voulant monter au grand mat pour le revernir, Bernard a trouvé que ce mat avait pris une drôle de teinte sous le vernis juste au-dessus de la partie blanche du bas du mat qui monte, elle, a 1m50 ; cette teinte bizarre s'étendait sur 50 cm de haut et sur pratiquement les faces du mat ; intrigué il est allé chercher quelque chose de pointu comme un tourne-vis pour voir s'il marquait le bois: en fait il est rentré en entier dans le bois ! Consternation à bord mais la raison de ce pourrissement du bois est assez simple: nous avions laissé à cette hauteur 2 joues en acajou qui étaient collées au mat et qui servaient avant de supports à des emmagasineurs, que nous avons virés, eux!Grâce à nos amis de Vannes nous avons pu démâter dans un chantier des environs; plutôt que de faire des rustines nous avons coupé le mat à 2m de haut et nous avons recommencé les 4 faces en y mettant une âme au milieu sur 2m60 de haut: 15 jours de travail supplémentaires; en passant, personne ne pensait que nous pourrions le faire et aussi vite !
Ceci dit il est bien connu que lorsque l'on attaque des travaux sur un bateau, vous pouvez d'emblée multiplier le temps à passer par 2 car il est rare qu'il n'y ait pas d' imprévus!
Prenons les choses du bon côté: nous n'avons pas pris le mat sur la tête! En plus nous avons eu une chance extraordinaire: sur 7 semaines passées à bord dans le port de Vannes entre avril et mai, nous n'avons eu que 3 jours pendant lesquelles nous n'avons pas pu peindre ou faire de la résine et il a fait chaud! Inespéré en cette saison!
Le Romico a retrouvé ses couleurs d'origine avec le pavois blanc et marron au milieu mais à la place du vernis qui refusait obstinément de tenir il y a …...de la peinture.
Nous avons également investi dans une nouvelle voile d'avant pour les jours de petit vent que nous étions obligés de faire au moteur: nous l'avons testée et c'est exactement la voile qui nous manquait:85m carrés en plus de la grand-voile et de l'artimon; nous sommes enchantés!
Voilà pour les nouvelles d'avant notre départ et maintenant je vous écris du mouillage à Bénodet; nous avons largué les amarres de Vannes samedi dernier mais je vous laisse à mon journal de bord.
Bonne lecture à tous et à bientôt
Dimanche 29 mai 2011
nous avons passé notre première nuit au mouillage dans le golfe du Morbihan, pas très loin de l'entrée car le vent qui s'est levé du NW ne nous permet pas un mouillage tranquille dans la baie de Quiberon ; nous partons assez tôt car nous voulons aller jusqu'aux îles des Glénans ce soir. Le ciel est gris et il n'y a pas de vent et le peu qui se lève dans la journée nous l'aurons dans le nez; du moteur donc pour notre première nav.
Lundi 30 mai
que la nuit fut calme et silencieuse, un vrai plaisir!
Nous repartons ce matin car le vent va se lever cet aprem et assez fort pour prendre nos précautions; nous n'irons pas à Pont l'Abbé que nous ne connaissons pas ( la marée en y arrivant sera bien basse et le vent trop fort ) mais sur la rivière de l'Odet que nous connaissons bien: grand bien nous a pris de prendre cette décision car en arrivant il crachinait et on n'y voyait pas à 30m ! Rien que du bonheur ! Repos forcé pour les 2 à venir car le vent va forcir venant de la direction où nous allons et comme rien ne nous presse!
Enfin du repos, et bien mérité çà je peux vous le garantir!