vendredi 1 juillet 2022

 


Lundi 20 juin ; les Açores / île de Sao Miguel / port de Ponta Delgada

cela fait une semaine que nous sommes arrivés déjà....

3 jours pour se remettre de nos 2 randos ; des courbatures partout et une grosse fatigue donc repos cela ne fait pas de mal.

Là aujourd'hui nous avons fait très fort cette fois : 850m de dénivelé et 50km le tout en vélo...

Nous sommes partis en fin de matinée et on pensait aller du côté de la montagne du lac de Feu mais en restant sur le versant ouest et à mi-pente du côté des eaux chaudes.

On a bien longé la côte en prenant les pistes cyclables dès que c'était possible ; c'est plus agréable , moins dangereux et moins bruyant. En plus on passe souvent dans des endroits ou il n'y a pas de touristes...

Ce côté de la côte est moins pauvre qu'à l'ouest de Ponta Delgada ; là il y a de l'argent au vu des grandes et belles villas que nous avons vues jusqu'à Lagoa, ensuite on en revient au domaine agricole et les grandes fermes.

La principale activité agricole des Açores est l'élevage des vaches pour le lait principalement et la viande bien sûr ; les Açores sont le principal fournisseur de lait et de produits dérivés du Portugal.

Après Lagoa on a commencé à grimper puis à Rémédios les choses sont devenues plus sérieuses ; la pente devenait plus raide même si les lignes droites étaient plus longues et les derniers 5km malgré les lacets que faisait la route ça grimpait dur...

Nous avions mis un panier sur mon porte-bagage parce qu'il ne tenait pas bien sur le vélo de Bernard avec des affaires dedans dont des coupe-vent et des polaires, bref finalement ce panier était lourd et comme j'utilise l'électricité de mon vélo beaucoup plus que Bernard, on avait convenu que nous échangerions nos vélos à un moment donné...

Lui roulait peinard mais il ne se rendait pas vraiment compte que le panier me pénalisait en plus que je suis moins en forme que lui...

Arrivés aux 2/3 de côte je lui ai demander de changer de vélo...et là ça n'a plus été pareil...

Nous avions un vent très soutenu de face pour monter et c'était pénible et plus nous montions plus il faisait froid et nous avons été contents d'avoir pris ce qu'il fallait !

Nous avons fini le derniers 500m à pied c'était impossible de continuer contre le vent qui soufflait vraiment fort en haut ; les nuages passaient extrêmement vite mais ils étaient plus nombreux que les éclaircies....

Difficile de faire quelques photos dans ces conditions ; bien viser entre les nuages et mettre les mains un peu à l'abri du froid : j'étais congelée malgré ma polaire et mon coupe-vent et il m'a fallu redescendre au niveau 100m pour retrouver de la chaleur et nous avons quitté nos vêtements chaud qu'au bord de la mer...Quand à Bernard on se demande quelquefois à quoi il est sensible...il a eu juste un peu froid et il n'a mis des vêtements chauds qu'en haut...

C'est sûr que la vue en haut valait le déplacement !!!

Bernard ne m'avait pas dit que nous serions aussi haut et au-dessus du lac...

Je pense que j'aurais rechigner si j'avais su...

On aimerait bien y retourner un jour sans nuages mais en vélo....euhhh peut-être pas hein ?!

Au final nous avons fait 50km pour un dénivelé de 850m....

Vendredi 24 juin ; port de Ponta Delgada

il nous a fallu 3 jours pour nous remettre de cette belle balade !

Depuis il ne fait pas vraiment beau ni même vraiment mauvais d'ailleurs ; il bruine en même temps qu'il fait soleil ; même qu'une fois on voyait la pluie tomber à l'horizontale avec des rafales de vent assez fortes sur le quai et en ville et nous nous avions à peine quelques gouttes d'eau....

Pas étonnant que la végétation soit si luxuriante !

Il ne fait pas très chaud, à peine 20°C dans la journée, c'est bien pour se promener...

Ce matin notre ami Vincent est arrivé sur son bateau « Napadélis » ; Vincent fait parti de notre association des constructeurs amateurs de bateaux, l'UCAP.

En 2015 il était venu nous retrouver en Ecosse avec sa femme et ils avaient gardé un excellent souvenir de ce voyage et il y avait bien 6 ans que nous ne nous étions pas revus...

Ils ne sont pas à la retraite et c'est donc compliqué de se retrouver ; là, Vincent a pris 3 mois de congés sabbatiques pour venir aux Açores en partant de Toulon : 1 mois pour venir, 1 mois sur place et 1 mois pour rentrer. C'est un peu rapide mais mieux que rien comme il dit...

Sa femme Véro arrive demain en avion pour une semaine.

Il a fait le voyage avec un autre bateau , un petit Hallberg-Rassy de 31 pieds sur lequel navigue un couple Bruno et Dorlène, qui sont ses voisins.

Ce soir nous avons fait un apéro dînatoire sur son bateau ; il avait invité en plus un couple qu'il avait rencontré sur une autre île, Pascal et Béatrice.

L'idée d'inviter ce couple a été une idée géniale : Pascal est né et vit à Rezé les Nantes avec sa compagne Béatrice, là où a été construit notre Romico ! Et son bateau en bois, qu'il a construit lui-même, est sur un chantier que nous connaissons très bien pour y être restés 3 mois !

Pascal est ébéniste-agenceur alors à 11h du soir nous sommes allés visiter son bateau, qui est une pure merveille bien sûr, pour finir par visiter notre Romico qu'il a trouvé particulièrement beau et fait avec beaucoup de goût pour des non-professionnels du bois...nous avons été très flattés !


Ils partent demain pour l'île de Santa Maria mais nous devrions nous revoir peut-être sur cette île où nous partirons en fin de semaine ; mais nous avons convenu de nous revoir en France si cela est possible...

Samedi 25 juin ; toujours au port

il fait toujours aussi tristounet , un ciel sombre et il fait frais, donc nous n'avons rien fait de spécial.

Par contre nous avons déjeuner tous ensemble sur Romico avant que Vincent aille chercher sa petite femme chérie et ce soir nous avons fêté l'arrivée de celle-ci au champagne sur le bateau de Bruno, Areion. Bruno est un pur méridional qui aime parler et raconter des histoires avec l'accent qui va bien et nous avons bien ri....

Dimanche 26 juin ; toujours au port


le ciel était plutôt dégagé du côté de l'ouest de l'île en fin de matinée alors nous avons sorti nos vélos cet aprem pour aller grimper vers le pic de Carvao qui se trouve un peu à l'Est des 2 lacs, le Vert et le Bleu ; dans ce secteur la carte montre plusieurs petits lacs mais en fait sur les 4 en question 3 étaient plutôt de grandes mares inintéressantes mais le dernier valait le coup d’œil !

Là nous avons regretté notre drone....eh oui il est cassé...ou plutôt c'est la caméra qui est morte et vu le prix d'une autre caméra et le permis à passer dorénavant pour ce type de drone, on attend un peu pour acheter le nouveau qui est encore plus petit...



Il y avait un monde fou là-haut et sur la route mais il y avait un autre point de vu plus loin au-dessus du lac Santiago (que nous avions déjà vu par l'autre bord ) sans vraiment en plus , nous y sommes donc allés...

Conclusion encore 40km et 600 de dénivelé mais ça ne montait pas à pic et cela se faisait bien.

Mardi 28 juin ; toujours au port

en fait il fait souvent gris le matin et le ciel se dégage en fin de matinée, c'est donc assez difficile de prévoir quelque chose de bonne heure...


sauf que l'on a décidé de partir samedi en même temps que Vincent qui rentre à Toulon et nous nous irons sur l'île de Santa Maria au sud d'ici.

Donc si on veut visiter un peu plus il faut se bouger ; on a déjeuner à 11h30 et nous sommes partis en vélo à 12h30 voir une des sources d'eau chaude où , paraît-il on peut se baigner.

Cette source se trouve près de la rive nord de l'île à 360m d'altitude et à 24km du port, facile quoi !

Sauf...que ce genre d'endroit est bondé de monde , que le site est payant et que pour se baigner il fallait réserver au moins hier en disant à quelle heure nous voulions venir....


Comme nous sommes des vieux nous n'avons payé que 1,5 euros chacun pour juste voir la chute d'eau et les bassins où les gens étaient quelque peu entassés à faire trempette...

Inutile de vous dire que nous étions extrêmement déçus ; nous sommes ensuite montés un peu plus haut parce qu'il y avait un point de vue mais on n'y voyait que la côte et non le lac de Feu.

Celui-ci était dans les nuages qui descendaient vers nous, nous n'avons donc pas continué et avons fait rapidement demi-tour mais malgré notre vitesse dans la descente la bruine nous a un peu rattrapée.

Toutes les routes ici sont bordées de massifs d'hortensias souvent bleus mais il y en a aussi des blancs et quelquefois des mauves foncés.

Dans les descentes nous faisons facilement 50km/h mais pour ma part je m'assure d'abord qu'il y a une grande ligne droite devant et un faux-plat sinon je freine des 2 mains et des 2 pieds si je pouvais et le tout en serrant les fesses !!! Je n'aime pas la vitesse alors...comme çà j'ai mal dans le dos en revenant au bateau tellement je me suis crispée...ah ces vieux je vous jure !

Mercredi 29 juin ; toujours à Ponta Delgada

nous avions tous très envie, les 2 autres bateaux et nous d'aller voir la fameuse île de Vila Franca do Campo (un autre Vila Franca!) parce que cet îlot est pratiquement rond et creux au milieu et donc avec un lac central alimenté d'eau de mer par un effondrement partiel de la couronne de roche et par d'autres entrées via des fissures dans la roche tout autour.

Nous avions donc proposé de faire un tir groupé en emmenant tout le monde sur Romico : 2h de route étaient tout à fait acceptable en bateau.

Vincent et Véro ont accepté de bon cœur mais Bruno et Dorlène ont préféré prendre leur bateau et renter au port ensuite.(ils repartirons de là ensuite vers la France)

2 jours de très beau temps étaient annoncés soit mercredi et jeudi.

Nous étions donc 4 à bord et si les nuages étaient majoritaires le matin de bonne heure nous avons eu ensuite un temps absolument magnifique !

Une petite brise d'abord de secteur nord puis un petit vent du même secteur ensuite ce qui nous a permis de faire de la voile avec notre génaker ensuite ; trop bien...

Cet îlot est une réserve bien sûr et il est indiqué sur les cartes « zone de restrictions » ; vaste sujet s'il en est ! Bruno, qui est déjà venu plusieurs fois ici, nous a dit qu'effectivement il ne fallait pas rentrer dedans avec un moteur mais hormis cela il n'avait jamais entendu parler d'autres choses pas plus que nous d'ailleurs....

Pique-nique en route et à l'arrivée d'Areion nous sommes donc descendus avec l'annexe à la rame.

En faisant 2 voyages cela fonctionnait ; Bernard est reparti chercher les autres à la rame aussi, ce qui n'était pas facile car il y avait du courant.

Comme nous sommes descendus les premiers, nous avons vite constaté qu'il n'était pas si facile d'y accoster : il y a un tout petit quai à l'extérieur mais assez haut pour nous et avec beaucoup de ressac...sportif l'affaire !

Et pour faire bien et aider Bernard et les autres à débarquer à l'intérieur, nous avons cheminé sur un petit sentier en se disant que puisque nous voyions un parasol il devait y avoir une surveillance du lieu ….

Pour ma part en voyant le parasol j'ai annoncé que nous allions devoir payer !

Et bien je ne croyais pas si bien dire !

Il y avait 2 jeunes gardes assermentés assis à une petite table sous le parasol qui , malgré leur anglais,ne comprenaient pas comment nous étions venus et pourquoi nous n'avions pas de ticket !

Un comble ! C'est quoi une annexe ou un « dinghie » ou « tender » bref, il n'était pas question de rentrer dans les lieux avec notre annexe mais surtout nous devions retourner à terre pour payer 10 euros chacun en fonction de quoi nous pourrions revenir nous promener et nous baigner !!!

Et comme ils avaient une confiance en nous très limitée (à juste titre) ils nous ont fait raccompagné à l'embarcadère par un jeune sauveteur qui nous a bien surveillés du coin de l’œil...

Nous avons pu crier à Bernard qui revenait avec les autres de ne pas accoster ; ils ont fait demi-tour, il est ensuite reparti sur Romico prendre le moteur hors-bord tant qu'à faire !

En attendant Véro est descendue sur la plate-forme rocheuse juste à 20cm sous l'eau pour se rafraîchir les pieds mais elle s'est fait sortir de là, il paraissait que cela était dangereux !

Çà c'était le pompon !

A mi-chemin de notre bateau le moteur a calé et n'a jamais voulu redémarrer et nous avons fini à la rame de nouveau sur un long chemin car nous avions énormément dérivés...

Il est reparti chercher le autres et quand nous avons été tous réunis nous avons pu raconter ce qui c'était passé et avec la verve et l'accent de Bruno nous avons bien ri tout l'après-midi !

Le plus étonnant a été cette histoire : sur notre avant est passé un paddle avec 3 jeunes , 2 filles et 1 garçon qui ramaient nonchalamment vers l'île ; Bruno a vite présagé qu'ils dérivaient plus qu'ils ne ramaient et qu'ils rateraient l'île...

C'est évidemment ce qui est arrivé ; ils ont même longé un voilier au mouillage, qui a part se moquer gentiment d'eux n'a pas réalisé le danger qu'ils courraient car en fait ils s'éloignaient vite de la côte et s'épuisaient à ramer...

Quand vraiment nous avons vu que leur cas était désespéré, Bernard a sauté dans l'annexe , a réussi à faire fonctionner le moteur hors-bord et il est allé les chercher.

Il les a amenés devant l'entrée de la passe de l'île et là, tenez-vous bien, ils se sont fait jetés comme des malpropres parce que c'est interdit de rentrer dedans !!!! Et sans tickets en plus !!!

Franchement on a bien ri mais là quand même !!!

Eux ils n'avaient pas tout compris non plus ; nous on pensaient qu'ils allaient demander au bateau passeur de les ramener au port au vu de ce qu'ils venaient de vivre....

Et bien non ils sont repartis à la rame avec 2 rames pour 3 et assis à califourchon sur leur paddle !

Heureusement le courant a fini par se calmer avec la renverse de marée et ils ont pu retraverser sans trop de mal mais ils sont arrivés loin de leur case départ et sur une plage desservie par de beaux rouleaux ! Ils vont bien dormir ce soir !!!

Le retour s'est fait au moteur mais nous avions une lumière magnifique …

Un peu de musique avec la guitare de Vincent et un peu de mon violon.

Jeudi 30 juin ; toujours au port

Vincent avait loué une voiture pour 5 jours et aujourd'hui est le seul jour où nous pouvons en profiter car il a roulé avec ses amis les autres jours , ce qui est normal puisqu'il est avec eux depuis 2 mois bientôt.

Bernard avait regardé sur Google ce qu'il aurait d'intéressant à aller voir et qui serait trop loin pour nos vélos et il avait vu des chutes d'eau vers le nord-est ; ils ne les avaient pas vues donc nous avons pris cette option.

Le jeu était aussi de partir en fin de matinée mais en ayant déjà déjeuner pour ne pas avoir à chercher quelque chose en route et y passer 1h.

Nous avons encor eu un temps absolument magnifique sans nuages pour chapeauter les montagnes, ce qui est assez rare ici !

La voiture garée sur le bord d'une petite route, nous avons pris un sentier pratiquement inexistant entre 2 murets de limite de champs ; nous étions en haut de la combe dans laquelle nous devions descendre si nous voulions voir les chutes et cela paraissait improbable d'y descendre par là...

Mais un peu plus loin nous avons rejoint le sentier « normal ».

Quelle belle promenade dans ces sous-bois sous des arbres bien droits et une végétation luxuriante !

Et quel calme ! Nous avons croisé quelques personnes mais peu...

Et puis au bout d'une heure le long d'un sentier bien balisé nous sommes revenus dans la « civilisation » ; quand je dis çà c'est exactement ce que nous avons ressenti !

Devant nous il y avait un moulin à eau complètement restauré et au-dessus tout un hameau au milieu d'un jardin aménagé exprès mais d'une simplicité et d'une beauté !!!

On aurait dit une apparition !

Ce hameau qui avait été construit là à cause de l'eau qui coule en permanence ; il y a plusieurs moulins, les autres maisons devaient servir d'habitations et le tout très étagé le long de la combe

Cet endroit est fantastique même si les bus qui font les circuits y viennent et y déposent leur cargaison mais bon...

Ceci étant dit à l'époque de ces moulins, cette combe devait être assez isolée et lugubre. Parce que maintenant toute la végétation a été « domestiquée » avec probablement une armée de jardiniers qui viennent régulièrement mais à l'époque...

2 maisons étaient restaurées en bar de très belle façon et nous en avons profité, bien installés au soleil !

Tout le long de notre promenade dans la combe nous avons vu plusieurs chutes d'eau relativement peu hautes mais la plus belle était incontestablement celle qui se trouvait juste au-dessus du village ; celle-ci a été réaménagée pour avoir un débit à peu près régulier grâce à une autre chute au-dessus et grâce à un réseau de petit canaux construits en pierres, cette chute alimentait les moulins ; quand on voit ce qui a été construit ici, on peut penser que ces gens étaient des petits malins tout de même !

Nous avons eu du mal à quitter ce lieu tellement c'était beau et insolite à cet endroit !

Le retour à la voiture s'est fait par la route et somme toute rapidement ….

Ensuite nous avons décidé de faire le tour de la côte Est et de revenir par le sud.

Ce côté de l'île est tout de combes et de montagnes boisées en à pic au-dessus de la mer ; quel beau spectacle permanent !

A peu près tous les 10km il y a un mirador au-dessus de la mer : ces miradors sont faits tout simplement, juste un toit souvent hexagonal, pour protéger des tables, avec des barbecues à disposition des voyageurs mais surtout surtout ce sont toujours des jardins magnifiques entretenus avec soin quel que soit l'endroit où ils se trouvent ! Les tondeuses n'existent pas ici mais les bas-côtés des routes et les espaces comme çà sont toujours tondus soigneusement grâce à une armada de gars avec des rotofils, seuls outils susceptibles de couper de l'herbe dans un espace très en pente et souvent envahi de bosquets de fleurs. On a souvent croisé de ces équipes de jardiniers qui travaillent à 5 ou 6 dans le même secteur.

Partout sur l'île il y a de ces arrêts au bord des routes pour les voyageurs, quels qu'ils soient, avec des tables souvent protégées de la pluie et des barbecues en nombre....

Nous nous sommes arrêtés ensuite dans le centre sud au lac de Furnas où se trouvent aussi des eaux chaudes ; petite promenade au bord du lac et ensuite retour en s'arrêtant à Vila Franca ou plutôt au-dessus de la ville pour voir un sanctuaire mais regardez les photos et vous comprendrez pourquoi je voulais voir çà !

En plus d'en haut il y avait une vue à couper le souffle sur la me et l'île que nous avions vue hier...

Demain est notre dernier jour sur Sao Miguel pour tous ; Véro rentre travailler et part samedi matin à 5h, Vincent suit en repartant avec son bateau vers Toulon où il reprendra son travail début août et nous nous partons vers l'île de Santa Maria, petite île au sud de Sao Miguel un peu en dehors des haltes des bateaux de plaisance surtout ceux qui rentrent des Antilles, elle devrait donc être plus calme...















































































dimanche 19 juin 2022

 

Voyage été 2022

destination : les îles des Açores

enfin nous pouvons mettre à exécution ce projet d'aller voir les Açores !

Ces 2 dernières années avec le Covid nous avait quelque peu bloqué au Portugal ; nous n'avons remis notre Romico à l'eau, après 2 ans de durs travaux, qu'en juin 2020.

Nous aurions préféré une remise à l'eau plus tôt en saison mais avec les restrictions et les frontières plus ou moins fermées, on a pris l'option de rester dans le sud du Portugal et de l'Espagne....

Et nous sommes revenus au chantier à Seixal parce que c'était un lieu sûr mais hors d'eau...

L'année passée il ne nous a pas été possible de revenir au bateau avant fin juin et une nouvelle remise à l'eau le 18 juillet...

Nous n'avons donc navigué que 2 mois sans quitter le territoire Portugais....

Cette année, plus de restrictions ! Le Covid courre toujours mais la guerre en Ukraine a fait oublier tout le reste ; malgré tout on entend régulièrement des gens qui disent qu'avec le tourisme qui remonte en flèche, le Covid se répand beaucoup....

Et puis notre Romico a passé l'hiver à l'eau ce qui lui a fait le plus grand bien.

Nous aurions aimer revenir début avril mais mais notre voyage à Québec pour voir nos petits-enfants et aider notre fille dans ses travaux de leur nouvelle maison nous a retardé.

Nous ne sommes descendus au Portugal que le 30 avril....

2 semaines pour préparer le bateau à Vila Franca de Xira .

Quand je dis « préparer » c'est commencer par enlever les bâches de protection d'hiver (elles ont bien résistées aux intempéries cette fois, je n'ai pas travaillé pour rien...) Ensuite il a fallu nettoyer partout à l'extérieur avec le jet d'eau la lessive et la brosse, puis profiter de chaque matin où il n'y avait pas de vent pour remettre les voiles en place ainsi que tous les accessoires qui avaient été enlevés parce que pas indispensables quand on ne navigue pas ; ensuite prévoir de sortir du trou où nous nous trouvions pour l'hiver et il fallait pour cela que la marée soit à l'étal, donc sans courant, sans vent et rameuter un peu tous les copains qui étaient sur leur bateau pour nous aider.

Notre Romico est lourd et les déplacements comme çà ne sont pas toujours faciles à faire....

Et aller au chantier réserver notre sortie d'eau parce que personne là-bas ne réponds au tel comme d'hab !


Là nous avons eu très chaud pendant ces 2 semaines.Malgré tout cela nous avons pris le temps un jour d'aller essayer notre nouvelle acquisition du bord : 2 vélos pliants à assistance électrique qui nous ont permis d'aller visiter une réserve d'oiseaux qui se trouve à une quinzaine de kms du port.

Nous sommes enchantés de nos vélos, cela va nous changer la vie !

Quand aux oiseaux nous en avions vu beaucoup plus l'année dernière sur la rivière Sado....

Notre sortie de l'eau n'a pas pu se faire avant le 15 parce qu'ils étaient débordés...mais je vous rassure il ne leur faut pas grand chose pour être débordés ! Heureusement notre Romico et nous avons quelques priorités dans ce chantier et on a obtenu d'être face à la lagune comme d'hab.

Mais pour tout vous dire nous avons eu du mal à quitter Vila Franca, nous y étions très bien  et avions un entourage vraiment sympa....


Pour notre descente du Taje jusqu'à la lagune de Seixal nous avions invité Alex et Catarina ainsi que Hugo le cousin (qui trouve notre bateau très romantique) ; ce sont les jeunes qui ont veillés tout l'hiver sur notre Romico. Ceci étant nous avons appris pendant ces 2 semaines là-bas que tous ceux qui habitaient sur leur bateau ainsi que ceux qui y venaient toutes les semaines venaient jeter un œil sur notre Romico ! Il était bien gardé !

Les 2 semaines au chantier ont été hard : la peinture bitumineuse dont la coque est enduite sous l'eau n'avait pas été faite dans de bonnes conditions et par conséquent elle ne tenait pas ; il a fallu la poncer et cela n'a pas été une petite affaire ! Heureusement Bernard a été beaucoup aidé par un ami français qui se trouvait sur le chantier, William, sinon nous aurions galéré ….

Évidemment rien n'a été simple au chantier et les imprévus n'ont pas manqué !

Après examen du prix du gazoil (2 euros le litre globalement ) à la pompe en ville et le prix du camion citerne, Bernard a opté pour aller en ville tous les jours avec 3 bidons de 20 L en cherchant les promo ; çà a bien marché pour çà mais quand il a commencé à remplir la deuxième cuve j'ai trouvé que cela sentait fort....mon petit mari chéri m'a répondu que c'était normal en faisant le plein...Cela n'avait pas senti aussi fort pour l'autre cuve, alors j'ai soulevé le plancher de notre cabine...

Tout se qui s'y trouvait baignait dans le gazoil !

Les 120 L qu'il venait de mettre étaient partis direct dans la cale !!!

Le tuyau de liaison entre la trappe de visite sur le pont et la cuve a rétrécie au lavage et c'est donc démanché ; ce tuyau s'est rétracté de 10 bons centimètres en 20 ans !

Résultat Bernard a passé 3 jours à pomper ce mélange de fond de cale, eau +gazoil, les pomper dans des bouteilles plastiques transparentes récupérées dans les poubelles puis il les a débarquées pour laisser le temps à ce mélange de se décanter ; l'eau reste au fond et le gazoil reste au-dessus.

Après cela il repompait le gazoil pour le remettre dans les bidons ; il a ainsi récupérer 110 L, ouf !

Pour les cordages qui ont baignés dans ce gazoil il m'a fallu beaucoup de patience pour les faire tremper dans différents lessives et si ils ne sont plus totalement imprégnés ils en ont cependant gardé l'odeur...

Beaucoup de bateaux étrangers ont quitté le chantier cette année pour remonter vers leurs pays respectifs....

La météo a été assez médiocre , très nuageux, beaucoup de vent et des températures assez basses pour la saison ici mais c'était parfait pour nous.

Pour notre remise à l'eau nous avons invité tout le personnel de la direction parce que c'était la dernière fois que nous venions ; les 4 sont venus avec plaisir même Carla qui pourtant n'est pas très communicative et qui ne parle que Portugais cela nous a beaucoup touchés que tous viennent....

Le lendemain nous partions au mouillage dans la lagune à 5 mn de là pour finir de ranger tout le matos qui avait été sorti et nous préparer à partir dès que la météo le permettra.

Et il a fallu s'occuper de la voiture : nous avions demandé à un copain de bateau à Vila Franca si on pouvait la laisser chez lui dans son jardin et il avait dit oui. Il a fallu trouvé un accord avec lui pour qu'il soit présent quand nous viendrions et il a même proposé de nous ramener au chantier.

On a fait çà le samedi matin avant notre départ ( nous sommes partis le mardi 7 juin ). Nous avons déjeuner chez eux avec sa femme et son gamin et repartis avec au moins 5ks de citrons...

Comme il n'était pas pressé à notre arrivée au chantier il est venu à bord boire quelque chose en prime...

Un jour de beau temps au mouillage nous avons essayé la nouvelle voile de notre petite annexe que j'ai faite cet hiver ; il y a encore un peu d'amélioration à y faire mais Bernard est enchanté, l'annexe avance bien avec sa voile même contre le courant et la barre réagit bien aussi et ça aussi c'est une belle amélioration !

La Traversée vers les Açores

Nous avions prévu entre 7 et 10 jours pour cette traversée vers les Açores et attendu pour avoir une météo sympa avec vents favorables , donc tout sauf du vent d'ouest, et pas trop de calme plat ni de dépressions....

Les prévisions n'étant que des prévisions n'est-ce pas ?!

Déjà il n'y avait pas une demie-heure que nous étions partis qu'une alarme de chauffe du moteur s'est mise à hurler ! Çà commençait bien....l'eau de mer n'arrivait pas trop bien et Bernard a pensé qu'il n'avait pas nettoyé les filtres avant de partir mais en forçant un peu tout est rentré dans l'ordre.

La vue de Lisbonne sous un beau ciel bleu est totalement splendide décidément....

Et plus nous approchions de la mer plus le vent venait.....de l'ouest ! Grrrrr....

Les 2 premiers jours ont été pénibles : ce très beau vent de nord dénommé « alizé Portugais » qui vient du nord et qui faisait parti de nos prévisions a joué aux abonnés absents...à la place nous avons eu du vent dans le nez, donc moteur avec une mer très mouvementée due probablement à une dépression au nord.

Avec çà un bon mal de mer pour tous les 2 ; chez moi c'est récurrent mais j'avais rarement vu Bernard malade comme çà....

Après çà nos intestins se sont habitués mais pendant 3 jours nous n'avons que grignoter des petites choses de temps en temps.

Le vent a fini par tourner et nous avons pu faire de la voile pure pendant les 3 jours suivants en faisant 5nds de moyenne et de longues pointes à 6,7 nds ce qui est formidable pour un bateau comme le nôtre....

Nous avons repris un rythme de vie à peu près normal au bout de 4 jours.

Pour ceux qui sont habitués aux navigations longue durée, ils s'organisent pour faire des quarts de 4h mais pour nous qui somment peu habitués nous avons fait comme nous le pouvions ; nous restions en veille 2h et nous allions nous reposer mais petit à petit nous avons fini par faire des quarts de 4h.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un « quart » je vais donc essayer d'expliquer : en principe sur tout navire qui fait un long voyage , qu'il soit professionnel ou plaisancier, il faut qu'il y ait en permanence quelqu'un qui veille, principalement pour éviter les collisions entre bateaux et les échouages ; sur un voilier il faut aussi surveiller la direction du vent et les voiles.



Pour une personne seule c'est plus compliqué car il faut qu'il s'adapte à de très courts moments de sommeil.

C'est la nuit que c'est le plus dur bien sûr mais j'ai remarqué qu'en faisant des petits sommes de 20mn , au bout de quelques uns je n'ai plus sommeil ; pour cela j'utilise un minuteur de cuisine et je le règle sur 30mn et comme il fait un bip 10mn avant la fin je suis donc réveillée à 20mn. Par contre je dors comme une souche pendant ce temps là ; pourquoi 20mn ? Tout simplement parce qu'à la vitesse où l'on va il y a peu de chances de rentrer en collision avec un autre navire même s'il fait 15-20 nds....

Après nos 3 jours et 3 nuits à naviguer ainsi le vent est tombé mais pas la mer....

Alors quand on se traîne à 1,5nds et que l'on est secoués dans tous les sens on remet le moteur....

Le sixième jour le vent est venu de l'Est donc de l'arrière ; là non plus pas facile à gérer, nous avons donc un peu dévié de notre route d'origine pour que nous ayons ce vent un peu plus de côté.

La mer s'est creusée un peu plus mais toujours avec des houles croisées....

Le septième jour, comme nous commencions à en avoir plein le dos de se faire remuer nous avons fait voile-moteur, donc 7nds.

Nous avions visé l'île principale « Sao Miguel » et la capitale des Açores « Ponta Delgada ». Comme nous longions la côte sud de cette île tranquillement, Bernard très inquiet me dit : on a perdu l'hélice on n'avance plus !

Autant dire que j'ai fait un bond !

Parce que l'hélice il l'avait démontée au chantier....

En fait cela faisait un moment que l'on entendait un bruit bizarre par intermittence du côté du moteur...

On a stoppé le bateau et remis en route doucement : nous avions toujours un sillage...donc une hélice ! Ouf !!!

Reste à savoir ce qui n'allait pas : à tout hasard il remet de l'huile hydraulique dans l'inverseur....qui n'en n'avait plus ! Voilà notre bruit bizarre....

Quand à dire pourquoi il n'y avait plus d'huile....une fuite ? Mais où...

Bref nous étions à 2 MN du port fort heureusement et nous avons pu aller prendre une place facilement heureusement !

Mais quelle peur !

Il était 18h30 heure locale ; nous avons maintenant 2h de décalage avec la France mais plus que 4 avec Québec.

Nous avons quitté Seixal le mardi 7 juin pour arriver le lundi 13 juin.

Les 2 jours suivants ont été employés à se reposer, beaucoup dormir, aller faire nos formalités au port ainsi qu'aux autorités douanières ( les Portugais sont très à cheval là-dessus surtout ici dans les îles, nous sommes d'ailleurs priés instamment de le dire quand nous partons et vers quelle destination ) repérer les commerces et voir dans quelles conditions nous pouvons aller visiter cette île ; il n'y a ,bien sûr, que l'embarras du choix : nos vélos, les bus de ville qui sillonnent l'île, les circuits touristiques qui sillonnent également l'île, la location de voiture ou de scooter ou de quad et j'en passe.....

le port est pas mal plein parce que beaucoup de bateaux qui étaient aux Antilles pendant le Covid ne rentrent que maintenant puisque toutes les restrictions sont désormais levées ; les Açores sont un passage quelque peu « obligé » sur la route du retour en partant du continent Américain.

Nous avons un ami de Toulon (que nous allons retrouver dans quelques jours) qui nous racontait que sur une des autres îles, à Faial en l’occurrence, il y avait eu un gros arrivage de ces bateaux ce qui avait provoqué des problèmes dans le port....

Là au port on est au milieu de gros bateaux ; nous sommes des petits joueurs là...

Il est bien connu qu'il faut , au bas mot, un bateau d'au moins 15m et de préférence un cata pour affronter l'océan et vivre aux Antilles.....

La mentalité de ces « marins » n'est pas la même que nous....

Majoritairement ce sont les bateaux Français qui sont les plus nombreux, ensuite tous les pays Nordiques, Norvège, Suède, Danemark mais aussi beaucoup de Hollandais, de Belges et d'Allemands.

Pour une fois nous avons aussi beaucoup d'Américains.

Nous pensions laisser le bateau ici pour l'hiver mais il est impossible de le mettre à terre et le laisser dans l'eau....c'est un mauvais plan....sauf si nous n'avons pas le choix bien sûr....

Nous avons une alternative pour le moment mais nous devons attendre pour savoir...

Jeudi 16 juin ; Ile de Sao Miguel

nous avons pris l'option sortie en vélo aujourd'hui.

Le temps de nous préparer, sortir les vélos de leur cachette et de leur housse, sortir les casques, les gilets fluos, préparer un sac avec le nécessaire pour la journée ce qui va du coupe-vent au maillot de bains et casquette en passant par les bouteilles d'eau et les barres de céréales....

Déjà mon vélo ne veut pas fonctionner à l'électricité ; la batterie est pleine mais il doit y avoir un faux contact ; comme Bernard se sert peu du courant il prend mon vélo et on part pour une petite promenade.

Essayer de trouver les petits chemins à la sortie de la ville grâce à une application sur le téléphone et nous voilà au calme dans la campagne sauf qu'à certains endroits on a fait du tout terrain....

On n'a pas des vélos pour çà....

En cours de route pendant que je prends des photos depuis un parking Bernard ausculte ce vélo...et trouve la panne....et çà marche, magique !

On longe la côte : la vue est grandiose !

Arrivés au village de Feteiras on cherche un resto ou un bar mais rien...

On est bien contents d'avoir nos barres de céréales !

Pour rentrer nous reprenons la route côtière et non plus les petits sentiers ; la route est belle , bordée de massifs de fleurs tels que des hortensias, des lys, des agapanthes et autres plantes, le tout en fleurs, sans compter les platanes ou autres arbres qui ont l'air de pousser ici sans problèmes....

Cette route qui fait le tour de l'île a 2 voies mais s'il y a un bus....la voie restante est nettement restreinte !

Et finalement nous avons fait 36kms....

Arrivés au bateau nous déjeunons ; il est 16h 30 mais qu'à cela ne tienne !

Vendredi 17 juin ; ïle de Sao Miguel

Branle-bas le combat de bonne heure pour attraper le bus de ville qui monte à Sete Cidades, ville qui se trouve dans le cratère d'un volcan et au bord de 2 lacs.

Comme c'est un bus de ville , il s'arrête dans tous les villages et on met 1h pour y aller.

A notre arrivée le haut du cratère est un peu dans les nuages mais ceux-ci se dégagent très vite et nous aurons une journée magnifique et chaude.

Heureusement il ne fait pas 40°C comme chez nous ! Juste 22 ou 23°C et c'est parfait pour marcher...

En traversant le village pour aller au bord des lacs nous longeons des petites maisons avec de petits jardins remplis de fleurs, il y en a même tellement qu'il n'y a pas de place pour de l'herbe....

J'en connaît un qui serait content si on faisait çà à la maison ! Il n'aurait plus à s'inquiéter de tondre !

Cet endroit respire le calme surtout à cette heure où les touristes qui viennent avec les circuits ne sont pas encore arrivés.

Les pentes du cratère sont très boisées avec des variétés de pins que nous voyons peu chez nous avec des fûts bien droits et très longs ; la végétation est abondante et pratiquement tropicale. Cette terre volcanique est très riche et tout à l'air d'y pousser à profusion.


On commence par longer le plus petit des 2 lacs, le Vert, par le sentier qui longe l'eau puis nous montons rejoindre l'autre sentier qui monte jusqu'en haut de la bordure du volcan : 370m de dénivelé ! Le premier sentier qui rejoint l'autre est particulièrement raide mais l'autre va bien car il monte doucement en faisant des lacets assez longs.

Je connais certains de nos amis qui vont être ravis que je puisse faire de la marche en montagne maintenant n'est-ce pas ???

A la fin de ce sentier, avant d'arriver à la route, qui fait le tour des lacs par la cime, le chemin est totalement raviné et dangereux par endroits mais comme ce chemin est large il reste praticable malgré tout et les quelques trouées dans la végétation nous montrent un tel panorama !

La vue d'en haut est évidemment à couper le souffle !

Nous restons sur la crête un moment mais comme finalement il faut marcher sur une route très empruntée nous cherchons un chemin pour redescendre sur l'autre versant du lac.

Ce chemin est très raviné lui aussi, il ne doit pas faire bon se promener ici en cas de pluie...

En passant nous prendrons un autre petit chemin pendant quelque temps qui serpente sur une crête qui va nous permettre de voir également un autre petit lac , le lac Santiago, en contre -bas dans un trou qui se trouve à l'opposé des 2 autres lacs,c'est à dire sur notre droite alors que les autres sont sur notre gauche ; celui-ci est inaccessible.

Finalement nous croiserons peu de monde sur les chemins que nous avons pris....Les gens qui prennent un circuit n'ont pas le temps de faire un grand tour et ceux qui louent une voiture ne prennent pas le temps...

La fin du trajet se fait par la route qui redescend du haut du cratère et est très empruntée et si ses bordures sont magnifiquement fleuries, cela n'en reste pas moins dangereux d'y marcher en bordure, les voitures roulent vite et les locaux ont une tendance à raser les bordures dans les virages ce qui nous oblige à sauter sur les bas-côtés à chaque virage...Mais il n'y a pas d'autres chemins alors ...

Nous sommes revenus à l'arrêt du bus vers 15h en ayant traîné pas mal en route .

Au bar à l'arrêt du bus nous avons manger avec plaisir un bon sandwich...

Le bus de retour prend une autre route qu'à l'aller, c'est à dire qu'il passe par la côte Nord de l'île mais les villages traversés sont encore plus difficiles d'accès et le bus passe difficilement dans ces bourgades où le passage se fait sur une voie...

Ces villages ont l'air assez pauvres mais un peu partout on fleuri des maisons ultra neuves et modernes qui doivent valoir des millions d'euros....

Du coup nous y passons 1h30 mais comme çà nous avons une idée de la côte de l'autre côté de l'île.